QCM : Ontogénie du système immunitaire — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement l’apprêtement antigénique et la présentation antigénique ?

L’apprêtement expose l’antigène, tandis que la présentation le dégrade dans la cellule
L’apprêtement dégrade l’antigène, tandis que la présentation l’expose à la surface cellulaire
L’apprêtement produit des cytokines, tandis que la présentation détruit les cellules infectées
L’apprêtement active les lymphocytes, tandis que la présentation migre vers les tissus lymphoïdes

L’apprêtement dégrade l’antigène, tandis que la présentation l’expose à la surface cellulaire

Explication

L’apprêtement correspond à la dégradation de l’antigène, alors que la présentation rend ses fragments accessibles à la surface cellulaire. Confondre ces deux étapes revient à attribuer la dégradation à la présentation, ce qui est incorrect.

2. Après avoir détecté des signaux de danger dans un tissu périphérique, quelle séquence décrit la maturation fonctionnelle d’une cellule dendritique ?

Elle dégrade les lymphocytes voisins, migre vers la moelle osseuse, puis présente l’antigène aux lymphocytes B
Elle produit des anticorps dans le tissu, rejoint le thymus, puis détruit les cellules porteuses de l’antigène
Elle active des lymphocytes T dans le tissu, puis capture l’antigène et retourne vers la circulation sanguine
Elle capture et apprête l’antigène, migre vers un organe lymphoïde secondaire, puis active des lymphocytes T

Elle capture et apprête l’antigène, migre vers un organe lymphoïde secondaire, puis active des lymphocytes T

Explication

Les signaux de danger déclenchent la capture et l’apprêtement de l’antigène, suivis de la migration vers les organes lymphoïdes secondaires. La cellule dendritique y interagit avec les lymphocytes T grâce au CMH II et aux molécules de co-stimulation.

3. Quelle répartition correspond aux lymphocytes du sang périphérique ?

Environ 70–80 % de lymphocytes T, 10–15 % de lymphocytes B et 10–15 % de lymphocytes NK
Environ 80–90 % de lymphocytes B, 5–10 % de lymphocytes T et 5–10 % de lymphocytes NK
Environ 40 % de lymphocytes T, 40 % de lymphocytes B et 20 % de lymphocytes NK
Environ 99 % de lymphocytes T, moins de 1 % de lymphocytes B et moins de 1 % de lymphocytes NK

Environ 70–80 % de lymphocytes T, 10–15 % de lymphocytes B et 10–15 % de lymphocytes NK

Explication

Les lymphocytes T sont majoritaires dans le sang périphérique, avec une proportion de 70–80 %, tandis que les lymphocytes B et NK représentent chacun 10–15 %. La répartition dominée par les lymphocytes B correspond plutôt à la moelle osseuse.

4. Quel profil lymphocytaire caractérise principalement la moelle osseuse ?

Une répartition équilibrée entre lymphocytes T, B et NK, autour d’un tiers chacun
Une prédominance de lymphocytes T, qui représentent environ 70–80 % des lymphocytes présents
Une prédominance de lymphocytes T, qui représentent près de 99 % des lymphocytes présents
Une prédominance de lymphocytes B, qui représentent environ 80–90 % des lymphocytes présents

Une prédominance de lymphocytes B, qui représentent environ 80–90 % des lymphocytes présents

Explication

La moelle osseuse contient principalement des lymphocytes B, qui représentent 80–90 % des lymphocytes, contre 5–10 % pour les lymphocytes T et NK. Le profil dominé par les lymphocytes T est celui du sang périphérique ou du thymus selon la proportion considérée.

5. Dans quel organe les lymphocytes T représentent-ils environ 99 % des lymphocytes ?

Dans la moelle osseuse
Dans le sang périphérique
Dans les organes lymphoïdes secondaires
Dans le thymus

Dans le thymus

Explication

Le thymus est caractérisé par une très forte prédominance des lymphocytes T, qui représentent environ 99 % des lymphocytes. Les lymphocytes B et NK y représentent chacun moins de 1 %, contrairement à la moelle osseuse et au sang périphérique.

6. Quelle caractéristique distingue les cellules NK des lymphocytes T et B ?

Elles produisent des anticorps et assurent la mémoire immunitaire après chaque infection
Elles appartiennent à l’immunité innée et exercent une cytotoxicité sans récepteur spécifique de l’antigène
Elles appartiennent à l’immunité adaptative et reconnaissent chaque antigène par un récepteur spécifique
Elles présentent les antigènes aux lymphocytes T grâce au CMH II et à la co-stimulation

Elles appartiennent à l’immunité innée et exercent une cytotoxicité sans récepteur spécifique de l’antigène

Explication

Les cellules NK sont des lymphocytes de l’immunité innée capables d’une forte cytotoxicité sans récepteur spécifique de l’antigène. La reconnaissance par un récepteur spécifique caractérise plutôt les lymphocytes T et B.

7. Quel ensemble décrit correctement les cellules NK du sang périphérique ?

Elles représentent 10–15 % des lymphocytes et contiennent notamment de la perforine et des granzymes
Elles représentent moins de 1 % des lymphocytes et sont dépourvues de granules cytotoxiques
Elles représentent 70–80 % des lymphocytes et contiennent principalement des anticorps membranaires
Elles représentent 80–90 % des lymphocytes et stockent principalement des molécules du CMH II

Elles représentent 10–15 % des lymphocytes et contiennent notamment de la perforine et des granzymes

Explication

Les cellules NK représentent 10–15 % des lymphocytes du sang périphérique et ont l’aspect de grands lymphocytes granuleux. Leurs granules contiennent notamment la perforine et les granzymes, qui participent à la cytotoxicité.

8. Quel rôle illustre le mieux l’action précoce des cellules NK dans la réponse immunitaire ?

Produire des anticorps spécifiques, former une mémoire durable et présenter les antigènes aux lymphocytes T
Capturer les antigènes dans les tissus, migrer vers les ganglions et exprimer le CMH II avec co-stimulation
Éliminer des cellules infectées, surveiller les tumeurs et réguler les réponses spécifiques par des cytokines
Maturer dans la moelle osseuse, sélectionner les lymphocytes T et organiser leur sortie vers le thymus

Éliminer des cellules infectées, surveiller les tumeurs et réguler les réponses spécifiques par des cytokines

Explication

Les cellules NK éliminent précocement les cellules infectées, participent à la surveillance des tumeurs et modulent les réponses spécifiques par des cytokines comme l’IFN-γ et le TNF-α. La production d’anticorps et la mémoire immunitaire relèvent principalement de l’immunité adaptative.

9. Dans quelle situation une cellule NK peut-elle lyser une cellule appartenant au soi ?

Lorsque cette cellule appartient à un tissu périphérique et vient de capturer un antigène soluble
Lorsque cette cellule exprime fortement le CMH I et présente un antigène aux lymphocytes T auxiliaires
Lorsque cette cellule sécrète des anticorps spécifiques et stimule la maturation des cellules dendritiques
Lorsque cette cellule présente un défaut d’expression du CMH I, comme certaines cellules tumorales ou infectées

Lorsque cette cellule présente un défaut d’expression du CMH I, comme certaines cellules tumorales ou infectées

Explication

Une diminution ou une absence d’expression du CMH I peut rendre une cellule du soi vulnérable à la lyse par une cellule NK. L’expression forte du CMH I constitue au contraire un signal qui contribue à protéger les cellules saines de cette élimination.

10. Quel profil de marqueurs caractérise principalement une cellule NK ?

CD3+, CD4+ et CD8−
CD3−, CD56+ et/ou CD16+
CD19+, CD20+ et CD3−
CD3+, CD56− et CD16−

CD3−, CD56+ et/ou CD16+

Explication

Les cellules NK sont principalement dépourvues de CD3 et expriment CD56 et/ou CD16. Le marqueur CD3 caractérise plutôt les lymphocytes T, ce qui rend le deuxième profil inadapté.

11. Comment l’expression du CMH I par une cellule cible influence-t-elle la réponse des cellules NK ?

Le CMH I active les signaux inhibiteurs et limite la lyse NK
L’absence de CMH I renforce les signaux inhibiteurs et protège la cellule
Le CMH I déclenche les signaux activateurs et augmente la lyse NK
L’absence de CMH I empêche la reconnaissance de la cellule par les NK

Le CMH I active les signaux inhibiteurs et limite la lyse NK

Explication

Les récepteurs inhibiteurs des NK reconnaissent le CMH I du soi, ce qui limite la lyse de la cellule cible. À l’inverse, l’absence de CMH I laisse prédominer les signaux activateurs et favorise la destruction.

12. Quelle séquence décrit correctement la maturation des lymphocytes B ?

Cellule souche, pro-B, B mature, pré-B, B immature
Cellule souche, pro-B, pré-B, B immature, B mature naïve
Cellule pro-B, cellule souche, pré-B, B immature, B mature
Cellule souche, pré-B, pro-B, B mature, B immature

Cellule souche, pro-B, pré-B, B immature, B mature naïve

Explication

La lymphopoïèse B progresse de la cellule souche hématopoïétique vers les stades pro-B, pré-B, B immature puis B mature naïve. Les autres séquences inversent ou déplacent des étapes de cette maturation.

13. Quelle propriété distingue le BCR du TCR dans la reconnaissance de l’antigène ?

Le BCR transmet son signal sans protéines associées
Le BCR reconnaît un peptide présenté par le CMH
Le BCR reconnaît directement un épitope antigénique natif
Le BCR est une immunoglobuline sécrétée dépourvue de membrane

Le BCR reconnaît directement un épitope antigénique natif

Explication

Le BCR est une immunoglobuline membranaire capable de reconnaître directement un épitope natif et de transmettre le signal avec Igα et Igβ. La reconnaissance d’un antigène apprêté présenté par le CMH correspond plutôt au fonctionnement du TCR.

14. Dans quel ordre s’effectue le réarrangement des gènes du BCR au cours du développement d’un lymphocyte B ?

Chaîne lourde, puis chaîne légère en commençant par la chaîne lambda
Chaîne légère kappa, puis chaîne légère lambda, puis chaîne lourde
Chaîne lourde, puis chaîne légère en commençant par la chaîne kappa
Chaîne légère, puis chaîne lourde en commençant par la chaîne lambda

Chaîne lourde, puis chaîne légère en commençant par la chaîne kappa

Explication

La recombinaison somatique commence par les gènes de la chaîne lourde, puis concerne la chaîne légère, avec un début au niveau de la chaîne kappa. Les autres ordres ne respectent pas la succession de réarrangement décrite.

15. Quel devenir est attendu pour un lymphocyte B dont le réarrangement du BCR est incomplet ou non productif sur les deux chromosomes ?

Il devient un lymphocyte B mature dépourvu de BCR
Il entre en apoptose au cours de son développement
Il se différencie en cellule productrice d’anticorps fonctionnels
Il migre vers un follicule pour achever son réarrangement

Il entre en apoptose au cours de son développement

Explication

Un réarrangement improductif sur les deux chromosomes empêche la production d’un BCR fonctionnel et conduit le lymphocyte B à l’apoptose. La migration folliculaire concerne des lymphocytes B matures et fonctionnels, non des cellules bloquées à ce stade.

16. Que devient un lymphocyte B dont le BCR reconnaît des antigènes du soi présents dans la moelle osseuse ?

Il est éliminé ou rendu inactif par les mécanismes de tolérance
Il est sélectionné pour proliférer dans les follicules lymphoïdes
Il reçoit un signal de différenciation en cellule mémoire
Il augmente son affinité pour les antigènes du soi médullaire

Il est éliminé ou rendu inactif par les mécanismes de tolérance

Explication

La reconnaissance d’antigènes du soi dans la moelle osseuse déclenche l’élimination ou l’inactivation du lymphocyte B afin d’établir la tolérance. Une telle reconnaissance ne constitue pas un signal de sélection positive ou de différenciation.

17. Quel effet produit une stimulation antigénique dans un follicule sur un lymphocyte B mature naïf qui y séjourne ?

Elle provoque sa mort par absence de signaux de survie
Elle bloque son passage folliculaire et son activation ultérieure
Elle entraîne la perte immédiate de son récepteur membranaire
Elle déclenche sa prolifération et sa différenciation

Elle déclenche sa prolifération et sa différenciation

Explication

Le passage folliculaire contribue à la survie des lymphocytes B matures naïfs, et la stimulation antigénique dans ce compartiment déclenche leur prolifération et leur différenciation. C’est l’absence de stimulation, et non sa présence, qui peut conduire à la mort cellulaire.

18. Quelle succession décrit correctement les principales étapes de la lymphopoïèse T ?

Cellule souche médullaire, pro-T, pré-T, T immature, T mature naïf
Cellule souche médullaire, pré-T, pro-T, T mature, T immature naïf
Cellule souche thymique, pro-T, pré-T, T mature, B mature naïf
Cellule souche thymique, pro-B, pré-B, B immature, T mature naïf

Cellule souche médullaire, pro-T, pré-T, T immature, T mature naïf

Explication

La lymphopoïèse T débute avec une cellule souche hématopoïétique de la moelle osseuse, puis se poursuit dans le thymus selon les stades pro-T, pré-T, T immature et T mature naïf. La confusion fréquente consiste à attribuer la maturation T à la moelle osseuse, qui est le lieu de maturation des lymphocytes B.

19. Quelle évolution des corécepteurs caractérise la maturation des thymocytes dans le thymus ?

Ils passent de CD4−CD8− à CD4+CD8−, puis redeviennent doubles positifs.
Ils passent de CD4+CD8− à CD4−CD8+, puis deviennent doubles positifs.
Ils passent de CD4+CD8+ à CD4−CD8−, puis restent doubles positifs.
Ils passent de CD4−CD8− à CD4+CD8+, puis deviennent simples positifs.

Ils passent de CD4−CD8− à CD4+CD8+, puis deviennent simples positifs.

Explication

Les thymocytes commencent par être négatifs pour CD4 et CD8, deviennent transitoirement doubles positifs, puis se différencient en cellules simples positives CD4+ ou CD8+. Le stade CD4+CD8+ ne correspond donc pas à l’état mature final.

20. Quelle proposition distingue correctement la sélection positive de la sélection négative des thymocytes ?

La sélection positive concerne les anticorps membranaires, tandis que la sélection négative concerne la production d’immunoglobulines solubles.
La sélection positive retient une affinité suffisante pour le CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine une affinité trop forte pour le complexe CMH-peptide.
La sélection positive retient une affinité trop forte pour le CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine une affinité insuffisante pour le complexe CMH-peptide.
La sélection positive élimine une affinité suffisante pour le CMH du soi, tandis que la sélection négative retient une affinité trop forte pour le complexe CMH-peptide.

La sélection positive retient une affinité suffisante pour le CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine une affinité trop forte pour le complexe CMH-peptide.

Explication

La sélection positive conserve les thymocytes capables d’interagir suffisamment avec le CMH du soi, alors que la sélection négative élimine ceux qui reconnaissent trop fortement les complexes du soi. Une forte affinité n’est donc pas un critère de conservation lors de la sélection positive.

21. Un thymocyte interagit avec le CMH I lors de la sélection positive. Vers quelle lignée de lymphocytes T est-il orienté ?

Vers un lymphocyte T dépourvu de corécepteurs
Vers un lymphocyte T CD4+
Vers un lymphocyte T double positif mature
Vers un lymphocyte T CD8+

Vers un lymphocyte T CD8+

Explication

L’interaction avec le CMH I oriente le thymocyte vers la lignée CD8+, tandis que l’interaction avec le CMH II favorise la lignée CD4+. En l’absence d’interaction avec un CMH, le thymocyte meurt par apoptose.

22. Quelle association entre le type de TCR et le type d’immunité est correcte ?

Le TCR αβ est associé à l’immunité passive, tandis que le TCR γδ est associé à l’immunité active.
Le TCR αβ est associé à l’immunité adaptative, tandis que le TCR γδ est associé à l’immunité innée.
Le TCR αβ est associé à l’immunité humorale, tandis que le TCR γδ est associé à l’immunité complémentaire.
Le TCR αβ est associé à l’immunité innée, tandis que le TCR γδ est associé à l’immunité adaptative.

Le TCR αβ est associé à l’immunité adaptative, tandis que le TCR γδ est associé à l’immunité innée.

Explication

Les lymphocytes T portant un TCR αβ participent principalement à l’immunité adaptative, tandis que les lymphocytes T portant un TCR γδ sont associés à l’immunité innée. Inverser ces associations constitue la confusion la plus courante.

23. Lors du développement d’un lymphocyte T, le réarrangement γδ réussit avant celui de β. Quelle lignée est alors favorisée ?

La lignée T CD4+ simple positive
La lignée T CD8+ simple positive
La lignée T γδ
La lignée T αβ

La lignée T γδ

Explication

Le premier réarrangement réussi engage la différenciation vers la lignée correspondante : un réarrangement γδ précédant celui de β favorise la lignée T γδ. La lignée T αβ est favorisée lorsque le réarrangement β réussit en premier.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Ontogénie du système immunitaire.

Qu'est-ce que l'apprêtement antigénique ?

C'est la dégradation d'un antigène pour sa présentation cellulaire.

Que fait la cellule dendritique en réponse aux signaux de danger ?

Elle capture l'antigène, l'apprête, migre vers les organes lymphoïdes secondaires.

Comment la cellule dendritique interagit-elle avec les lymphocytes T ?

Grâce au CMH II et aux molécules de co-stimulation.

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