QCM : Organisation du système de santé — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon l’OMS, quel est l’objectif principal d’un système de santé ?

Contrôler les dépenses liées aux médicaments
Financer principalement les établissements hospitaliers
Organiser exclusivement la formation des professionnels
Améliorer, restaurer ou maintenir la santé

Améliorer, restaurer ou maintenir la santé

Explication

L’OMS définit le système de santé comme un ensemble d’organisations, d’institutions, de ressources et de personnes visant à améliorer, restaurer ou maintenir la santé. Le financement hospitalier et la régulation des médicaments peuvent en faire partie, mais ne constituent pas son objectif principal.

2. Quels sont les trois types d’actions regroupés dans le système de santé ?

Les actions hospitalières, pharmaceutiques et sociales
Les actions préventives, éducatives et curatives
Les actions diagnostiques, chirurgicales et palliatives
Les actions administratives, financières et judiciaires

Les actions préventives, éducatives et curatives

Explication

Le système de santé comprend des actions préventives, éducatives et curatives. Les autres propositions regroupent des domaines ou des pratiques de santé, mais ne correspondent pas aux trois catégories établies ici.

3. Quelle réforme du 4 mars 2002 a renforcé les droits des malades et l’accès au dossier médical ?

La loi HPST
La loi Kouchner
La loi Valletoux
La loi de santé de 2016

La loi Kouchner

Explication

La loi Kouchner du 4 mars 2002 démocratise le système de santé grâce notamment au consentement libre et éclairé et à l’accès au dossier médical. La loi HPST concerne plutôt la gouvernance hospitalière et les ARS.

4. Quelle mesure caractérise la loi HPST du 21 juillet 2009 ?

La création des agences régionales de santé
La création des groupements hospitaliers de territoire
La lutte contre les déserts médicaux
L’instauration du droit à l’oubli

La création des agences régionales de santé

Explication

La loi HPST de 2009 permet la création des agences régionales de santé et organise les hôpitaux en pôles d’activités. Les groupements hospitaliers de territoire relèvent de la loi de santé de 2016, tandis que les autres mesures sont associées à des réformes plus récentes.

5. Quelle disposition est associée à la loi de santé du 26 janvier 2016 ?

La création des agences régionales de santé
La création des groupements hospitaliers de territoire
La mise en place des communautés professionnelles territoriales de santé
L’accès initial au dossier médical

La création des groupements hospitaliers de territoire

Explication

La loi du 26 janvier 2016 permet la création des groupements hospitaliers de territoire, renforce la prévention et développe les droits des patients. Les agences régionales de santé relèvent de la loi HPST, tandis que les CPTS sont déployées par la loi « Ma santé 2022 ».

6. Quel est le rôle principal d’un groupement hospitalier de territoire ?

Organiser la complémentarité entre établissements publics d’un même territoire
Centraliser les décisions nationales relatives aux hôpitaux
Remplacer les établissements publics par une structure régionale
Regrouper les professionnels libéraux autour d’un projet de soins

Organiser la complémentarité entre établissements publics d’un même territoire

Explication

Un groupement hospitalier de territoire organise la complémentarité entre établissements publics afin d’éviter la concurrence et de garantir l’accès aux soins. La coordination des professionnels libéraux relève plutôt des CPTS, qui ne sont pas des groupements hospitaliers.

7. Quelle réforme de 2019 a déployé les CPTS et créé les DAC ?

La loi Rist
La loi « Ma santé 2022 »
Les accords du Ségur de la santé
La loi Valletoux

La loi « Ma santé 2022 »

Explication

La loi du 24 juillet 2019, appelée « Ma santé 2022 », déploie les CPTS, crée les DAC et développe la télémédecine ainsi que le télésoin. Les accords du Ségur et les lois Rist et Valletoux correspondent à des mesures postérieures et à d’autres priorités.

8. Lequel des éléments suivants fait partie des quatre piliers des accords du Ségur de la santé ?

Garantir l’accès initial au dossier médical
Développer les groupements hospitaliers de territoire
Renforcer le lien entre la ville et l’hôpital
Créer les agences régionales de santé

Renforcer le lien entre la ville et l’hôpital

Explication

Les accords du Ségur du 13 juillet 2020 comprennent notamment le renforcement du lien entre la ville et l’hôpital, avec la revalorisation des métiers, l’investissement et la simplification des organisations. Les autres propositions correspondent à des réformes antérieures.

9. Quelle mesure appartient à la loi Rist du 26 avril 2021 ?

La création du Service d’accès aux soins
Le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé
La régulation de l’intérim médical contre les déserts médicaux
La création des groupements hospitaliers de territoire

La création du Service d’accès aux soins

Explication

La loi Rist crée le Service d’accès aux soins, lutte contre l’intérim hospitalier et associe davantage les soignants et les usagers aux décisions. La lutte contre les déserts médicaux et la régulation de l’intérim médical relèvent notamment de la loi Valletoux.

10. Quelle priorité caractérise la loi Valletoux du 27 décembre 2023 ?

Renforcer l’accès au dossier médical
Créer les groupements hospitaliers de territoire
Lutter contre les déserts médicaux
Organiser les hôpitaux en pôles d’activités

Lutter contre les déserts médicaux

Explication

La loi Valletoux vise notamment à lutter contre les déserts médicaux, à partager la permanence des soins et à réguler l’intérim médical. Les autres propositions sont liées à la loi de santé de 2016, à la loi Kouchner ou à la loi HPST.

11. Quel est le statut et le niveau d’action d’une agence régionale de santé ?

Un établissement public sous tutelle du ministère de la Santé agissant au niveau régional
Un service hospitalier régional responsable de la prise en charge des patients
Une administration départementale autonome chargée des soins de proximité
Une association locale coordonnant les professionnels de santé libéraux

Un établissement public sous tutelle du ministère de la Santé agissant au niveau régional

Explication

L’ARS est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Santé et exerce son action à l’échelle régionale. Les délégations territoriales, et non l’ARS dans son ensemble, assurent les missions de proximité au niveau départemental.

12. Laquelle de ces activités correspond à une mission fondamentale de l’ARS ?

Gérer les carrières de tous les soignants hospitaliers
Réaliser directement les consultations des patients
Réguler l’offre de soins à l’échelle régionale
Assurer la permanence médicale de chaque établissement

Réguler l’offre de soins à l’échelle régionale

Explication

La régulation de l’offre de soins fait partie des trois missions fondamentales de l’ARS, avec le pilotage de la santé publique et l’inspection, le contrôle et l’évaluation des établissements. La prise en charge directe des patients relève des établissements et des professionnels de santé.

13. Quels sont les trois piliers de l’organisation de la médecine d’urgence ?

La régulation médicale, l’intervention préhospitalière et l’accueil hospitalier adapté
Le dépistage, la médecine scolaire et la coordination des soins chroniques
La prévention sanitaire, la chirurgie programmée et la réadaptation fonctionnelle
La consultation libérale, l’hospitalisation à domicile et la pharmacie hospitalière

La régulation médicale, l’intervention préhospitalière et l’accueil hospitalier adapté

Explication

La médecine d’urgence repose sur la régulation par le SAMU et le SAS, l’intervention préhospitalière du SMUR et l’accueil dans des structures hospitalières adaptées. Les autres combinaisons associent des activités de santé qui ne constituent pas ces trois piliers.

14. Dans quelle situation un médecin correspondant du SAMU intervient-il ?

Lorsque l’accès aux soins urgents dépasse 30 minutes, pour réaliser les premiers gestes avant le SMUR
Lorsque le SAMU est indisponible, pour assurer la régulation médicale régionale
Lorsque l’hôpital manque de lits, pour organiser l’orientation après l’admission
Lorsque le patient se présente sans rendez-vous, pour remplacer l’accueil hospitalier

Lorsque l’accès aux soins urgents dépasse 30 minutes, pour réaliser les premiers gestes avant le SMUR

Explication

Le médecin correspondant du SAMU intervient dans certains territoires lorsque le délai d’accès aux soins urgents dépasse 30 minutes et effectue les premiers gestes en attendant le SMUR. Il ne remplace ni la régulation du SAMU ni l’intervention préhospitalière médicalisée du SMUR.

15. Quel objectif principal est associé à l’organisation des hôpitaux en pôles depuis la loi HPST du 21 juillet 2009 ?

Décloisonner les services et mutualiser la gestion pour améliorer le parcours du patient
Centraliser les décisions au niveau national afin d’uniformiser les pratiques
Renforcer une gestion séparée de chaque service pour préserver son autonomie
Réduire les équipes médicales pour concentrer les activités sur quelques unités

Décloisonner les services et mutualiser la gestion pour améliorer le parcours du patient

Explication

L’organisation en pôles vise notamment à décloisonner les services, décentraliser la gestion, responsabiliser les équipes et améliorer le parcours du patient. La gestion séparée service par service correspond davantage à l’organisation antérieure qu’au fonctionnement polaire.

16. Quels professionnels composent le trio de direction d’un pôle hospitalier ?

Un président de commission, un directeur financier et un coordinateur des urgences
Un chef de service infirmier, un pharmacien hospitalier et un représentant des patients
Un directeur général, un médecin traitant et un responsable administratif municipal
Un chef de pôle médecin, un cadre supérieur de santé et un directeur délégué ou cadre de gestion

Un chef de pôle médecin, un cadre supérieur de santé et un directeur délégué ou cadre de gestion

Explication

Le trio de pôle associe un chef de pôle médecin, un cadre supérieur de santé et un directeur délégué ou cadre de gestion administratif. Les autres compositions réunissent des fonctions hospitalières réelles, mais elles ne correspondent pas à la gouvernance définie pour un pôle.

17. Quelle responsabilité relève du directeur général d’un établissement public de santé ?

Présider la CME et organiser les élections professionnelles
Représenter légalement l’établissement et en gérer le budget
Donner un avis sur les risques professionnels des agents
Contrôler la stratégie de l’établissement au nom des usagers

Représenter légalement l’établissement et en gérer le budget

Explication

Le directeur général représente légalement l’établissement, gère son budget, nomme les personnels et définit son organisation. Le contrôle stratégique relève plutôt du conseil de surveillance, ce qui distingue les deux fonctions.

18. Quelle mission caractérise le Directoire dans la gouvernance hospitalière ?

Contrôler la stratégie au nom des collectivités locales
Veiller aux droits des patients et à leur prise en charge
Représenter les personnels sur les questions sociales
Conseiller le directeur et préparer le projet d’établissement

Conseiller le directeur et préparer le projet d’établissement

Explication

Le Directoire est un organe exécutif de concertation médico-administrative qui conseille le directeur, approuve le projet médical et prépare le projet d’établissement. Le contrôle stratégique appartient au conseil de surveillance, et non au Directoire.

19. Quels groupes composent les trois collèges du conseil de surveillance ?

Les patients, les directeurs et les organismes de formation
Les médecins, les syndicats et les représentants de l’assurance maladie
Les collectivités locales, les personnels et les personnalités qualifiées
Les personnels administratifs, les élus nationaux et les financeurs privés

Les collectivités locales, les personnels et les personnalités qualifiées

Explication

Le conseil de surveillance réunit trois collèges : les collectivités locales, les personnels médicaux et non médicaux, ainsi que les personnalités qualifiées, parmi lesquelles figurent des représentants des usagers. Les autres regroupements ne correspondent pas à sa composition institutionnelle.

20. Quelle est la principale origine du financement des établissements de santé ?

Les revenus liés à la location des équipements et des locaux hospitaliers
Les subventions versées par les collectivités selon les projets locaux
Les recettes directement perçues auprès des patients après chaque séjour
La solidarité nationale, notamment la branche maladie de la Sécurité sociale

La solidarité nationale, notamment la branche maladie de la Sécurité sociale

Explication

Le financement provient principalement de la solidarité nationale, notamment de la branche maladie de la Sécurité sociale, elle-même financée par les cotisations et la CSG. La tarification à l’activité constitue une modalité liée à l’activité, mais pas l’origine générale des ressources.

21. Un établissement augmente le volume de ses actes et de ses séjours, tandis que les autres paramètres restent comparables : quel effet correspond à la tarification à l’activité ?

Le financement devient indépendant du volume de soins réalisés
La part de financement liée à l’activité tend à augmenter
La dotation qualité remplace progressivement le financement lié aux séjours
La dotation populationnelle augmente mécaniquement avec chaque acte

La part de financement liée à l’activité tend à augmenter

Explication

La tarification à l’activité lie une part du financement au volume d’actes et de séjours réalisés, ce qui peut accroître cette part lorsque l’activité augmente. Une dotation populationnelle ne dépend pas directement du nombre d’actes, contrairement à la T2A.

22. Quels éléments composent le financement des urgences et des SMUR ?

Une enveloppe salariale, une contribution des patients et une aide régionale
Une dotation démographique, une prime de recherche et une taxe sur les séjours
Une part forfaitaire, un financement privé et une cotisation des collectivités
Une dotation populationnelle, une dotation qualité et une part liée à l’activité

Une dotation populationnelle, une dotation qualité et une part liée à l’activité

Explication

Le financement des urgences et des SMUR associe une dotation forfaitaire populationnelle, une dotation liée à la qualité de la prise en charge et une part dépendant de l’activité. Cette combinaison ne se réduit donc pas à un financement fondé sur le nombre d’actes.

23. Comment définir la protection sociale ?

Un système hospitalier destiné à organiser les soins des personnes malades
Un organisme public chargé de recouvrer les cotisations sociales
Un ensemble de mécanismes collectifs contre les conséquences financières des risques sociaux
Un dispositif contributif limité aux salariés et à leurs familles

Un ensemble de mécanismes collectifs contre les conséquences financières des risques sociaux

Explication

La protection sociale désigne l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective permettant de faire face aux conséquences financières des risques sociaux. La Sécurité sociale en est un dispositif institutionnel particulier, et non un synonyme strict de l’ensemble général.

24. À quelle période la Sécurité sociale française a-t-elle été créée ?

En 1958, lors de la création de la Ve République
En 1974, pendant l’extension des prestations familiales
En 1936, au moment des premières grandes réformes sociales
En 1945, après la Seconde Guerre mondiale

En 1945, après la Seconde Guerre mondiale

Explication

La Sécurité sociale est née en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, pour protéger chacun contre les grands risques de la vie. Les autres dates renvoient à des périodes politiques ou sociales importantes, mais ne correspondent pas à sa création.

25. Quelle association entre logique de protection sociale et exemple est correcte ?

L’assistance repose sur la couverture contributive des risques professionnels
L’assurance comprend les allocations familiales versées au titre de la protection universelle
L’assistance comprend notamment le RSA, le minimum vieillesse et l’AAH
La protection universelle couvre le chômage, les accidents du travail et la vieillesse

L’assistance comprend notamment le RSA, le minimum vieillesse et l’AAH

Explication

L’assistance concerne notamment le RSA, le minimum vieillesse et l’allocation aux adultes handicapés, tandis que l’assurance couvre des risques comme la maladie ou la vieillesse. Les allocations familiales relèvent de la protection universelle, et non de l’assurance.

26. Laquelle de ces branches appartient aux six branches de la Sécurité sociale ?

La politique de l’emploi conduite par les entreprises
Le recouvrement assuré par l’URSSAF
La formation professionnelle gérée par les régions
Le logement social administré par les communes

Le recouvrement assuré par l’URSSAF

Explication

Les six branches comprennent notamment le recouvrement assuré par l’URSSAF, en plus de la maladie, des accidents du travail et maladies professionnelles, de la famille, de la retraite et de l’autonomie. Les autres domaines cités ne constituent pas des branches de la Sécurité sociale.

27. Quel rôle caractérise l’ARM au début d’un appel dans le réseau de santé hospitalier et ambulatoire ?

Il analyse la situation, oriente l’appelant et le met en relation avec l’interlocuteur adapté.
Il applique un protocole administratif sans tenir compte des structures disponibles.
Il organise l’hospitalisation puis assure le suivi du patient après sa sortie.
Il réalise directement l’examen clinique et choisit le traitement médical approprié.

Il analyse la situation, oriente l’appelant et le met en relation avec l’interlocuteur adapté.

Explication

L’ARM constitue le premier maillon du réseau : ses orientations téléphoniques s’appuient sur sa connaissance des acteurs, des structures et du cadre réglementaire. La prise en charge directe relève ensuite de l’établissement ou du professionnel vers lequel l’appelant est orienté.

28. Un appelant présente une demande nécessitant une réponse coordonnée entre plusieurs secteurs de soins : sur quelle compétence l’ARM s’appuie-t-il pour l’orienter dès les premières secondes ?

Sur la capacité à remplacer les professionnels de chaque secteur pendant l’appel.
Sur la gestion des démarches administratives propres à chaque établissement de santé.
Sur la maîtrise des actes techniques réalisés dans les services hospitaliers spécialisés.
Sur la connaissance des liens entre médecine de ville, hôpital et secteur médico-social.

Sur la connaissance des liens entre médecine de ville, hôpital et secteur médico-social.

Explication

La connaissance du système de santé permet à l’ARM d’articuler la médecine de ville, l’hôpital et le secteur médico-social afin de proposer une réponse adaptée rapidement. Cette compétence de coordination ne signifie pas que l’ARM se substitue aux professionnels qui assurent la prise en charge.

Révisez avec les flashcards

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Quelle définition donne l'OMS du système de santé ?

L'ensemble des organisations, institutions, ressources et personnes visant à améliorer, restaurer ou maintenir la santé.

Quels sont les trois types d'actions du système de santé ?

Les actions préventives, éducatives et curatives.

Quelle loi du 4 mars 2002 modernise le système de santé français ?

La loi Kouchner relative aux droits des malades et à la qualité du système hospitalier.

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