QCM : Paludisme et diagnostic parasitologique (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois grandes catégories de parasites étudiées dans ce cours ?

Les parasites unicellulaires, les vers et les acariens
Les bactéries, les virus et les champignons
Les protozoaires, les helminthes et les arthropodes
Les nématodes, les plathelminthes et les insectes

Les protozoaires, les helminthes et les arthropodes

Explication

La classification retenue distingue les protozoaires, les helminthes et les arthropodes. Les nématodes et les plathelminthes sont deux groupes d’helminthes, et ne constituent donc pas trois catégories indépendantes.

2. Quelle distinction caractérise les deux principaux groupes d’helminthes présentés ?

Les nématodes sont des protozoaires, tandis que les plathelminthes sont des arthropodes
Les nématodes vivent dans le sang, tandis que les plathelminthes vivent dans les poumons
Les nématodes sont des parasites unicellulaires, tandis que les plathelminthes sont pluricellulaires
Les nématodes sont des vers ronds, tandis que les plathelminthes sont des vers plats

Les nématodes sont des vers ronds, tandis que les plathelminthes sont des vers plats

Explication

Les helminthes cités comprennent les nématodes, comme Strongyloides et Ascaris, ainsi que les plathelminthes, comme Taenia et Schistosoma. Les deux groupes sont des vers parasites, et non des protozoaires ou des arthropodes.

3. En 2023, quelle proportion des décès liés au paludisme concernait des enfants de moins de cinq ans ?

90 %
50 %
25 %
76 %

76 %

Explication

En 2023, les enfants de moins de cinq ans représentaient 76 % des décès liés au paludisme. La proportion de 90 % correspond plutôt à la part des personnes exposées vivant en Afrique subsaharienne.

4. Parmi les personnes exposées au paludisme dans le monde, quelle répartition géographique est présentée ?

70 % en Afrique subsaharienne, 20 % en Amérique latine et 10 % en Asie
90 % en Afrique subsaharienne, 5 % en Amérique latine et 5 % en Asie
5 % en Afrique subsaharienne, 90 % en Amérique latine et 5 % en Asie
50 % en Afrique subsaharienne, 25 % en Amérique latine et 25 % en Asie

90 % en Afrique subsaharienne, 5 % en Amérique latine et 5 % en Asie

Explication

Environ 2 milliards de personnes sont exposées, avec 90 % en Afrique subsaharienne, 5 % en Amérique latine et 5 % en Asie. La valeur de 90 % décrit donc la répartition géographique de l’exposition, et non la mortalité infantile.

5. Quel rôle joue le moustique Anopheles femelle dans la transmission du paludisme ?

Il provoque la maladie en injectant directement des mérozoïtes formés chez l’Homme
Il constitue la forme adulte de Plasmodium présente dans le sang humain
Il agit comme vecteur et transmet Plasmodium à l’être humain
Il agit comme hôte intermédiaire et développe Plasmodium dans le foie humain

Il agit comme vecteur et transmet Plasmodium à l’être humain

Explication

Le moustique Anopheles femelle est le vecteur qui transmet les espèces de Plasmodium à l’être humain. L’Homme est l’hôte intermédiaire, tandis que les stades parasitaires évoluent selon des étapes distinctes chez l’humain et le moustique.

6. Quelle association entre les espèces de Plasmodium et leurs caractéristiques est correcte ?

P. malariae et P. knowlesi sont associés aux formes graves, tandis que P. falciparum et P. vivax sont associés aux hypnozoïtes
P. falciparum et P. knowlesi sont associés aux formes graves, tandis que P. vivax et P. ovale sont associés aux hypnozoïtes
P. falciparum et P. malariae sont associés aux formes graves, tandis que P. knowlesi et P. ovale sont associés aux hypnozoïtes
P. vivax et P. ovale sont associés aux formes graves, tandis que P. falciparum et P. knowlesi sont associés aux hypnozoïtes

P. falciparum et P. knowlesi sont associés aux formes graves, tandis que P. vivax et P. ovale sont associés aux hypnozoïtes

Explication

Les espèces citées comprennent notamment P. falciparum, P. knowlesi, P. vivax, P. ovale et P. malariae. P. falciparum et P. knowlesi sont associés aux formes graves, alors que P. vivax et P. ovale sont associés aux hypnozoïtes.

7. Quelle succession décrit correctement le développement de Plasmodium chez l’être humain ?

Les sporozoïtes gagnent le foie, libèrent des mérozoïtes dans le sang, puis évoluent en trophozoïtes et schizontes avant la formation de gamétocytes
Les sporozoïtes gagnent directement le sang, deviennent des gamétocytes, puis se transforment en mérozoïtes dans le foie
Les trophozoïtes atteignent d’abord le foie, produisent des gamétocytes, puis forment des mérozoïtes dans le moustique
Les mérozoïtes gagnent le foie, deviennent des schizontes, puis libèrent des sporozoïtes captés par l’être humain

Les sporozoïtes gagnent le foie, libèrent des mérozoïtes dans le sang, puis évoluent en trophozoïtes et schizontes avant la formation de gamétocytes

Explication

Chez l’Homme, les sporozoïtes atteignent d’abord le foie, où ils se développent avant de libérer des mérozoïtes dans le sang. Les stades sanguins comprennent ensuite les trophozoïtes et les schizontes, puis des gamétocytes sont captés par le moustique.

8. Lequel de ces tableaux peut correspondre à un paludisme simple, quelle que soit l’espèce plasmodiale en cause ?

Une défaillance neurologique accompagnée de convulsions répétées
Une hémorragie aiguë associée à une insuffisance rénale sévère
Une fièvre prolongée avec cachexie et splénomégalie massive
Une fièvre isolée, un syndrome grippal ou un syndrome gastro-entéritique

Une fièvre isolée, un syndrome grippal ou un syndrome gastro-entéritique

Explication

Le paludisme simple peut toucher les cinq espèces plasmodiales et se manifester par une fièvre isolée, un syndrome grippal ou un syndrome gastro-entéritique. La cachexie avec splénomégalie correspond plutôt au tableau viscéral évolutif.

9. Quelle évolution caractérise le paludisme viscéral évolutif chez un autochtone d’une zone d’endémie ?

Une fièvre brutale suivie rapidement d’une défaillance respiratoire
Une diarrhée aiguë évoluant vers une hyperparasitémie importante
Une fébricule suivie d’une splénomégalie, puis d’une cachexie
Un syndrome grippal bref sans modification durable de la rate

Une fébricule suivie d’une splénomégalie, puis d’une cachexie

Explication

Le paludisme viscéral évolutif associe initialement une fébricule et une splénomégalie, puis peut évoluer vers une cachexie. La défaillance respiratoire rapide relève plutôt d’un tableau grave aigu.

10. Quelle conduite s’impose lorsqu’un seul critère de gravité du paludisme est identifié ?

Une surveillance ambulatoire avec traitement oral adapté à l’espèce
Des soins rapprochés continus et un traitement par artésunate intraveineux
Une confirmation par plusieurs critères avant toute prise en charge urgente
Un traitement symptomatique en attendant l’apparition d’un signe supplémentaire

Des soins rapprochés continus et un traitement par artésunate intraveineux

Explication

La présence d’un seul des douze critères suffit à établir un paludisme grave et impose des soins rapprochés continus avec artésunate intraveineux. Attendre plusieurs critères retarderait une prise en charge urgente.

11. Chez un patient atteint de paludisme, quelle parasitémie constitue un critère de gravité ?

Une parasitémie stable située autour de 1 %
Une absence de parasites détectables sur le prélèvement
Une hyperparasitémie supérieure à 4 %
Une parasitémie inférieure ou égale à 4 %

Une hyperparasitémie supérieure à 4 %

Explication

Une hyperparasitémie supérieure à 4 % fait partie des critères de gravité du paludisme. Une parasitémie inférieure ou égale à 4 % ne correspond pas à ce seuil précis.

12. Quelle attitude diagnostique adopter devant toute fièvre survenant au retour d’une zone tropicale ?

Rechercher une infection respiratoire avant d’envisager une cause parasitaire
Considérer un paludisme jusqu’à ce que les examens prouvent le contraire
Attendre la persistance de la fièvre avant de demander un examen sanguin
Écarter le paludisme si la fièvre ne s’accompagne pas de frissons

Considérer un paludisme jusqu’à ce que les examens prouvent le contraire

Explication

Toute fièvre au retour d’une zone tropicale doit être considérée comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire. Le contexte d’exposition justifie une recherche rapide, même si les signes associés sont peu spécifiques.

13. Quelle distinction entre le frottis sanguin et la goutte épaisse est correcte ?

Le frottis identifie mieux l’espèce, tandis que la goutte épaisse concentre les parasites et améliore leur détection
Le frottis recherche les anticorps, tandis que la goutte épaisse mesure la température des hématies
Le frottis concentre les parasites, tandis que la goutte épaisse identifie mieux l’espèce plasmodiale
Le frottis mesure la gravité, tandis que la goutte épaisse détermine principalement la réponse au traitement

Le frottis identifie mieux l’espèce, tandis que la goutte épaisse concentre les parasites et améliore leur détection

Explication

Le frottis permet de déterminer la présence du parasite, l’espèce et la parasitémie, alors que la goutte épaisse augmente la sensibilité de détection par concentration. La goutte épaisse identifie toutefois moins bien l’espèce.

14. Quelle stratégie thérapeutique convient à un patient atteint de paludisme grave après sa stabilisation initiale ?

Commencer par une chimioprophylaxie, puis arrêter le traitement après amélioration
Utiliser un traitement sanguin isolé, sans prendre en charge la phase grave
Prescrire un traitement oral d’emblée, sans modifier la voie après stabilisation
Administrer de l’artésunate intraveineux, puis assurer un relais oral adapté

Administrer de l’artésunate intraveineux, puis assurer un relais oral adapté

Explication

Le paludisme grave nécessite de l’artésunate intraveineux, suivi d’un relais oral obligatoire par artéméther-luméfantrine ou artémisinine-pipéraquine. La chimioprophylaxie et le traitement oral isolé ne répondent pas à la prise en charge de la phase grave.

15. Quel résultat de parasitémie est attendu lors du contrôle réalisé à H72 après le début du traitement ?

Une parasitémie doublée, traduisant une élimination progressive du parasite
Une parasitémie nulle, comparable à celle attendue lors du contrôle de J28
Une parasitémie représentant environ 25 % de celle mesurée à J1
Une parasitémie stable, proche de la valeur observée avant le traitement

Une parasitémie représentant environ 25 % de celle mesurée à J1

Explication

À H72, la parasitémie attendue correspond à environ 25 % de sa valeur de J1, puis elle doit être nulle à J8 et J28. Une parasitémie nulle dès H72 ne correspond donc pas à l’objectif biologique indiqué.

16. Avant de traiter les hypnozoïtes de Plasmodium vivax ou de Plasmodium ovale par primaquine, quel examen faut-il réaliser ?

Une mesure répétée de la parasitémie à chaque prise
Un dosage préalable de l’activité de la G6PD
Une recherche systématique d’une résistance à l’artésunate
Un contrôle de la parasitémie exclusivement après le traitement

Un dosage préalable de l’activité de la G6PD

Explication

La primaquine vise les hypnozoïtes hépatiques de Plasmodium vivax et Plasmodium ovale, mais son emploi nécessite d’abord un dosage de la G6PD. Un traitement sanguin seul ne permet pas d’éradiquer cette forme hépatique persistante.

17. Quelle situation correspond à une rechute de paludisme plutôt qu’à une recontamination ou à une reprise ?

La transmission d’un parasite chez une personne sans épisode palustre antérieur
La persistance ou la réapparition d’une infection après un traitement inadapté
L’apparition d’une nouvelle infection après une exposition ultérieure au parasite
La réactivation d’hypnozoïtes hépatiques persistants de Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale

La réactivation d’hypnozoïtes hépatiques persistants de Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale

Explication

La rechute résulte de la réactivation d’hypnozoïtes hépatiques de Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale. Une nouvelle infection après exposition correspond à une recontamination, tandis qu’une infection liée à un traitement inadéquat évoque une reprise.

18. Quelle mesure associe correctement les principales composantes de la prévention du paludisme ?

Utiliser une moustiquaire pendant le sommeil, sans associer d’autre mesure préventive
Privilégier la chimioprophylaxie et limiter les répulsifs aux situations de forte transmission
Se protéger par des vêtements courts et foncés, puis traiter une infection après chaque voyage
Éviter les piqûres par moustiquaire, répulsifs et vêtements longs et clairs, avec une chimioprophylaxie efficace

Éviter les piqûres par moustiquaire, répulsifs et vêtements longs et clairs, avec une chimioprophylaxie efficace

Explication

La prévention repose d’abord sur la réduction des piqûres grâce aux moustiquaires, aux répulsifs et aux vêtements longs et clairs, associée à une chimioprophylaxie efficace. La chimioprophylaxie ne remplace pas les mesures de protection contre les moustiques.

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En quelles catégories le cours classe-t-il les parasites étudiés ?

Protozoaires, helminthes et arthropodes.

Quel pourcentage des décès dus au paludisme en 2023 concernait les enfants de moins de 5 ans ?

76 %

Quelle organisation a publié le rapport sur le paludisme en 2024 ?

L'OMS (Organisation mondiale de la santé)

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