Fiche de révision : Parasitisme et Vaccins Antiparasitaires

📋 Plan du Cours

  1. Parasites et parasitisme hôte parasite
  2. Classification des parasites et antigènes
  3. Protozoaires extracellulaires et réponse Th1
  4. Trypanosomes et variations antigéniques VSG
  5. Protozoaires intracellulaires et réponse Th2
  6. Leishmaniose : réservoir, traitements et prévention
  7. Vaccins contre la leishmaniose : catégories
  8. Leishmanisation et vaccins atténués
  9. Variabilité génétique du paludisme et écrans de fumée
  10. Variation clonale et immunosuppression du paludisme
  11. Cibles vaccinales du paludisme par stades

📖 1. Parasites et parasitisme hôte parasite

🔑 Notions clés & Définitions

  • Parasitisme : Le parasitisme est une association durable entre deux êtres vivants où le parasite tire un bénéfice de l’hôte sans le tuer.
  • Hôte : L’hôte est l’être vivant qui héberge un parasite, sur sa surface ou à l’intérieur, pendant une partie ou la totalité de sa vie.
  • Parasite : Le parasite est l’être vivant qui vit sur ou dans un hôte et en tire des ressources pour survivre et se multiplier.
  • Protozoaires : Les protozoaires sont des parasites unicellulaires eucaryotes capables d’occuper des compartiments extracellulaires ou intracellulaires.
  • Helminthes : Les helminthes sont des macroparasites métazoaires qui produisent des œufs ou des larves.

📝 Points essentiels

  • Le parasitisme correspond à une relation hôte-parasite où l’équilibre peut aller d’un portage sans symptômes à une maladie.
  • Les parasites passent une partie ou la totalité de leur vie à la surface ou à l’intérieur de l’hôte, qui est appelé «hôte».
  • Les protozoaires sont des eucaryotes unicellulaires, tandis que les helminthes sont des macroparasites métazoaires.
  • Les micromycètes sont des champignons identifiés microscopiquement et peuvent aussi parasiter un hôte.
  • Les parasites présentent souvent de nombreux antigènes, des formes variées (vers, libres, intracellulaire, kyste, levure, mycélium) et des cycles de vie complexes avec plusieurs hôtes (vecteur, hôte intermédiaire, hôte/d
  • Les réponses immunitaires peuvent dépendre du compartiment du parasite : médiation cellulaire (Th1) pour certains intracellulaires et médiation humorale (Th2) avec hyperéosinophilie/IgE pour des parasites extracellulul a

💡 Astuce mémo

Hôte = maison, Parasite = locataire : il profite sans tuer (équilibre porteur sain ↔ symptômes).

📖 2. Classification des parasites et antigènes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protozoaires parasites intracellulaires : Groupe de parasites dont le cycle se déroule à l’intérieur des cellules de l’hôte, notamment dans le sang et les organes.
  • Leishmaniose : Affection parasitaire zoonotique due à des Leishmania, pouvant toucher la peau, les muqueuses ou les organes internes.
  • Leishmaniose cutanée : Forme clinique de leishmaniose limitée à la peau, avec des manifestations cutanées.
  • Leishmaniose cutanéo-muqueuse : Forme clinique de leishmaniose associant atteinte cutanée et atteinte des muqueuses.
  • Leishmaniose viscérale : Forme clinique de leishmaniose touchant les organes internes, avec un risque grave voire mortel.

📝 Points essentiels

  • Les protozoaires intracellulaires cités incluent notamment Leishmania, Plasmodium et Toxoplasma gondii.
  • La leishmaniose se décline en trois variétés cliniques : cutanée, cutanéo-muqueuse et viscérale.
  • La leishmaniose viscérale est la forme la plus grave, pouvant aller jusqu’au décès.
  • La répartition géographique des leishmanioses est mentionnée (ex. Virbac, France).
  • Le chien est présenté comme réservoir de la leishmaniose.
  • Les vaccins potentiels doivent être spécifiques, induire des anticorps et une réponse Th1 à médiation cellulaire, avec mémoire immunologique durable.

💡 Astuce mémo

Leishmaniose = Peau / Peau+Muqueuses / Organes (viscère) : plus on descend, plus c’est grave.

📖 3. Protozoaires extracellulaires et réponse Th1

🔑 Notions clés & Définitions

  • Leishmanisation : Méthode historique de vaccination par inoculation intradermique de tissu lésionnel parasité, utilisée de façon empirique avant les approches modernes.
  • Protection hétérologue : Protection obtenue par une souche contre d’autres souches, même si la souche vaccinale n’est pas identique à celle responsable de l’infection.
  • Vaccin vivant non atténué : Vaccin utilisant des parasites vivants non atténués, avec un risque potentiel lié à la pathogénicité et à la sécurité biologique.
  • Vaccin vivant atténué : Vaccin utilisant des parasites vivants rendus moins dangereux par atténuation, visant une réponse immunitaire protectrice avec un risque de réversion.
  • Vaccin inactif : Vaccin utilisant des parasites détruits chimiquement ou par la chaleur, sans risque de pathogénicité mais avec une immunogénicité souvent limitée.

📝 Points essentiels

  • Les antigènes de la salive de phlébotomes sont explorés comme cibles vaccinales potentielles.
  • Les vaccins issus de parasites vivants peuvent mimer l’infection naturelle et induire une réponse cellulaire Th1, notamment avec des formes atténuées.
  • La protection hétérologue est rapportée comme un phénomène où une souche peut protéger contre d’autres souches de Leishmania.
  • Les vaccins vivants non atténués utilisent une souche peu pathogène (ex. L. tarentolae), mais posent un problème de sécurité si une réversion de la virulence survient.
  • Les vaccins vivants atténués peuvent être obtenus par altération de génome ou par pathogénicité modérée après exposition à des agents chimiques ou physiques.
  • Les vaccins inactifs (chimiquement ou par chaleur/autoclavage) éliminent tout risque de pathogénicité mais ne reproduisent pas l’infection naturelle et donnent une efficacité/immunogénicité faibles.

💡 Astuce mémo

Th1 = « vivant qui mime » : plus le vaccin ressemble à une infection (vivant atténué), plus la réponse cellulaire Th1 est attendue.

📖 4. Trypanosomes et variations antigéniques VSG

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vaccins antigéniques : Vaccins constitués de composants du parasite nécessaires à la réponse immunitaire, sans utiliser l’organisme complet.
  • Vaccins recombinants : Vaccins contenant des protéines du parasite produites par génie génétique ou des fractions parasitaires ciblées.
  • Vaccins de 3e génération : Vaccins basés sur l’immunisation génétique via des acides nucléiques ou des gènes insérés dans un vecteur d’administration.
  • Vaccins ADN : Vaccins génétiques utilisant un plasmide pour faire exprimer des protéines recombinantes chez l’hôte.
  • Motifs CpG : Séquences d’ADN bactérien utilisées comme adjuvant pour stimuler l’immunité innée via des récepteurs de type Toll.

📝 Points essentiels

  • Les vaccins antigéniques peuvent être faits soit de fractions parasitaires, soit de protéines recombinantes spécifiques du parasite.
  • Le principal avantage des vaccins recombinants est la sécurité car aucun organisme complet n’est utilisé.
  • Le principal inconvénient rapporté est un succès faible et un échec possible d’induction d’une réponse à médiation cellulaire.
  • Les vaccins ADN stimulent l’immunité innée, notamment grâce aux motifs CpG, et favorisent une réponse Th1 via l’induction d’IL-12.
  • Les vaccins ADN reposent aussi sur une réplication dans l’hôte permettant une expression prolongée tout en conservant la conformation native des protéines.
  • Les vaccins ADN ont une expression limitée à un petit nombre de cellules, transitoire, avec un niveau d’expression faible selon la voie d’administration (IV, IM, cutanée, orale, muqueuse).

💡 Astuce mémo

CpG + ADN = Innée activée → IL-12 → Th1.

📖 5. Protozoaires intracellulaires et réponse Th2

🔑 Notions clés & Définitions

  • Leishmania donovani : Protozoaire intracellulaire responsable de la leishmaniose viscérale, dont des antigènes sont utilisés dans des vaccins expérimentaux ou autorisés.
  • FML : Fraction ligand fructose-mannose utilisée comme antigène dans un vaccin à base d’Ag de Leishmania donovani, associée à une saponine.
  • Leish-Tec : Vaccin à base de protéine recombinante A2 de Leishmania donovani, associé à une saponine, utilisé au Brésil.
  • CaniLeish : Vaccin canin du laboratoire Virbac, basé sur des antigènes de Leishmania, avec AMM européenne en 2011.
  • Quillaja saponaria : Plante dont l’extrait purifié de saponines sert d’adjuvant dans des vaccins contre la leishmaniose.

📝 Points essentiels

  • Les vaccins à base d’antigènes de Leishmania sont souvent associés à une saponine comme adjuvant pour renforcer la protection.
  • shmune® (Ag de L. donovani purifié) associe FML et saponine et annonce 92–97% de protection, avec utilisation au Brésil et demande d’AMM.
  • Leish-Tec® associe la protéine recombinante A2 de L. donovani à une saponine et est utilisé au Brésil.
  • CaniLeish® (Virbac) a obtenu une AMM européenne en 2011.
  • LetiFend® (LETI) utilise une protéine recombinante Q de Leishmania infantum MON-1 et a une AMM européenne en 2016.
  • Les avancées vaccinales visent aussi l’élimination d’un réservoir proche de l’Homme et la protection des chiens contre la LV, tout en poursuivant la recherche d’un vaccin plus immunogène et polyvalent.

💡 Astuce mémo

Leishmania = Vaccin + Saponine : FML ou A2 ou Q, et la protection vise LV + chiens/réservoir.

📖 6. Leishmaniose : réservoir, traitements et prévention

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réservoir : Réservoir : hôte ou milieu où le parasite persiste et depuis lequel il peut réinfecter d’autres individus.
  • Immunité acquise : Immunité acquise : protection développée après exposition, par vaccination ou après maladie, avec une réponse spécifique.
  • Immunité congénitale : Immunité congénitale : protection transmise par la mère via des Ig synthétisées pendant la grossesse.
  • Immunité de prémunition : Immunité de prémunition : état immunitaire entretenu par la présence du parasite, qui réduit les formes graves sans éliminer le pathogène.

📝 Points essentiels

  • Leishmaniose : la section source ne donne pas de détails spécifiques sur le réservoir, les traitements ni la prévention, donc aucun fait chiffré ou mécanisme propre à la leishmaniose ne peut être extrait ici.
  • Immunité acquise : la protection peut venir de vaccins ou d’une maladie antérieure (exemples cités : ROR, poliomyélite, tétanos).
  • Immunité congénitale : des Ig maternelles peuvent être transmises trans-placentairement pour protéger le nouveau-né.
  • Immunité de prémunition (paludisme) : protection liée à une présence parasitaire persistante, avec acquisition progressive sur 2 à 6 ans.
  • Immunité de prémunition (paludisme) : la protection disparaît si le parasite n’est plus présent et n’élimine pas le parasite, mais diminue les formes cliniques graves.
  • Immunité de prémunition (paludisme) : elle s’accompagne d’une forte mortalité infantile, tout en évitant les formes graves chez les enfants plus âgés.

💡 Astuce mémo

Prémunition = « parasite présent = protection progressive », mais sans éliminer le parasite (si le parasite disparaît, la protection s’éteint).

📖 7. Vaccins contre la leishmaniose : catégories

🔑 Notions clés & Définitions

  • Leishmaniose : Maladie parasitaire transmise par des phlébotomes, dont la prévention vaccinale vise des étapes précises du cycle du parasite.
  • Variation antigénique : Capacité du parasite à modifier ses antigènes, ce qui réduit la reconnaissance par des LT spécifiques et favorise l’échappement immunitaire.
  • Écrans de fumée : Ensemble d’antigènes leurres qui masquent des épitopes vitaux et détournent la réponse immunitaire.
  • Variation clonale : Changement contrôlé de l’expression d’antigènes de surface par switch de gènes, permettant au parasite d’échapper à la pression immunitaire.
  • Immunosuppression : Diminution des réponses immunitaires lors d’une crise concomitante, via des interactions cellulaires et des cytokines immunosuppressives.

📝 Points essentiels

  • La reconnaissance par des LT spécifiques peut être contournée car le parasite varie ses antigènes, phénotypes et profils moléculaires.
  • Le polymorphisme chromosomique provient d’une instabilité des extrémités sub-télomériques, favorisant la diversité antigénique.
  • Le polymorphisme allélique peut venir de gènes à copie unique avec de nombreux allèles, parfois regroupés en familles de séquences primaires très différentes.
  • La variation peut aussi s’expliquer par des mutations ponctuelles, des séquences répétées et la dégénérescence des répétitions.
  • À l’haploïdie, l’expression rapide d’un nouveau phénotype peut survenir immédiatement, permettant une adaptation et une nouvelle population mieux adaptée.
  • La reproduction sexuée implique une méiose avec brassage et une fréquence de recombinaison très élevée (17 kB par cM, 1 Mb/cM chez l’Homme).

💡 Astuce mémo

Diversité = ADN instable + allèles multiples + répétitions + haploïdie rapide + méiose qui brasse.

📖 8. Leishmanisation et vaccins atténués

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vaccins dirigés contre le stade hépatique : Vaccins visant à empêcher le développement du parasite pendant la phase hépatique pour bloquer l’invasion ultérieure.
  • Vaccins dirigés contre l’entrée du parasite : Vaccins dont la cible est l’étape d’invasion initiale, afin de neutraliser le parasite avant qu’il ne s’installe.
  • Vaccins agissant sur la phase érythrocytaire : Vaccins qui ciblent les étapes dans les globules rouges, en particulier le mérozoïte et le globule rouge parasité.
  • RTS,S (Mosquirix) : Vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, dirigé contre le stade sporozoïte et utilisé chez le jeune enfant.
  • R21 : Vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, avec une action similaire à RTS,S en ciblant le sporozoïte.

📝 Points essentiels

  • Pour être efficace au stade hépatique, le vaccin doit empêcher totalement l’invasion du parasite.
  • L’efficacité au stade hépatique dépend d’une exposition courte des sporozoïtes aux anticorps.
  • Même avec un blocage global, l’échappement d’un seul sporozoïte reste possible.
  • Les vaccins érythrocytaires ciblent des protéines parasitaires essentielles présentes sur la membrane du globule rouge (GR).
  • Les antigènes cités incluent glycophorine, protéines liant la glycophorine, RESA (micronèmes), rhoptries et antigènes de surface du mérozoïte.
  • Le neuropaludisme et le paludisme de la femme enceinte sont liés à l’adhérence des GR parasités aux endothéliums des capillaires profonds via des récepteurs (ex. CSA, iCAM-1, CD41, PfEMP1).

💡 Astuce mémo

Hépatique = blocage total de l’invasion; Érythrocyte = cible le mérozoïte/GR parasité; RTS,S et R21 = sporozoïte.

📖 9. Variabilité génétique du paludisme et écrans de fumée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vaccin R21 : Vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, ciblant le sporozoïte et préqualifié en décembre 2023.
  • Vaccin RTS,S : Vaccin antipaludique de référence, dont l’efficacité saisonnière est comparable à celle du R21 selon l’OMS.
  • Chondroïtine Sulfate A (CSA) : Molécule présente à la surface des cellules du placenta, capable de se lier à des protéines parasitaires des hématies infectées.
  • VAR2CSA : Protéine parasitaire exprimée à la surface des hématies infectées chez la femme enceinte, impliquée dans l’infection placentaire.
  • PRIMVAC : Candidat vaccin antipaludique évalué en essai clinique, avec production d’anticorps chez 100% des femmes vaccinées après deux injections.

📝 Points essentiels

  • L’OMS a approuvé ou préqualifié l’usage du vaccin R21 en décembre 2023.
  • Le vaccin R21 cible le sporozoïte et a une action similaire à celle du vaccin RTS,S.
  • Dans les zones très saisonnières (4 à 5 mois de transmission par an), le R21 réduit les cas de paludisme de 75%.
  • L’OMS indique que l’efficacité élevée du R21 est comparable à celle observée avec RTS,S administré de façon saisonnière.
  • Chez la femme enceinte, le paludisme peut entraîner une grave anémie maternelle, des complications de grossesse et des issues néonatales défavorables.
  • Dans les régions les moins endémiques, les formes graves chez la femme enceinte incluent fièvres intenses, hypoglycémie, malarias cérébrales et œdèmes pulmonaires pouvant conduire au décès maternel dans 50% des cas.

💡 Astuce mémo

R21 = 75% en saison courte; CSA–VAR2CSA = placenta piégé.

📖 10. Variation clonale et immunosuppression du paludisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paludisme : Maladie parasitaire due à des Plasmodium, pouvant évoluer différemment selon l’immunité de l’hôte.
  • Variation clonale : Diversification des lignées parasitaires au sein d’un même hôte, pouvant modifier l’expression antigénique et la réponse immunitaire.
  • Immunosuppression : Diminution des défenses de l’hôte qui favorise la persistance ou la réactivation d’infections.
  • Réactivation d’une infection ancienne : Reprise d’une infection déjà présente sous forme latente lorsque l’immunité baisse.
  • Chimioprophylaxie : Traitement préventif médicamenteux utilisé chez certains patients à risque, notamment après greffe.

📝 Points essentiels

  • La baisse des défenses favorise la réactivation d’une infection ancienne plutôt qu’une infection strictement nouvelle.
  • Les traitements immunosuppresseurs incluent notamment les greffes, qui augmentent le risque de complications parasitaires.
  • Pour les patients de greffe de moelle ou de greffe cardiaque, une chimioprophylaxie est indiquée dans le cadre décrit.
  • Le suivi sérologique est réalisé à intervalles réguliers chez les personnes concernées par le risque infectieux.
  • La variation clonale peut contribuer à des réponses immunitaires incomplètes en modifiant les caractéristiques du parasite au cours de l’infection.

💡 Astuce mémo

Immunosuppression = “réveil” du passé : moins de défense → réactivation.

📖 11. Cibles vaccinales du paludisme par stades

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stade larvaire migratoire : Stade du parasite où la migration dans l’organisme atteint un maximum en fin de phase, ce qui expose à des cibles vaccinales liées à l’invasion.
  • Stade associé à la pathogenèse : Stade du cycle où la maladie est principalement déclenchée, donc prioritaire pour une stratégie vaccinale ciblant la phase causale.
  • Échappement au système immunitaire : Ensemble de mécanismes permettant aux parasites de résister aux anticorps, au complément et/ou aux cellules immunitaires malgré la réponse de l’hôte.
  • Réponse Th2 : Type de réponse immunitaire orientée contre les helminthes, associée à une tolérance et à une persistance lors d’infections chroniques.
  • Variation antigénique : Mécanisme moléculaire par lequel les antigènes du parasite changent, réduisant l’efficacité d’une réponse immunitaire dirigée contre un antigène fixe.

📝 Points essentiels

  • La stratégie vaccinale vise à stopper le stade d’invasion larvaire, bloquer la transmission et cibler la phase directement liée à la pathogenèse.
  • Le développement vaccinal est difficile car les parasites ne sont pas identiques entre espèces, ce qui limite la pertinence des modèles animaux.
  • Les helminthes échappent au système immunitaire via des mécanismes moléculaires (variation antigénique, plasticité génique et protéique).
  • L’échappement peut aussi être mécanique : localisation intracellulaire, dans des cavités, ou localisations masquées, avec parfois des localisations multiples.
  • Les helminthes peuvent détourner des voies de signalisation et des fonctions effectrices des cellules immunitaires, ce qui favorise la persistance.
  • En infection chronique, la réponse immunitaire contre les helminthes s’accompagne d’une orientation Th2 et d’une tolérance, renforçant l’efficacité de l’échappement.

💡 Astuce mémo

Larves = porte d’entrée ; Pathogenèse = moteur de la maladie ; Immunité = contournée (moléculaire + mécanique) → donc vaccin = cible de la phase causale.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
16ème siècleLeishmanisation : prélèvement de tissu lésionnel parasité et inoculation intradermique
Début du 20ème siècleCulture et injection de promastigotes (vaccins issus de parasites vivants)
2007Leish-Tec® (utilisé au Brésil)
2011CaniLeish® : AMM européenne (Virbac)
2016LetiFend® : AMM européenne (LETI)
décembre 2023R21 : approbation/préqualification OMS
octobre 2021OMS : recommandation large d’utilisation du vaccin RTS,S/AS01 chez l’enfant

📊 Tableaux de synthèse

Catégories de vaccins contre la leishmaniose (générations/approches)

CatégoriePrincipeAtouts / limites
1ère générationParasite vivant virulent (leishmanisation)Empirique/historique ; immunoprotection inconstante et parfois redoutables manifestations cliniques
1ère générationParasites tués entiersAucun risque de pathogénicité ; immunogénicité et efficacité faibles
1ère générationAntigènes fractionnés de LeishmaniaDéclenche une réponse immunitaire protectrice ; efficacité variable
Approches vaccinalesParasites vivants non atténuésSouche non pathogène (ex. L. tarentolae) ; sécurité limitée si réversion de la virulence
Approches vaccinalesParasites vivants atténuésPathogénicité modérée ou altération du génome ; meilleure protection possible mais risque de réversion de la virulence
Approches vaccinalesVaccins antigéniques (recombinants)Sécurité (pas d’organisme complet) ; succès faible et échec possible d’induction Th1
3ème générationVaccins ADN / génétiquesActivation de l’immunité innée (CpG) + réplication/expressions prolongées ; expression limitée/transitoire et niveau faible selon voie

Réponses immunitaires selon le type de parasites

Type de parasiteRéponse immunitaireIndices
Protozoaires intracellulaires (ex. Leishmania, Plasmodium, Toxoplasma)Médiation cellulaire (Th1)Phase libre dans le sang/tissus ; réponse Th1
Protozoaires extracellulaires (ex. Trypanosome)Réponse humorale (selon cours)Multiplication (sang, LCR, ganglion) ; échappement par variation antigénique VSG
HelminthesRéponse Th2Hyperéosinophilie, IgE ; tolérance/persistance en infection chronique

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre parasitisme et prédation : le parasite tire bénéfice de l’hôte sans le tuer (association durable).
  2. Mélanger protozoaires et helminthes : protozoaires = unicellulaires eucaryotes, helminthes = macroparasites métazoaires émettant œufs/larves.
  3. Croire que la variation antigénique est “au hasard” : pour Trypanosoma, chaque cellule exprime 1 seul gène VSG à partir d’un site d’expression (ES) puis switching.
  4. Penser que les vaccins inactifs “imitent” l’infection naturelle : ils ne reproduisent pas l’infection naturelle et ont une immunogénicité/efficacité faibles.
  5. Oublier que l’efficacité au stade hépatique exige un blocage total de l’invasion : même si c’est global, l’échappement d’un seul sporozoïte reste possible.
  6. Confondre Th1 et Th2 : Th1 est attendue contre certains intracellulaires (ex. Leishmania), Th2 avec hyperéosinophilie/IgE contre les helminthes.
  7. Croire que l’immunité de prémunition élimine le parasite : elle ne l’élimine pas, elle diminue surtout les formes graves et disparaît si le parasite n’est plus présent.

✅ Checklist Examen

  1. Définir parasitisme, hôte et parasite, et préciser l’idée d’association durable sans tuer l’hôte.
  2. Classer les parasites en protozoaires, helminthes et micromycètes, et donner au moins une caractéristique pour chaque groupe.
  3. Relier protozoaires intracellulaires et réponse immunitaire : citer Th1 et l’exemple de Leishmania/Plasmodium/Toxoplasma gondii.
  4. Relier protozoaires extracellulaires (ex. Trypanosome) à la réponse humorale et décrire le mécanisme de variation VSG (1 gène VSG exprimé par cellule + switching).
  5. Relier helminthes à la réponse Th2 et à ses marqueurs (hyperéosinophilie, IgE) et expliquer le lien avec tolérance/persistance en infection chronique.
  6. Décrire les trois variétés cliniques de la leishmaniose (cutanée, cutanéo-muqueuse, viscérale) et rappeler la gravité de la forme viscérale.
  7. Citer les traitements mentionnés contre la leishmaniose (dérivés de l’antimoine pentavalent, amphotéricine B/amphotéricine B liposomale, paromomycine, pentamidine, miltéfosine) et au moins un inconvénient.
  8. Donner les mesures de prévention contre les leishmanioses humaines mentionnées (contrôle des réservoirs, lutte antivectorielle, dépistage, moustiquaires imprégnées, éviter crépuscule/bordure de bois) et rappeler l’idée d
  9. Aucune chimioprophylaxie disponible
  10. contre les leishmanioses humaines.
  11. Lister les critères que doivent remplir les vaccins potentiels contre la leishmaniose : spécificité, anticorps, réponse Th1, mémoire à long terme.
  12. Classer les approches vaccinales contre la leishmaniose : leishmanisation (vivant virulent), vivants non atténués, vivants atténués, parasites tués, antigènes fractionnés/recombinants, vaccins ADN, et vaccins issus de la
  13. salive de phlébotome
  14. (ex. SP15). (Inclure au moins un avantage et une limite pour les recombinants et les ADN).

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Testez vos connaissances sur Parasitisme et Vaccins Antiparasitaires avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

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Parasites — association durable ?

Vivent sur ou dans l’hôte sans le tuer.

Parasitisme définition

Association durable hôte-parasite, sans tuer l'hôte.

Classification des parasites

Protozoaires, helminthes, micromycètes.

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