Fiche de révision : Parasitologie médicale : infections et diagnostics

📋 Plan du Cours

  1. Amibiase et amibes libres
  2. Giardiase et trichomonose
  3. Leishmaniose et paludisme
  4. Toxoplasmose et cryptosporidiose
  5. Nématodes : oxyurose, ascaridiose, toxocarose
  6. Cestodes : taeniasis, cysticercose, hydatidose
  7. Trématodes : schistosomiase et fasciolose
  8. Arthropodes : gale et pédiculose
  9. Mycoses : teignes, candidose, cryptococcose
  10. Mycoses : aspergillose et pneumocystose

📖 1. Amibiase et amibes libres

🔑 Notions clés & Définitions

  • Entamoeba histolytica : Protozoaire responsable de l’amibiase, avec une forme minuta non pathogène et une forme histolytica hématophage.
  • Forma minuta : Forme trophozoïte de taille 10–15 µm, considérée non pathogène dans l’amibiase.
  • Forma histolytica : Forme trophozoïte de taille >20 µm, hématophage et associée aux formes invasives de l’amibiase.
  • Kyste d’Entamoeba : Forme de résistance mesurant 10–14 µm, à 4 noyaux et corps chromatoïde, à l’origine de la transmission féco-orale.
  • Naegleria fowleri : Amibe libre thermophile responsable d’une méningo-encéphalite amibienne primitive après entrée par le nez.

📝 Points essentiels

  • Transmission de l’amibiase par ingestion de kystes via eau/aliments souillés, mains sales et péril fécal.
  • Cycle monoxène : kyste → amibe métakystique → formes minuta (saprophyte ou kyste) ou histolytica (pathogène).
  • Clinique intestinale : dysenterie amibienne avec selles muco-sanglantes sans fièvre.
  • Clinique extra-intestinale : abcès hépatique avec pus « chocolat » et triade de Fontan.
  • Diagnostic : recherche de kystes et trophozoïtes dans les selles, et sérologie (IFI/ELISA) ++ pour les localisations extra-intestinales.
  • Traitement de référence : porteurs sains paromomycine ou diloxanide, maladie par métronidazole ou tinidazole.

💡 Astuce mémo

Kyste = contamination ; Intestin = muco-sanglant sans fièvre ; Foie = pus chocolat (triade de Fontan).

📖 2. Giardiase et trichomonose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Giardia intestinalis : Protozoaire intestinal responsable de la giardiase chez l’homme, avec une forme végétative et une forme kystique infectante.
  • Trophozoïte de Giardia : Forme active de Giardia, de 10 à 20 µm, symétrique en aspect de « cerf-volant » ou « tête de hibou », portant 2 noyaux et 8 flagelles.
  • Kyste de Giardia : Forme de résistance de Giardia, ovoïde de 12×8 µm, contenant 4 noyaux, transmise par ingestion.
  • Trichomonas vaginalis : Protozoaire responsable de la trichomonose, avec une seule forme parasitaire chez l’homme.
  • Trophozoïte de Trichomonas : Forme unique de Trichomonas vaginalis, ovoïde de 7 à 30 µm, avec 3 à 5 flagelles antérieurs, 1 flagelle postérieur et une membrane ondulante.

📝 Points essentiels

  • Giardiase : transmission par ingestion de kystes via péril fécal, eau ou aliments, avec contagiosité.
  • Giardiase : réservoir principal l’homme (+++), avec aussi des animaux.
  • Giardiase : cycle monoxène et direct, sans étape chez un hôte intermédiaire.
  • Giardiase : clinique possible asymptomatique ou entérite avec diarrhée fétide, douleurs abdominales et flatulences.
  • Giardiase : chez l’enfant, malabsorption avec stéatorrhée et retard staturo-pondéral.
  • Giardiase : diagnostic par recherche de kystes (selles moulées) ou trophozoïtes (diarrhée), à répéter 3 fois, ou entérotest (capsule duodénale).

💡 Astuce mémo

Giardia = « kyste = contamination » (péril fécal/eau/aliments) ; Trichomonas = « MST +++ » (pas de kyste).

📖 3. Leishmaniose et paludisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Leishmania infantum : Leishmania infantum est une espèce associée à la leishmaniose viscérale méditerranéenne.
  • Leishmania major : Leishmania major est une espèce associée à la leishmaniose cutanée.
  • Leishmania tropica : Leishmania tropica est une espèce associée à la leishmaniose cutanée.
  • Amastigote : L’amastigote est la forme intracellulaire chez l’homme, immobile et de petite taille (2–3 µm).
  • Promastigote : Le promastigote est la forme flagellée et mobile chez le phlébotome, mesurant environ 8–24 µm.

📝 Points essentiels

  • Leishmaniose : transmission vectorielle par la piqûre de phlébotome femelle infesté.
  • Leishmaniose : promastigotes inoculés puis transformation en amastigotes dans les macrophages.
  • Leishmaniose viscérale (LV) : fièvre « folle », splénomégalie très importante, pâleur et amaigrissement avec aspect batracien, mortelle sans traitement.
  • Leishmaniose cutanée (LC) : « bouton d’Orient » avec lésion ulcéro-croûteuse puis cicatrice indélébile.
  • Leishmaniose cutanéo-muqueuse (LCM) : atteintes ORL avec mutilations, notamment en Amérique du Sud.
  • Diagnostic direct : frottis (MO, ganglion, peau) coloré au MGG pour voir les amastigotes, ou culture sur milieu NNN pour les promastigotes.

💡 Astuce mémo

Amastigote = « A » pour Animal (macrophages) ; Promastigote = « P » pour Phlébotome (flagellé).

📖 4. Toxoplasmose et cryptosporidiose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Toxoplasma gondii : Parasite protozoaire responsable de la toxoplasmose, avec des formes successives selon le cycle chez l’hôte.
  • Tachyzoïte : Forme proliférative de Toxoplasma gondii, associée à la phase aiguë de l’infection.
  • Bradyzoïte : Forme kystique de Toxoplasma gondii, persistant dans les tissus et liée à l’infection chronique.
  • Oocyste : Forme excrétée dans les selles du chat, contenant des sporozoïtes après sporulation.
  • Cryptosporidium hominis : Espèce de Cryptosporidium responsable de la cryptosporidiose chez l’humain.

📝 Points essentiels

  • Toxoplasmose : cycle hétéroxène avec cycle sexué chez le chat (hôte définitif) et formes chez les mammifères (hôtes intermédiaires dont l’homme).
  • Toxoplasmose : contamination par ingestion de bradyzoïtes (viande crue) ou d’oocystes (eau, légumes souillés, sol).
  • Toxoplasmose : transmission transplacentaire possible, responsable de la forme congénitale.
  • Toxoplasmose : immunocompétent souvent asymptomatique ou avec adénopathies, alors qu’en immunodéprimé l’atteinte peut être encéphalite ou choriorétinite.
  • Toxoplasmose congénitale : forme grave avec hydrocéphalie, choriorétinite et convulsions possibles.
  • Toxoplasmose : sérologie (ELISA, IFI) recherche IgG et IgM, et le diagnostic prénatal peut utiliser la PCR sur liquide amniotique.

💡 Astuce mémo

Chat = sexe; Viande crue/sol = kystes; Grossesse = transmission transplacentaire.

📖 5. Nématodes : oxyurose, ascaridiose, toxocarose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Oxyurose : Infestation intestinale humaine due à un petit nématode, caractérisée par des œufs déposés près de l’anus et un prurit nocturne.
  • Ascaridiose : Infestation humaine par un grand nématode, transmise par ingestion d’œufs embryonnés avec migration larvaire pulmonaire.
  • Toxocarose : Zoonose due à Toxocara canis, où l’Homme est un hôte accidentel sans cycle complet, avec migration larvaire tissulaire.
  • Monoxène : Cycle parasitaire ne nécessitant qu’un seul hôte, ce qui favorise une transmission directe chez l’hôte principal.
  • Impasse parasitaire : Situation où le parasite ne peut pas terminer son cycle chez l’Homme, ce qui limite la reproduction mais permet une migration larvaire.

📝 Points essentiels

  • Oxyurose : ver asymétrique, face aplatie, œufs embryonnés d’environ 60×30 µm, avec réservoir strictement humain (anthroponose).
  • Oxyurose : auto-infestation par mains sales/ingestion d’œufs, et transmission indirecte via aliments ou objets contaminés.
  • Oxyurose : femelle gravide pond environ 10 000 œufs sur la marge anale, surtout la nuit, ce qui déclenche un prurit anal intense nocturne.
  • Oxyurose : chez la fille, possible vulvite, avec irritabilité et troubles du sommeil.
  • Oxyurose : diagnostic par scotch-test anal de Graham recherchant des œufs sur la marge anale.
  • Oxyurose : traitement par flubendazole (Fluvermal®) en cure unique à renouveler 15–20 jours plus tard, et traitement de toute la famille avec mesures d’hygiène (ongles coupés, pyjama serré, lavage des mains, changement/à

📖 6. Cestodes : taeniasis, cysticercose, hydatidose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taeniasis : Taeniasis : infection intestinale par un Taenia adulte, acquise après ingestion de viande contenant des cysticerques.
  • Taenia saginata : Taenia saginata : espèce de Taenia liée au bœuf, dont l’adulte porte des scolex à ventouses sans crochets.
  • Taenia solium : Taenia solium : espèce de Taenia liée au porc, dont l’adulte possède des crochets et dont les œufs exposent à la cysticercose.
  • Cysticercose : Cysticercose : maladie due aux formes larvaires (cysticerques) de Taenia, survenant chez l’hôte accidentel après ingestion d’œufs.
  • Hydatidose : Hydatidose : maladie due au développement larvaire d’Echinococcus chez l’hôte accidentel après ingestion d’œufs souillés.

📝 Points essentiels

  • Adulte de Taenia : ver rubané de 2 à 10 m, avec scolex à ventouses (crochets présents chez T. solium).
  • Œuf de Taenia : embryonné avec embryophore, éliminé par l’hôte définitif.
  • Cysticerque : larve vésiculeuse dans la viande, responsable de la contamination lors de la consommation de viande mal cuite.
  • Cycle hétéroxène (dixène) Taenia : adulte (TD) → œufs → HI (muscle) → cysticerque → HD.
  • Taeniasis : souvent asymptomatique ou troubles digestifs bénins, et l’espèce se suspecte par l’aspect des anneaux.
  • Différence clinique des anneaux : T. saginata a des anneaux très mobiles sortant activement par l’anus, alors que T. solium expose surtout au risque de cysticercose humaine via les œufs.

💡 Astuce mémo

Taeniasis = viande (cysticerques) ; Cysticercose = œufs (péril fécal) ; Hydatidose = chien (œufs) → kystes.

📖 7. Trématodes : schistosomiase et fasciolose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Schistosoma haematobium : Schistosoma haematobium : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose urinaire chez l’Homme.
  • Schistosoma mansoni : Schistosoma mansoni : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose digestive chez l’Homme.
  • Schistosoma japonicum : Schistosoma japonicum : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose digestive/hépatique chez l’Homme.
  • Fasciola hepatica : Fasciola hepatica : grande douve du foie, trématode responsable de la fasciolose chez les herbivores.
  • Furcocercaire : Furcocercaire : forme larvaire infestante de Schistosoma qui pénètre la peau lors d’un contact avec l’eau douce.

📝 Points essentiels

  • Schistosomiase : adultes à sexes séparés, le mâle possède un canal gynécophore.
  • Schistosomiase : l’œuf est embryonné avec un miracidium et un éperon.
  • Schistosomiase : l’infestation se fait par pénétration transcutanée de la furcocercaire lors de baignades en eau douce.
  • Schistosomiase : hétéroxène dixène avec mollusque d’eau douce (bulin, planorbe) puis passage à l’Homme où les adultes vivent dans des plexus.
  • Schistosomiase : S. haematobium donne des signes uro-génitaux (hématurie, dysurie, bilharziome vésical) tandis que S. mansoni/japonicum donnent des signes digestifs/hépatiques (diarrhée, splénomégalie, hypertension portà
  • Schistosomiase : diagnostic par EPS (œufs pour S. mansoni/japonicum) ou par urines (œufs pour S. haematobium) avec biopsie rectale possible et sérologie possible; la source ne précise pas de ponction comme méthode ici.

💡 Astuce mémo

Furcocercaire = “Furure” dans la peau : eau douce → peau → Homme.

📖 8. Arthropodes : gale et pédiculose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gale : La gale est une ectoparasitose cutanée due à un acarien qui creuse des sillons dans la couche cornée et provoque un prurit typique.
  • Sarcoptes scabiei var. hominis : Sarcoptes scabiei var. hominis est l’acarien responsable de la gale chez l’humain.
  • Pédiculose : La pédiculose est une ectoparasitose due à des insectes hématophages qui infestent les cheveux, le corps ou les poils.
  • Pediculus humanus : Pediculus humanus regroupe les poux de tête et de corps, responsables de la pédiculose humaine.
  • Phtirius pubis : Phtirius pubis est le morpion, responsable de la pédiculose du pubis.

📝 Points essentiels

  • Acarien de la gale : la femelle mesure environ 0,3 à 0,4 mm et creuse des sillons dans la couche cornée.
  • Transmission de la gale : contact direct prolongé (familial/MST) ou indirect via literie et vêtements.
  • Ponte de la gale : la femelle pond 2 à 3 œufs par jour dans les sillons.
  • Prurit de la gale : prurit intense avec recrudescence nocturne.
  • Topographie de la gale : espaces interdigitaux, poignets, plis axillaires, seins, fesses, avec sillons pathognomoniques.
  • Gale norvégienne : forme hyperkératosique chez les sujets immunodéprimés, avec risque de formes très étendues et contagiosité accrue (selon contexte clinique).

💡 Astuce mémo

Gale = Sillons + Prurit nocturne (interdigitaux/poignets).

📖 9. Mycoses : teignes, candidose, cryptococcose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Champignons kératinophiles : Champignons filamentaux capables de se nourrir de la kératine, ciblant peau, cheveux et ongles.
  • Anthropophiles : Champignons dont l’hôte principal est l’humain, favorisant la transmission entre personnes.
  • Zoophiles : Champignons dont l’hôte principal est l’animal, impliqués dans les contaminations via contact animal.
  • Telluriques : Champignons présents dans le sol, responsables de contaminations environnementales.
  • Teigne tondante : Forme de teigne caractérisée par des plaques d’alopécie avec cassure des cheveux.

📝 Points essentiels

  • Teignes : champignons kératinophiles (Trichophyton, Microsporum, Epidermophyton) transmissibles par contact direct ou indirect (objets, sols, piscines).
  • Teigne tondante : plaques d’alopécie avec cheveux cassés ; Kérion : forme inflammatoire suppurée ; Teigne favique : godets faviques avec chute définitive.
  • Diagnostic des teignes : examen direct au KOH 30% (filaments mycéliens), culture sur Sabouraud + actidione, et lampe de Wood avec fluorescence verte pour Microsporum.
  • Traitement des teignes : topique par imidazolés et voie générale par griséofulvine (Griséfuline®) pendant 6 à 8 semaines.
  • Prévention des teignes : hygiène, traitement des animaux, éviter le partage de brosses et bonnets.
  • Candidose : Candida albicans (++++), levure à bourgeonnement avec pseudomycélium et mycélium ; endo-saprophyte du tube digestif et opportuniste en cas de déséquilibre flore ou immunodépression.

💡 Astuce mémo

Kératine→Teigne ; Bourgeon→Candida ; Capsule→Cryptococcus.

📖 10. Mycoses : aspergillose et pneumocystose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aspergillus fumigatus : Aspergillus fumigatus est une espèce d’Aspergillus très fréquemment impliquée dans les aspergilloses invasives.
  • Aspergillome : Aspergillome désigne une forme d’aspergillose où une masse fongique se développe dans une cavité pulmonaire préexistante.
  • Aspergillose allergique : Aspergillose allergique correspond à une atteinte respiratoire liée à une réaction d’hypersensibilité à Aspergillus.
  • Pneumocystis jirovecii : Pneumocystis jirovecii est l’espèce responsable de la pneumocystose chez l’humain.
  • Pneumocystose : Pneumocystose est une pneumopathie opportuniste due à Pneumocystis jirovecii, surtout chez les immunodéprimés.

📝 Points essentiels

  • Aspergillus est un champignon filamenteux (moisissure) avec une structure aspergillaire produisant des spores.
  • Aspergillus est un saprophyte présent dans le sol, les débris végétaux, l’air et des environnements comme les climatiseurs ou l’hôpital.
  • La transmission de l’aspergillose se fait par inhalation de spores via la voie aérienne.
  • L’aspergillose est opportuniste, notamment en cas de neutropénie et d’immunodépression.
  • Formes d’aspergillose : invasive pulmonaire (fièvre, signes pulmonaires, hémoptysies, mortelle), aspergillome (hémoptysies), forme allergique (asthme, alvéolite allergique).
  • Le diagnostic de l’aspergillose repose sur l’examen direct (histologie avec filaments) et la culture, complétés par la sérologie et l’imagerie au scanner (halo, croissant).

💡 Astuce mémo

Aspergillus = Inhalation + Invasion (neutropénie) ; Pneumocystis = Pneumopathie interstitielle “verre dépoli” (CD4 bas).

📊 Tableaux de synthèse

Repères de cycles et modes de contamination (à ne pas confondre)

ParasiteMode de contaminationType de cycle
Amibiase (Entamoeba histolytica)Ingestion de kystes (péril fécal, eau/aliments souillés, mains sales)Monoxène (direct)
Giardiase (Giardia intestinalis)Ingestion de kystes (péril fécal, eau, aliments)Monoxène (direct, cycle court)
Trichomonose (Trichomonas vaginalis)Transmission sexuelle (MST +++), indirect possible (serviettes humides), mère-enfantCycle direct court, pas de kyste
Leishmaniose (Leishmania sp.)Piqûre de phlébotome femelle infestéHétéroxène (dixène)
Toxoplasmose (Toxoplasma gondii)Ingestion de bradyzoïtes (viande crue) ou oocystes (eau/légumes/sol) + transmission transplacentaireHétéroxène (sexué chez le chat)
Cryptosporidiose (Cryptosporidium hominis/parvum)Oro-fécale (eau, aliments, contact direct)Monoxène (direct)
Oxyurose (Enterobius vermicularis)Auto-infestation (mains sales, ingestion d’œufs) + indirect (aliments/objets)Monoxène (direct, court)
Ascaridiose (Ascaris lumbricoides)Ingestion d’œufs embryonnésMonoxène (long) avec migration larvaire

Diagnostic : prélèvement et cible (EPS / LCR / imagerie)

MaladiePrélèvement / examen cléCible recherchée
AmibiaseSellesKystes et trophozoïtes (hématophages)
Amibes libres (Naegleria)LCRTrophozoïtes mobiles (direct) + culture/test de flagellation
GiardiaseSellesKystes (selles moulées) ou trophozoïtes (diarrhée), à répéter 3 fois
LeishmanioseFrottis (MO, ganglion, peau)Amastigotes (MGG) ; culture sur milieu NNN pour promastigotes
ToxoplasmoseSérologieIgG et IgM (ELISA/IFI) ; PCR prénatal sur liquide amniotique
CryptosporidioseSellesOocystes par coloration de Ziehl-Nielsen
OxyuroseScotch-test anal (Graham)Œufs sur la marge anale
HydatidoseImagerie (échographie/scanner)Kystes hydatiques ; ponction proscrite

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre kyste et forme végétative : pour amibiase/giardiase, la contamination se fait par ingestion de kystes (péril fécal/eau), pas par les formes actives.
  2. Croire que Trichomonas fait des kystes : Trichomonas vaginalis n’a qu’une forme parasitaire, la transmission est sexuelle (MST +++).
  3. Mélanger le diagnostic d’amibiase et d’amibes libres : amibiase = selles (kystes/trophozoïtes) alors que Naegleria se cherche au LCR (trophozoïtes mobiles).
  4. Sous-estimer la leishmaniose viscérale : fièvre « folle » + splénomégalie énorme + pâleur/amaigrissement (aspect batracien), mortelle sans traitement.
  5. Oublier l’« impasse parasitaire » : toxocarose et cysticercose/hydatidose chez l’Homme ne sont pas des cycles complets, ce qui explique la migration larvaire et la gravité selon localisation.
  6. Confondre taeniasis et cysticercose : taeniasis = adulte intestinal après viande mal cuite ; cysticercose = maladie larvaire après ingestion d’œufs (péril fécal).
  7. Se tromper sur le diagnostic de pneumocystose : ce n’est pas une recherche « standard » ; il faut crachats induits/LBA avec coloration spécifique (ou immunofluorescence/PCR).

✅ Checklist Examen

  1. Amibiase : savoir définir Entamoeba histolytica (forma minuta non pathogène vs forma histolytica hématophage) et le rôle du kyste (10–14 µm, 4 noyaux) dans la transmission féco-orale.
  2. Amibiase : connaître le cycle monoxène (kyste → amibe métakystique → minuta ou histolytica) et les 2 tableaux cliniques (dysenterie muco-sanglante sans fièvre ; abcès hépatique « pus chocolat » + triade de Fontan).
  3. Amibiase : maîtriser le diagnostic (selles : recherche kystes + trophozoïtes ; sérologie IFI/ELISA +++ pour localisations extra-intestinales) et le traitement (porteurs sains paromomycine/diloxanide ; maladie métronidazo
  4. Amibes libres : distinguer Naegleria fowleri (MEAP après eau dans le nez, sujet jeune immunocompétent) et Acanthamoeba (kératite liée aux lentilles, EAG chez immunodéprimés) et savoir que c’est un parasitisme accidentel/
  5. Giardiase : connaître la morphologie (trophozoïte 10–20 µm « cerf-volant/tête de hibou » ; kyste ovoïde 12×8 µm, 4 noyaux) et la transmission par ingestion de kystes (péril fécal/eau/aliments).
  6. Giardiase : savoir les signes (asymptomatique ou entérite : diarrhée fétide, douleurs, flatulences ; enfant : malabsorption, stéatorrhée, retard staturo-pondéral) et le diagnostic (EPS à répéter 3 fois ; entérotest).
  7. Trichomonose : retenir qu’il n’y a pas de kyste, que la transmission est sexuelle (MST +++), et que le diagnostic repose sur l’examen direct (état frais) des sécrétions avec mobilité en « tourniquet » + coloration/cultu
  8. Leishmaniose : associer espèces et formes (L. infantum LV méditerranéenne ; L. major et L. tropica LC) et retenir les formes (amastigote intracellulaire 2–3 µm ; promastigote flagellé 8–24 µm) + transmission par piqûre
  9. Leishmaniose : maîtriser les tableaux (LV : fièvre « folle », splénomégalie énorme, pâleur/amaigrissement ; LC : bouton d’Orient ulcéro-croûteux puis cicatrice indélébile ; LCM : atteintes ORL mutilantes) et le diag (f
  10. Toxoplasmose : connaître le cycle hétéroxène (chat hôte définitif, mammifères hôtes intermédiaires) et les formes (tachyzoïte aiguë ; bradyzoïte kystique ; oocyste excrété par le chat) + transmission (viande crue/oocyst
  11. Toxoplasmose : savoir les présentations (immunocompétent souvent asymptomatique/adénopathies ; immunodéprimé encéphalite/choriorétinite ; congénitale grave : hydrocéphalie, choriorétinite, convulsions) et le diagnostic (
  12. Cryptosporidiose : retenir l’agent (Cryptosporidium hominis/parvum), la transmission oro-fécale et le caractère monoxène, puis les signes (diarrhée aqueuse 3–14j immunocompétent ; diarrhée chronique sévère chez immunodé
  13. Cryptosporidiose : maîtriser le diagnostic (EPS avec coloration de Ziehl-Nielsen pour oocystes) et le traitement chez immunodéprimé (paromomycine ou nitazoxanide + restauration immunitaire/HAART + réhydratation).
  14. Nématodes : oxyurose (prurit anal nocturne, scotch-test de Graham, flubendazole cure unique à renouveler 15–20j + traiter la famille) et ascaridiose (ingestion d’œufs embryonnés, migration larvaire, EPS + hyperéosinophil

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Parasitologie médicale : infections et diagnostics avec 20 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle forme d’Entamoeba histolytica est non pathogène dans l’amibiase ?

2. Quelle amibe libre thermophile peut provoquer une méningo-encéphalite amibienne primitive après pénétration par le nez ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Parasitologie médicale : infections et diagnostics avec 20 flashcards interactives.

Amibiase — agent causal ?

Entamoeba histolytica.

Forma minuta — taille ?

10-15 µm, non pathogène.

Forma histolytica — rôle ?

Invasion tissulaire, hématophage.

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