Fiche de révision : Parasitologie médicale : infections et diagnostics

Plan du Cours

  1. Amibiase et amibes libres
  2. Giardiase et trichomonose
  3. Leishmaniose et paludisme
  4. Toxoplasmose et cryptosporidiose
  5. Nématodes : oxyurose, ascaridiose, toxocarose
  6. Cestodes : taeniasis, cysticercose, hydatidose
  7. Trématodes : schistosomiase et fasciolose
  8. Arthropodes : gale et pédiculose
  9. Mycoses : teignes, candidose, cryptococcose
  10. Mycoses : aspergillose et pneumocystose

1. Amibiase et amibes libres

Notions clés & Définitions

  • Entamoeba histolytica : Protozoaire responsable de l’amibiase, avec une forme minuta non pathogène et une forme histolytica hématophage.
  • Forma minuta : Forme trophozoïte de taille 10–15 µm, considérée non pathogène dans l’amibiase.
  • Forma histolytica : Forme trophozoïte de taille >20 µm, hématophage et associée aux formes invasives de l’amibiase.
  • Kyste d’Entamoeba : Forme de résistance mesurant 10–14 µm, à 4 noyaux et corps chromatoïde, à l’origine de la transmission féco-orale.
  • Naegleria fowleri : Amibe libre thermophile responsable d’une méningo-encéphalite amibienne primitive après entrée par le nez.

Points essentiels

  • Transmission de l’amibiase par ingestion de kystes via eau/aliments souillés, mains sales et péril fécal.
  • Cycle monoxène : kyste → amibe métakystique → formes minuta (saprophyte ou kyste) ou histolytica (pathogène).
  • Clinique intestinale : dysenterie amibienne avec selles muco-sanglantes sans fièvre.
  • Clinique extra-intestinale : abcès hépatique avec pus « chocolat » et triade de Fontan.
  • Diagnostic : recherche de kystes et trophozoïtes dans les selles, et sérologie (IFI/ELISA) ++ pour les localisations extra-intestinales.
  • Traitement de référence : porteurs sains paromomycine ou diloxanide, maladie par métronidazole ou tinidazole.

Astuce mémo

Kyste = contamination ; Intestin = muco-sanglant sans fièvre ; Foie = pus chocolat (triade de Fontan).

2. Giardiase et trichomonose

Notions clés & Définitions

  • Giardia intestinalis : Protozoaire intestinal responsable de la giardiase chez l’homme, avec une forme végétative et une forme kystique infectante.
  • Trophozoïte de Giardia : Forme active de Giardia, de 10 à 20 µm, symétrique en aspect de « cerf-volant » ou « tête de hibou », portant 2 noyaux et 8 flagelles.
  • Kyste de Giardia : Forme de résistance de Giardia, ovoïde de 12×8 µm, contenant 4 noyaux, transmise par ingestion.
  • Trichomonas vaginalis : Protozoaire responsable de la trichomonose, avec une seule forme parasitaire chez l’homme.
  • Trophozoïte de Trichomonas : Forme unique de Trichomonas vaginalis, ovoïde de 7 à 30 µm, avec 3 à 5 flagelles antérieurs, 1 flagelle postérieur et une membrane ondulante.

Points essentiels

  • Giardiase : transmission par ingestion de kystes via péril fécal, eau ou aliments, avec contagiosité.
  • Giardiase : réservoir principal l’homme (+++), avec aussi des animaux.
  • Giardiase : cycle monoxène et direct, sans étape chez un hôte intermédiaire.
  • Giardiase : clinique possible asymptomatique ou entérite avec diarrhée fétide, douleurs abdominales et flatulences.
  • Giardiase : chez l’enfant, malabsorption avec stéatorrhée et retard staturo-pondéral.
  • Giardiase : diagnostic par recherche de kystes (selles moulées) ou trophozoïtes (diarrhée), à répéter 3 fois, ou entérotest (capsule duodénale).

Astuce mémo

Giardia = « kyste = contamination » (péril fécal/eau/aliments) ; Trichomonas = « MST +++ » (pas de kyste).

3. Leishmaniose et paludisme

Notions clés & Définitions

  • Leishmania infantum : Leishmania infantum est une espèce associée à la leishmaniose viscérale méditerranéenne.
  • Leishmania major : Leishmania major est une espèce associée à la leishmaniose cutanée.
  • Leishmania tropica : Leishmania tropica est une espèce associée à la leishmaniose cutanée.
  • Amastigote : L’amastigote est la forme intracellulaire chez l’homme, immobile et de petite taille (2–3 µm).
  • Promastigote : Le promastigote est la forme flagellée et mobile chez le phlébotome, mesurant environ 8–24 µm.

Points essentiels

  • Leishmaniose : transmission vectorielle par la piqûre de phlébotome femelle infesté.
  • Leishmaniose : promastigotes inoculés puis transformation en amastigotes dans les macrophages.
  • Leishmaniose viscérale (LV) : fièvre « folle », splénomégalie très importante, pâleur et amaigrissement avec aspect batracien, mortelle sans traitement.
  • Leishmaniose cutanée (LC) : « bouton d’Orient » avec lésion ulcéro-croûteuse puis cicatrice indélébile.
  • Leishmaniose cutanéo-muqueuse (LCM) : atteintes ORL avec mutilations, notamment en Amérique du Sud.
  • Diagnostic direct : frottis (MO, ganglion, peau) coloré au MGG pour voir les amastigotes, ou culture sur milieu NNN pour les promastigotes.

Astuce mémo

Amastigote = « A » pour Animal (macrophages) ; Promastigote = « P » pour Phlébotome (flagellé).

4. Toxoplasmose et cryptosporidiose

Notions clés & Définitions

  • Toxoplasma gondii : Parasite protozoaire responsable de la toxoplasmose, avec des formes successives selon le cycle chez l’hôte.
  • Tachyzoïte : Forme proliférative de Toxoplasma gondii, associée à la phase aiguë de l’infection.
  • Bradyzoïte : Forme kystique de Toxoplasma gondii, persistant dans les tissus et liée à l’infection chronique.
  • Oocyste : Forme excrétée dans les selles du chat, contenant des sporozoïtes après sporulation.
  • Cryptosporidium hominis : Espèce de Cryptosporidium responsable de la cryptosporidiose chez l’humain.

Points essentiels

  • Toxoplasmose : cycle hétéroxène avec cycle sexué chez le chat (hôte définitif) et formes chez les mammifères (hôtes intermédiaires dont l’homme).
  • Toxoplasmose : contamination par ingestion de bradyzoïtes (viande crue) ou d’oocystes (eau, légumes souillés, sol).
  • Toxoplasmose : transmission transplacentaire possible, responsable de la forme congénitale.
  • Toxoplasmose : immunocompétent souvent asymptomatique ou avec adénopathies, alors qu’en immunodéprimé l’atteinte peut être encéphalite ou choriorétinite.
  • Toxoplasmose congénitale : forme grave avec hydrocéphalie, choriorétinite et convulsions possibles.
  • Toxoplasmose : sérologie (ELISA, IFI) recherche IgG et IgM, et le diagnostic prénatal peut utiliser la PCR sur liquide amniotique.

Astuce mémo

Chat = sexe; Viande crue/sol = kystes; Grossesse = transmission transplacentaire.

5. Nématodes : oxyurose, ascaridiose, toxocarose

Notions clés & Définitions

  • Oxyurose : Infestation intestinale humaine due à un petit nématode, caractérisée par des œufs déposés près de l’anus et un prurit nocturne.
  • Ascaridiose : Infestation humaine par un grand nématode, transmise par ingestion d’œufs embryonnés avec migration larvaire pulmonaire.
  • Toxocarose : Zoonose due à Toxocara canis, où l’Homme est un hôte accidentel sans cycle complet, avec migration larvaire tissulaire.
  • Monoxène : Cycle parasitaire ne nécessitant qu’un seul hôte, ce qui favorise une transmission directe chez l’hôte principal.
  • Impasse parasitaire : Situation où le parasite ne peut pas terminer son cycle chez l’Homme, ce qui limite la reproduction mais permet une migration larvaire.

Points essentiels

  • Oxyurose : ver asymétrique, face aplatie, œufs embryonnés d’environ 60×30 µm, avec réservoir strictement humain (anthroponose).
  • Oxyurose : auto-infestation par mains sales/ingestion d’œufs, et transmission indirecte via aliments ou objets contaminés.
  • Oxyurose : femelle gravide pond environ 10 000 œufs sur la marge anale, surtout la nuit, ce qui déclenche un prurit anal intense nocturne.
  • Oxyurose : chez la fille, possible vulvite, avec irritabilité et troubles du sommeil.
  • Oxyurose : diagnostic par scotch-test anal de Graham recherchant des œufs sur la marge anale.
  • Oxyurose : traitement par flubendazole (Fluvermal®) en cure unique à renouveler 15–20 jours plus tard, et traitement de toute la famille avec mesures d’hygiène (ongles coupés, pyjama serré, lavage des mains, changement/à

6. Cestodes : taeniasis, cysticercose, hydatidose

Notions clés & Définitions

  • Taeniasis : Taeniasis : infection intestinale par un Taenia adulte, acquise après ingestion de viande contenant des cysticerques.
  • Taenia saginata : Taenia saginata : espèce de Taenia liée au bœuf, dont l’adulte porte des scolex à ventouses sans crochets.
  • Taenia solium : Taenia solium : espèce de Taenia liée au porc, dont l’adulte possède des crochets et dont les œufs exposent à la cysticercose.
  • Cysticercose : Cysticercose : maladie due aux formes larvaires (cysticerques) de Taenia, survenant chez l’hôte accidentel après ingestion d’œufs.
  • Hydatidose : Hydatidose : maladie due au développement larvaire d’Echinococcus chez l’hôte accidentel après ingestion d’œufs souillés.

Points essentiels

  • Adulte de Taenia : ver rubané de 2 à 10 m, avec scolex à ventouses (crochets présents chez T. solium).
  • Œuf de Taenia : embryonné avec embryophore, éliminé par l’hôte définitif.
  • Cysticerque : larve vésiculeuse dans la viande, responsable de la contamination lors de la consommation de viande mal cuite.
  • Cycle hétéroxène (dixène) Taenia : adulte (TD) → œufs → HI (muscle) → cysticerque → HD.
  • Taeniasis : souvent asymptomatique ou troubles digestifs bénins, et l’espèce se suspecte par l’aspect des anneaux.
  • Différence clinique des anneaux : T. saginata a des anneaux très mobiles sortant activement par l’anus, alors que T. solium expose surtout au risque de cysticercose humaine via les œufs.

Astuce mémo

Taeniasis = viande (cysticerques) ; Cysticercose = œufs (péril fécal) ; Hydatidose = chien (œufs) → kystes.

7. Trématodes : schistosomiase et fasciolose

Notions clés & Définitions

  • Schistosoma haematobium : Schistosoma haematobium : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose urinaire chez l’Homme.
  • Schistosoma mansoni : Schistosoma mansoni : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose digestive chez l’Homme.
  • Schistosoma japonicum : Schistosoma japonicum : espèce de Schistosoma responsable de la bilharziose digestive/hépatique chez l’Homme.
  • Fasciola hepatica : Fasciola hepatica : grande douve du foie, trématode responsable de la fasciolose chez les herbivores.
  • Furcocercaire : Furcocercaire : forme larvaire infestante de Schistosoma qui pénètre la peau lors d’un contact avec l’eau douce.

Points essentiels

  • Schistosomiase : adultes à sexes séparés, le mâle possède un canal gynécophore.
  • Schistosomiase : l’œuf est embryonné avec un miracidium et un éperon.
  • Schistosomiase : l’infestation se fait par pénétration transcutanée de la furcocercaire lors de baignades en eau douce.
  • Schistosomiase : hétéroxène dixène avec mollusque d’eau douce (bulin, planorbe) puis passage à l’Homme où les adultes vivent dans des plexus.
  • Schistosomiase : S. haematobium donne des signes uro-génitaux (hématurie, dysurie, bilharziome vésical) tandis que S. mansoni/japonicum donnent des signes digestifs/hépatiques (diarrhée, splénomégalie, hypertension portà
  • Schistosomiase : diagnostic par EPS (œufs pour S. mansoni/japonicum) ou par urines (œufs pour S. haematobium) avec biopsie rectale possible et sérologie possible; la source ne précise pas de ponction comme méthode ici.

Astuce mémo

Furcocercaire = “Furure” dans la peau : eau douce → peau → Homme.

8. Arthropodes : gale et pédiculose

Notions clés & Définitions

  • Gale : La gale est une ectoparasitose cutanée due à un acarien qui creuse des sillons dans la couche cornée et provoque un prurit typique.
  • Sarcoptes scabiei var. hominis : Sarcoptes scabiei var. hominis est l’acarien responsable de la gale chez l’humain.
  • Pédiculose : La pédiculose est une ectoparasitose due à des insectes hématophages qui infestent les cheveux, le corps ou les poils.
  • Pediculus humanus : Pediculus humanus regroupe les poux de tête et de corps, responsables de la pédiculose humaine.
  • Phtirius pubis : Phtirius pubis est le morpion, responsable de la pédiculose du pubis.

Points essentiels

  • Acarien de la gale : la femelle mesure environ 0,3 à 0,4 mm et creuse des sillons dans la couche cornée.
  • Transmission de la gale : contact direct prolongé (familial/MST) ou indirect via literie et vêtements.
  • Ponte de la gale : la femelle pond 2 à 3 œufs par jour dans les sillons.
  • Prurit de la gale : prurit intense avec recrudescence nocturne.
  • Topographie de la gale : espaces interdigitaux, poignets, plis axillaires, seins, fesses, avec sillons pathognomoniques.
  • Gale norvégienne : forme hyperkératosique chez les sujets immunodéprimés, avec risque de formes très étendues et contagiosité accrue (selon contexte clinique).

Astuce mémo

Gale = Sillons + Prurit nocturne (interdigitaux/poignets).

9. Mycoses : teignes, candidose, cryptococcose

Notions clés & Définitions

  • Champignons kératinophiles : Champignons filamentaux capables de se nourrir de la kératine, ciblant peau, cheveux et ongles.
  • Anthropophiles : Champignons dont l’hôte principal est l’humain, favorisant la transmission entre personnes.
  • Zoophiles : Champignons dont l’hôte principal est l’animal, impliqués dans les contaminations via contact animal.
  • Telluriques : Champignons présents dans le sol, responsables de contaminations environnementales.
  • Teigne tondante : Forme de teigne caractérisée par des plaques d’alopécie avec cassure des cheveux.

Points essentiels

  • Teignes : champignons kératinophiles (Trichophyton, Microsporum, Epidermophyton) transmissibles par contact direct ou indirect (objets, sols, piscines).
  • Teigne tondante : plaques d’alopécie avec cheveux cassés ; Kérion : forme inflammatoire suppurée ; Teigne favique : godets faviques avec chute définitive.
  • Diagnostic des teignes : examen direct au KOH 30% (filaments mycéliens), culture sur Sabouraud + actidione, et lampe de Wood avec fluorescence verte pour Microsporum.
  • Traitement des teignes : topique par imidazolés et voie générale par griséofulvine (Griséfuline®) pendant 6 à 8 semaines.
  • Prévention des teignes : hygiène, traitement des animaux, éviter le partage de brosses et bonnets.
  • Candidose : Candida albicans (++++), levure à bourgeonnement avec pseudomycélium et mycélium ; endo-saprophyte du tube digestif et opportuniste en cas de déséquilibre flore ou immunodépression.

Astuce mémo

Kératine→Teigne ; Bourgeon→Candida ; Capsule→Cryptococcus.

10. Mycoses : aspergillose et pneumocystose

Notions clés & Définitions

  • Aspergillus fumigatus : Aspergillus fumigatus est une espèce d’Aspergillus très fréquemment impliquée dans les aspergilloses invasives.
  • Aspergillome : Aspergillome désigne une forme d’aspergillose où une masse fongique se développe dans une cavité pulmonaire préexistante.
  • Aspergillose allergique : Aspergillose allergique correspond à une atteinte respiratoire liée à une réaction d’hypersensibilité à Aspergillus.
  • Pneumocystis jirovecii : Pneumocystis jirovecii est l’espèce responsable de la pneumocystose chez l’humain.
  • Pneumocystose : Pneumocystose est une pneumopathie opportuniste due à Pneumocystis jirovecii, surtout chez les immunodéprimés.

Points essentiels

  • Aspergillus est un champignon filamenteux (moisissure) avec une structure aspergillaire produisant des spores.
  • Aspergillus est un saprophyte présent dans le sol, les débris végétaux, l’air et des environnements comme les climatiseurs ou l’hôpital.
  • La transmission de l’aspergillose se fait par inhalation de spores via la voie aérienne.
  • L’aspergillose est opportuniste, notamment en cas de neutropénie et d’immunodépression.
  • Formes d’aspergillose : invasive pulmonaire (fièvre, signes pulmonaires, hémoptysies, mortelle), aspergillome (hémoptysies), forme allergique (asthme, alvéolite allergique).
  • Le diagnostic de l’aspergillose repose sur l’examen direct (histologie avec filaments) et la culture, complétés par la sérologie et l’imagerie au scanner (halo, croissant).

Astuce mémo

Aspergillus = Inhalation + Invasion (neutropénie) ; Pneumocystis = Pneumopathie interstitielle “verre dépoli” (CD4 bas).

Tableaux de synthèse

Repères de cycles et modes de contamination (à ne pas confondre)

ParasiteMode de contaminationType de cycle
Amibiase (Entamoeba histolytica)Ingestion de kystes (péril fécal, eau/aliments souillés, mains sales)Monoxène (direct)
Giardiase (Giardia intestinalis)Ingestion de kystes (péril fécal, eau, aliments)Monoxène (direct, cycle court)
Trichomonose (Trichomonas vaginalis)Transmission sexuelle (MST +++), indirect possible (serviettes humides), mère-enfantCycle direct court, pas de kyste
Leishmaniose (Leishmania sp.)Piqûre de phlébotome femelle infestéHétéroxène (dixène)
Toxoplasmose (Toxoplasma gondii)Ingestion de bradyzoïtes (viande crue) ou oocystes (eau/légumes/sol) + transmission transplacentaireHétéroxène (sexué chez le chat)
Cryptosporidiose (Cryptosporidium hominis/parvum)Oro-fécale (eau, aliments, contact direct)Monoxène (direct)
Oxyurose (Enterobius vermicularis)Auto-infestation (mains sales, ingestion d’œufs) + indirect (aliments/objets)Monoxène (direct, court)
Ascaridiose (Ascaris lumbricoides)Ingestion d’œufs embryonnésMonoxène (long) avec migration larvaire

Diagnostic : prélèvement et cible (EPS / LCR / imagerie)

MaladiePrélèvement / examen cléCible recherchée
AmibiaseSellesKystes et trophozoïtes (hématophages)
Amibes libres (Naegleria)LCRTrophozoïtes mobiles (direct) + culture/test de flagellation
GiardiaseSellesKystes (selles moulées) ou trophozoïtes (diarrhée), à répéter 3 fois
LeishmanioseFrottis (MO, ganglion, peau)Amastigotes (MGG) ; culture sur milieu NNN pour promastigotes
ToxoplasmoseSérologieIgG et IgM (ELISA/IFI) ; PCR prénatal sur liquide amniotique
CryptosporidioseSellesOocystes par coloration de Ziehl-Nielsen
OxyuroseScotch-test anal (Graham)Œufs sur la marge anale
HydatidoseImagerie (échographie/scanner)Kystes hydatiques ; ponction proscrite

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre kyste et forme végétative : pour amibiase/giardiase, la contamination se fait par ingestion de kystes (péril fécal/eau), pas par les formes actives.
  2. Croire que Trichomonas fait des kystes : Trichomonas vaginalis n’a qu’une forme parasitaire, la transmission est sexuelle (MST +++).
  3. Mélanger le diagnostic d’amibiase et d’amibes libres : amibiase = selles (kystes/trophozoïtes) alors que Naegleria se cherche au LCR (trophozoïtes mobiles).
  4. Sous-estimer la leishmaniose viscérale : fièvre « folle » + splénomégalie énorme + pâleur/amaigrissement (aspect batracien), mortelle sans traitement.
  5. Oublier l’« impasse parasitaire » : toxocarose et cysticercose/hydatidose chez l’Homme ne sont pas des cycles complets, ce qui explique la migration larvaire et la gravité selon localisation.
  6. Confondre taeniasis et cysticercose : taeniasis = adulte intestinal après viande mal cuite ; cysticercose = maladie larvaire après ingestion d’œufs (péril fécal).
  7. Se tromper sur le diagnostic de pneumocystose : ce n’est pas une recherche « standard » ; il faut crachats induits/LBA avec coloration spécifique (ou immunofluorescence/PCR).

Checklist Examen

  1. Amibiase : savoir définir Entamoeba histolytica (forma minuta non pathogène vs forma histolytica hématophage) et le rôle du kyste (10–14 µm, 4 noyaux) dans la transmission féco-orale.
  2. Amibiase : connaître le cycle monoxène (kyste → amibe métakystique → minuta ou histolytica) et les 2 tableaux cliniques (dysenterie muco-sanglante sans fièvre ; abcès hépatique « pus chocolat » + triade de Fontan).
  3. Amibiase : maîtriser le diagnostic (selles : recherche kystes + trophozoïtes ; sérologie IFI/ELISA +++ pour localisations extra-intestinales) et le traitement (porteurs sains paromomycine/diloxanide ; maladie métronidazo
  4. Amibes libres : distinguer Naegleria fowleri (MEAP après eau dans le nez, sujet jeune immunocompétent) et Acanthamoeba (kératite liée aux lentilles, EAG chez immunodéprimés) et savoir que c’est un parasitisme accidentel/
  5. Giardiase : connaître la morphologie (trophozoïte 10–20 µm « cerf-volant/tête de hibou » ; kyste ovoïde 12×8 µm, 4 noyaux) et la transmission par ingestion de kystes (péril fécal/eau/aliments).
  6. Giardiase : savoir les signes (asymptomatique ou entérite : diarrhée fétide, douleurs, flatulences ; enfant : malabsorption, stéatorrhée, retard staturo-pondéral) et le diagnostic (EPS à répéter 3 fois ; entérotest).
  7. Trichomonose : retenir qu’il n’y a pas de kyste, que la transmission est sexuelle (MST +++), et que le diagnostic repose sur l’examen direct (état frais) des sécrétions avec mobilité en « tourniquet » + coloration/cultu
  8. Leishmaniose : associer espèces et formes (L. infantum LV méditerranéenne ; L. major et L. tropica LC) et retenir les formes (amastigote intracellulaire 2–3 µm ; promastigote flagellé 8–24 µm) + transmission par piqûre
  9. Leishmaniose : maîtriser les tableaux (LV : fièvre « folle », splénomégalie énorme, pâleur/amaigrissement ; LC : bouton d’Orient ulcéro-croûteux puis cicatrice indélébile ; LCM : atteintes ORL mutilantes) et le diag (f
  10. Toxoplasmose : connaître le cycle hétéroxène (chat hôte définitif, mammifères hôtes intermédiaires) et les formes (tachyzoïte aiguë ; bradyzoïte kystique ; oocyste excrété par le chat) + transmission (viande crue/oocyst
  11. Toxoplasmose : savoir les présentations (immunocompétent souvent asymptomatique/adénopathies ; immunodéprimé encéphalite/choriorétinite ; congénitale grave : hydrocéphalie, choriorétinite, convulsions) et le diagnostic (
  12. Cryptosporidiose : retenir l’agent (Cryptosporidium hominis/parvum), la transmission oro-fécale et le caractère monoxène, puis les signes (diarrhée aqueuse 3–14j immunocompétent ; diarrhée chronique sévère chez immunodé
  13. Cryptosporidiose : maîtriser le diagnostic (EPS avec coloration de Ziehl-Nielsen pour oocystes) et le traitement chez immunodéprimé (paromomycine ou nitazoxanide + restauration immunitaire/HAART + réhydratation).
  14. Nématodes : oxyurose (prurit anal nocturne, scotch-test de Graham, flubendazole cure unique à renouveler 15–20j + traiter la famille) et ascaridiose (ingestion d’œufs embryonnés, migration larvaire, EPS + hyperéosinophil

Teste tes connaissances

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1. Quelle forme d’Entamoeba histolytica est non pathogène dans l’amibiase ?

2. Quelle amibe libre thermophile peut provoquer une méningo-encéphalite amibienne primitive après pénétration par le nez ?

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Amibiase — agent causal ?

Entamoeba histolytica.

Forma minuta — taille ?

10-15 µm, non pathogène.

Forma histolytica — rôle ?

Invasion tissulaire, hématophage.

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