QCM : Pathologies des voies lacrymales — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Chez un nouveau-né présentant une épiphora avec des cils englués peu après la naissance, quelle anomalie est la plus probable ?

Une infection aiguë du sac lacrymal
Une inflammation chronique du canalicule lacrymal
Un retard de perméabilisation du canal lacrymo-nasal
Une sténose méatique secondaire

Un retard de perméabilisation du canal lacrymo-nasal

Explication

Le retard de perméabilisation du canal lacrymo-nasal provoque typiquement une épiphora et des cils englués dès les premières semaines. Une infection du sac lacrymal donne plutôt un tableau inflammatoire douloureux, tandis que les sténoses méatiques concernent le calibre d’un canal.

2. Dans quelle structure osseuse et quelle région nasale le canal lacrymo-nasal poursuit-il son trajet ?

Dans l’os frontal, entre l’orbite et le sinus frontal
Dans le maxillaire supérieur, entre le sinus maxillaire et les fosses nasales
Dans l’os ethmoïde, entre les cellules ethmoïdales et le méat moyen
Dans l’os zygomatique, entre l’orbite et le vestibule nasal

Dans le maxillaire supérieur, entre le sinus maxillaire et les fosses nasales

Explication

Le canal lacrymo-nasal est un canal osseux du maxillaire supérieur, situé entre le sinus maxillaire et les fosses nasales. Les autres localisations proposées ne correspondent pas à son trajet anatomique décrit.

3. À quel ordre de grandeur correspond le temps moyen de transit des larmes dans les voies lacrymales ?

Environ 30 secondes
Environ 2 heures
Environ 45 minutes
Environ 8 minutes

Environ 8 minutes

Explication

Le temps moyen de transit dans les voies lacrymales est estimé à environ 8 minutes. Les autres durées ne correspondent pas à la valeur physiologique fournie pour ce transit.

4. Quel tableau clinique évoque le mieux une dacryocystite aiguë ?

Une épiphora indolore avec reflux mucopurulent à la pression
Une douleur, une rougeur et un gonflement sous le canthus
Un gonflement bleuâtre du canthus interne sans réaction inflammatoire
Une conjonctivite avec méat bouché et œdème péricanaliculaire

Une douleur, une rougeur et un gonflement sous le canthus

Explication

La dacryocystite aiguë associe une obstruction lacrymale à une infection aiguë du sac lacrymal, avec douleur, rougeur et gonflement sous le canthus. L’épiphora indolore avec reflux mucopurulent évoque plutôt la forme chronique.

5. Quel traitement différencie la prise en charge de la dacryocystite aiguë de celle de la dacryocystite chronique ?

Une canaliculotomie pour la forme aiguë, contre des antibiotiques locaux pour la forme chronique
Des antibiotiques oraux associés à une DCR pour la forme aiguë, contre une DCR pour la forme chronique
Des antibiotiques oraux pour les deux formes, sans recours à une intervention chirurgicale
Une DCR pour la forme aiguë, contre une canaliculotomie pour la forme chronique

Des antibiotiques oraux associés à une DCR pour la forme aiguë, contre une DCR pour la forme chronique

Explication

La dacryocystite aiguë nécessite des antibiotiques oraux associés à une DCR, tandis que la forme chronique relève d’une DCR. La canaliculotomie concerne la canaliculite chronique, qui atteint le canalicule et non le sac lacrymal.

6. Quelle intervention réalise une dérivation directe entre le sac lacrymal et les fosses nasales ?

La radiographie lacrymale contrastée
La dacryocystographie
La dacryocystorhinostomie
Le dacryoscanner

La dacryocystorhinostomie

Explication

La dacryocystorhinostomie crée une nouvelle voie entre le sac lacrymal et les fosses nasales pour permettre l’évacuation des larmes et du pus. La dacryocystographie, le dacryoscanner et la radiographie contrastée servent à explorer l’anatomie des voies lacrymales.

7. Quel espace triangulaire se trouve entre les portions lacrymales des deux paupières et possède la caroncule à son fond ?

Le lac lacrymal
Le canalicule commun
Le sac lacrymal
La gouttière lacrymale

Le lac lacrymal

Explication

Le lac lacrymal est le petit espace triangulaire compris entre les portions lacrymales des paupières, avec la caroncule constituant son fond. La gouttière lacrymale loge le sac, tandis que le canalicule commun appartient aux voies d’évacuation.

8. Quelle particularité anatomique caractérise la portion horizontale des canalicules lacrymaux ?

Elle se dirige directement vers le méat inférieur
Elle est plus courte que leur portion verticale
Elle est plus longue que leur portion verticale
Elle traverse le sinus maxillaire avant le sac

Elle est plus longue que leur portion verticale

Explication

Chaque canalicule comporte d’abord une courte portion verticale, puis une portion horizontale plus longue qui se dirige vers le sac lacrymal. Le méat inférieur et le sinus maxillaire appartiennent au trajet du canal lacrymo-nasal, non à celui des canalicules.

9. Lors d’un test de Jones secondaire, que suggère l’absence de colorant après le rinçage au sérum physiologique ?

Une infection bactérienne isolée du canalicule sans anomalie obstructive
Une perméabilité complète du canal lacrymo-nasal malgré l’épiphora
Une obstruction fonctionnelle du canal nasolacrimal avec passage anatomique conservé
Une sténose pouvant siéger à n’importe quel niveau des voies lacrymales

Une sténose pouvant siéger à n’importe quel niveau des voies lacrymales

Explication

Un test de Jones secondaire négatif, marqué par l’absence de colorant après rinçage, peut correspondre à une sténose située à n’importe quel niveau des voies lacrymales. La détection du colorant après rinçage suggère plutôt une obstruction fonctionnelle du canal nasolacrimal.

10. Quelle description correspond à une dacryocystocèle congénitale ?

Une rougeur douloureuse sous le canthus avec fièvre élevée
Un rétrécissement du calibre d’un canal avec écoulement nasal
Un œdème péricanaliculaire associé à une conjonctivite purulente
Un gonflement kystique bleuâtre du canthus interne avec épiphora

Un gonflement kystique bleuâtre du canthus interne avec épiphora

Explication

La dacryocystocèle est une collection de liquide amniotique ou de mucus dans le sac lacrymal, donnant un gonflement bleuâtre et kystique du canthus interne. Le rétrécissement d’un canal correspond plutôt à une sténose méatique, qui constitue la confusion la plus fréquente.

11. Quel résultat clinique est attendu après une dacryocystorhinostomie réussie ?

Une disparition des symptômes dans près de 20 à 30 % des cas
Une guérison définitive dans environ 80 à 90 % des cas
Une efficacité comparable à celle d’un traitement antibiotique isolé
Une amélioration transitoire dans environ 40 à 50 % des cas

Une guérison définitive dans environ 80 à 90 % des cas

Explication

La dacryocystorhinostomie permet une guérison définitive dans environ 80 à 90 % des cas. Une efficacité limitée à 20, 40 ou 50 % ne correspond pas au taux rapporté pour cette intervention.

12. Chez une personne présentant une laxité de l’orbiculaire liée à une paralysie faciale, quelle cause d’épiphora doit être envisagée ?

Un défaut de pompe lacrymale
Une irritation provoquée par un déficit lacrymal
Une obstruction située dans le canal lacrymo-nasal
Une hypersécrétion liée à une inflammation

Un défaut de pompe lacrymale

Explication

La laxité du muscle orbiculaire lors d’une paralysie faciale altère le fonctionnement de la pompe lacrymale et peut provoquer un épiphora. Une hypersécrétion inflammatoire produit davantage de larmes, tandis qu’une obstruction empêche leur drainage par un autre mécanisme.

13. Quel mécanisme explique la progression des larmes vers les fosses nasales lors du drainage lacrymal normal ?

La contraction isolée du muscle orbiculaire qui refoule les larmes vers l’orbite
L’action antagoniste du muscle de Horner et de la paroi élastique des canalicules
La fermeture de la valve de Hasner qui aspire les larmes dans le sac
L’évaporation progressive des larmes dans les canalicules puis le sac

L’action antagoniste du muscle de Horner et de la paroi élastique des canalicules

Explication

La dynamique lacrymale associe l’action du muscle de Horner à l’élasticité de la paroi canaliculaire, ce qui dirige les larmes vers le sac puis le canal lacrymo-nasal. La valve de Hasner se situe à l’arrivée dans les fosses nasales et l’évaporation ne constitue pas ce mécanisme de propulsion.

14. Un nourrisson présente une obstruction congénitale persistante du canal lacrymo-nasal à l’âge de six mois ; quelle prise en charge est indiquée ?

Effectuer une canaliculotomie d’emblée
Traiter par antibiotiques oraux prolongés
Poursuivre les massages jusqu’à l’adolescence
Réaliser un sondage des voies lacrymales

Réaliser un sondage des voies lacrymales

Explication

Lorsque l’obstruction persiste entre trois et douze mois, un sondage des voies lacrymales est indiqué. Les massages sont privilégiés avant trois mois, tandis que la canaliculotomie concerne la canaliculite chronique.

15. Dans quelles conditions le test de Jones primaire est-il réalisé ?

Le colorant est appliqué sur la paupière, puis recherché dans le canalicule après rinçage
Le colorant est injecté dans le sac lacrymal, puis observé dans l’œil après cinq minutes
Le colorant est instillé dans le sac conjonctival, puis recherché dans le nez après cinq minutes
Le sérum physiologique est instillé dans le nez, puis recherché dans le sac conjonctival

Le colorant est instillé dans le sac conjonctival, puis recherché dans le nez après cinq minutes

Explication

Le test de Jones primaire consiste à instiller un colorant dans le sac conjonctival et à rechercher sa présence sur un coton-tige placé dans la fosse nasale après cinq minutes. Le rinçage au sérum physiologique appartient au test de Jones secondaire.

16. Quelle succession d’étapes décrit correctement une dacryocystographie ?

Instillation d’un colorant dans l’œil, puis observation de son passage dans le nez
Injection iodée par cathéter fin, puis dacryoscanner ou clichés radiologiques ciblés
Injection d’un anesthésique, puis endoscopie directe de la cavité orbitaire
Incision cutanée, retrait osseux, puis suture du sac à la paroi nasale

Injection iodée par cathéter fin, puis dacryoscanner ou clichés radiologiques ciblés

Explication

La dacryocystographie commence par l’injection d’un produit de contraste iodé au moyen d’un fin cathéter, suivie d’un dacryoscanner ou de radiographies centrées sur les voies lacrymales. L’incision osseuse et la suture du sac correspondent à un geste de dacryocystorhinostomie, pas à une imagerie.

17. Quelle bactérie est notamment impliquée dans la canaliculite chronique, complication possible de bouchons lacrymaux en silicone ?

Streptococcus pneumoniae
Pseudomonas aeruginosa
Staphylococcus aureus
Actinomyces israelii

Actinomyces israelii

Explication

Actinomyces israelii est notamment associé à la canaliculite chronique, qui peut survenir après la pose de bouchons lacrymaux en silicone. Staphylococcus aureus est plutôt lié à la dacryocystite aiguë dans ce contexte.

18. Quel résultat du test de Jones primaire indique que le colorant a atteint les voies nasales ?

Un test négatif
Une absence de coloration conjonctivale
Un test positif
Un résultat retardé

Un test positif

Explication

Un test de Jones primaire positif signifie que le colorant a atteint le nez, ce qui indique un passage lacrymal fonctionnel jusqu’aux fosses nasales. Un résultat négatif fait envisager une obstruction anatomique ou fonctionnelle.

19. Quelle est la limite inférieure du sac lacrymal dans la continuité des voies lacrymales ?

Il se poursuit par le canalicule commun
Il se poursuit par le canal lacrymo-nasal
Il se termine au niveau du repli semi-lunaire
Il s’ouvre directement dans le méat moyen

Il se poursuit par le canal lacrymo-nasal

Explication

Le sac lacrymal est continu vers le bas avec le canal lacrymo-nasal, qui prolonge ensuite le drainage vers les fosses nasales. Le canalicule commun appartient au segment situé en amont du sac et ne constitue pas sa limite inférieure.

20. Quelle structure est principalement atteinte lors d’une canaliculite chronique ?

La fosse nasale inférieure
Le canalicule lacrymal
Le canal lacrymo-nasal
Le sac lacrymal

Le canalicule lacrymal

Explication

La canaliculite chronique est une infection du canalicule lacrymal, notamment associée à Actinomyces israelii. La dacryocystite, par contraste, atteint le sac lacrymal.

21. Quel mécanisme définit le mieux l’épiphora par rapport au trajet normal des larmes ?

Une accumulation des larmes dans le sac avant leur évacuation vers le nez
Un écoulement des larmes sur les joues au lieu de leur passage par les points lacrymaux
Une diminution de la production lacrymale entraînant une irritation de la cornée
Une évaporation excessive du film lacrymal à la surface de l’œil

Un écoulement des larmes sur les joues au lieu de leur passage par les points lacrymaux

Explication

L’épiphora correspond à un excès de larmes qui débordent sur les joues plutôt que de passer par les points lacrymaux. Une diminution de la production lacrymale décrit au contraire un déficit associé à la sécheresse oculaire.

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Anatomie voies lacrymales — définition ?

Syteme qui drainent les larmes du œil au nez.

Canal lacrymo-nasal — longueur ?

12 à 15 mm.

Points lacrymaux — rôle ?

Ouvertures pour l’écoulement des larmes.

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