Fiche de révision : Pharmacologie et déontologie podologique

Plan du Cours

  1. Prévention des infections et transmissions
  2. Protocoles d’hygiène au cabinet
  3. Orthèses unguéales et déformations
  4. Orthèses d’orteils en silicone
  5. Médicament et formes galéniques
  6. Devenir et effets des médicaments
  7. Développement et délivrance des médicaments
  8. Antifongiques et hémostatiques podologiques
  9. Anesthésiques et kératolytiques locaux
  10. Antithrombotiques et diabète
  11. Prévention antithrombotique et AAP
  12. Diabète et traitements antidiabétiques
  13. Produits dermatologiques podologiques
  14. Éducation thérapeutique du patient
  15. Prescription et orientation du patient
  16. Secret professionnel et partage
  17. Déontologie du pédicure-podologue

1. Prévention des infections et transmissions

Notions clés & Définitions

  • Infection : La pénétration et le développement d’un microorganisme dans un être vivant.
  • Prévention : L’ensemble des mesures destinées à prévenir certains risques.

★ À maîtriser

  • Les infections se transmettent par quatre voies :
    • voie aérienne
    • voie orale
    • voie parentérale
    • contact

📌 La voie aérienne transmet directement les microbes par les gouttelettes de salive et les sécrétions respiratoires, tandis que la voie orale expose par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés.

Compléments

📌 La voie parentérale traverse la peau ou les muqueuses, par exemple lors d’une piqûre, tandis que la voie de contact transmet les microbes d’une personne à l’autre par contact simple ou lors d’une infection sexuellement transmissible.

2. Protocoles d’hygiène au cabinet

Notions clés & Définitions

  • Asepsie : L’ensemble des mesures destinées à empêcher tout apport exogène de microorganismes.

★ À maîtriser

  • Le lavage simple des mains, réalisé avec un savon simple pendant 30 secondes, élimine 50 % de la flore transitoire.

  • Le lavage antiseptique associe un lavage simple à un antiseptique, dure 1 minute et élimine 80 % de la flore transitoire.

  • Le lavage chirurgical associe lavage simple, lavage antiseptique et brossage, dure 6 minutes et élimine 95 % de la flore transitoire.

📌 Les gants non stériles à usage unique sont recommandés en cas de risque de contact avec une peau lésée, et des gants stériles sont requis pour les plaies à risque infectieux élevé et spécifique.

  • L’autoclave de classe B stérilise par chaleur, vapeur et pression à 134 °C pendant 15 à 18 minutes.

Compléments

📌 Après une effusion de sang, il faut changer de gants, et toute manipulation du masque après sa fixation impose un lavage des mains.

Astuce mémo

Décontaminer, nettoyer aux ultrasons, sécher, ensacher, stériliser

3. Orthèses unguéales et déformations

Notions clés & Définitions

  • Orthèse unguéale : Un dispositif médical temporaire et non invasif, dérivé de l’orthodontie, qui modifie ou maintient la courbure de l’ongle.

★ À maîtriser

📌 La correction active modifie la courbure unguéale, tandis que la correction passive la bloque ou la maintient.

  • Une force de traction active ou passive appliquée à une onychomysmorphie diminue le conflit entre l’ongle et la peau péri-unguéale, ce qui permet l’arrêt des symptômes.

📌 Les onychomycoses, les infections et les hématomes sous-unguéaux sont des contre-indications aux orthèses unguéales.

Compléments

  • L’épaisseur physiologique d’un ongle est de 1 mm, sa couleur est translucide et sa courbure supérieure est convexe et symétrique d’un côté à l’autre.

Astuce mémo

Correction active : modifier la courbure ; passive : la maintenir

4. Orthèses d’orteils en silicone

Notions clés & Définitions

  • Orthèse digitale : Un dispositif amovible destiné à soulager ou corriger des déformations des orteils et les douleurs qui en résultent ; elle peut être protectrice, correctrice ou posturale.

★ À maîtriser

  • Le mélange de la base et du catalyseur de silicone durcit en 1 à 2 minutes, prend sa forme définitive en 5 minutes et poursuit sa polymérisation pendant 24 heures.

📌 Une orthèse protectrice isole ou décomprime une zone douloureuse, tandis qu’une orthèse posturale repositionne l’orteil dans une position aussi physiologique que possible.

  • Les indications des orthèses d’orteils comprennent les griffes, les kératopathies, les hyperkératoses interdigitales, les ongles incarnés ou incrustés, les suites opératoires, les déviations d’orteils et l’isolement d’une plaie sans appui direct.

📌 Les contre-indications des orthèses d’orteils comprennent l’impossibilité pour le patient de les mettre seul, l’allergie au silicone, une mauvaise trophicité cutanée, les mycoses ou macérations non traitées, les fissures ou plaies interdigitales, le tissu cicatriciel et la présence d’un naevus interdigital.

Compléments

  • La pâte de silicone polymérise plus vite lorsque les mains, le pied du patient ou l’environnement sont plus chauds, et la durée de vie indiquée pour l’orthèse est de 6 mois.

Astuce mémo

Protectrice : isoler ; posturale : repositionner ; correctrice : corriger

5. Médicament et formes galéniques

Notions clés & Définitions

  • Médicament : Une substance ou un mélange de substances introduit dans l’organisme ou appliqué sur une partie du corps pour un traitement préventif ou curatif.
  • Galénique : La science et l’art de conserver et de présenter les médicaments selon leur mode d’administration, avec un dosage précis, une stabilité satisfaisante et une utilisation simple favorisant l’observance.

★ À maîtriser

📌 Le principe actif constitue la base thérapeutique du médicament, tandis que l’excipient véhicule le principe actif jusqu’à son lieu d’action et peut faciliter sa conservation, sa mise en forme ou son administration.

📌 En pédicurie-podologie, les médicaments utilisables sont ceux administrés par voie externe.

Compléments

📌 La crème est une préparation peu onctueuse, composée de pommade et d’huile ou d’eau, qui pénètre facilement et hydrate jusqu’à l’épiderme, tandis que la lotion est destinée à laver et reste en surface sans demeurer au contact de la peau.

  • Les formes externes comprennent la pommade, la crème, la pâte dermique, la lotion, la teinture et le gel, tandis que les voies internes comprennent les formes orale, injectable et transmuqueuse.

6. Devenir et effets des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Pharmacocinétique : Le devenir du médicament dans l’organisme après son passage dans le sang.
  • Pharmacodynamie : L’étude des effets du médicament sur l’organisme lors de sa fixation sur des récepteurs.

★ À maîtriser

  • Après son absorption intestinale, le médicament peut subir un premier passage hépatique qui le transforme en métabolites, puis se fixer aux protéines ou aux récepteurs tissulaires avant d’être éliminé par voie rénale ou digestive.

Compléments

  • Dans le sang, la substance active peut :

    • rester libre dans le plasma
    • se lier aux protéines plasmatiques
    • pénétrer dans les cellules sanguines
  • Les métabolites issus du premier passage hépatique sont moins actifs que le médicament originel ; certains sont inactifs ou toxiques.

  • Le rein est le principal organe d’excrétion, tandis que l’élimination biliaire peut être suivie d’une réabsorption intestinale prolongeant la présence du métabolite dans l’organisme.

Astuce mémo

Absorption, distribution, métabolisme, élimination

7. Développement et délivrance des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Pharmacovigilance : La surveillance de la tolérance d’un médicament après sa mise sur le marché, afin de repérer notamment des effets secondaires rares et d’adapter son utilisation.
  • Médicament non listé : Une substance non vénéneuse ou dont le taux ne dépasse pas les doses d’exonération ; il est en vente libre et peut être remboursable ou non.

★ À maîtriser

  • Le développement d’un médicament commence par des essais de toxicité chez l’animal, puis comprend des essais humains en phases 1, 2 et 3 avant une éventuelle autorisation de mise sur le marché.

  • La phase 1 est menée chez des volontaires sains, avec une prise unique et une posologie croissante, afin d’évaluer la tolérance et la posologie active.

  • En phase 3, les effets thérapeutiques et secondaires sont évalués à grande échelle chez des malades, notamment en double aveugle ; des résultats satisfaisants permettent de demander l’AMM.

  • L’arrêté du 30 juillet 2008 fixe la liste des topiques à usage externe pouvant être appliqués et prescrits par le pédicure-podologue, ainsi que la liste des pansements qu’il peut prescrire et poser.

Compléments

  • La phase 2, menée chez des personnes malades, vise à confirmer l’effet thérapeutique, la posologie et l’action du médicament dans l’organisme.

Astuce mémo

Animal, phases 1 à 3, AMM, puis pharmacovigilance

8. Antifongiques et hémostatiques podologiques

Notions clés & Définitions

  • Onychomycose : Une atteinte de la zone unguéale par des parasites de type levure, moisissure ou dermatophyte.
  • Hémostase : Les phénomènes physiques ou chimiques susceptibles de stopper un écoulement sanguin.

★ À maîtriser

📌 Un antifongique fongistatique inhibe le développement des éléments du champignon, tandis qu’un antifongique fongicide détruit la zone de formation des spores.

  • Les champignons sont classés en trois groupes :
    • dermatophytes
    • levures unicellulaires
    • moisissures à filaments en réseau

Compléments

  • Les antifongiques topiques peuvent provoquer irritation, brûlure, démangeaisons et rougeurs, tandis que les antifongiques oraux peuvent provoquer notamment nausées, douleurs abdominales, diarrhée, flatulences, maux de tête, éruption cutanée, indigestion et problèmes hépatiques.

  • Les moyens hémostatiques cités comprennent : la vitamine K et la protamine par voie générale, le garrot et le point de compression, le froid, l’éther et la glace par vasoconstriction réflexe, l’eau oxygénée par oxygénation des protéines, Coalgan, Bloxang, Algostéril, Aquacel, Melgisorb et Urgosorb comme produits absorbants ou pansements hémostatiques

Astuce mémo

Fongistatique : freine le champignon ; fongicide : le détruit

9. Anesthésiques et kératolytiques locaux

Notions clés & Définitions

  • Anesthésique local : Une substance qui atténue temporairement, de façon plus ou moins complète, la sensibilité de la région où elle agit en suspendant la fonction des terminaisons nerveuses sensitives.
  • Kératolytique : Un produit qui décolle ou dissout la kératine afin de permettre son élimination.

★ À maîtriser

📌 L’anesthésie générale associe un hypnotique, un analgésique et un curare, tandis que l’anesthésie régionale agit sur les troncs nerveux et que l’anesthésie locale agit sur les terminaisons nerveuses.

Compléments

  • Les anesthésiques locaux cités comprennent Emla et Anesderm en crème à 5 % contenant lidocaïne et prilocaïne, Elmapatch à 5 % contenant lidocaïne et prilocaïne, Xylocaïne contact contenant lidocaïne et Xylonor en compresse imprégnée contenant cétrimide et lidocaïne.

  • Les anesthésiques locaux peuvent entraîner une réaction allergique, un surdosage dans la circulation sanguine ou des troubles neurologiques et cardiovasculaires.

  • Le Xérial 50 réduit les callosités et les durillons en 7 jours, s’applique quotidiennement sur la zone concernée et ne doit pas être utilisé chez l’enfant de moins de 3 ans.

10. Antithrombotiques et diabète

Notions clés & Définitions

  • Diabète : Une maladie chronique caractérisée par une hyperglycémie due à une production insuffisante d’insuline ou à une mauvaise utilisation de celle-ci par l’organisme.

Points essentiels

  • La glycémie à jeun normale indiquée est comprise entre 0,7 et 1,00 g/L, et le seuil indiqué pour une personne diabétique est supérieur ou égal à 1,26 g/L.

  • Le diabète de type 1 est auto-immun et apparaît souvent brutalement chez le jeune, tandis que le type 2 est associé à une résistance à l’insuline et apparaît après 40 ans ; le diabète gestationnel survient pendant la grossesse et augmente le risque ultérieur de diabète de type 2.

📌 Les anticoagulants agissent sur la formation du caillot de fibrine, tandis que les antiagrégants plaquettaires agissent sur la formation du clou plaquettaire.

  • Pour le taux de prothrombine, une valeur inférieure à 20 % indique un risque hémorragique, une valeur entre 20 et 45 % correspond à un traitement anticoagulant et la normale indiquée est entre 80 et 100 %.

  • L’INR normal indiqué est 1, un INR supérieur à 3 comporte un risque hémorragique et la valeur indiquée sous traitement anticoagulant est 2.

Astuce mémo

Les anticoagulants visent la fibrine ; les antiagrégants, le clou plaquettaire

11. Prévention antithrombotique et AAP

★ À maîtriser

  • Les antiagrégants plaquettaires sont utilisés à long terme pour prévenir certaines thromboses artérielles, comme l’infarctus, et veineuses, comme la phlébite.

  • La prévention non médicamenteuse de la thrombose comprend des bas ou bandes de contention pour les patients déambulants et des bas anti-thrombose pour les patients alités.

Compléments

  • Les antiagrégants plaquettaires cités sont :

    • Kardégic
    • Aspirine
    • Plavix
    • Ticlid
  • Les effets indésirables des antiagrégants plaquettaires comprennent :

    • le saignement
    • l’hémorragie
    • la thrombopénie
    • la neutropénie
  • La prévention chirurgicale de la migration d’un caillot peut inclure la pose de filtres ou de parapluies, et le lever précoce après chirurgie vise à relancer la circulation et éviter la stase veineuse.

12. Diabète et traitements antidiabétiques

★ À maîtriser

📌 Le diabète de type 1 est auto-immun, apparaît brutalement et concerne souvent les jeunes, tandis que le type 2 est associé à une résistance à l’insuline et apparaît après 40 ans.

  • La glycémie à jeun normale est comprise entre 0,7 et 1,00 g/L, tandis qu’une valeur supérieure ou égale à 1,26 g/L correspond au seuil indiqué pour une personne diabétique.

  • L’insuline s’administre par injection car elle est détruite par l’estomac, et elle est utilisée quotidiennement à vie selon le cours.

  • Les durées d’action indiquées sont de 15 minutes pour l’insuline rapide, 12 heures pour l’intermédiaire et 24 heures pour la lente.

📌 Une insuline lente est choisie si la glycémie est élevée le matin puis baisse dans la journée, une insuline rapide si elle augmente après le repas, et leur association si elle est élevée à plusieurs moments de la journée.

  • Les cinq classes d’antidiabétiques sont :

    • les biguanides
    • les sulfamides hypoglycémiants et les glinides
    • les inhibiteurs des alpha-glucosidases
    • les incrétines
    • les inhibiteurs de SGLT2
  • Les biguanides, comme la metformine, diminuent la glycémie sans provoquer d’hypoglycémie en réduisant la production hépatique de glucose, l’insulino-résistance et l’absorption intestinale du glucose.

  • Les sulfamides hypoglycémiants et les glinides stimulent la sécrétion d’insuline, dépendent de la capacité résiduelle du pancréas et peuvent provoquer des hypoglycémies.

  • Le suivi podologique d’une personne diabétique comprend la surveillance des conséquences trophiques et neurologiques, des glycémies et des pieds, ainsi qu’un bilan au monofilament et la gradation du risque.

Compléments

  • Le diabète gestationnel survient pendant la grossesse, comporte des risques pour la mère et l’enfant, disparaît souvent après l’accouchement et augmente le risque futur de diabète de type 2.

  • La gradation du risque podologique prévoit : une consultation au grade 0, une consultation au grade 1, cinq consultations au grade 2, six à huit consultations au grade 3 en présence de plaies

  • Le diabète peut entraîner des macroangiopathies et des microangiopathies.

  • Les types d’insuline cités sont :

    • l’insuline bovine purifiée
    • l’insuline porcine purifiée
    • l’insuline humaine obtenue par hémisynthèse
  • L’insuline peut être administrée par voie sous-cutanée ou intraveineuse, cette dernière étant plus rapide.

  • Les inhibiteurs des alpha-glucosidases retardent l’absorption des glucides après les repas et diminuent ainsi la glycémie postprandiale sans provoquer d’hypoglycémie.

  • Les incrétines, dont le GLP1, stimulent la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie est élevée, réduisent la sécrétion de glucagon et l’appétit, et ralentissent la vidange gastrique.

Astuce mémo

La metformine abaisse la glycémie sans provoquer d’hypoglycémie ; les sulfamides stimulent l’insuline et peuvent en provoquer.

13. Produits dermatologiques podologiques

Notions clés & Définitions

  • Produit adoucissant : Topique externe utilisé pour l’hygiène dermatologique afin d’adoucir la peau.
  • Produit calmant : Un produit calmant apaise et diminue les douleurs cutanées d’origine mécanique, circulatoire ou inflammatoire ; les catégories citées comprennent les antiprurigineux et les antihistaminiques.
  • Produit révulsif : Substance qui provoque une irritation locale dans le but de faire cesser un état congestif, inflammatoire ou infectieux sous-jacent.
  • Produit cicatrisant : Substance qui active la régénérescence des tissus.
  • Produit astringent : Substance qui exerce sur les tissus un resserrement fibrillaire plus ou moins visible.

★ À maîtriser

  • Les phases de cicatrisation indiquées sont :
    • la réponse vasculaire
    • l’hémostase
    • l’inflammation
    • la prolifération cellulaire
    • l’épidermisation
    • la contraction

Compléments

  • Les produits adoucissants servent de base nettoyante aux peaux intolérantes aux produits classiques, peuvent être utilisés par le praticien sur ses mains sèches ou irritées et conviennent aux massages en fin de soin.

  • Dans la gamme Akiléine, le bleu hydrate, le vert vise l’hypersudation avec des propriétés asséchantes et rafraîchissantes, le rouge apaise les pieds échauffés, le blanc Akildia est destiné aux personnes diabétiques et la crème NOK limite les frottements pour le sport.

  • Les ingrédients adoucissants cités sont :

    • le beurre de karité
    • la vaseline
    • le glycérol
  • Les produits calmants cités comprennent Resultime, Eucerin Atopicontrol, Apaisylgel, Butix, Onctose, Eurax, Nestosyl et Quotane ; aucun remboursement n’est indiqué pour ces produits.

  • Les révulsifs rubéfiants provoquent une rougeur intense mais passagère de la peau ; le baume Aroma est cité pour les douleurs musculaires.

📌 Le pouvoir astringent ne correspond pas à un pouvoir antitranspirant, et le talc adoucit sans assécher selon le cours.

  • Les produits asséchants cités comprennent les teintures d’iode et de benjoin, les produits colorés éosine et Bétadine, ainsi que des lotions réparatrices comme Cicalfate ; leur choix dépend des allergies, du principe actif et du spectre d’action.

Astuce mémo

Adoucissant assouplit, astringent resserre : l’un relâche les tissus, l’autre les resserre.

14. Éducation thérapeutique du patient

Notions clés & Définitions

  • Éducation thérapeutique du patient : Démarche visant à aider les personnes atteintes d’une maladie chronique à gérer leur vie avec cette maladie et à devenir actrices de leur prise en charge ; elle fait partie intégrante du suivi médical.

★ À maîtriser

  • L’éducation thérapeutique vise l’autonomie du patient et à lui montrer le bien-fondé d’un traitement.

Compléments

  • L’éducation thérapeutique peut être réalisée par les professionnels de santé dans des structures de soins ou des établissements de santé.

  • L’éducation thérapeutique s’appuie sur des textes de loi ou des écrits scientifiques pour valider les propos, et peut mobiliser des échanges en présentiel, des réunions et des objets faisant participer le patient.

15. Prescription et orientation du patient

★ À maîtriser

  • À la fin de la consultation, le pédicure-podologue peut formaliser ses prescriptions — conseils, explorations ou traitements — par une ordonnance qui engage sa responsabilité.

  • L’ordonnance doit identifier le prescripteur par ses nom et prénoms, profession, qualification éventuelle, identifiant, adresse professionnelle, coordonnées téléphoniques et électroniques, signature et date.

  • La prescription doit préciser :

    • la dénomination commune internationale
    • la forme pharmaceutique
    • la voie d’administration
    • la posologie
    • le mode d’emploi

📌 Le prescripteur doit signer sous la dernière ligne ou rendre inutilisable l’espace laissé libre afin d’éviter les ajouts et les fraudes, et vérifier la compréhension des prescriptions ainsi que les contre-indications et effets secondaires.

📌 Le pédicure-podologue doit orienter le patient vers un médecin si les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, persistent ou s’aggravent, ou dépassent son champ de compétences.

Compléments

  • L’ordonnance doit mentionner le nom, le prénom, le sexe et la date de naissance du patient, ainsi que sa taille et son poids si nécessaire ; elle doit être datée du jour de sa rédaction et lisible.

16. Secret professionnel et partage

Notions clés & Définitions

  • Secret professionnel : Interdiction faite à la personne qui y est soumise de divulguer les informations dont elle a été dépositaire ; il s’impose aussi aux étudiants pédicures-podologues.

★ À maîtriser

  • Le secret professionnel porte notamment sur :
    • l’identité
    • les données de santé
    • les résultats d’examens
    • les traitements du patient

📌 Le secret partagé permet l’échange de données entre professionnels pour assurer le suivi des soins ; l’accord du patient est requis sauf lorsque les professionnels travaillent dans le même établissement.

  • La divulgation d’informations confidentielles peut entraîner jusqu’à 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement, ainsi que des sanctions disciplinaires ou civiles.

Compléments

  • L’article R4322-35 du code de la santé publique énonce l’obligation déontologique de secret professionnel du pédicure-podologue.

  • L’article L.1110-4 du code de la santé publique, modifié par la loi n°2016-41 du 26 2016 selon le cours, reconnaît le droit au respect de la vie privée et du secret des informations concernant toute personne prise en charge par un professionnel de santé.

  • Le cours cite comme situations particulières le mauvais traitement infligé à un enfant de moins de 15 ans ou à une personne incapable de se protéger, le danger pour soi-même ou autrui, et la découverte d’une arme blanche ou à feu.

17. Déontologie du pédicure-podologue

Notions clés & Définitions

  • Code de déontologie : Ensemble des règles encadrant l’exercice et les activités de la profession ainsi que les relations des professionnels entre eux et avec des tiers, notamment les patients.

★ À maîtriser

  • Le code de déontologie des pédicures-podologues s’applique aux professionnels exerçant en France et aux étudiants ; il a été avalisé le 6 juin 2007 puis adopté par décret en Conseil d’État et intégré au code de la santé publique.

  • Les devoirs généraux comprennent : le respect du code de déontologie, l’exercice au service de la personne humaine, le respect du secret professionnel, l’interdiction de pratiquer la profession comme un commerce, l’interdiction d’exercer dans des locaux dits commerciaux

  • Les devoirs envers les patients comprennent : respecter leur intimité, éviter toute discrimination, tenir à jour les informations les concernant, limiter ses actes au nécessaire compatible avec des soins de qualité, fixer ses honoraires avec tact et mesure

  • Entre confrères et avec les autres professionnels de santé, le pédicure-podologue doit entretenir de bonnes relations, favoriser la conciliation par le CROP en cas de conflit, ne pas détourner de patientèle et facturer distinctement ses honoraires, tout partage d’honoraires entre confrères étant interdit.

Compléments

  • Le code de déontologie définit les droits et devoirs des pédicures-podologues et vise à organiser la profession ainsi qu’à encadrer les bonnes pratiques.

📌 Le pédicure-podologue ne doit pas pratiquer des prix visant à concurrencer ses confrères ou à détourner leur patientèle.

Tableaux de synthèse

Comparaison des lavages des mains

Type de lavageMéthodeDuréeFlore transitoire éliminée
SimpleSavon simple30 secondes50 %
AntiseptiqueLavage simple et antiseptique1 minute80 %
ChirurgicalLavage simple, antiseptique et brossage6 minutes95 %

Comparaison des phases humaines

PhasePopulationObjectif principal
Phase 1Volontaires sainsÉvaluer la tolérance et la posologie
Phase 2Personnes maladesConfirmer l’effet thérapeutique, la posologie et l’action
Phase 3Malades à grande échelleÉvaluer les effets thérapeutiques et secondaires avant l’AMM
Phase 4Médicament après commercialisationSurveiller la tolérance par pharmacovigilance

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1. Qu’appelle-t-on une infection ?

2. Quelles sont les quatre voies par lesquelles les infections peuvent se transmettre ?

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Qu’est-ce qu’une infection ?

La pénétration et le développement d’un microorganisme dans un être vivant.

Quelles sont les voies de transmission des infections ?

Les voies aérienne, orale, parentérale et de contact.

Comment la voie aérienne transmet-elle les microbes ?

Par les gouttelettes de salive et les sécrétions respiratoires.

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