QCM : Précautions d’hygiène et isolements — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation les précautions standards doivent-elles être appliquées ?

Pour les patients présentant une infection confirmée, hors situation d’urgence
Pour les patients accueillis dans des services à haut risque infectieux
Pour tout patient, quel que soit son statut infectieux, y compris en urgence
Pour les patients dont une précaution complémentaire a été prescrite

Pour tout patient, quel que soit son statut infectieux, y compris en urgence

Explication

Les précautions standards constituent la base de la prévention des infections associées aux soins et concernent chaque patient, en tout lieu et notamment en situation d’urgence. Les précautions complémentaires, contrairement aux précautions standards, dépendent d’une situation infectieuse particulière.

2. Quel élément de la pratique professionnelle fait partie des précautions standards ?

La prescription d’un traitement anti-infectieux
La tenue professionnelle
La réalisation d’un prélèvement microbiologique
L’isolement d’un patient contagieux

La tenue professionnelle

Explication

La tenue professionnelle est explicitement incluse dans les précautions standards. L’isolement, le traitement anti-infectieux et le prélèvement répondent à d’autres objectifs de prise en charge.

3. Quelles sont les deux méthodes permettant d’assurer l’hygiène des mains ?

Le lavage au savon doux et la friction avec une solution hydro-alcoolique
Le rinçage à l’eau claire et le séchage avec une serviette textile
Le port de gants propres et l’application d’un antiseptique sur les poignets
Le lavage avec un détergent et le port de manches protectrices

Le lavage au savon doux et la friction avec une solution hydro-alcoolique

Explication

L’hygiène des mains repose sur le lavage au savon doux ou sur la friction avec une solution hydro-alcoolique. Le port de gants ne remplace pas l’hygiène des mains et les autres procédés proposés ne correspondent pas aux deux méthodes indiquées.

4. Quelle préparation est conforme aux exigences précédant un geste d’hygiène des mains ?

Porter du vernis transparent et retirer seulement les manches longues
Conserver les bijoux fins et attacher les cheveux après le lavage
Attacher les cheveux et retirer bijoux, montre, vernis et manches
Garder une montre ajustée et relever les manches au-dessus des poignets

Attacher les cheveux et retirer bijoux, montre, vernis et manches

Explication

Les cheveux doivent être attachés et les mains doivent être dégagées de bijoux, montre, vernis et manches avant le geste. Une montre, des bijoux ou des manches peuvent gêner l’efficacité de l’hygiène des mains.

5. Quelle conduite faut-il adopter lors du port de gants pour un soin ?

Réaliser l’hygiène des mains avant et après, puis changer de paire entre patients et entre gestes
Mettre une paire avant le soin et la conserver pour plusieurs gestes auprès de patients différents
Effectuer l’hygiène des mains après le retrait, puis réutiliser les gants pour un geste similaire
Changer de gants entre patients, sans réaliser d’hygiène des mains avant leur enfilage

Réaliser l’hygiène des mains avant et après, puis changer de paire entre patients et entre gestes

Explication

Le port de gants doit être précédé et suivi d’une hygiène des mains, avec une paire par patient et par geste, puis une élimination dans le sac DASRI. Les gants ne remplacent donc pas l’hygiène des mains et ne doivent pas être réutilisés.

6. Dans quelle situation le port de gants est-il indiqué ?

Lorsqu’un risque de contact avec du sang ou des liquides biologiques est identifié
Pour remplacer l’hygiène des mains avant un soin de contact courant
Pour chaque soin, même lorsqu’aucun risque particulier n’est présent
Lors d’une conversation avec un patient présentant une infection respiratoire

Lorsqu’un risque de contact avec du sang ou des liquides biologiques est identifié

Explication

Les gants sont indiqués lorsqu’un risque est identifié, par exemple lors d’un contact avec du sang, des liquides biologiques ou une peau lésée. Leur port systématique pour tous les soins est une confusion avec la règle fondée sur l’évaluation du risque.

7. Quel soin justifie l’utilisation de gants stériles ?

La distribution d’un médicament oral sans contact avec une plaie
La réfection d’un lit propre après le départ d’un patient
La prise des constantes sur une peau intacte
Un sondage urinaire nécessitant un haut niveau d’asepsie

Un sondage urinaire nécessitant un haut niveau d’asepsie

Explication

Les gants stériles sont destinés aux soins stériles ou exigeant un haut niveau d’asepsie, notamment le sondage urinaire. Les autres activités décrites ne correspondent pas à ce niveau d’exigence et peuvent relever d’autres mesures de protection.

8. Dans quelle situation le tablier plastique est-il particulièrement indiqué ?

Lors d’un échange verbal réalisé à distance du patient
Lors d’un soin sec sans contact prévu avec le patient ou son environnement
Lors de la prise d’un rendez-vous administratif dans le service
Lors d’un soin mouillant ou d’un geste exposant à une projection de liquide biologique

Lors d’un soin mouillant ou d’un geste exposant à une projection de liquide biologique

Explication

Le tablier plastique protège lors des soins mouillants, des projections ou de la manipulation de linge ou de matériel souillé. Il n’est pas justifié par une activité administrative ou par un soin sec sans risque d’exposition.

9. Quel est l’objectif principal des précautions complémentaires en hygiène des soins ?

Réserver les mesures d’hygiène aux patients présentant une infection confirmée
Adapter la désinfection des locaux sans modifier les pratiques de soins
Remplacer les mesures standards lorsque le risque infectieux paraît limité
Ajouter des mesures d’hygiène pour créer un barrage à la transmission des germes

Ajouter des mesures d’hygiène pour créer un barrage à la transmission des germes

Explication

Les précautions complémentaires s’ajoutent aux précautions standards dans certaines situations afin de limiter la transmission des germes. Elles ne remplacent donc pas les précautions standards et ne concernent pas uniquement les locaux.

10. Quel mode de transmission les précautions contact cherchent-elles à prévenir ?

La transmission par contact direct ou indirect avec le patient ou son environnement
La transmission de gouttelettes émises à faible distance lors de la toux
La transmission liée principalement à l’inhalation de poussières contaminées
La transmission de particules fines restant en suspension dans l’air ambiant

La transmission par contact direct ou indirect avec le patient ou son environnement

Explication

Les précautions contact ciblent la transmission par contact direct ou indirect. Les gouttelettes émises par la toux relèvent d’un autre type de précautions, tandis que les particules fines en suspension concernent les précautions air.

11. Un patient tousse à environ 1,5 mètre d’un soignant : quel mécanisme correspond aux précautions gouttelettes ?

Des gouttelettes de plus de 5 μm émises lors de la toux dans l’environnement proche
Une transmission par aérosols se propageant dans l’air de toute la pièce
Un contact indirect avec des surfaces contaminées autour du patient
Des particules de moins de 5 μm restant en suspension et diffusant par la respiration

Des gouttelettes de plus de 5 μm émises lors de la toux dans l’environnement proche

Explication

Les précautions gouttelettes concernent des gouttelettes supérieures à 5 μm émises notamment lors de la toux ou de la parole, dans un rayon d’environ 1 à 2 mètres. Les particules inférieures à 5 μm en suspension relèvent des précautions air.

12. Quelle caractéristique distingue les précautions air des précautions gouttelettes ?

Elles ciblent des particules inférieures à 5 μm transmissibles par simple respiration
Elles concernent des projections restant limitées à 1 ou 2 mètres
Elles ciblent des gouttelettes supérieures à 5 μm émises lors de la parole
Elles visent principalement les contacts indirects avec le matériel de soins

Elles ciblent des particules inférieures à 5 μm transmissibles par simple respiration

Explication

Les précautions air préviennent la transmission de particules fines inférieures à 5 μm qui restent en suspension et peuvent être inhalées. Les gouttelettes sont plus grandes et contaminent surtout l’environnement proche du patient.

13. Lors d’un transfert en précautions contact, à quel moment le professionnel retire-t-il le tablier ou la surblouse ?

Après être sorti, pour éviter de retirer la protection près du patient
Avant l’installation du patient, juste après la première friction des mains
Avant d’entrer, afin de conserver une tenue propre pendant l’installation
Après l’installation du patient et avant de sortir de la chambre ou de l’ambulance

Après l’installation du patient et avant de sortir de la chambre ou de l’ambulance

Explication

La séquence prévoit l’entrée avec le tablier ou la surblouse, l’installation du patient, puis le retrait de cette protection avant la sortie et les frictions des mains. Le masque retiré à la sortie correspond plutôt au transfert en précautions gouttelettes.

14. Quelle adaptation est requise lors d’un transfert en précautions contact pour un patient atteint de Clostridium difficile ou de gale ?

Remplacer la surblouse par un masque chirurgical et conserver la friction après les soins
Ajouter des gants à la surblouse et remplacer la friction post-retrait par un lavage puis une friction
Porter un masque FFP2 et retirer les gants avant l’installation du patient
Ajouter des lunettes de protection et remplacer le lavage par une friction seule

Ajouter des gants à la surblouse et remplacer la friction post-retrait par un lavage puis une friction

Explication

Pour Clostridium difficile ou la gale, des gants s’ajoutent à la surblouse, et l’hygiène des mains après leur retrait associe un lavage au savon doux puis une friction hydro-alcoolique. Cette conduite est plus complète que celle des précautions contact ordinaires.

15. Quelle séquence correspond à un transfert en précautions gouttelettes ?

Mettre un masque chirurgical, faire porter un masque au patient, puis retirer son masque à la sortie
Mettre des gants, faire respirer le patient sans masque, puis retirer les gants après la sortie
Mettre une surblouse, installer le patient, puis conserver le masque pendant toute la sortie
Mettre un masque FFP2, laisser le patient sans masque, puis retirer la protection avant l’entrée

Mettre un masque chirurgical, faire porter un masque au patient, puis retirer son masque à la sortie

Explication

Le professionnel porte un masque chirurgical, fait mettre un masque chirurgical au patient et retire son propre masque à la sortie avant une friction des mains. Le masque FFP2 correspond aux précautions air, tandis que la surblouse n’est pas l’élément caractéristique de cette séquence.

16. Quelle protection associe-t-on au patient et au professionnel lors d’une prise en charge liée au Covid ?

Des précautions gouttelettes, avec masque chirurgical pour le professionnel mais sans protection du patient
Des précautions contact et gouttelettes, avec surblouse et masque chirurgical pour le professionnel
Des précautions air, avec masque FFP2 pour le professionnel et absence de masque pour le patient
Des précautions contact, avec gants seuls pour le professionnel et masque facultatif pour le patient

Des précautions contact et gouttelettes, avec surblouse et masque chirurgical pour le professionnel

Explication

La protection contre le Covid associe les précautions contact et gouttelettes, avec une surblouse et un masque chirurgical pour le professionnel, ainsi qu’un masque chirurgical pour le patient. Le recours au masque FFP2 décrit les précautions air et ne correspond pas à cette association.

17. Lors d’un transfert Covid, quelle action doit être réalisée après la sortie du professionnel ?

Conserver le masque utilisé et remplacer la surblouse après l’installation du patient
Retirer la surblouse et le masque avant de sortir, puis entrer à nouveau sans protection
Retirer le masque chirurgical, frictionner les mains, puis mettre un nouveau masque
Retirer les gants, effectuer une friction, puis remettre la même surblouse à la sortie

Retirer le masque chirurgical, frictionner les mains, puis mettre un nouveau masque

Explication

Lors du transfert Covid, le professionnel retire la surblouse avant de sortir, puis enlève son masque, frictionne ses mains et en met un nouveau. Le masque n’est donc pas conservé après la sortie, et la séquence ne prévoit pas de nouvelle entrée sans protection.

18. Parmi les infections suivantes, laquelle relève principalement des précautions « air » ?

La grippe saisonnière
La bronchiolite virale
La coqueluche
La tuberculose

La tuberculose

Explication

La tuberculose fait partie des infections nécessitant des précautions air, avec la rougeole et la varicelle. La grippe et la coqueluche sont plutôt associées aux précautions gouttelettes, tandis que la bronchiolite relève d’autres mesures selon l’agent en cause.

19. Quel regroupement associe correctement des infections nécessitant des précautions air ?

Tuberculose, rougeole et varicelle
Grippe, coqueluche et rougeole
Rougeole, bronchiolite et grippe
Varicelle, grippe et coqueluche

Tuberculose, rougeole et varicelle

Explication

La tuberculose, la rougeole et la varicelle sont citées comme infections relevant des précautions air. La grippe et la coqueluche sont des exemples de maladies associées aux précautions gouttelettes, ce qui rend les autres regroupements incorrects.

20. Quel est l’objectif principal de l’isolement protecteur ?

Protéger un patient immunodéprimé contre les agents pathogènes
Organiser la surveillance d’un patient après une intervention
Réduire l’exposition du personnel aux projections respiratoires
Éviter qu’un patient infecté contamine les autres personnes

Protéger un patient immunodéprimé contre les agents pathogènes

Explication

L’isolement protecteur vise à protéger un patient immunodéprimé contre les agents pathogènes présents dans son environnement ou transmis par des individus. Les précautions complémentaires cherchent surtout à limiter la transmission d’un patient vers son entourage.

21. Dans quelle situation un patient placé en isolement protecteur peut-il se déplacer ?

Lorsqu’une nécessité absolue le justifie
Lorsqu’un proche demande à l’accompagner
Lorsqu’une activité collective est organisée
Lorsqu’une consultation de routine est prévue

Lorsqu’une nécessité absolue le justifie

Explication

En isolement protecteur, les déplacements du patient sont limités et ne sont envisagés qu’en cas de nécessité absolue. Une consultation de routine ou une activité collective ne suffit pas, en l’absence d’un besoin impératif.

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Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Précautions d’hygiène et isolements.

Qu'imposent les précautions standards à tout patient ?

Elles s'appliquent impérativement à tout patient, quel que soit son statut infectieux.

Quelle est la fonction principale des précautions standards ?

Elles constituent la base de la prévention des infections associées aux soins.

Dans quels lieux s'appliquent les précautions standards ?

Elles s'appliquent en tout lieu, y compris en situation d'urgence.

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