QCM : Prévention des risques fœtaux — 59 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment se définit une infection materno-fœtale ?

Une infection transmise uniquement par le père avant la conception
Une contamination du fœtus par des germes d’origine maternelle pendant la grossesse ou l’accouchement
Une infection limitée au placenta sans atteinte possible du fœtus
Une infection acquise exclusivement après la naissance par contact avec l’entourage

Une contamination du fœtus par des germes d’origine maternelle pendant la grossesse ou l’accouchement

Explication

Une infection materno-fœtale correspond à la contamination du fœtus par des germes d’origine maternelle pendant la grossesse ou l’accouchement. Une infection postnatale survient, elle, après la naissance.

2. Quelle proportion approximative des naissances est concernée par une infection materno-fœtale ?

Entre 20 et 25 %
Entre 1 et 4 %
Entre 10 et 15 %
Entre 5 et 8 %

Entre 1 et 4 %

Explication

Les infections materno-fœtales concernent environ 1 à 4 % des naissances. Elles sont également deux à quatre fois plus fréquentes chez les prématurés.

3. Quel agent infectieux fait partie des principales étiologies des infections materno-fœtales ?

Le streptocoque B
Le méningocoque exclusivement
Le virus de l’hépatite A
Le virus de la grippe saisonnière

Le streptocoque B

Explication

Le streptocoque B figure parmi les principales causes d’infections materno-fœtales, avec notamment Escherichia coli, la listériose, le CMV et la toxoplasmose.

4. Quelle association entre voie de contamination et période de transmission est correcte ?

Les deux voies surviennent exclusivement après la naissance
La voie vaginale est surtout périnatale, tandis que la voie hématogène est anténatale et transplacentaire
La voie hématogène concerne uniquement le passage dans la filière génitale
La voie vaginale est uniquement anténatale, tandis que la voie hématogène survient pendant l’accouchement

La voie vaginale est surtout périnatale, tandis que la voie hématogène est anténatale et transplacentaire

Explication

La contamination peut être ascendante par la voie vaginale, notamment lors du passage dans la filière génitale ou d’une rupture prolongée des membranes. Elle peut aussi être hématogène et transplacentaire pendant la grossesse.

5. Comment évolue généralement la transmission materno-fœtale de la toxoplasmose au cours de la grossesse ?

Elle est maximale au premier trimestre et minimale au troisième trimestre
Elle reste stable, quelle que soit la période de grossesse
Elle diminue avec le terme, tandis que la sévérité des lésions augmente
Elle augmente avec le terme, tandis que la sévérité des lésions diminue

Elle augmente avec le terme, tandis que la sévérité des lésions diminue

Explication

Le risque de transmission de la toxoplasmose augmente au fil de la grossesse, d’environ 1 % au début à 72 % au troisième trimestre. En revanche, la sévérité des lésions diminue avec le terme.

6. Quelle est la présentation la plus fréquente chez les enfants contaminés par la toxoplasmose in utero ?

Une malformation fœtale majeure dans la majorité des cas
Une forme grave avec manifestations neurologiques
Une forme légère principalement oculaire
Une atteinte infraclinique

Une atteinte infraclinique

Explication

Environ 70 % des enfants contaminés sont atteints d’une forme infraclinique. Les formes légères représentent environ 25 %, tandis que les formes graves concernent moins de 5 % des enfants.

7. Chez quelle femme enceinte la sérologie de la toxoplasmose est-elle répétée chaque mois jusqu’à l’accouchement ?

Chez une femme dont l’immunité antérieure est documentée
Chez une femme non immunisée
Chez une femme ayant uniquement une sérologie IgG positive ancienne
Chez toute femme vaccinée contre la rubéole

Chez une femme non immunisée

Explication

La surveillance mensuelle des IgG et des IgM concerne les femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose. Elle n’est pas indiquée de la même manière lorsque l’immunité antérieure est documentée.

8. Quelle mesure contribue à prévenir la toxoplasmose pendant la grossesse ?

Consommer la viande saignante pour réduire la durée de cuisson
Manipuler la litière des chats sans protection afin de limiter l’exposition ultérieure
Cuire suffisamment la viande et laver soigneusement les crudités
Éviter uniquement les produits laitiers pasteurisés

Cuire suffisamment la viande et laver soigneusement les crudités

Explication

La prévention repose notamment sur la cuisson suffisante de la viande, le lavage des mains et des crudités, ainsi que l’évitement des litières et du jardinage sans gants.

9. Que peut provoquer exceptionnellement une transmission de la rougeole en fin de grossesse ?

Une toxoplasmose néonatale systématique
Une surdité congénitale dans la majorité des cas
Une rougeole congénitale néonatale
Une malformation cardiaque caractéristique

Une rougeole congénitale néonatale

Explication

La rougeole peut être transmise en fin de grossesse et provoquer exceptionnellement une rougeole congénitale néonatale. Cette complication est rare, même si la transmission est possible.

10. Quelle complication est particulièrement augmentée chez une femme enceinte atteinte de rougeole ?

La prééclampsie dans tous les cas
La pneumonie
La cataracte congénitale
La malformation du tube neural

La pneumonie

Explication

Chez la femme enceinte, la rougeole augmente notamment le risque de pneumonie et de défaillance cardiaque. Le taux d’hospitalisation pour pneumonie est d’environ 30 %.

11. Quel énoncé décrit correctement les effets de la rougeole pendant la grossesse ?

Elle augmente principalement le risque de malformations congénitales sans modifier le risque de prématurité
Elle ne modifie ni le risque de prématurité ni celui de mort fœtale
Elle augmente les risques de prématurité, de fausse couche et de mort fœtale sans augmenter le risque de malformations congénitales
Elle protège contre la fausse couche grâce à une réponse immunitaire renforcée

Elle augmente les risques de prématurité, de fausse couche et de mort fœtale sans augmenter le risque de malformations congénitales

Explication

La rougeole pendant la grossesse augmente les risques de fausse couche, de mort fœtale in utero et de prématurité. Elle n’augmente pas le risque de malformations congénitales.

12. Quelle place occupe l’infection maternelle à CMV parmi les infections congénitales virales ?

Elle est la deuxième cause d’infection congénitale virale après la rubéole
Elle représente une cause exceptionnelle et uniquement héréditaire
Elle constitue la première cause d’infection congénitale virale
Elle concerne uniquement les nouveau-nés présentant une immunodépression

Elle constitue la première cause d’infection congénitale virale

Explication

L’infection maternelle à CMV est la première cause d’infection congénitale virale. Elle est aussi la première cause non héréditaire de perte auditive neurosensorielle et de retard mental dans la petite enfance.

13. Quel est le principal mode de transmission du HSV au nouveau-né ?

Le passage dans une filière génitale infectée lors de l’accouchement
La transmission par contact cutané plusieurs semaines après la naissance
La transmission transplacentaire au premier trimestre
La contamination par le lait maternel après la naissance

Le passage dans une filière génitale infectée lors de l’accouchement

Explication

Environ 80 % des contaminations néonatales par le HSV surviennent lors du passage dans une filière génitale infectée pendant l’accouchement. Les transmissions anténatales ou postnatales sont exceptionnelles.

14. Quelle conduite est recommandée lors d’une primo-infection herpétique survenue dans les six semaines précédant le travail, si les membranes sont rompues depuis moins de quatre heures ?

Surveiller sans traitement et privilégier un accouchement vaginal
Administrer uniquement des immunoglobulines au nouveau-né
Déclencher immédiatement le travail par voie basse
Administrer de l’aciclovir ou du valaciclovir et recommander une césarienne

Administrer de l’aciclovir ou du valaciclovir et recommander une césarienne

Explication

Une primo-infection herpétique récente justifie un traitement maternel par aciclovir ou valaciclovir ainsi qu’une césarienne recommandée. Cette recommandation change notamment si la rupture des membranes dure depuis plus de quatre heures.

15. Quel facteur est principalement déterminant dans le risque de transmission verticale du VHB ?

L’âge gestationnel au moment du dépistage
Le mode d’accouchement choisi
La présence d’une fièvre maternelle pendant le travail
La détectabilité de l’ADN viral maternel

La détectabilité de l’ADN viral maternel

Explication

La transmission du VHB dépend surtout de la réplication virale maternelle : elle atteint environ 90 % lorsque l’ADN viral est détectable. Le mode d’accouchement ne modifie pas principalement ce risque.

16. Quelle mesure doit être réalisée chez le nouveau-né d’une mère Ag HBs positive ?

Administrer rapidement des immunoglobulines spécifiques et un vaccin dans deux sites musculaires différents
Attendre le troisième mois avant toute vaccination contre le VHB
Réaliser les immunoglobulines et le vaccin dans le même site musculaire
Administrer uniquement le vaccin, sans immunoglobulines spécifiques

Administrer rapidement des immunoglobulines spécifiques et un vaccin dans deux sites musculaires différents

Explication

La sérovaccination doit être effectuée au mieux avant la douzième heure de vie, avec des immunoglobulines spécifiques et un vaccin administrés dans des sites musculaires distincts.

17. Quel enchaînement physiopathologique caractérise la listériose materno-fœtale ?

Bactériémie maternelle, colonisation placentaire, puis chorioamniotite
Colonisation vaginale, infection urinaire, puis bactériémie néonatale
Inhalation bactérienne, pneumonie maternelle, puis infection placentaire
Contamination cutanée, infection amniotique, puis bactériémie maternelle

Bactériémie maternelle, colonisation placentaire, puis chorioamniotite

Explication

La listériose materno-fœtale commence par une bactériémie maternelle à Listeria monocytogenes, suivie d’une colonisation du placenta puis rapidement d’une chorioamniotite.

18. Quelle attitude adopter devant une femme enceinte présentant de la fièvre ?

Réaliser des hémocultures en précisant la recherche de listériose
Rechercher exclusivement une infection urinaire par bandelette
Éviter les hémocultures, car la listériose est essentiellement asymptomatique
Réaliser des hémocultures uniquement après l’accouchement

Réaliser des hémocultures en précisant la recherche de listériose

Explication

Chez une femme enceinte fébrile, des hémocultures doivent être réalisées en demandant spécifiquement la recherche de listériose. L’absence de fièvre ne justifie pas systématiquement cet examen.

19. Quel aliment fait partie des produits à éviter pour prévenir la listériose pendant la grossesse ?

Les fruits frais soigneusement lavés
Les fromages à pâte molle fabriqués avec du lait cru
Les produits laitiers pasteurisés conservés au réfrigérateur
Les viandes bien cuites consommées immédiatement

Les fromages à pâte molle fabriqués avec du lait cru

Explication

La prévention de la listériose comprend notamment l’éviction des fromages à pâte molle au lait cru, ainsi que de plusieurs aliments à risque comme les poissons fumés, les coquillages crus et les sushis.

20. Comment le streptocoque B est-il principalement transmis de la mère à l’enfant ?

Par voie transplacentaire principalement au premier trimestre
Par ingestion de lait maternel contaminé
Par voie ascendante lors de l’accouchement ou d’une rupture prolongée des membranes
Par transmission respiratoire après la naissance

Par voie ascendante lors de l’accouchement ou d’une rupture prolongée des membranes

Explication

Le portage vaginal du streptocoque B concerne 10 à 20 % des femmes en France. La transmission materno-fœtale se fait par voie ascendante lors de l’accouchement ou d’une rupture prolongée des membranes.

21. Quelle affirmation décrit correctement la vaccination antigrippale pendant la grossesse ?

Elle est réservée au troisième trimestre avec un vaccin vivant atténué
Elle protège uniquement la mère sans effet immunitaire pour le nouveau-né
Elle est recommandée à tous les stades avec un vaccin inactivé
Elle est contre-indiquée au premier trimestre et réalisée avec un vaccin vivant

Elle est recommandée à tous les stades avec un vaccin inactivé

Explication

La vaccination antigrippale est recommandée à tous les stades de la grossesse avec un vaccin inactivé. Les anticorps maternels traversent le placenta et protègent le nouveau-né jusqu’à six mois.

22. Quelle prise en charge est appropriée pour une femme enceinte grippée sans signe de gravité ?

Administrer un vaccin vivant atténué comme traitement de la grippe
Prescrire de l’oseltamivir à 75 mg deux fois par jour pendant cinq jours sans hospitalisation systématique
Hospitaliser systématiquement et attendre avant de commencer tout antiviral
Limiter la prise en charge à une surveillance sans traitement antiviral

Prescrire de l’oseltamivir à 75 mg deux fois par jour pendant cinq jours sans hospitalisation systématique

Explication

L’oseltamivir peut être prescrit à 75 mg deux fois par jour pendant cinq jours chez la femme enceinte grippée. L’hospitalisation dépend de la présence de signes de gravité et n’est pas systématique.

23. Que désigne l’allo-immunisation antiérythrocytaire chez une femme enceinte ?

La présence d’un anticorps irrégulier dirigé contre un antigène érythrocytaire que peut porter le fœtus
La diminution du nombre d’érythrocytes fœtaux sans intervention d’anticorps maternels
La présence d’un anticorps naturel anti-A ou anti-B transmis par le fœtus
La destruction des hématies maternelles par un anticorps produit par le placenta

La présence d’un anticorps irrégulier dirigé contre un antigène érythrocytaire que peut porter le fœtus

Explication

L’allo-immunisation antiérythrocytaire correspond à la production ou à la présence d’un anticorps irrégulier maternel dirigé contre un antigène érythrocytaire potentiellement présent chez le fœtus. Elle ne correspond pas aux anticorps naturels anti-A ou anti-B.

24. Par quel mécanisme une hémorragie fœto-maternelle peut-elle immuniser la mère ?

Les hématies maternelles incompatibles passent dans la circulation fœtale et immunisent le fœtus
Le placenta produit directement des anticorps anti-érythrocytaires après toute hémorragie maternelle
Des hématies fœtales incompatibles passent dans la circulation maternelle et stimulent une réponse immunitaire
Des anticorps maternels traversent le placenta et transforment les hématies fœtales en antigènes

Des hématies fœtales incompatibles passent dans la circulation maternelle et stimulent une réponse immunitaire

Explication

Lors d’une hémorragie fœto-maternelle, des hématies fœtales portant des antigènes incompatibles peuvent atteindre la circulation maternelle et provoquer l’immunisation de la mère.

25. Quelles allo-immunisations antiérythrocytaires sont à la fois les plus fréquentes et les plus graves pour le fœtus et le nouveau-né ?

Anti-P, anti-Lewis et anti-Duffy
Anti-A, anti-B et anti-E
Anti-D, anti-c et anti-Kell
Anti-M, anti-N et anti-S

Anti-D, anti-c et anti-Kell

Explication

Les allo-immunisations anti-D, anti-c et anti-Kell sont les plus fréquentes et présentent les conséquences fœtales et néonatales les plus graves.

26. Dans quelle situation les anticorps maternels peuvent-ils provoquer une anémie fœtale par hémolyse ?

Lorsque le fœtus ne porte pas l’antigène reconnu par l’anticorps maternel
Lorsque la mère possède uniquement des anticorps naturels anti-A ou anti-B
Lorsque le fœtus porte l’antigène correspondant à l’anticorps maternel
Lorsque l’anticorps maternel reste limité à la circulation maternelle

Lorsque le fœtus porte l’antigène correspondant à l’anticorps maternel

Explication

Si le fœtus porte l’antigène ciblé, les anticorps maternels traversent le placenta et provoquent une hémolyse, pouvant entraîner une anémie, une anasarque puis une mort fœtale.

27. Quelle est la distinction essentielle entre l’allo-immunisation maternelle et l’anémie fœtale ?

L’allo-immunisation correspond directement à une anémie fœtale indépendante de tout antigène
L’allo-immunisation produit des anticorps maternels et peut provoquer une anémie fœtale si l’antigène est présent
L’allo-immunisation concerne uniquement les hématies maternelles et n’a pas d’effet fœtal
L’anémie fœtale produit les anticorps maternels responsables de l’allo-immunisation

L’allo-immunisation produit des anticorps maternels et peut provoquer une anémie fœtale si l’antigène est présent

Explication

L’allo-immunisation est la production d’anticorps maternels dirigés contre des antigènes érythrocytaires fœtaux. Elle peut ensuite provoquer une anémie fœtale lorsque l’antigène correspondant est présent.

28. Quels anticorps sont les plus fréquemment responsables des formes fœtales et néonatales graves d’allo-immunisation érythrocytaire ?

Anti-D, anti-c et anti-Kell
Anti-E, anti-M et anti-N
Anti-A, anti-B et anti-E
Anti-Lewis, anti-P et anti-S

Anti-D, anti-c et anti-Kell

Explication

Les anticorps anti-D, anti-c et anti-Kell sont les plus fréquents et les plus graves. L’anti-E est beaucoup plus rarement responsable de complications.

29. Quel enchaînement physiopathologique est correct lors d’une allo-immunisation érythrocytaire fœtale ?

Le placenta neutralise les anticorps, ce qui entraîne une surproduction d’hématies fœtales
Les anticorps restent dans le sang maternel et provoquent d’abord une anémie chez la mère
L’hémorragie fœto-maternelle détruit directement les hématies fœtales sans intervention d’anticorps
Les anticorps traversent le placenta, provoquent une hémolyse, puis peuvent entraîner une anémie sévère et une anasarque

Les anticorps traversent le placenta, provoquent une hémolyse, puis peuvent entraîner une anémie sévère et une anasarque

Explication

Lorsque l’antigène fœtal correspondant est présent, les anticorps maternels traversent le placenta et causent une hémolyse fœtale pouvant évoluer vers une anémie sévère, une anasarque et une mort fœtale. L’hémorragie fœto-maternelle, elle, immunise principalement la mère.

30. Quelle prophylaxie est indiquée chez une patiente RhD négatif dont le fœtus est RhD positif certain ou présumé après une situation à risque ?

Une transfusion de globules rouges RhD positifs dans les 24 heures
Une surveillance échographique sans traitement immunologique
Des immunoglobulines anti-D injectées dans les 72 heures
Des immunoglobulines anti-c injectées uniquement après l’accouchement

Des immunoglobulines anti-D injectées dans les 72 heures

Explication

La prévention anti-D repose sur l’injection d’immunoglobulines anti-D chez les patientes RhD négatif exposées à un fœtus RhD positif certain ou présumé, idéalement dans les 72 heures suivant la situation à risque.

31. Quelle démarche est appropriée après l’exposition accidentelle à un médicament chez une femme qui ignorait sa grossesse ?

Remplacer immédiatement tout traitement sans évaluer l’indication ni la dose reçue
Documenter la durée, la quantité, l’indication et le moment de l’exposition, puis mettre en balance bénéfice maternel et risque fœtal
Interrompre systématiquement la grossesse dès qu’un médicament a été pris
Ignorer le moment de l’exposition puisque tous les trimestres présentent le même risque

Documenter la durée, la quantité, l’indication et le moment de l’exposition, puis mettre en balance bénéfice maternel et risque fœtal

Explication

L’évaluation doit préciser les caractéristiques de l’exposition, notamment pendant l’organogenèse du premier trimestre, puis comparer le bénéfice maternel au risque fœtal. Une exposition ne constitue pas automatiquement une indication d’interruption de grossesse.

32. Lors d’une consultation préconceptionnelle, comment doit être géré un traitement potentiellement à risque ?

Le poursuivre jusqu’à la confirmation de grossesse avant d’envisager toute modification
Attendre une exposition effective pour demander un avis de pharmacovigilance rétrospectif
L’adapter avant la conception au médicament le mieux connu pour la grossesse avec l’aide du prescripteur ou d’un service spécialisé
Le remplacer systématiquement par le médicament le plus récent, indépendamment des données disponibles

L’adapter avant la conception au médicament le mieux connu pour la grossesse avec l’aide du prescripteur ou d’un service spécialisé

Explication

La consultation préconceptionnelle permet d’adapter le traitement avant la conception, en privilégiant le médicament le mieux documenté pour la grossesse avec l’aide du prescripteur, de la pharmacovigilance régionale ou du CRAT. La pharmacovigilance rétrospective concerne plutôt une exposition déjà survenue.

33. Quelle modification thérapeutique est recommandée pour une femme traitée par carbimazole au début de la grossesse ?

Poursuivre le carbimazole au premier trimestre puis introduire le propylthiouracile au troisième trimestre
Arrêter tout traitement antithyroïdien dès la confirmation de la grossesse
Remplacer le carbimazole par le propylthiouracile pendant toute la grossesse sans réévaluation
Remplacer le carbimazole par le propylthiouracile au premier trimestre, puis reprendre éventuellement le carbimazole au deuxième trimestre

Remplacer le carbimazole par le propylthiouracile au premier trimestre, puis reprendre éventuellement le carbimazole au deuxième trimestre

Explication

Le carbimazole est remplacé au premier trimestre par le propylthiouracile, puis le carbimazole peut être repris à partir du deuxième trimestre en raison du risque d’hépatotoxicité maternelle du propylthiouracile.

34. Quel médicament est associé à une augmentation du risque de spina-bifida lors d’une exposition prolongée in utero ?

L’éfavirenz
Le lithium
Le valproate
La warfarine

Le valproate

Explication

L’exposition prolongée au valproate augmente notamment le risque de spina-bifida, estimé à 6,5 ‰ contre 0,3 ‰ en l’absence d’exposition. Le valproate fait partie des principaux médicaments à risque pendant la grossesse.

35. Quel vaccin est particulièrement recommandé pendant la grossesse, notamment chez les patientes diabétiques ou obèses ?

Le vaccin contre la varicelle
Le vaccin contre le rotavirus
Le vaccin contre la grippe
Le vaccin contre la rougeole

Le vaccin contre la grippe

Explication

Le vaccin contre la grippe est recommandé pendant la grossesse, avec une attention particulière chez les patientes diabétiques ou obèses.

36. Quelle proposition décrit correctement l’utilisation des vaccins inactivés pendant la grossesse ?

Ils ne sont possibles qu’en cas de voyage en zone d’endémie
Ils sont possibles quel que soit le terme de la grossesse
Ils sont réservés au troisième trimestre
Ils sont contre-indiqués jusqu’à l’accouchement

Ils sont possibles quel que soit le terme de la grossesse

Explication

Les vaccins inactivés contre le tétanos, la diphtérie à valence réduite, les hépatites A et B, le méningocoque et le pneumocoque peuvent être utilisés quel que soit le terme.

37. Dans quelle situation le vaccin vivant atténué contre la fièvre jaune peut-il être envisagé pendant la grossesse ?

Lorsqu’il s’agit d’une grossesse au troisième trimestre
Lorsqu’une vaccination antérieure date de moins d’un an
Lorsqu’un voyage en zone d’endémie ne peut pas être reporté
Lorsqu’une patiente présente une simple rhinopharyngite

Lorsqu’un voyage en zone d’endémie ne peut pas être reporté

Explication

Les vaccins vivants atténués sont théoriquement contre-indiqués pendant la grossesse, mais la fièvre jaune peut justifier une utilisation si le voyage en zone d’endémie est impossible à reporter.

38. Quel rôle respectif la nicotine et les autres composants de la fumée de tabac jouent-ils pendant la grossesse ?

La nicotine et les autres composants ont exactement le même rôle dans la dépendance et la toxicité fœtale
La nicotine entraîne les effets fœtaux, tandis que les autres toxiques favorisent principalement la dépendance
La nicotine favorise la dépendance, tandis que de nombreux toxiques entraînent les effets fœtaux
La nicotine et les autres composants provoquent uniquement une dépendance sans effet fœtal

La nicotine favorise la dépendance, tandis que de nombreux toxiques entraînent les effets fœtaux

Explication

La nicotine est le principal composé responsable de la dépendance, tandis que la fumée contient plus de 4 000 produits toxiques susceptibles de contribuer aux effets fœtaux.

39. Quel risque obstétrical est associé au tabagisme avec un risque relatif égal à 2 ?

La grossesse extra-utérine
La fausse couche spontanée
La prématurité
Le placenta prævia

La fausse couche spontanée

Explication

Le tabagisme double le risque de fausse couche spontanée, avec un risque relatif égal à 2. Le risque de grossesse extra-utérine est, lui, supérieur à 2.

40. Chez une femme enceinte qui fume, quelle caractéristique concerne le risque de retard de croissance intra-utérin ?

Il augmente de 30 %, indépendamment de la consommation
Il est doublé uniquement au premier trimestre
Il ne varie pas selon la quantité fumée
Il augmente proportionnellement à la consommation

Il augmente proportionnellement à la consommation

Explication

Aux deuxième et troisième trimestres, le risque de retard de croissance intra-utérin augmente proportionnellement à la consommation de tabac. L’augmentation de 30 % concerne spécifiquement le placenta prævia.

41. Quelle prise en charge du tabagisme peut rester utile même lorsqu’une grossesse est déjà avancée ?

Se limiter à mesurer le poids fœtal sans intervenir sur le tabagisme
Interdire toute substitution nicotinique sans évaluer la dépendance
Attendre l’accouchement avant toute intervention
Proposer un sevrage à tout stade, avec une substitution nicotinique adaptée si nécessaire

Proposer un sevrage à tout stade, avec une substitution nicotinique adaptée si nécessaire

Explication

Le sevrage reste bénéfique à tous les stades de la grossesse. Une substitution nicotinique adaptée peut être envisagée après évaluation de la dépendance, notamment par le questionnaire de Fagerström et parfois le monoxyde de carbone expiré.

42. Quelle association caractérise le syndrome d’alcoolisation fœtale dans sa forme typique ?

Retard de croissance isolé sans atteinte neurologique ni malformation
Retard de croissance, dysmorphie faciale, malformations et retard des acquisitions
Macrosomie, absence de dysmorphie et accélération des acquisitions
Dysmorphie faciale isolée sans conséquence sur les acquisitions

Retard de croissance, dysmorphie faciale, malformations et retard des acquisitions

Explication

Le syndrome d’alcoolisation fœtale associe à des degrés variables un retard de croissance intra-utérin, une dysmorphie faciale typique, des malformations et un retard des acquisitions.

43. Quel ordre de grandeur correspond à la proportion de formes sévères de syndrome d’alcoolisation fœtale comportant des malformations ?

70 à 90 % des cas
1 à 2 % des cas
40 à 60 % des cas
10 à 30 % des cas

10 à 30 % des cas

Explication

Les malformations des formes sévères de syndrome d’alcoolisation fœtale concernent environ 10 à 30 % des cas et sont principalement neurologiques, cardiaques, squelettiques ou faciales.

44. Quelle affirmation concernant la quantité d’alcool consommée est correcte ?

Un verre contient une quantité d’alcool pur variable selon le type d’alcool, sans unité commune
Un verre contient environ 10 g d’alcool pur, quel que soit le type d’alcool
Un verre contient environ 100 g d’alcool pur lorsqu’il s’agit de vin
Un verre contient environ 1 g d’alcool pur, quel que soit le type d’alcool

Un verre contient environ 10 g d’alcool pur, quel que soit le type d’alcool

Explication

Un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur, quel que soit le type de boisson alcoolisée, et les atteintes fœtales sont proportionnelles à la quantité ingérée.

45. Quelle définition correspond au binge drinking pendant la grossesse ?

Plus de 2 verres consommés chaque jour
Environ 1 verre consommé tous les deux jours
Au moins 4 verres consommés en une seule fois
Un verre consommé uniquement lors d’un repas

Au moins 4 verres consommés en une seule fois

Explication

Le binge drinking correspond à la consommation d’au moins 4 verres en une seule fois. Il se distingue d’une consommation définie par la quantité quotidienne.

46. Quelle complication néonatale ou développementale est associée à l’exposition prénatale au cannabis ?

Un syndrome de sevrage néonatal modéré
Une hypoglycémie néonatale persistante
Une surdité congénitale isolée
Une agénésie rénale systématique

Un syndrome de sevrage néonatal modéré

Explication

Le cannabis est associé notamment à un syndrome de sevrage néonatal modéré ainsi qu’à des troubles de l’attention, de l’apprentissage ou du sommeil.

47. Quel mécanisme maternel est particulièrement associé à la consommation de cocaïne pendant la grossesse ?

Une diminution de la pression artérielle
Une bronchodilatation maternelle
Une augmentation de la filtration rénale
Une vasoconstriction maternelle

Une vasoconstriction maternelle

Explication

La cocaïne expose notamment à l’hypertension et à la vasoconstriction maternelles, ainsi qu’à plusieurs complications obstétricales.

48. Quelle organisation est recommandée pour prendre en charge une addiction pendant la grossesse ?

Une intervention limitée à la période de l’accouchement
Une prise en charge exclusivement psychiatrique
Un suivi assuré uniquement par le médecin généraliste
Une prise en charge multidisciplinaire et coordonnée

Une prise en charge multidisciplinaire et coordonnée

Explication

La prise en charge doit associer et coordonner plusieurs professionnels, notamment le médecin généraliste, l’obstétricien, la sage-femme, le pédiatre et les spécialistes de l’addictologie.

49. Quels traitements de substitution des opiacés peuvent être utilisés pendant la grossesse ?

La morphine et la codéine
La naltrexone et le disulfirame
La méthadone et la buprénorphine
Le diazépam et le clonazépam

La méthadone et la buprénorphine

Explication

La méthadone et la buprénorphine sont utilisables pendant la grossesse à une dose efficace maintenant un taux stable et évitant le manque maternel et fœtal.

50. Quel énoncé distingue correctement les deux principaux mécanismes des effets de l’irradiation fœtale ?

La mort cellulaire survient sans seuil, tandis que les lésions de l’ADN nécessitent au moins 200 mGy
La mort cellulaire a un seuil, tandis que le risque lié aux lésions de l’ADN peut commencer à faible dose
Les deux mécanismes ne surviennent qu’au-delà de 1 000 mGy
Les lésions de l’ADN ont un seuil de 100 à 200 mGy, contrairement à la mort cellulaire

La mort cellulaire a un seuil, tandis que le risque lié aux lésions de l’ADN peut commencer à faible dose

Explication

La mort cellulaire apparaît principalement à partir d’un seuil de 100 à 200 mGy, alors que les lésions de l’ADN peuvent augmenter le risque de cancer sans seuil réellement connu.

51. À quelle période de la grossesse le système nerveux central est-il particulièrement sensible à l’irradiation ?

Entre 1 et 5 semaines d’aménorrhée
Entre 10 et 27 semaines d’aménorrhée
Entre 28 et 32 semaines d’aménorrhée
Uniquement après 37 semaines d’aménorrhée

Entre 10 et 27 semaines d’aménorrhée

Explication

La sensibilité maximale du système nerveux central se situe entre 10 et 27 semaines d’aménorrhée. Entre 10 et 17 semaines, une dose élevée peut notamment entraîner une diminution sévère du quotient intellectuel.

52. Quelle conduite tenir après un examen standard ayant irradié l’utérus ?

Indiquer systématiquement une interruption de grossesse
Réaliser immédiatement une amniocentèse quel que soit l’examen
Rassurer généralement la patiente, car la dose est exceptionnellement supérieure à 100 mGy
Contre-indiquer toute nouvelle imagerie pendant la grossesse

Rassurer généralement la patiente, car la dose est exceptionnellement supérieure à 100 mGy

Explication

Après un examen standard, la dose utérine dépasse exceptionnellement 100 mGy et la patiente peut généralement être rassurée. Un calcul de dose est surtout nécessaire après un examen inhabituellement prolongé ou comportant beaucoup de clichés.

53. Quelle stratégie est appropriée lorsqu’un examen d’imagerie est envisagé chez une femme enceinte ?

Privilégier systématiquement la radiographie à l’IRM
Éviter toute imagerie jusqu’à l’accouchement
Rechercher une alternative non irradiante et ne pas refuser un examen indispensable
Réaliser tous les examens avec le maximum de clichés disponibles

Rechercher une alternative non irradiante et ne pas refuser un examen indispensable

Explication

Il faut rechercher une alternative comme l’échographie ou l’IRM et limiter l’irradiation au nécessaire. Un examen indispensable ne doit toutefois pas être contre-indiqué du seul fait de la grossesse.

54. Quelle vérification faut-il effectuer avant un examen radiologique irradiant chez une femme en âge de procréer ?

Considérer d’emblée qu’elle n’est pas enceinte
Vérifier uniquement ses antécédents allergiques
Rechercher un risque de grossesse
Demander systématiquement une radiographie abdominale préalable

Rechercher un risque de grossesse

Explication

Toute femme en âge de procréer doit faire l’objet d’une recherche de risque de grossesse avant un examen irradiant. L’absence de vérification ne permet pas de considérer la grossesse comme exclue.

55. Quelle alternative faut-il privilégier si une femme enceinte doit être examinée et qu’une technique non irradiante est disponible ?

La tomodensitométrie systématique
L’échographie ou l’IRM
La radiographie avec davantage de clichés
La scopie prolongée

L’échographie ou l’IRM

Explication

En cas de grossesse, l’examen irradiant doit si possible être remplacé par une échographie ou une IRM, qui n’utilisent pas de radiations ionisantes.

56. Quelle est la conduite à tenir lorsqu’un examen radiographique ou scopique est nécessaire pendant la grossesse ?

Le reporter obligatoirement jusqu’après l’accouchement
Le réaliser si ses bénéfices peuvent dépasser ses risques
Le remplacer toujours par une radiographie moins précise
Le contre-indiquer systématiquement

Le réaliser si ses bénéfices peuvent dépasser ses risques

Explication

Un examen nécessaire ne doit pas être contre-indiqué du seul fait de la grossesse, car le bénéfice diagnostique ou thérapeutique peut être supérieur au risque d’irradiation.

57. Quelle distinction guide le choix d’un examen lorsqu’une femme enceinte doit subir une imagerie ?

Si l’utérus est hors du faisceau, l’examen peut être réalisé avec protection ; s’il est dans le faisceau, une technique non irradiante est privilégiée si possible
Si l’utérus est hors du faisceau, tout examen est contre-indiqué ; s’il est dans le faisceau, la radiographie est obligatoire
La position de l’utérus ne modifie pas le choix de l’examen
Si l’utérus est dans le faisceau, il faut toujours interrompre la grossesse

Si l’utérus est hors du faisceau, l’examen peut être réalisé avec protection ; s’il est dans le faisceau, une technique non irradiante est privilégiée si possible

Explication

Lorsque l’utérus est hors du faisceau, l’examen peut être réalisé avec un tablier de plomb. S’il est dans le faisceau, une méthode sans radiation ionisante doit être privilégiée lorsqu’elle est possible.

58. Que peut-on conclure lorsqu’une femme enceinte se tient occasionnellement près d’un patient subissant un examen radiologique, alors que son utérus reste hors du faisceau de rayonnement ?

La proximité entraîne une irradiation importante du fœtus
L’exposition impose une interruption de grossesse
L’irradiation reçue est négligeable
La dose reçue équivaut à une exposition directe de l’utérus

L’irradiation reçue est négligeable

Explication

Lorsque l’utérus est hors du faisceau, la proximité occasionnelle d’un patient examiné expose la femme enceinte à une irradiation négligeable. Le risque est donc très différent de celui d’une exposition directe de l’utérus au faisceau.

59. Quelle conduite adopter lorsqu’une femme enceinte est exposée par inadvertance à proximité d’un examen radiologique ?

Interdire toute présence ultérieure dans un service d’imagerie
La rassurer quant au caractère négligeable de cette exposition
L’adresser systématiquement à une intervention urgente
Considérer qu’elle a reçu une irradiation directe de l’utérus

La rassurer quant au caractère négligeable de cette exposition

Explication

Une exposition fortuite à proximité d’un examen radiologique doit conduire à rassurer la femme enceinte, car cette irradiation est négligeable lorsque l’utérus n’est pas dans le faisceau. Elle ne doit pas être assimilée à une exposition directe de l’utérus.

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Mémorisez les réponses avec 77 flashcards sur Prévention des risques fœtaux.

Qu'est-ce qu'une infection materno-fœtale ?

La contamination du fœtus pendant la grossesse ou l'accouchement par des germes maternels.

Quel pourcentage des naissances sont concernées par les infections materno-fœtales ?

1 à 4 % des naissances.

Comment la fréquence des infections materno-fœtales chez les prématurés se compare-t-elle aux autres ?

Elles sont 2 à 4 fois plus fréquentes chez les prématurés.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prévention des risques fœtaux.

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