Fiche de révision : Principes et Droit en Santé

📋 Plan du Cours

  1. Définition santé OMS
  2. Sources du droit santé
  3. Droits fondamentaux
  4. Contrats médicaux
  5. Sociétés de personnes
  6. Sociétés de capitaux
  7. Droit médical suisse
  8. Éthique professionnelle
  9. Paternalisme médical
  10. Autonomie du patient

📖 1. Définition santé OMS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Santé (OMS) : État de complet bien-être physique, mental et social, et non simplement l'absence de maladie ou d'infirmité.
    Définition officielle de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

  • Bien-être : Sentiment de satisfaction, d'équilibre et de qualité de vie dans les dimensions physique, mentale et sociale.
    Notion essentielle pour comprendre la santé selon l'OMS.

  • Dimension physique : Aspect lié à l’état corporel, à la prévention et au traitement des maladies.
    Partie tangible de la santé.

  • Dimension mentale : État psychologique, équilibre émotionnel, santé mentale.
    Aspect souvent négligé mais crucial dans la définition de la santé.

  • Dimension sociale : Capacité à établir des relations, à participer à la vie communautaire.
    Indicateur de l’intégration et de la qualité de vie.

  • Absence de maladie : Critère insuffisant seul, la santé implique un état global de bien-être.
    Point clé de la définition OMS, qui dépasse la simple absence de pathologie.

📝 Points essentiels

  • La définition de l’OMS insiste sur une vision holistique de la santé, intégrant le physique, le mental et le social.
  • La santé n’est pas seulement l’absence de maladie, mais un état de bien-être global.
  • La conception moderne de la santé inclut la prévention, la promotion du bien-être et la qualité de vie.
  • La santé est un droit fondamental reconnu internationalement, impliquant des responsabilités sociales et politiques.
  • La définition évolue avec les enjeux sociétaux, notamment en intégrant la santé mentale et sociale.

💡 À retenir

La santé, selon l’OMS, est un état de bien-être complet, englobant le physique, le mental et le social, et dépasse la simple absence de maladie.

📖 2. Sources du droit santé

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit : Ensemble des règles juridiques édictées par une autorité compétente, organisant la vie en société et garantissant les droits et devoirs des individus.
  • Source du droit : Origine ou fondement d'une norme juridique. Elle peut être légale, jurisprudentielle, coutumière ou doctrinale.
  • Hiérarchie des normes : classement des règles juridiques selon leur importance et leur autorité, permettant de déterminer leur applicabilité et leur conformité. La Constitution fédérale occupe le sommet de cette hiérarchie.
  • Coutume : Usage répété et accepté par une collectivité, ayant force obligatoire dans un domaine spécifique, notamment en droit médical ou en pratique clinique.
  • Jurisprudence : Ensemble des décisions rendues par les tribunaux, qui interprètent et précisent l'application des lois, créant ainsi une source de droit complémentaire.
  • Loi : Règle juridique adoptée par une autorité législative (par exemple, Parlement ou Conseil fédéral) et ayant une force obligatoire générale.

📝 Points essentiels

  • Le droit santé est constitué de plusieurs sources, notamment la loi, la jurisprudence, la coutume et la doctrine.
  • La hiérarchie des normes garantit que les normes inférieures doivent respecter celles supérieures, en particulier la Constitution fédérale.
  • La loi fédérale, les ordonnances, règlements et directives constituent les principales sources du droit dans le domaine de la santé.
  • La coutume peut jouer un rôle en complément, notamment dans les pratiques médicales ou professionnelles non codifiées.
  • La jurisprudence influence l’interprétation des lois, notamment dans le droit médical, en précisant leur application concrète.
  • La doctrine, composée d’ouvrages et de recherches juridiques, contribue à l’interprétation et à l’évolution du droit.

💡 À retenir

Les sources du droit santé, hiérarchisées selon leur importance, forment le cadre juridique qui régit la pratique médicale, la responsabilité et la protection des droits fondamentaux, assurant une cohérence dans l’application des normes.

📖 3. Droits fondamentaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dignité humaine : Principe selon lequel chaque personne doit être respectée et protégée dans sa valeur intrinsèque, indépendamment de ses caractéristiques ou de sa condition.
  • Égalité : Principe selon lequel toutes les personnes doivent être traitées de manière équitable devant la loi, sans discrimination fondée sur l’origine, le sexe, la religion, etc.
  • Droit à la vie : Garantie fondamentale interdisant la peine de mort et protégeant la vie de chaque individu contre toute atteinte injustifiée.
  • Protection contre l’arbitraire : Droit d’être traité par les organes de l’État sans traitement injuste ou capricieux, en conformité avec la bonne foi.
  • Liberté personnelle : Droit de se déplacer, de choisir son mode de vie, d’être libre de toute contrainte physique ou psychique injustifiée.
  • Droit à la sphère privée : Respect de la vie privée, familiale, du domicile et des données personnelles, avec protection contre l’utilisation abusive des informations.

📝 Points essentiels

  • Les droits fondamentaux sont inscrits principalement dans la Constitution fédérale (articles 7 à 34 Cst.), garantissant la dignité, l’égalité, la liberté et la protection contre l’arbitraire.
  • Leur principe d’inviolabilité implique que toute restriction doit respecter la base légale, l’intérêt public ou la protection d’un autre droit fondamental, et être proportionnée.
  • La liberté d’expression, de religion, de réunion, d’association, ainsi que le droit à la propriété et à la santé, font aussi partie des droits fondamentaux.
  • La protection des enfants, des personnes en détresse, et la sphère privée sont des droits spécifiques renforcés par la Constitution.
  • La hiérarchie des normes établit que ces droits doivent être respectés en toute situation, sauf en cas de restriction prévue par la loi et justifiée par un intérêt supérieur.

💡 À retenir

Les droits fondamentaux constituent la base de la protection de la personne humaine en Suisse, leur inviolabilité étant essentielle pour garantir la liberté, la dignité et l’égalité de tous face à l’État.

📖 4. Contrats médicaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrat de soins : Accord entre un professionnel de santé et un patient, par lequel ce dernier s’engage à recevoir des soins en échange d’une rémunération ou d’un engagement mutuel. Il doit respecter le principe du consentement éclairé et de la confidentialité.
  • Contrat de mandat : Contrat par lequel une personne (mandant) confie à une autre (mandataire) la gestion d’une affaire ou la réalisation d’une tâche, notamment dans le cadre de la gestion médicale ou administrative du patient.
  • Contrat d’entreprise : Accord où l’entrepreneur s’engage à réaliser un ouvrage ou un résultat précis, par exemple la réalisation d’un dispositif médical ou d’un acte chirurgical, avec une garantie sur le résultat.
  • Consentement éclairé : Obligation pour le professionnel de santé d’obtenir du patient une acceptation volontaire, après lui avoir fourni toutes les informations nécessaires sur le traitement, ses risques et alternatives.
  • Nullité du contrat : Sanction juridique applicable si le contrat médical viole des principes fondamentaux, comme l’objet illicite, le vice du consentement ou l’absence de capacité juridique.
  • Responsabilité contractuelle : Obligation pour le professionnel de santé de réparer le dommage causé par une inexécution ou une mauvaise exécution du contrat, notamment en cas de faute ou de négligence.

📝 Points essentiels

  • La liberté contractuelle permet aux parties de définir librement les termes du contrat, sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.
  • La capacité de contracter doit être présente chez le patient (majeur, capable) et le professionnel de santé.
  • La forme du contrat peut être écrite ou orale, mais certains actes (ex : consentement) nécessitent une forme écrite pour garantir la preuve.
  • Le contenu doit inclure l’objet du contrat, la rémunération, la durée, et les modalités d’exécution.
  • La relation contractuelle doit respecter le principe du consentement éclairé, notamment dans le cadre des soins médicaux.
  • La responsabilité du professionnel peut être engagée en cas de manquement aux obligations contractuelles ou déontologiques.

💡 À retenir

Les contrats médicaux, qu’ils soient de soins, de mandat ou d’entreprise, reposent sur la liberté de contractualiser tout en garantissant la protection du patient par le respect du consentement éclairé, de la capacité juridique et de la responsabilité professionnelle.

📖 5. Sociétés de personnes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Société simple (art. 530 ss CO) : Contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent d’unir leurs efforts ou ressources pour atteindre un but commun, sans caractéristiques spécifiques d’autres formes sociales.
  • Société en nom collectif (SNC, arts. 552 ss CO) : Société où deux ou plusieurs personnes physiques s’engagent à exploiter une activité commerciale sous une raison sociale, en étant indéfiniment responsables des dettes sociales.
  • Société en commandite (arts. 594 ss CO) : Société commerciale composée d’associés responsables indéfiniment (commandités) et de commanditaires responsables uniquement à hauteur de leur apport, avec une responsabilité limitée pour certains.
  • Société de capitaux : Forme juridique où la responsabilité des membres est limitée à leur apport, notamment la S.A. (société anonyme), la SàRL (société à responsabilité limitée) et la société en commandite par actions.
  • Responsabilité indéfinie : Responsabilité totale des associés pour les dettes sociales, caractéristique des sociétés de personnes comme la SNC ou la société en nom collectif.
  • Responsabilité limitée : Responsabilité limitée à l’apport ou aux parts sociales, caractéristique des sociétés de capitaux comme la S.A. ou la SàRL.

📝 Points essentiels

  • Les sociétés de personnes se distinguent par la responsabilité illimitée des associés, ce qui implique un risque personnel important en cas de dettes.
  • La société simple est la forme la plus basique, sans personnalité juridique distincte, contrairement aux sociétés de capitaux qui ont une personnalité juridique propre.
  • La responsabilité dans une SNC ou une société en nom collectif est solidaire et illimitée, ce qui signifie que chaque associé peut être tenu responsable de la totalité des dettes sociales.
  • La société en commandite permet de limiter la responsabilité des commanditaires tout en conservant une responsabilité illimitée pour les commandités.
  • La constitution, la gestion et la dissolution de ces sociétés sont régies par le Code civil (art. 530 ss CO) et le Code des sociétés (art. 552 ss CO pour les sociétés de capitaux).
  • La responsabilité et la gestion doivent être clairement définies dans les statuts ou l’accord constitutif.

💡 À retenir

Les sociétés de personnes se caractérisent par la responsabilité personnelle et illimitée des associés, favorisant la confiance mutuelle mais exposant à des risques personnels importants en cas de défaillance.

📖 6. Sociétés de capitaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Société de capitaux : Forme juridique où la responsabilité des associés est limitée à leur apport, privilégiant la séparation entre propriété et gestion. Exemple : SA, SàRL.
  • Société anonyme (S.A.) : Société dont le capital est divisé en actions, avec des actionnaires responsables uniquement à hauteur de leur apport. Elle est adaptée pour de grandes entreprises.
  • Société à responsabilité limitée (SàRL) : Société où la responsabilité des associés est limitée à leur apport, avec un capital fixé dans les statuts, souvent utilisée par des PME.
  • Société en commandite par actions (SCA) : Société avec deux types d’associés : commandités (responsables indéfiniment) et commanditaires (responsables à hauteur de leur apport), combinant aspects des sociétés de capitaux et de personnes.
  • Société coopérative : Organisation visant à favoriser ou garantir des intérêts économiques de ses membres par une action commune, sans but lucratif, souvent à capital variable.
  • Fondation : Personnalité juridique créée par l’affectation de biens à un but spécifique, généralement à but d’utilité publique ou social.

📝 Points essentiels

  • Les sociétés de capitaux se distinguent par la responsabilité limitée des associés et la séparation entre gestion et propriété.
  • La société anonyme (SA) est la forme la plus répandue pour les grandes entreprises, avec une responsabilité limitée aux apports et une structure de gestion sophistiquée.
  • La SàRL est adaptée aux PME, avec une gestion plus souple et un capital social fixé dans les statuts.
  • La société en commandite par actions combine responsabilité limitée pour les commanditaires et responsabilité illimitée pour les commandités.
  • La constitution d’une société nécessite la rédaction de statuts, leur enregistrement au registre du commerce, et le respect des règles légales spécifiques.
  • La responsabilité des membres dans ces sociétés est généralement limitée, ce qui limite le risque financier personnel.

💡 À retenir

Les sociétés de capitaux offrent une responsabilité limitée aux membres, facilitant la levée de fonds et la gestion d’entreprises de grande envergure, tout en séparant propriété et gestion pour favoriser la croissance économique.

📖 7. Droit médical suisse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit médical : Branche du droit qui régit l’ensemble des règles juridiques applicables à la pratique de la médecine, à la relation entre professionnels de santé et patients, ainsi qu’à l’organisation des soins.
  • Responsabilité médicale : Obligation pour le professionnel de santé de répondre de ses actes devant la justice en cas de faute ou de négligence ayant causé un dommage au patient.
  • Consentement éclairé : Accord donné par le patient après avoir été informé de manière compréhensible sur la nature, les risques et les alternatives d’un traitement ou d’une intervention médicale.
  • Secret médical : Obligation pour le professionnel de santé de garder confidentielles toutes les informations concernant le patient, sauf exceptions légales.
  • Données personnelles de santé : Informations relatives à la santé d’une personne, protégées par la législation pour garantir la vie privée et la confidentialité.
  • Éthique en santé : Ensemble des principes moraux guidant la pratique médicale, notamment le respect de la dignité humaine, l’autonomie du patient, et la justice dans l’accès aux soins.

📝 Points essentiels

  • La pratique médicale en Suisse est encadrée par un cadre juridique comprenant la Constitution, le Code civil (notamment le droit de la personnalité), le Code pénal, et diverses lois cantonales.
  • La responsabilité médicale peut engager le professionnel en cas de faute, de négligence ou de manquement au devoir d’information.
  • Le consentement éclairé est une condition sine qua non pour toute intervention, garantissant l’autonomie du patient.
  • La législation protège le secret médical et les données de santé, avec des dérogations strictes en cas d’intérêt public ou de danger pour autrui.
  • La déontologie médicale, via le code de déontologie de la FMH, impose des règles éthiques fondamentales, notamment le respect de la dignité, la non-discrimination, et la relation de confiance avec le patient.
  • La responsabilité civile et pénale peut être engagée en cas de faute médicale, avec des recours possibles en réparation du dommage.

💡 À retenir

Le droit médical suisse combine des normes légales et éthiques visant à protéger les patients tout en encadrant la responsabilité des professionnels de santé, avec un accent particulier sur le consentement éclairé, la confidentialité et la responsabilité.

📖 8. Éthique professionnelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Éthique professionnelle : Discipline qui étudie le comportement moral attendu des membres d'une profession, en s'appuyant sur un code de déontologie pour garantir une conduite conforme aux valeurs de la profession.
  • Code de déontologie : Ensemble de règles et principes élaborés par la profession pour encadrer la conduite éthique de ses membres, facilitant la prise de décision dans des situations complexes.
  • Autonomie : Capacité du patient ou du professionnel à prendre des décisions libres et éclairées, respectant la dignité et les droits de chacun.
  • Consentement éclairé : Accord donné par le patient après avoir été informé de manière compréhensible sur la nature, les risques et les alternatives d’un traitement ou d’une intervention.
  • Respect de la dignité : Principe selon lequel chaque individu doit être traité avec considération, en préservant son intégrité physique, mentale et sociale.
  • Responsabilité : Obligation morale et légale d’assumer les conséquences de ses actions ou décisions professionnelles.

📝 Points essentiels

  • La pratique éthique repose sur l’équilibre entre le devoir de soin, le respect de l’autonomie du patient et la confidentialité.
  • Le code de déontologie sert de référence pour juger la conduite professionnelle et prévenir les abus ou négligences.
  • La relation médecin-patient doit respecter la confidentialité, l’autonomie et le consentement éclairé pour garantir une pratique éthique.
  • La responsabilité professionnelle implique la possibilité d’être tenu pour responsable en cas de manquement aux règles déontologiques.
  • La charte éthique en EMS insiste sur le respect de la dignité, l’autonomie, la sphère privée et l’intégration sociale du patient.
  • La réflexion éthique permet d’arbitrer les conflits de valeurs ou d’intérêts dans la pratique quotidienne.

💡 À retenir

L’éthique professionnelle guide le comportement des praticiens pour assurer une prise en charge respectueuse, responsable et conforme aux valeurs fondamentales de la profession, en privilégiant toujours la dignité et l’autonomie du patient.

📖 9. Paternalisme médical

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paternalisme médical : Approche où le professionnel de santé prend des décisions pour le patient, en estimant agir dans son intérêt, souvent en limitant son autonomie.
  • Autonomie du patient : Droit du patient de prendre ses propres décisions concernant sa santé, en étant informé et libre de choisir.
  • Consentement éclairé : Processus par lequel le patient reçoit toutes les informations nécessaires pour donner une décision volontaire et éclairée sur un traitement ou une intervention.
  • Devoir d'information : Obligation du professionnel de santé de fournir au patient toutes les informations pertinentes pour qu'il puisse exercer son autonomie.
  • Éthique du soin : Ensemble des principes moraux guidant la pratique médicale, notamment le respect de la dignité, de l'autonomie et la non-malfaisance.
  • Déclin du paternalisme : Tendance vers une reconnaissance accrue de l'autonomie du patient, favorisant la relation de partenariat plutôt que de domination.

📝 Points essentiels

  • Le paternalisme médical s'oppose à l'autonomie en justifiant la prise de décision unilatérale par la nécessité de protéger le patient ou en raison d'une ignorance perçue.
  • La loi et l’éthique modernes privilégient le respect de l’autonomie via le consentement éclairé, sauf cas d’incapacité ou de danger immédiat.
  • La relation médecin-patient doit évoluer d’un modèle paternaliste vers un partenariat, favorisant l’information, la communication et la décision partagée.
  • Le paternalisme peut être justifié dans certains cas d’incapacité du patient (mineurs, personnes sous tutelle, patients en coma).
  • La critique principale du paternalisme : risque de limiter la liberté individuelle et de méconnaître la capacité du patient à décider pour lui-même.

💡 À retenir

Le paternalisme médical, autrefois dominant, tend à céder la place à une approche basée sur le respect de l’autonomie et du consentement éclairé, dans une logique de partenariat entre professionnel et patient.

📖 10. Autonomie du patient

🔑 Notions clés & Définitions

  • Autonomie du patient : Capacité du patient à prendre des décisions éclairées concernant sa santé, en fonction de ses valeurs, préférences et convictions, sans influence indue ou contrainte extérieure.
  • Consentement éclairé : Accord donné par le patient après avoir reçu toutes les informations nécessaires sur une intervention ou un traitement, lui permettant de choisir en toute connaissance de cause.
  • Droit à l’autodétermination : Principe selon lequel chaque individu a le droit de décider librement de sa vie, y compris en matière de soins de santé, dans le respect de la législation et des droits fondamentaux.
  • Capacité de discernement : Aptitude du patient à comprendre les informations relatives à sa santé, à en apprécier les conséquences et à faire un choix éclairé.
  • Déclin de l’autonomie : Situation où le patient ne peut plus exercer pleinement son autonomie en raison de troubles cognitifs, de maladie ou d’incapacités, nécessitant une protection ou une représentation.
  • Protection de l’autonomie : Ensemble des mesures légales ou éthiques visant à respecter et préserver la capacité de décision du patient, tout en assurant sa sécurité et ses droits.

📝 Points essentiels

  • L’autonomie du patient est un droit fondamental garanti par la Constitution et la législation en vigueur.
  • Le consentement éclairé est une étape clé dans la relation médecin-patient, assurant le respect de l’autonomie.
  • La capacité de discernement doit être évaluée pour déterminer si le patient peut décider seul ou si une représentation est nécessaire.
  • En cas de déclin de l’autonomie, des mesures de protection légale (tutelle, curatelle) peuvent être mises en place pour préserver ses droits.
  • Le respect de l’autonomie implique également la confidentialité, la non-discrimination et la prise en compte des valeurs culturelles et personnelles du patient.
  • La déontologie médicale insiste sur l’importance d’informer le patient de manière claire, compréhensible et adaptée à son niveau de compréhension.

💡 À retenir

L’autonomie du patient est un principe central en éthique et en droit médical, garantissant à chaque individu le droit de décider librement de sa santé, sous réserve de sa capacité de discernement et dans le cadre du consentement éclairé.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmePoints clésDifférences principales
Définition santé OMSSanté = bien-être physique, mental, social; pas seulement absence de maladieSanté = état global de bien-être, intégrant prévention et qualité de vie
Sources du droit santéLoi, jurisprudence, coutume, doctrine; hiérarchie des normesLoi = norme obligatoire; coutume et jurisprudence complètent la législation
Droits fondamentauxDignité, égalité, vie, liberté, sphère privéeInviolabilité et respect absolu, sauf restrictions légales justifiées
Contrats médicauxConsentement éclairé, responsabilité, forme écrite (souvent)Contrat de soins, mandat, responsabilité contractuelle
Tableau comparatif : Sociétés de personnes vs Sociétés de capitauxSociétés de personnesSociétés de capitaux
ResponsabilitéResponsabilité illimitée des associésResponsabilité limitée aux apports
GestionGérance souvent confiée à tous ou certains associésGérance confiée à des dirigeants ou administrateurs
Transmission des partsPlus restrictive, nécessite l’accord des autresPlus flexible, cession plus aisée
ExemplesSociété en nom collectif, société en commanditeSA, SARL, SA à responsabilité limitée

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre définition de santé OMS avec une vision uniquement médicale ou biologique. La santé inclut aussi le bien-être social et mental.
  2. Confusion entre source du droit (loi, jurisprudence, coutume) et leur hiérarchie. La loi prime toujours sur la coutume.
  3. Mauvaise interprétation du droit à la vie : il ne garantit pas seulement la survie, mais aussi la protection contre les atteintes injustifiées.
  4. Confusion entre contrat de soins et contrat de mandat : le premier concerne la relation patient-professionnel, le second la gestion administrative ou médicale.
  5. Erreur sur la responsabilité contractuelle : elle ne couvre pas uniquement la faute intentionnelle, mais aussi la négligence.
  6. Confondre autonomie du patient et paternalisme médical : l’autonomie impose une information et un consentement libre.
  7. Faux-amis : "contrat d’entreprise" n’est pas un contrat de travail mais un contrat de réalisation d’un résultat précis.
  8. Mauvaise compréhension des droits fondamentaux : ils peuvent être limités par la loi pour protéger l’intérêt général, sous réserve de proportionnalité.
  9. Confusion entre sociétés de personnes et sociétés de capitaux : responsabilité et gestion diffèrent fortement.
  10. Erreur fréquente sur la définition de santé : ne pas considérer la dimension sociale et mentale comme essentielle.

✅ Checklist Examen

  • Vérifier la définition officielle de la santé selon l’OMS.
  • Connaître les principales sources du droit dans le domaine de la santé.
  • Identifier les droits fondamentaux garantis par la Constitution suisse.
  • Expliquer le principe du consentement éclairé dans le cadre des contrats médicaux.
  • Distinguer une société de personnes d’une société de capitaux.
  • Connaître les principes de responsabilité en droit médical.
  • Savoir ce qu’est un contrat de soins et ses éléments essentiels.
  • Comprendre la hiérarchie des normes juridiques.
  • Identifier les limites possibles à l’autonomie du patient.
  • Reconnaître les éléments constitutifs d’un contrat médical valide.
  • Connaître les principes éthiques fondamentaux en médecine.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique (ex : responsabilité, consentement, dignité).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Principes et Droit en Santé avec 10 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé est :

2. Selon la définition de l'OMS, laquelle des dimensions suivantes n'est PAS explicitement incluse dans la santé ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Principes et Droit en Santé avec 10 flashcards interactives.

Santé selon OMS

État de bien-être physique, mental et social

Santé selon OMS — définition?

État de bien-être physique, mental et social.

Sources du droit santé

Loi, jurisprudence, coutume, doctrine

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