★ À maîtriser
📌 La douleur aiguë est de courte durée, survient récemment et brutalement, puis disparaît après le traitement de sa cause, tandis que la douleur chronique dure plus de 3 mois et persiste même lorsque sa cause est traitée.
Compléments
Aiguë = cause récente et traitable ; chronique = douleur persistante et envahissante
📌 L’OMS classe les antalgiques en trois paliers selon l’intensité de la douleur : le palier I pour les douleurs légères à moyennes, le palier II pour les douleurs moyennes à intenses et le palier III pour les douleurs très intenses ou rebelles.
Les exemples d’antalgiques du palier I sont:
Le palier II correspond aux antalgiques centraux faibles pour une douleur évaluée de 4 à 6 sur l’EVA, notamment la codéine et le tramadol.
Le palier III correspond aux antalgiques centraux forts pour une douleur évaluée de 6 à 10 sur l’EVA, notamment la morphine et ses dérivés.
Palier I, puis II, puis III : de la douleur légère à la douleur rebelle
★ À maîtriser
Compléments
Lésion → nerfs périphériques → moelle épinière → cerveau
★ À maîtriser
Les fibres A delta, myélinisées et de petit diamètre, conduisent lentement les informations mécaniques et thermiques responsables d’une première douleur en piqûre, bien localisée.
Les fibres C, de très petit diamètre et amyéliniques, conduisent très lentement une douleur à type de brûlure, plus tardive et diffuse.
La réponse à la douleur repose sur la réception de l’information, son intégration par le système nerveux central et l’activation des effecteurs pour produire une réponse motrice adaptée.
Les origines de la douleur nociceptive sont:
📌 La douleur neuropathique est due à une atteinte du système nerveux périphérique ou central et peut se manifester par des décharges électriques, des fourmillements ou des brûlures.
Compléments
📌 La douleur idiopathique ou psychogène est une douleur réelle sans lésion apparente qui ne correspond ni à une douleur nociceptive ni à une douleur neuropathique et se distingue de l’hystérie et de l’hypochondrie.
A delta = piqûre rapide et localisée ; C = brûlure lente et diffuse
SAC : sensori-discriminative, affectivo-émotionnelle, cognitive
★ À maîtriser
La loi Kouchner du 4 mars 2002 affirme que toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur, qui doit être en toutes circonstances prévenue, évaluée, prise en compte et traitée.
Selon l’article R4311-2 5º, l’infirmier participe à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de la douleur ainsi qu’à celui de la détresse physique et psychique.
Selon l’article R4312-19 du code de déontologie, l’infirmier doit s’efforcer de soulager les souffrances par des moyens appropriés, accompagner moralement le patient et dispenser des soins antalgiques dans ses compétences propres, sur prescription ou dans le cadre d’un protocole thérapeutique.
Compléments
📌 Selon l’article R4311-5 19º, l’infirmier recueille les observations utiles à la connaissance de l’état de santé et évalue la douleur.
Droit au soulagement → prévention, évaluation, prise en compte et traitement
★ À maîtriser
📌 L’auto-évaluation est réalisée par le patient lui-même, qui doit comprendre la méthode utilisée et être capable de communiquer, avec notamment l’EVA, l’EN, l’EVS et l’échelle des visages de Bieri.
📌 L’hétéro-évaluation est réalisée par une autre personne que le patient et repose sur des critères dépendant de l’échelle utilisée, comme Algoplus, Doloplus ou ECPA.
Compléments
Auto-évaluation = patient ; hétéro-évaluation = observateur
Les informations à transmettre concernent:
Après un traitement antalgique, l’infirmier vérifie si le patient est soulagé, recherche un besoin d’interdose, évalue la stratégie thérapeutique et transmet les informations afin de permettre une adaptation du traitement et une prise en charge multifactorielle.
Dans le cas clinique, une patiente de 35 ans en SSPI après une laparotomie pour chirurgie du côlon droit présente une EVA à 8 dix minutes après le réveil malgré le paracétamol et le néfopam, puis reste à 8 après une première titration de 2 mg de morphine et atteint une EVA à 10 après la deuxième titration.
TILT : Temps, Intensité, Localisation, Type
Types de douleur
| Type | Mécanisme ou durée | Manifestations ou exemples |
|---|---|---|
| Aiguë | Courte durée, survenue récente et brutale | Disparaît après traitement de la cause |
| Chronique | Durée supérieure à 3 mois, persistance malgré traitement causal | Envahissante et multifactorielle |
| Nociceptive | Stimulation de récepteurs périphériques | Traumatisme, postopératoire, brûlure, écrasement |
| Neuropathique | Atteinte du système nerveux périphérique ou central | Décharges électriques, fourmillements, brûlures |
| Idiopathique ou psychogène | Douleur sans lésion apparente | Douleur réelle, distincte de l’hystérie et de l’hypochondrie |
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