QCM : Psychopathologie empiriquement fondée — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la psychopathologie ?

La classification médicale des maladies physiques
L’observation sociale des comportements ordinaires
L’étude scientifique des troubles psychologiques
L’analyse philosophique des émotions humaines

L’étude scientifique des troubles psychologiques

Explication

La psychopathologie étudie scientifiquement les troubles psychologiques et leurs manifestations. L’observation des comportements ordinaires relève d’un champ plus large que cette discipline.

2. Qu’est-ce qui caractérise notamment la pratique des psychologues face aux troubles psychologiques ?

Ils utilisent des modèles, des évaluations scientifiques et des interventions
Ils privilégient l’intuition clinique sans recourir à des méthodes évaluatives
Ils étudient les troubles sans proposer de démarches d’intervention
Ils décrivent les symptômes à partir d’impressions personnelles et spontanées

Ils utilisent des modèles, des évaluations scientifiques et des interventions

Explication

Les psychologues s’appuient sur des modèles, des méthodes d’évaluation scientifiquement fondées et des interventions. Se limiter à décrire les troubles ne rend pas compte de l’ensemble de leur pratique.

3. Quelle proportion moyenne de personnes en détresse mentale s’absente du travail dans les pays de l’OCDE, contre 30 % pour les autres personnes ?

30 %
47 %
17 %
37 %

47 %

Explication

Dans les pays de l’OCDE, 47 % des personnes en détresse mentale s’absentent du travail, contre 30 % des autres personnes. Le chiffre de 30 % correspond au groupe de comparaison et non aux personnes en détresse.

4. Quelle estimation mondiale de l’OMS concerne la fréquence des troubles mentaux ?

Une personne sur deux présente un trouble mental
Une personne sur vingt présente un trouble mental
Une personne sur huit présente un trouble mental
Une personne sur quatre présente un trouble mental

Une personne sur huit présente un trouble mental

Explication

L’OMS estime qu’une personne sur huit dans le monde présente un trouble mental. Les autres proportions ne correspondent pas à l’estimation indiquée.

5. Quels troubles mentaux sont considérés comme les plus fréquents ?

Les troubles alimentaires et les troubles obsessionnels-compulsifs
Les troubles anxieux et les troubles dépressifs
Les troubles psychotiques et les troubles dissociatifs
Les troubles de la personnalité et les troubles neurocognitifs

Les troubles anxieux et les troubles dépressifs

Explication

Selon l’OMS, les troubles anxieux et dépressifs sont les troubles mentaux les plus fréquents. Les autres catégories peuvent exister dans la population, mais elles ne sont pas présentées comme les plus répandues.

6. Quelle combinaison caractérise un trouble psychologique dans un contexte culturel donné ?

Un dysfonctionnement associé à une détresse ou une déficience et à une réponse atypique
Une différence culturelle observable qui entraîne une variation des habitudes quotidiennes
Une émotion négative passagère accompagnée d’une réaction socialement inhabituelle
Un comportement atypique qui apparaît sans conséquence clinique identifiable

Un dysfonctionnement associé à une détresse ou une déficience et à une réponse atypique

Explication

Un trouble psychologique associe un dysfonctionnement, une détresse ou une déficience fonctionnelle, ainsi qu’une réponse comportementale atypique ou inattendue. Un comportement atypique pris isolément ne suffit pas à définir un trouble.

7. Que désigne un dysfonctionnement psychologique ?

Une modification nette du fonctionnement comportemental, cognitif ou émotionnel
Une préférence personnelle qui diffère des habitudes du groupe social
Une réaction émotionnelle brève face à une difficulté quotidienne
Une variation biologique qui ne modifie pas le fonctionnement de la personne

Une modification nette du fonctionnement comportemental, cognitif ou émotionnel

Explication

Le dysfonctionnement psychologique correspond à une rupture ou à une modification nette du fonctionnement comportemental, cognitif ou émotionnel. Une simple préférence ou une réaction brève ne constitue pas nécessairement une telle rupture.

8. Comment la détresse est-elle définie en psychopathologie ?

Une réaction brève qui améliore les processus de survie de l’organisme
Un état aversif où l’adaptation ne rétablit pas l’homéostasie
Une variation émotionnelle qui restaure rapidement l’équilibre physiologique
Un état agréable où l’organisme maintient aisément son équilibre

Un état aversif où l’adaptation ne rétablit pas l’homéostasie

Explication

La détresse est un état négatif et aversif dans lequel les processus d’adaptation et de survie ne ramènent pas l’organisme à l’homéostasie. Un retour rapide à l’équilibre décrit plutôt une adaptation efficace qu’un état de détresse.

9. Comment faut-il apprécier le caractère anormal d’un fonctionnement psychologique ?

En se fondant principalement sur la présence momentanée d’une détresse
En considérant séparément chaque symptôme sans examiner son retentissement
En jugeant la réaction à partir de son caractère inhabituel pour un observateur
En évaluant ensemble sa durée, son intensité et ses répercussions fonctionnelles

En évaluant ensemble sa durée, son intensité et ses répercussions fonctionnelles

Explication

La durée, l’intensité et les répercussions fonctionnelles doivent être examinées conjointement pour apprécier l’anormalité d’un fonctionnement. La détresse prise isolément ou le seul caractère inhabituel d’une réaction ne suffit pas.

10. Quelle distinction décrit correctement les approches catégorielle et en continuum des troubles psychologiques ?

Les deux approches décrivent des degrés sans distinguer le normal du pathologique.
L’approche catégorielle établit une frontière nette, tandis que l’approche en continuum décrit des degrés.
L’approche catégorielle décrit des degrés, tandis que l’approche en continuum établit une frontière nette.
Les deux approches établissent une frontière nette entre le normal et le pathologique.

L’approche catégorielle établit une frontière nette, tandis que l’approche en continuum décrit des degrés.

Explication

L’approche catégorielle sépare nettement le normal du pathologique, alors que l’approche en continuum envisage un gradient entre ces deux pôles. Confondre leurs caractéristiques revient à inverser précisément la distinction centrale entre ces modèles.

11. Selon le DSM-5, quel ensemble de critères rend un dysfonctionnement comportemental, psychologique ou biologique anormal ?

Il est fréquent dans sa culture et provoque une préférence personnelle pour certaines activités sociales.
Il est inhabituel dans son contexte culturel et s’accompagne d’une détresse, d’une déficience ou d’un risque accru de souffrance.
Il est inhabituel dans tous les contextes et entraîne nécessairement une perte complète d’autonomie.
Il est biologiquement mesurable et apparaît indépendamment de toute détresse ou difficulté fonctionnelle.

Il est inhabituel dans son contexte culturel et s’accompagne d’une détresse, d’une déficience ou d’un risque accru de souffrance.

Explication

Le DSM-5 associe l’anormalité à un dysfonctionnement inhabituel dans son contexte culturel, accompagné d’une détresse, d’une déficience ou d’un risque accru de souffrance et d’altération du fonctionnement. Une mesure biologique isolée ne suffit donc pas à elle seule.

12. Comment la tradition surnaturelle expliquait-elle principalement les comportements anormaux ?

Par des forces extérieures comme la possession, les malédictions ou le mécontentement des dieux.
Par un déséquilibre cérébral lié à une infection ou à une anomalie génétique.
Par des apprentissages sociaux résultant d’expériences familiales et de normes culturelles.
Par un équilibre perturbé entre la bile, le sang, le phlegme et les qualités corporelles.

Par des forces extérieures comme la possession, les malédictions ou le mécontentement des dieux.

Explication

La tradition surnaturelle attribuait les comportements anormaux à des forces extérieures, notamment les esprits, les dieux, les malédictions ou les phénomènes célestes. Le déséquilibre des humeurs appartient plutôt à une explication biologique ancienne.

13. Quel principe caractérise la théorie humorale de la santé physique et psychique ?

Elle relie la santé à l’exorcisme, aux rituels de purification et aux pratiques magiques.
Elle relie la santé à l’efficacité de la pénicilline contre une infection bactérienne.
Elle relie la santé à l’influence des éclipses, des malédictions et des esprits mauvais.
Elle relie la santé à l’équilibre de quatre humeurs et des qualités chaud, froid, sec et humide.

Elle relie la santé à l’équilibre de quatre humeurs et des qualités chaud, froid, sec et humide.

Explication

La théorie humorale explique la santé par l’équilibre de la bile noire, de la bile jaune, du phlegme et du sang, ainsi que des qualités chaud, froid, sec et humide. Les pratiques d’exorcisme et de magie relèvent de la tradition surnaturelle, non de la théorie humorale.

14. Quelle succession d’événements a établi l’origine organique de la paralysie générale liée à la syphilis ?

La découverte des humeurs antiques, suivie de l’emploi de rituels contre les symptômes.
L’inoculation du paludisme en 1917, suivie d’un ralentissement temporaire de la maladie.
La découverte de Treponema pallidum en 1913, suivie de l’efficacité thérapeutique de la pénicilline.
L’introduction de la neuromodulation, suivie de l’identification d’une vulnérabilité génétique.

La découverte de Treponema pallidum en 1913, suivie de l’efficacité thérapeutique de la pénicilline.

Explication

L’identification de Treponema pallidum en 1913, puis la guérison obtenue avec la pénicilline, ont démontré que la paralysie générale avait une origine organique. La malariathérapie a précédé cette preuve, mais elle ralentissait la maladie sans établir sa cause bactérienne.

15. Quel résultat est associé à l’emploi de la pénicilline en 1943 dans la paralysie générale ?

Elle a traité les troubles mentaux par stimulation magnétique répétitive du cerveau.
Elle a ralenti la paralysie générale sans apporter d’information sur son origine.
Elle a remplacé l’hypothèse infectieuse par une explication principalement génétique.
Elle a guéri la paralysie générale et confirmé définitivement sa cause bactérienne.

Elle a guéri la paralysie générale et confirmé définitivement sa cause bactérienne.

Explication

En 1943, la pénicilline a guéri la paralysie générale, fournissant une preuve définitive de son origine bactérienne. Le ralentissement sans guérison correspond plutôt à la malariathérapie de Wagner-Jauregg.

16. Quelle conception caractérise principalement la psychiatrie biologique contemporaine ?

Les troubles mentaux sont principalement associés à une origine cérébrale, avec des hypothèses inflammatoires et génétiques complémentaires.
Les troubles mentaux sont principalement attribués aux normes culturelles, sans hypothèses portant sur les mécanismes biologiques.
Les troubles mentaux sont principalement définis par un déséquilibre des humeurs, avec des interventions magiques complémentaires.
Les troubles mentaux sont principalement expliqués par des forces surnaturelles, avec des traitements rituels complémentaires.

Les troubles mentaux sont principalement associés à une origine cérébrale, avec des hypothèses inflammatoires et génétiques complémentaires.

Explication

La psychiatrie biologique contemporaine considère principalement les troubles mentaux comme liés au cerveau et complète cette perspective par des hypothèses inflammatoires et génétiques. L’explication par les forces surnaturelles appartient à une tradition historique différente.

17. Quel objectif caractérise le traitement moral proposé par Philippe Pinel pour les patients hospitalisés ?

Favoriser un cadre normal et des interactions sociales en supprimant les chaînes
Expliquer les troubles par une cause cérébrale et des traitements médicaux
Classer les patients selon la névrose, la psychose et la perversion
Renforcer la surveillance institutionnelle au moyen de sanctions et d’isolement

Favoriser un cadre normal et des interactions sociales en supprimant les chaînes

Explication

Pinel défendait un environnement bienveillant, des relations sociales normales et la libération des chaînes. L’usage de sanctions et de l’isolement correspond aux anciennes pratiques punitives, que le traitement moral cherchait à dépasser.

18. Selon les théories psychanalytiques de Freud et Breuer, quelle origine explique principalement les troubles mentaux ?

Des anomalies cérébrales identifiables par un examen biologique
Des catégories cliniques fondées sur la résistance physique au stress
Des processus inconscients qui influencent la vie psychique
Des événements extérieurs considérés indépendamment de leur interprétation

Des processus inconscients qui influencent la vie psychique

Explication

Pour Freud et Breuer, des processus psychiques inconscients sont à l’origine des troubles mentaux. L’hypothèse d’une anomalie cérébrale relève plutôt d’un modèle biologique que de l’explication psychanalytique.

19. Dans le modèle cognitif, pourquoi une même situation peut-elle provoquer des réactions émotionnelles différentes chez deux personnes ?

Parce que les événements produisent une réaction identique chez chaque personne
Parce que les symptômes sont déterminés par les catégories psychanalytiques
Parce que leurs idées et leur perception de la situation peuvent différer
Parce que les réactions dépendent principalement de la structure de l’hôpital

Parce que leurs idées et leur perception de la situation peuvent différer

Explication

Le modèle cognitif attribue les conséquences émotionnelles et comportementales à l’interprétation des événements et aux idées qui l’accompagnent. La situation elle-même n’explique donc pas à elle seule la réaction observée.

20. Dans le modèle ABC d’Albert Ellis, quelle séquence décrit correctement le passage d’une situation à ses conséquences ?

Événement déclencheur, symptômes physiques, diagnostic puis croyances
Événement déclencheur, croyances, conséquences émotionnelles et comportementales
Croyances, événement déclencheur, conséquences biologiques et sociales
Conséquences comportementales, croyances, événement déclencheur et perception

Événement déclencheur, croyances, conséquences émotionnelles et comportementales

Explication

Le modèle ABC relie un événement déclencheur aux croyances de la personne, puis aux conséquences émotionnelles et comportementales. Les conséquences ne précèdent pas les croyances dans cette organisation du processus.

21. Comment l’approche intégrative contemporaine explique-t-elle l’apparition des troubles mentaux ?

Par les seules conditions sociales présentes dans l’environnement immédiat
Par une cause biologique principale qui suffit à expliquer chaque trouble
Par les seules croyances irrationnelles formées au cours du développement
Par l’interaction de facteurs environnementaux, biologiques, psychologiques et sociaux

Par l’interaction de facteurs environnementaux, biologiques, psychologiques et sociaux

Explication

L’approche intégrative considère que les troubles résultent de causes multiples et complexes, combinant plusieurs types de facteurs. Une explication réduite à une cause biologique ne rend pas compte de cette interaction.

22. Pourquoi la présence d’un variant génétique de risque ne permet-elle pas de conclure qu’une personne développera nécessairement une maladie ?

Parce que les facteurs biologiques n’ont aucun lien avec les troubles mentaux
Parce que la maladie dépend d’un diagnostic posé avant toute exposition extérieure
Parce qu’un variant génétique protège généralement contre les influences environnementales
Parce que des facteurs environnementaux peuvent déclencher ou aggraver le risque

Parce que des facteurs environnementaux peuvent déclencher ou aggraver le risque

Explication

Un variant génétique crée une prédisposition, mais son expression peut dépendre de facteurs environnementaux qui déclenchent ou aggravent le risque. Assimiler cette prédisposition à une maladie déjà déterminée confond vulnérabilité et causalité suffisante.

23. Quelle différence distingue un système vulnérable d’un système résilient face à une même perturbation ?

Le système vulnérable change plus facilement d’état, tandis que le système résilient résiste davantage
Le système vulnérable revient toujours à son état initial, tandis que le système résilient adopte un nouvel état
Le système vulnérable dépend de facteurs génétiques, tandis que le système résilient dépend de facteurs sociaux
Le système vulnérable résiste davantage, tandis que le système résilient change plus facilement d’état

Le système vulnérable change plus facilement d’état, tandis que le système résilient résiste davantage

Explication

Un système vulnérable bascule plus aisément vers un autre état lorsqu’il subit une perturbation, alors qu’un système résilient y résiste davantage. La résilience ne signifie pas une transformation plus rapide ni une dépendance à un seul type de facteur.

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Qu'est-ce que la psychopathologie ?

L'étude scientifique des troubles psychologiques.

Par quoi les psychologues se distinguent-ils ?

Par l'utilisation de modèles, d'évaluations et d'interventions scientifiquement fondées.

Sur quoi reposent les évaluations des psychologues ?

Sur des méthodes scientifiquement fondées.

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