QCM : Radiculopathies et névralgies radiculaires — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proposition décrit le mieux une radiculopathie ?

Une atteinte exclusive des muscles paravertébraux sans douleur irradiée
Une souffrance d’une racine spinale associant douleur, troubles sensitifs et parfois déficit moteur
Une inflammation isolée d’une articulation intervertébrale sans retentissement neurologique
Une compression uniquement veineuse du rachis sans symptôme neurologique

Une souffrance d’une racine spinale associant douleur, troubles sensitifs et parfois déficit moteur

Explication

La radiculopathie correspond à la souffrance d’une racine spinale avec radiculalgie, atteinte sensitive et/ou motrice, et parfois modification des ROT. Les autres propositions ne décrivent pas une atteinte radiculaire.

2. Quel ensemble correspond le mieux à une névralgie cervico-brachiale commune typique ?

Une douleur diffuse des deux membres supérieurs uniquement la nuit, sans raideur cervicale
Une douleur isolée de l’épaule sans irradiation ni trouble neurologique
Une douleur radiculaire mécanique du membre supérieur, souvent unilatérale, majorée par les efforts et soulagée partiellement par le repos
Une douleur thoracique rétrosternale déclenchée par l’effort et calmée par la trinitrine

Une douleur radiculaire mécanique du membre supérieur, souvent unilatérale, majorée par les efforts et soulagée partiellement par le repos

Explication

La névralgie cervico-brachiale commune associe typiquement une douleur radiculaire mécanique, souvent unilatérale, avec cervicalgies et raideur. Les autres propositions correspondent à d’autres tableaux cliniques.

3. Dans une vignette de lomboradiculalgie commune, quel élément est le plus évocateur d’une douleur radiculaire mécanique ?

Une douleur majorée par la toux ou l’effort et partiellement soulagée par le repos
Une douleur uniquement provoquée par la percussion des apophyses épineuses
Une douleur uniquement cutanée, sans trajet précis
Une douleur strictement inflammatoire avec raideur matinale prolongée

Une douleur majorée par la toux ou l’effort et partiellement soulagée par le repos

Explication

La douleur radiculaire mécanique est aggravée par les contraintes mécaniques, comme l’effort ou la toux, et s’améliore partiellement au repos. Une douleur inflammatoire orienterait vers une autre cause.

4. Quel élément de l’interrogatoire aide le plus à cartographier une atteinte radiculaire ?

La mesure de la taille des membres supérieurs
La répartition de la douleur et des paresthésies selon un dermatome précis
La couleur de la peau au niveau du rachis cervical
La présence d’une fièvre isolée sans autre symptôme

La répartition de la douleur et des paresthésies selon un dermatome précis

Explication

La cartographie radiculaire repose sur la topographie sensitive en dermatome, et sur le déficit moteur éventuel en myotome. Les autres éléments ne permettent pas de localiser une racine spinale.

5. Quel examen fait partie de l’évaluation clinique d’une névralgie cervico-brachiale ?

La recherche bilatérale des dermatomes, de la force musculaire, des réflexes et du signe de Hoffman
La mesure de la saturation en oxygène au repos
La palpation abdominale systématique en priorité
L’exploration exclusive des articulations des doigts

La recherche bilatérale des dermatomes, de la force musculaire, des réflexes et du signe de Hoffman

Explication

L’examen clinique comprend l’étude du rachis cervical, puis un examen neurologique comparatif des membres supérieurs avec dermatomes, force, ROT et signe de Hoffman. Cela aide à dépister une atteinte radiculaire ou médullaire.

6. Quel diagnostic différentiel doit être évoqué devant une douleur du bord cubital de l’avant-bras et des deux derniers doigts ?

Une arthrose du genou
Une tendinopathie du triceps
Une irritation du nerf ulnaire au coude
Une colique néphrétique

Une irritation du nerf ulnaire au coude

Explication

L’atteinte du nerf ulnaire au coude donne des douleurs et paresthésies sur le bord cubital de l’avant-bras et les deux derniers doigts, ce qui peut mimer une NCB C8. Les autres propositions ne correspondent pas à ce territoire.

7. Dans quel cas une imagerie est-elle indiquée devant une radiculalgie commune ?

Uniquement lorsque l’examen clinique est totalement normal et sans plainte
Dès la première heure, même en l’absence de signe de gravité
Seulement si la douleur a disparu spontanément
Si les douleurs persistent au-delà de 8 semaines malgré un traitement conservateur bien conduit

Si les douleurs persistent au-delà de 8 semaines malgré un traitement conservateur bien conduit

Explication

En l’absence de signe de gravité, l’imagerie est demandée si la douleur persiste après 8 semaines malgré un traitement conservateur. Il faut aussi tenir compte d’un doute diagnostique ou d’une urgence clinique.

8. Quel contexte impose une imagerie en urgence devant une douleur radiculaire des membres inférieurs ?

Une douleur mécaniquement soulagée par le repos
Un déficit moteur, des troubles sphinctériens ou une radiculalgie hyperalgique
Une simple contracture lombaire sans irradiation
Une douleur présente depuis moins de 8 semaines sans autre signe

Un déficit moteur, des troubles sphinctériens ou une radiculalgie hyperalgique

Explication

Les signes de gravité comme le déficit moteur, les troubles sphinctériens ou une radiculalgie hyperalgique imposent une imagerie urgente. En leur absence et avant 8 semaines, l’examen complémentaire n’est pas systématique.

9. Quelle correspondance topographique est correcte sur l’IRM lombaire ?

Une hernie L4-L5 paramédiane comprime surtout la racine sortante L4
Une hernie foraminale L4-L5 comprime surtout la racine passante L5
Une hernie médiane L5-S1 comprime toujours la racine C8
Une hernie L4-L5 paramédiane peut comprimer surtout la racine passante L5

Une hernie L4-L5 paramédiane peut comprimer surtout la racine passante L5

Explication

Une hernie L4-L5 paramédiane expose surtout la racine passante L5, alors qu’une hernie foraminale ou extraforaminale touche plutôt la racine sortante. La concordance avec la clinique est indispensable.

10. Quel traitement initial est recommandé pour une sciatique commune récente de moins de 2 mois ?

Corticothérapie systémique comme traitement validé de première intention
Alitement prolongé systématique pendant plusieurs semaines
Repos minimal, antalgiques, AINS et décontracturants musculaires
Chirurgie immédiate dans tous les cas

Repos minimal, antalgiques, AINS et décontracturants musculaires

Explication

La prise en charge initiale privilégie le repos minimal, le maintien d’activités compatibles avec la douleur, et un traitement symptomatique par antalgiques, AINS et décontracturants. La corticothérapie systémique n’a pas fait la preuve de son efficacité dans cette indication.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Radiculopathies et névralgies radiculaires.

Radiculopathie — définition ?

Symptômes liés à la souffrance d'une racine spinale.

Radiculalgie — rôle ?

Douleur organisée selon un dermatome radiculaire.

Dermatome — localisation ?

Zone cutanée innervée par une racine spinale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Radiculopathies et névralgies radiculaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM