Fiche de révision : Radiculopathies et névralgies radiculaires

📋 Plan du Cours

  1. Définition et sémiologie des radiculopathies
  2. Névralgies cervico-brachiales et sciatiques communes
  3. Vignette clinique de lomboradiculalgie
  4. Interrogatoire et cartographie radiculaire
  5. Examen clinique de la névralgie cervico-brachiale
  6. Diagnostics différentiels de la névralgie cervico-brachiale
  7. Examens complémentaires et concordance clinico-radiologique
  8. Douleurs radiculaires des membres inférieurs : diagnostic
  9. Examens d’imagerie lombaires et sémiologie IRM
  10. Prise en charge de la sciatique commune récente

📖 1. Définition et sémiologie des radiculopathies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiculopathie : Ensemble des symptômes dus à la souffrance d’une racine spinale, relevant des syndromes neurogènes périphériques.
  • Radiculalgie : Douleur liée à l’atteinte d’une racine spinale, souvent organisée selon un territoire précis.
  • Dermatome : Zone cutanée innervée par une racine spinale, utile pour décrire la systématisation sensitive.
  • Myotome : Ensemble de muscles innervés par une racine spinale, utilisé pour localiser un déficit moteur.
  • Sciatalgie commune : Forme typique de radiculopathie par atteinte discale, le plus souvent L5 ou S1, correspondant à la sciatique habituelle.

📝 Points essentiels

  • Une radiculopathie associe classiquement une radiculalgie à une atteinte sensitive et/ou motrice dans le territoire de la racine.
  • La systématisation de la douleur se décrit grâce au dermatome et au myotome.
  • Un déficit sensitif peut accompagner la douleur, sans que le moteur soit forcément atteint.
  • Un déficit moteur peut s’observer dans le territoire du myotome correspondant à la racine atteinte.
  • Le réflexe ostéotendineux (ROT) correspondant peut être aboli ou diminué en cas d’atteinte radiculaire.
  • La radiculalgie L5 ou S1 d’origine discale correspond à la sciatique commune, mais toute racine spinale peut être concernée.

💡 Astuce mémo

Radiculopathie = Racine → Douleur (radiculalgie) + Sens (dermatome) + Force (myotome) + ROT (diminué/absent).

📖 2. Névralgies cervico-brachiales et sciatiques communes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Névralgie cervico-brachiale : Douleur radiculaire du membre supérieur liée à la souffrance d'une racine du plexus brachial, typiquement entre C5 et T1.
  • Syndrome cervical : Ensemble des manifestations douloureuses et fonctionnelles du rachis cervical associées à la douleur radiculaire.
  • Douleur radiculaire mécanique : Douleur déclenchée ou majorée par des contraintes mécaniques, souvent partiellement soulagée par le repos.
  • Manœuvre de Spurling : Test clinique combinant inclinaison et rotation du côté douloureux avec compression verticale pour reproduire une douleur radiculaire.
  • Signe de Hoffman : Signe neurologique recherché lors de l’examen des membres supérieurs, utile pour orienter vers une atteinte médullaire.

📝 Points essentiels

  • Le diagnostic associe un syndrome cervical (souvent modéré) et une douleur radiculaire mécanique.
  • La douleur est typiquement mécanique, majorée par les efforts et la conduite automobile, et partiellement soulagée par le repos.
  • La douleur s’accompagne en général de cervicalgies et d’une sensation de raideur cervicale, et est le plus souvent unilatérale.
  • Le trajet douloureux suit un territoire radiculaire, avec paresthésies pouvant localiser la racine et déficit moteur pouvant être évoqué par un lâchage d’objets.
  • À l’examen, on évalue les mouvements du rachis cervical et on palpe les structures cervicales, puis on teste bilatéralement dermatomes, force musculaire, réflexes et on recherche le signe de Hoffman.
  • La manœuvre de Spurling ferme les foramens intervertébraux et peut déclencher une douleur radiculaire, notamment en cas de sténose foraminale dégénérative.

💡 Astuce mémo

Spurling = « Incliner + Tourner + Presser » pour fermer les foramens et réveiller la douleur radiculaire.

📖 3. Vignette clinique de lomboradiculalgie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Test de Purling : Manœuvre clinique combinant inclinaison et rotation du côté douloureux, à laquelle on ajoute une compression verticale pour provoquer une douleur radiculaire.
  • Sténose foraminale dégénérative : Réduction dégénérative du calibre des foramens intervertébraux pouvant favoriser une douleur radiculaire lors de manœuvres de provocation.
  • Dermatomes : Zones cutanées innervées par des racines nerveuses, dont la sensibilité permet de repérer un territoire radiculaire.
  • Réflexes ostéotendineux : Réponses neurologiques déclenchées par percussion, utilisées pour rechercher une atteinte radiculaire ou médullaire.
  • Signe de Hoffman : Signe clinique recherché lors de l’examen neurologique des membres supérieurs, orientant vers une atteinte médullaire.

📝 Points essentiels

  • La manœuvre de Purling associe inclinaison et rotation du côté douloureux, puis une compression verticale pour fermer les foramens intervertébraux.
  • Dans un contexte de sténose foraminale dégénérative, la manœuvre peut déclencher une douleur radiculaire.
  • L’examen des membres supérieurs se fait bilatéralement et comparativement avec recherche de la sensibilité des dermatomes, du testing musculaire et des réflexes ostéotendineux.
  • La cotation motrice utilise l’échelle MRC, allant de 0/5 (aucune contraction) à 5/5 (force normale contre forte résistance).
  • On recherche un signe de Hoffman lors de l’examen des membres supérieurs.
  • L’examen des membres inférieurs recherche des signes d’irritation médullaire via tact épicritique, sensibilité thermoalgésique, sensibilité profonde, réflexes ostéotendineux et signe de Babinski.

💡 Astuce mémo

Purling = Pour fermer les foramens (inclinaison + rotation + compression) → douleur radiculaire si sténose.

📖 4. Interrogatoire et cartographie radiculaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Canal carpien : Le syndrome du canal carpien est une atteinte tronculaire du membre supérieur pouvant mimer ou coexister avec une NCB.
  • Nerf ulnaire au coude : L’irritation du nerf ulnaire au coude provoque des douleurs et des paresthésies sur le bord cubital de l’avant-bras et les deux derniers doigts.
  • Plexus brachial : Le plexus brachial regroupe les racines spinales qui donnent naissance aux nerfs du membre supérieur.
  • Plexopathie brachiale aiguë : La plexopathie brachiale aiguë correspond à une atteinte du plexus brachial avec douleur d’épaule puis déficit moteur rapide et amyotrophie.
  • Syndrome du défilé thoracobrachial : Le syndrome du défilé thoracobrachial est une compression du plexus brachial et des vaisseaux sous-claviers dans un passage étroit.

📝 Points essentiels

  • Le syndrome du canal carpien n’est pas un diagnostic différentiel typique d’une NCB, mais il peut être associé à une NCB authentique et brouiller l’interprétation clinique.
  • Une irritation du nerf ulnaire au coude est un diagnostic différentiel classique d’une NCB C8, avec paresthésies intéressant le bord cubital de l’avant-bras et les deux derniers doigts.
  • Les plexopathies regroupent les symptômes liés à la souffrance du plexus brachial, avec une systématisation possible douleur, paresthésies, hypo/anesthésie, déficit de force, amyotrophie, abolition des ROT, et parfois gê
  • Le syndrome de Pancoast-Tobias correspond à une infiltration du plexus brachial inférieur par une tumeur de l’apex pulmonaire, typiquement avec atteinte C8-T1, syndrome de Claude Bernard-Horner et atteinte osseuse.
  • Le syndrome de Parsonage-Turner débute par une douleur d’épaule permanente insomniante à type de brûlures, suivie en quelques jours d’une paralysie rapidement amyotrophique, d’où l’importance de l’interrogatoire.
  • Le syndrome du défilé thoracobrachial résulte d’une compression du plexus brachial et des vaisseaux sous-claviers dans le défilé interscalénique et l’espace costopectoral, avec symptômes neurologiques et/ou vasculaires à

💡 Astuce mémo

Canal carpien = piège de cohabitation; Ulnaire coude = C8 cubital; Plexus = douleur→paresthésies→faiblesse/amyotrophie; Pancoast = apex + Horner; Parsonage = brûlure puis paralysie; Défilé = manœuvres → pouls radial disparaît.

📖 5. Examen clinique de la névralgie cervico-brachiale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Névralgie cervico-brachiale commune : Atteinte douloureuse radiculaire du membre supérieur, le plus souvent sans complication, dont l’évaluation clinique guide la conduite à tenir.
  • IRM cervicale : Examen d’imagerie centré sur la colonne cervicale, utilisé en cas de doute diagnostique ou avant décision chirurgicale.
  • Radiographies cervicales : Imagerie standard de la colonne cervicale (face, profil, trois quarts) moins utilisée que l’IRM dans la névralgie cervico-brachiale.
  • EMG : Examen électrophysiologique utile pour explorer une atteinte tronculaire lorsqu’elle est suspectée.
  • Scanner cervical : Imagerie en coupes de la région cervicale, souvent moins interprétable que l’IRM mais parfois utile en complément.

📝 Points essentiels

  • En phase aiguë d’une NCB commune non compliquée, aucun examen complémentaire n’est nécessaire si le diagnostic est clair et que la prise en charge est immédiate.
  • En cas de doute diagnostique, une IRM cervicale est probablement requise si une NCB symptomatique est suspectée.
  • Si l’origine semble plutôt épaule ou coiffe des rotateurs, des radiographies, une échographie ou une IRM de l’épaule sont indiquées.
  • Si une atteinte tronculaire est suspectée, un EMG est utile pour orienter l’étiologie.
  • Si le traitement médical échoue et qu’une chirurgie est envisagée, l’IRM devient l’examen de référence.
  • Les radiographies (face, profil, trois quarts) sont de moins en moins utilisées, car elles apportent moins d’information que l’IRM pour guider la décision actuelle.

💡 Astuce mémo

IRM = Image de Référence en cas de doute ou de chirurgie; EMG = Électrique pour Troncs; Épaule = Écho/IRM/Radio.

📖 6. Diagnostics différentiels de la névralgie cervico-brachiale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Névralgie cervico-brachiale : Douleur irradiée du cou vers le membre supérieur, souvent liée à une atteinte nerveuse, dont il faut distinguer les causes.
  • Névralgie symptomatique : Névralgie dont la douleur est secondaire à une cause identifiable, à rechercher avant de conclure à une forme simple.
  • Irritation médullaire : Atteinte ou souffrance de la moelle pouvant donner des signes neurologiques évocateurs d’une myélopathie.
  • Myélopathie : Atteinte de la moelle épinière pouvant se manifester par des signes d’irritation médullaire à rechercher en priorité.
  • Déficit moteur : Anomalie de la force musculaire traduisant une atteinte neurologique, à rechercher systématiquement lors du bilan.

📝 Points essentiels

  • Examiner l’épaule quand la douleur est atypique et proximale afin d’éliminer un diagnostic différentiel avant d’attribuer la douleur à une origine cervico-brachiale.
  • Penser aux névralgies symptomatiques pour ne pas manquer une cause sous-jacente identifiable.
  • Rechercher des signes d’irritation médullaire, car ils peuvent révéler une myélopathie sous-jacente.
  • Identifier un déficit moteur au cours de l’examen, car il oriente vers une atteinte neurologique plus sévère.
  • Comparer les douleurs : une douleur inflammatoire évoque une sciatique secondaire, alors qu’une douleur mécanique oriente davantage vers une origine rachidienne dégénérative.
  • Tableau repère : douleur mécanique (majorée par effort/marche, impulsive à la toux, parfois position antalgique) vs douleur inflammatoire (horaire inflammatoire) ; la seconde impose de rechercher une sciatique secondaire

💡 Astuce mémo

Épaule d’abord, Symptomatique ensuite, Moelle à vérifier, Motricité à tester : ESMM.

📖 7. Examens complémentaires et concordance clinico-radiologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Concordance clinico-radiologique : La concordance clinico-radiologique désigne l’adéquation entre les symptômes neurologiques et les anomalies visibles à l’imagerie.
  • Radiculalgie commune : La radiculalgie commune correspond à une douleur liée à une atteinte radiculaire, le plus souvent dans un contexte dégénératif.
  • Bilan préthérapeutique : Le bilan préthérapeutique est l’imagerie demandée avant un traitement lorsque la douleur persiste malgré une prise en charge conservatrice.
  • Signe de gravité : Un signe de gravité regroupe les éléments cliniques qui imposent une évaluation plus urgente et peuvent modifier l’indication d’examens complémentaires.

📝 Points essentiels

  • En cas de radiculalgie commune sans signe de gravité, aucun examen complémentaire n’est indiqué lors de la prise en charge initiale si l’évolution est < 8 semaines.
  • Une imagerie est demandée si les douleurs persistent après 8 semaines malgré un traitement conservateur bien conduit.
  • Une imagerie est aussi indiquée lorsqu’il existe un doute diagnostique.
  • La décision d’imagerie s’appuie sur la concordance entre clinique et résultats radiologiques pour éviter les diagnostics uniquement « sur l’image ».
  • Les diagnostics différentiels des sciatiques/cruralgies peuvent mimer une hernie discale, ce qui justifie de confronter les symptômes au contexte clinique et à l’imagerie.

💡 Astuce mémo

<8 semaines, pas d’imagerie si pas de signe de gravité : « 8 = seuil ».

📖 8. Douleurs radiculaires des membres inférieurs : diagnostic

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiculalgie commune : La radiculalgie commune correspond à un épisode de douleur radiculaire typique, sans signe de gravité associé.
  • Imagerie préthérapeutique : L’imagerie préthérapeutique est demandée pour établir un bilan avant traitement lorsque la douleur persiste malgré une prise en charge conservatrice.
  • Imagerie en urgence : L’imagerie en urgence est indiquée en présence de signes de gravité évoquant une atteinte médullaire ou un déficit neurologique majeur.
  • Radiographies du rachis : Les radiographies du rachis, de face et de profil, évaluent la statique, l’équilibre sagittal et l’aspect des structures osseuses.
  • Scanner du rachis lombaire : Le scanner du rachis lombaire analyse surtout le cadre osseux et aide à rechercher des lésions osseuses ou des anomalies de structure.

📝 Points essentiels

  • En cas d’épisode de radiculalgie commune sans signe de gravité, aucun examen complémentaire n’est justifié au début si l’évolution est < 8 semaines.
  • Une imagerie est demandée si les douleurs persistent après 8 semaines malgré un traitement conservateur bien conduit.
  • Une imagerie est aussi demandée en cas de doute diagnostique, avec des examens guidés par les diagnostics différentiels.
  • L’EMG recherche une atteinte tronculaire ou plexique lorsqu’un diagnostic différentiel le suggère.
  • Les radiographies de hanche sont demandées si un problème coxo-fémoral est suspecté.
  • En cas de signe de gravité (radiculalgie hyperalgique, compression médullaire, déficit moteur, troubles sphinctériens), l’imagerie doit être réalisée en urgence.

💡 Astuce mémo

<8 semaines = pas d’examens; après 8 semaines ou doute = imagerie; gravité = urgence.

📖 9. Examens d’imagerie lombaires et sémiologie IRM

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hernie discale lombaire : Atteinte discale où le disque fait saillie et peut comprimer des racines nerveuses, avec des signes dépendant de la topographie.
  • Migration transligamentaire : Modalité d’extension d’une hernie discale où le fragment passe à travers une déchirure du ligament sous-ligamentaire, en sortant du cadre habituel.
  • Racine passante : Racine nerveuse traversant le niveau concerné, susceptible d’être comprimée quand la hernie est en position paramédiane.
  • Racine sortante : Racine nerveuse située au niveau foraminal/extraforaminal, susceptible d’être comprimée quand la hernie est en position foraminale ou extraforaminale.
  • Radiculalgie symptomatique : Douleur radiculaire liée à une cause non discale, nécessitant d’abord d’écarter une urgence avant d’interpréter l’imagerie.

📝 Points essentiels

  • La description IRM d’une hernie discale lombaire doit être confrontée à l’examen clinique pour rechercher une concordance clinico-radiologique entre douleur et compression.
  • Pour une hernie L5-S1, la concordance topographique aide à relier le niveau atteint à la racine en souffrance.
  • Une hernie L4-L5 paramédiane expose surtout à la souffrance de la racine passante L5.
  • Une hernie L4-L5 foraminale ou extraforaminale expose surtout à la souffrance de la racine sortante L4.
  • Le traitement repose sur la complémentarité entre prise en charge symptomatique de la radiculalgie et traitement étiologique de la cause.
  • Avant toute prise en charge, il faut éliminer une urgence et une radiculalgie symptomatique (fracture, néoplasie, infection) avant d’attribuer les symptômes à une sciatique commune.

💡 Astuce mémo

Concordance douleur↔compression : « clinique d’abord, IRM ensuite » ; Paramédiane → passante ; Foraminale/extraforaminale → sortante.

📖 10. Prise en charge de la sciatique commune récente

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sciatique commune récente : La sciatique commune récente correspond à une lomboradiculalgie de moins de 2 mois d’évolution, prise en charge d’abord de façon symptomatique.
  • Repos minimal : Le repos minimal est une conduite consistant à éviter l’alitement prolongé et à maintenir des activités compatibles avec la douleur.
  • Corticothérapie systémique : La corticothérapie par voie systémique est un traitement médicamenteux dont l’efficacité n’est pas démontrée pour la sciatique commune récente.
  • Contension orthopédique souple : La contention orthopédique souple regroupe des dispositifs adaptés selon la région douloureuse pour soutenir le rachis.
  • Infiltration épidurale : L’infiltration épidurale sous guidage radiologique est une option proposée en cas de compression radiculaire mise en évidence à l’imagerie.

📝 Points essentiels

  • Pour une lomboradiculalgie commune < 2 mois, l’alitement prolongé n’est pas soutenu par la littérature et les activités ordinaires compatibles avec la douleur sont préférées.
  • La poursuite ou la reprise du travail se fait en concertation avec le médecin du travail, et dans les métiers physiquement exigeants l’arrêt de travail est la règle.
  • Le traitement initial associe antalgiques (paliers 1 à 3), anti-inflammatoires non stéroïdiens et décontracturants musculaires.
  • La corticothérapie systémique n’a pas fait la preuve d’une efficacité dans cette indication.
  • Une contention souple peut être utilisée : collier cervical pour les névralgies cervicobrachiales et lombostat pour les sciatalgies/cruralgies.
  • La kinésithérapie appropriée privilégie des exercices en extension, et aucune recommandation n’est faite pour manipulations rachidiennes, acupuncture, mésothérapie, balnéothérapie ou homéopathie.

💡 Astuce mémo

Repos minimal = pas d’alitement : bouger compatible douleur ; IRM si échec (7–8 semaines) ou urgence.

📊 Tableaux de synthèse

Douleur mécanique vs inflammatoire (orientation diagnostic)

Type de douleurCaractéristiquesOrientation
MécaniqueMajorée par les efforts/la marche, impulsive à la toux, partiellement soulagée par le repos; parfois position antalgiqueOrigine rachidienne dégénérative (sciatique commune)
InflammatoireHoraire inflammatoirePenser à une sciatique secondaire; rechercher une cause (ex. irritation radiculaire par tumeur, contexte infectieux, etc.)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre radiculopathie et névralgie cervico-brachiale : la radiculopathie est un cadre (racine spinale), la NCB est une forme douloureuse du membre supérieur.
  2. Oublier que la douleur radiculaire peut s’associer à un déficit sensitif et/ou moteur, et qu’un ROT peut être aboli ou diminué selon la racine.
  3. Croire que toute sciatique nécessite une imagerie d’emblée : en radiculalgie commune non compliquée, pas d’examen initial si évolution < 8 semaines.
  4. Interpréter l’IRM “sur l’image” sans concordance clinico-radiologique : une hernie peut ne pas être la cause des symptômes.
  5. Rater une urgence : syndrome de la queue de cheval, déficit moteur récent ≤ 3/5, radiculalgie hyperalgique malgré palier 3.
  6. Confondre racine “passante” et “sortante” sur l’IRM : paramédiane → racine passante; foraminale/extraforaminale → racine sortante.
  7. Ne pas examiner l’épaule et les diagnostics différentiels quand la douleur est atypique/proximale, ou ne pas rechercher un déficit moteur et des signes d’irritation médullaire.

✅ Checklist Examen

  1. Définir radiculopathie et radiculalgie, et citer le rôle du dermatome, du myotome et du ROT dans la systématisation.
  2. Reconnaître la forme typique de radiculopathie discale (radiculalgie L5 ou S1) correspondant à la “sciatalgie commune”, tout en sachant que toutes les racines peuvent être atteintes.
  3. Pour NCB/sciatique commune, identifier la douleur radiculaire mécanique (efforts/conduite automobile, partiellement soulagée par le repos) et l’association cervicalgies/raideur, souvent unilatérale.
  4. Savoir décrire et interpréter Spurling : inclinaison + rotation du côté douloureux + compression verticale, fermeture des foramens et déclenchement en sténose foraminale dégénérative.
  5. Savoir décrire et interpréter Purling : inclinaison + rotation + compression verticale pour fermer les foramens et déclencher une douleur radiculaire en contexte de sténose foraminale.
  6. Réaliser l’examen NCB : rachis cervical (mouvements + palpation), membres supérieurs bilatéraux (dermatomes, force, ROT) et recherche du signe de Hoffman.
  7. Citer les diagnostics différentiels à ne pas manquer en NCB : irritation ulnaire au coude (C8), pathologie coiffe/épaule, NCB symptomatique, atteintes plexiques (Pancoast-Tobias, Parsonage-Turner, défilé thoracobrachial)
  8. Savoir quand demander des examens complémentaires en NCB : pas d’examen en phase aiguë non compliquée; IRM si doute/NCB symptomatique ou chirurgie; EMG si atteinte tronculaire; imagerie d’épaule si suspicion.
  9. Appliquer la règle temporelle et de gravité pour radiculalgies communes : < 8 semaines sans signe de gravité → pas d’imagerie initiale; persistance après 8 semaines ou doute → imagerie; gravité → urgence.
  10. Pour sciatique/cruralgie : distinguer cruralgie (L3/L4) vs sciatique (L4/L5/S1), rechercher signes de gravité (pied qui tombe, troubles sphinctériens, douleur pluriradiculaire) et réaliser l’examen neurologique (moteur L
  11. Savoir interpréter l’IRM lombaire : sémiologie de hernie (médiane/paramédiane/foraminale/extraforaminale; migration; sous-ligamentaire vs exclue) et concordance douleur↔compression.
  12. Connaître la prise en charge de la sciatique commune récente (< 2 mois) : repos minimal, antalgiques/AINS/décontracturants, corticothérapie systémique non démontrée, contention souple, kinésithérapie en extension, et pas
  13. Savoir les situations d’urgence et l’examen à réaliser en urgence : queue de cheval, déficit moteur ≤ 3, radiculalgie hyperalgique malgré palier 3 → IRM lombaire urgente.

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Testez vos connaissances sur Radiculopathies et névralgies radiculaires avec 10 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle proposition décrit le mieux une radiculopathie ?

2. Quel ensemble correspond le mieux à une névralgie cervico-brachiale commune typique ?

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Radiculopathie — définition ?

Symptômes liés à la souffrance d'une racine spinale.

Radiculalgie — rôle ?

Douleur organisée selon un dermatome radiculaire.

Dermatome — localisation ?

Zone cutanée innervée par une racine spinale.

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