QCM : Raisonnement et décisions médicales — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments doivent être pris en compte pour qu’une décision médicale soit adaptée à une situation singulière ?

Le diagnostic établi, les recommandations et la disponibilité des soins
Les résultats statistiques, le protocole et la spécialité du médecin
Les valeurs du soignant, le contexte et la situation du patient
Les préférences du patient, la technologie et la durée du traitement

Les valeurs du soignant, le contexte et la situation du patient

Explication

Une décision médicale doit articuler les valeurs du soignant, le contexte clinique et la situation particulière du patient. Les recommandations ou les données statistiques peuvent aider, mais elles ne suffisent pas à caractériser cette décision contextualisée.

2. Comment le phénomène d’émergence aide-t-il à orienter un diagnostic médical ?

Il mesure la probabilité d’une hypothèse à partir de nouvelles observations
Il prévoit des conséquences majeures à partir de variations initiales minimes
Il impose une décision rapide lorsque le pronostic vital est engagé
Il donne un sens aux symptômes lorsqu’ils sont reliés et interprétés ensemble

Il donne un sens aux symptômes lorsqu’ils sont reliés et interprétés ensemble

Explication

L’émergence apparaît lorsque l’association et l’interprétation de symptômes isolés produisent un sens diagnostique. La prévision de conséquences imprévisibles à partir de petites variations relève plutôt du chaos.

3. Quelle différence de temporalité caractérise les décisions en oncologie et en anesthésie ?

L’oncologie privilégie le très court terme, tandis que l’anesthésie s’inscrit dans le long terme
L’oncologie et l’anesthésie reposent toutes deux sur des décisions de moyen terme
L’oncologie suit un rythme immédiat, tandis que l’anesthésie dépend d’un suivi prolongé
L’oncologie privilégie le long terme, tandis que l’anesthésie exige des décisions très courtes

L’oncologie privilégie le long terme, tandis que l’anesthésie exige des décisions très courtes

Explication

Les contraintes temporelles varient selon la spécialité : l’oncologie raisonne surtout à long terme, alors que l’anesthésie impose des décisions très courtes et vitales. La médecine interne constitue plutôt l’exemple d’un raisonnement à moyen terme.

4. Que désigne la preuve dans le raisonnement clinique ?

Un ensemble d’arguments justifiant rationnellement une décision à partir de données et d’un raisonnement critique
Une règle méthodologique permettant d’appliquer un traitement à chaque patient comparable
Une certitude définitive obtenue lorsque toutes les hypothèses concurrentes sont éliminées
Une intuition professionnelle fondée sur l’expérience personnelle du praticien

Un ensemble d’arguments justifiant rationnellement une décision à partir de données et d’un raisonnement critique

Explication

La preuve est constituée d’éléments et d’arguments issus de données empiriques, de principes méthodologiques et d’une analyse critique. Elle ne correspond pas à une certitude absolue, mais à un niveau de justification rationnelle.

5. Quels critères soutiennent principalement la solidité d’une preuve scientifique ?

La nouveauté de l’hypothèse, la rapidité de publication et l’ampleur médiatique
La complexité du modèle, le nombre d’auteurs et la précision des instruments
L’accord initial des chercheurs, la popularité de la théorie et son ancienneté
La qualité de la démonstration, la cohérence et la reproductibilité des résultats

La qualité de la démonstration, la cohérence et la reproductibilité des résultats

Explication

La solidité d’une preuve repose principalement sur une démonstration de qualité, des résultats cohérents et leur reproductibilité. La notoriété ou la nouveauté d’un travail ne garantit pas sa validité scientifique.

6. Selon Karl Popper, quel statut une théorie scientifique peut-elle atteindre ?

Elle devient certaine lorsqu’une communauté scientifique l’intègre à un paradigme reconnu
Elle peut être établie comme vraie dès que plusieurs expériences produisent le même résultat
Elle peut résister provisoirement à la réfutation tout en restant contestable par l’expérience
Elle acquiert une validité définitive lorsque ses prémisses sont logiquement cohérentes

Elle peut résister provisoirement à la réfutation tout en restant contestable par l’expérience

Explication

Pour Karl Popper, une théorie scientifique n’est pas prouvée vraie : elle résiste provisoirement aux tentatives de réfutation et demeure exposée à une contradiction expérimentale. L’accumulation de résultats concordants ne transforme donc pas une théorie en vérité définitive.

7. Que définit un paradigme au sens de Thomas Kuhn ?

Une estimation probabiliste révisée après l’observation de nouvelles données
Un cadre conceptuel déterminant ce qui est considéré comme vrai, pertinent ou démontrable dans une communauté donnée
Une expérience destinée à tenter de réfuter une proposition scientifique particulière
Une conclusion logique obtenue à partir de prémisses reconnues comme vraies

Un cadre conceptuel déterminant ce qui est considéré comme vrai, pertinent ou démontrable dans une communauté donnée

Explication

Pour Thomas Kuhn, un paradigme est un cadre conceptuel partagé par une communauté à une époque donnée, qui organise les critères de pertinence et de démonstration. La mise à l’épreuve d’une proposition par une tentative de réfutation renvoie plutôt à la démarche poppérienne.

8. Quelle distinction oppose la preuve logique à la preuve empirique ?

La preuve logique généralise des observations, tandis que la preuve empirique rend la conclusion nécessaire à partir de prémisses vraies
La preuve logique dépend de répétitions expérimentales, tandis que la preuve empirique repose sur des prémisses indépendantes des observations
La preuve logique fournit une crédibilité graduelle, tandis que la preuve empirique établit une conclusion certaine par déduction
La preuve logique rend la conclusion nécessaire si les prémisses sont vraies, tandis que la preuve empirique généralise des observations sans certitude absolue

La preuve logique rend la conclusion nécessaire si les prémisses sont vraies, tandis que la preuve empirique généralise des observations sans certitude absolue

Explication

La déduction logique rend la conclusion nécessaire lorsque les prémisses sont vraies, alors que l’induction empirique ne fournit qu’une généralisation appuyée sur les observations. Une preuve empirique peut donc être crédible sans garantir une vérité absolue.

9. Comment le raisonnement bayésien traite-t-il une hypothèse après l’obtention de nouvelles données ?

Il actualise sa probabilité en combinant une probabilité à priori avec les nouvelles données
Il remplace l’hypothèse initiale par une conclusion déduite de prémisses vraies
Il évalue l’hypothèse selon l’accord de plusieurs observateurs indépendants
Il transforme l’hypothèse en certitude dès qu’une observation lui est favorable

Il actualise sa probabilité en combinant une probabilité à priori avec les nouvelles données

Explication

Le raisonnement bayésien met à jour la probabilité d’une hypothèse en tenant compte de sa probabilité à priori et de nouvelles données. Une observation favorable modifie cette probabilité sans rendre nécessairement l’hypothèse certaine.

10. Pourquoi la preuve médicale est-elle qualifiée de située, partielle et révisable ?

Elle s’applique à tout contexte clinique, rassemble toutes les données utiles et conserve sa validité définitive
Elle dépend d’un cadre précis, repose sur des données incomplètes et peut évoluer avec de nouvelles informations
Elle est indépendante du contexte, fondée sur des observations exhaustives et protégée contre toute contradiction
Elle dépend des préférences individuelles, exclut les résultats incertains et change selon chaque médecin

Elle dépend d’un cadre précis, repose sur des données incomplètes et peut évoluer avec de nouvelles informations

Explication

La preuve médicale est située parce qu’elle s’inscrit dans un cadre précis, partielle parce que certaines données manquent, et révisable parce que de nouvelles informations peuvent la modifier. Elle ne constitue donc pas une certitude définitive indépendante du contexte.

11. Quelle formulation décrit le mieux la médecine fondée sur les preuves dans la prise en charge d’un patient ?

Elle applique les résultats expérimentaux selon un protocole identique pour chaque patient.
Elle remplace l’expérience clinique par les conclusions statistiques des recherches.
Elle établit ce qui fonctionne en laboratoire sans intégrer la situation individuelle.
Elle combine les meilleures données disponibles avec un jugement appliqué à ce patient.

Elle combine les meilleures données disponibles avec un jugement appliqué à ce patient.

Explication

La médecine fondée sur les preuves mobilise consciemment les meilleures données disponibles pour décider de manière adaptée à un patient donné. La preuve issue de conditions contrôlées ne suffit pas à elle seule pour guider toute décision clinique individuelle.

12. Quels éléments doivent être articulés pour prendre une décision relevant de l’EBM ?

Les données de recherche, l’expertise clinique et les préférences du patient.
Les symptômes observés, les habitudes du service et la disponibilité des traitements.
Les recommandations professionnelles, le coût des soins et l’avis de la famille.
Les résultats statistiques, l’autorité médicale et les contraintes administratives.

Les données de recherche, l’expertise clinique et les préférences du patient.

Explication

L’EBM associe les données scientifiques, l’expertise du praticien et les valeurs, préférences et contexte du patient. Les autres propositions remplacent au moins un de ces piliers par des éléments qui peuvent compter, mais qui ne constituent pas cette articulation centrale.

13. À quels auteurs et à quelle année sont associés les quatre principes devenus incontournables en éthique médicale ?

Osler et Flexner, au début du XXe siècle.
Beauchamp et Childress, en 1989.
Kahneman et Tversky, en 1974.
Sackett et ses collaborateurs, dans les années 1990.

Beauchamp et Childress, en 1989.

Explication

Les quatre principes de l’éthique médicale sont associés à Beauchamp et Childress en 1989. Sackett est lié à la médecine fondée sur les preuves, tandis que les autres noms renvoient à des domaines différents.

14. Quelle séquence correspond à une véritable décision partagée entre le praticien et le patient ?

Recueillir les préférences du patient après avoir arrêté le choix thérapeutique.
Décrire les traitements disponibles sans discuter des préférences personnelles.
Présenter la recommandation médicale et demander au patient de la suivre.
Présenter les options, discuter les bénéfices et risques, puis décider ensemble.

Présenter les options, discuter les bénéfices et risques, puis décider ensemble.

Explication

La décision partagée implique l’exposé des options, l’échange sur leurs bénéfices et risques, la discussion des préférences, puis une décision commune. Une information transmise sans échange ni choix conjoint ne constitue pas une véritable décision partagée.

15. Que désigne le raisonnement clinique dans une situation de problème de santé ?

La collecte de tous les éléments disponibles avant toute interprétation clinique.
Les processus de pensée et de décision qui orientent les actions adaptées au contexte.
La mémorisation de toutes les maladies pouvant expliquer un symptôme donné.
L’application d’une procédure standard sans tenir compte des objectifs du patient.

Les processus de pensée et de décision qui orientent les actions adaptées au contexte.

Explication

Le raisonnement clinique regroupe les processus permettant de choisir les actions les plus appropriées dans un contexte spécifique. Disposer d’informations ou suivre une procédure ne dispense pas d’interpréter la situation selon le cadre, les objectifs et le contexte.

16. Qu’est-ce qu’une fiche réflexe dans la pratique clinique ?

Un document écrit qui détaille la procédure à suivre lors d’une urgence.
Un compte rendu rédigé après une urgence pour analyser les décisions prises.
Une liste de diagnostics possibles destinée à organiser un examen clinique.
Un outil de formation qui présente les mécanismes généraux d’une maladie.

Un document écrit qui détaille la procédure à suivre lors d’une urgence.

Explication

Une fiche réflexe est un document écrit décrivant les étapes à suivre dans une situation d’urgence. Un compte rendu rétrospectif ou une liste diagnostique peut être utile, mais ne correspond pas à cette procédure opérationnelle.

17. Quelle démarche est la plus prudente lorsqu’un clinicien rencontre une situation inconnue ?

Attendre de maîtriser toute la théorie avant d’examiner les données du cas.
Multiplier les hypothèses sans évaluer la qualité des informations recueillies.
S’appuyer sur sa première interprétation jusqu’à ce qu’un signe contredise le diagnostic.
Rechercher une information fiable, vérifier ses hypothèses et mettre à jour ses connaissances.

Rechercher une information fiable, vérifier ses hypothèses et mettre à jour ses connaissances.

Explication

Face à l’inconnu, il faut chercher une information fiable, reconnaître ses limites, contrôler ses hypothèses et actualiser son savoir. La première interprétation peut être erronée, et accumuler des hypothèses sans vérification ne constitue pas une démarche prudente.

18. Quelle caractéristique distingue un biais cognitif d’une erreur isolée de jugement ?

Le biais produit une distorsion systématique qui se répète dans certaines situations.
Le biais correspond à une conclusion fausse observée une seule fois chez une personne.
Le biais apparaît lorsque plusieurs personnes partagent une opinion différente de l’expert.
Le biais désigne une décision rapide prise dans un contexte dépourvu d’informations.

Le biais produit une distorsion systématique qui se répète dans certaines situations.

Explication

Un biais cognitif est une distorsion systématique du jugement qui conduit à reproduire une erreur dans certaines situations. Une erreur ponctuelle peut avoir de nombreuses causes et ne suffit pas, à elle seule, à caractériser un biais.

19. Que met en évidence le test de Wason concernant l’influence du contexte sur le raisonnement logique ?

Les participants réussissent davantage lorsque la règle abstraite est présentée dans un contexte concret.
Les participants appliquent mieux une règle abstraite lorsque les prémisses sont formulées avec des symboles.
Les participants raisonnent moins correctement lorsque la situation concrète implique une règle familière.
Les participants obtiennent des résultats similaires quelle que soit la formulation de la règle.

Les participants réussissent davantage lorsque la règle abstraite est présentée dans un contexte concret.

Explication

Le test de Wason montre que la majorité échoue face à une règle logique abstraite, alors que les performances s’améliorent dans un contexte concret. Cette amélioration contredit l’idée selon laquelle les symboles abstraits faciliteraient généralement l’application de la règle.

20. Quelle distinction décrit correctement l’induction, la déduction et l’abduction ?

L’induction propose une hypothèse plausible, la déduction mesure une probabilité et l’abduction généralise des observations.
L’induction établit une conclusion certaine, la déduction compare des cas et l’abduction confirme une observation répétée.
L’induction vérifie une prémisse, la déduction généralise des cas et l’abduction établit une conclusion certaine.
L’induction généralise des observations, la déduction applique une prémisse et l’abduction propose une hypothèse plausible.

L’induction généralise des observations, la déduction applique une prémisse et l’abduction propose une hypothèse plausible.

Explication

L’induction généralise à partir d’observations, la déduction tire logiquement une conclusion d’une prémisse et l’abduction construit une explication plausible. Confondre l’abduction avec une conclusion certaine revient à lui attribuer la force logique propre à la déduction.

21. Un patient présente de la fièvre, une toux et des crépitants pulmonaires ; quelle démarche correspond à un raisonnement abductif ?

Généraliser une règle sur toutes les pneumonies à partir de ce seul patient.
Appliquer une prémisse médicale sans rechercher d’élément de confirmation.
Conclure à une pneumonie certaine dès que les trois signes sont présents.
Formuler une pneumonie probable, puis la confirmer par un examen approprié.

Formuler une pneumonie probable, puis la confirmer par un examen approprié.

Explication

Associer ces signes à une pneumonie probable constitue une hypothèse abductive qui doit être vérifiée par un examen. La présence du tableau clinique ne suffit donc pas à transformer l’hypothèse en diagnostic confirmé.

22. Comment Edgar Morin caractérise-t-il la complexité ?

Comme un ensemble d’informations qu’il faut répartir dans des systèmes cloisonnés.
Comme une difficulté provenant principalement d’informations incomplètes ou contradictoires.
Comme ce qui est tissé ensemble et doit être organisé avec discernement.
Comme une accumulation de données pouvant être traitées par une règle unique.

Comme ce qui est tissé ensemble et doit être organisé avec discernement.

Explication

Pour Edgar Morin, la complexité renvoie à des éléments liés entre eux, qu’il faut associer avec discernement. Elle ne se réduit pas à un classement rigide des informations dans des compartiments séparés.

23. Quelle différence oppose le raisonnement diagnostique non analytique au raisonnement analytique ?

Le non analytique prescrit un examen pertinent, tandis que l’analytique se fonde sur une impression immédiate.
Le non analytique calcule une probabilité post-test, tandis que l’analytique reconnaît un tableau par similarité.
Le non analytique compare plusieurs hypothèses, tandis que l’analytique associe directement des symptômes familiers.
Le non analytique reconnaît rapidement un tableau, tandis que l’analytique teste explicitement des hypothèses.

Le non analytique reconnaît rapidement un tableau, tandis que l’analytique teste explicitement des hypothèses.

Explication

Le raisonnement non analytique repose sur la reconnaissance rapide d’un ensemble de symptômes ou d’un cas similaire, alors que le raisonnement analytique formule et vérifie des hypothèses. Le calcul probabiliste et la prescription d’examens relèvent plutôt d’une démarche analytique.

24. Pourquoi une logique probabiliste et bayésienne est-elle nécessaire dans de nombreuses consultations ?

Parce que, dans 70 % des consultations, les symptômes ne sont pas spécifiques d’une seule pathologie.
Parce que, dans 70 % des consultations, un examen confirme directement la pathologie recherchée.
Parce que, dans 70 % des consultations, la prévalence est identique pour toutes les pathologies.
Parce que, dans 70 % des consultations, les symptômes appartiennent à des maladies déjà identifiées.

Parce que, dans 70 % des consultations, les symptômes ne sont pas spécifiques d’une seule pathologie.

Explication

Les symptômes rapportés ne sont pas spécifiques d’une seule maladie dans 70 % des consultations, ce qui impose de raisonner en termes de probabilités. Cette situation ne signifie pas qu’un examen confirme directement le diagnostic ni que les maladies ont la même prévalence.

25. Dans quel ordre s’effectue une démarche diagnostique bayésienne complète ?

Prescrire un examen, établir la probabilité post-test, formuler des hypothèses, puis estimer la probabilité pré-test.
Formuler des hypothèses, estimer la probabilité pré-test, examiner si nécessaire, interpréter le résultat et calculer la probabilité post-test.
Estimer la probabilité pré-test, confirmer le diagnostic, prescrire un examen et calculer ensuite la probabilité post-test.
Calculer la probabilité post-test, formuler des hypothèses, estimer la probabilité pré-test, puis choisir un examen.

Formuler des hypothèses, estimer la probabilité pré-test, examiner si nécessaire, interpréter le résultat et calculer la probabilité post-test.

Explication

La démarche commence par des hypothèses et une probabilité pré-test, puis intègre éventuellement un examen et ses performances avant de produire une probabilité post-test. La probabilité post-test ne peut donc pas être calculée avant l’interprétation du résultat de l’examen.

26. Que mesure principalement la sensibilité d’un test diagnostique ?

La stabilité de ses valeurs prédictives lorsque la prévalence change dans la population.
Sa capacité à détecter les personnes non malades et à réduire les faux positifs.
La probabilité qu’un résultat positif corresponde à une maladie dans la population testée.
Sa capacité à détecter les personnes réellement malades et à réduire les faux négatifs.

Sa capacité à détecter les personnes réellement malades et à réduire les faux négatifs.

Explication

La sensibilité évalue la détection des personnes réellement malades et est donc liée à la limitation des faux négatifs. La détection des personnes non malades et la réduction des faux positifs relèvent plutôt de la spécificité.

27. Que mesure principalement la spécificité d’un test diagnostique ?

La probabilité qu’un résultat négatif exclue une maladie dans la population testée.
La constance de sa performance lorsque la prévalence varie entre deux populations.
Sa capacité à détecter les personnes non malades et à réduire les faux positifs.
Sa capacité à détecter les personnes malades et à réduire les faux négatifs.

Sa capacité à détecter les personnes non malades et à réduire les faux positifs.

Explication

La spécificité mesure la capacité à reconnaître les personnes non malades et à limiter les faux positifs. La détection des personnes malades et la réduction des faux négatifs correspondent à la sensibilité.

28. Quelle propriété distingue la sensibilité et la spécificité des valeurs prédictives ?

La sensibilité et la spécificité dépendent de la prévalence, tandis que les valeurs prédictives sont propres au test.
La sensibilité et la spécificité sont intrinsèques au test, tandis que les valeurs prédictives dépendent de la prévalence.
Les valeurs prédictives sont intrinsèques au test, tandis que la sensibilité dépend du nombre de malades.
La sensibilité varie avec la prévalence, tandis que la spécificité et les valeurs prédictives restent stables.

La sensibilité et la spécificité sont intrinsèques au test, tandis que les valeurs prédictives dépendent de la prévalence.

Explication

La sensibilité et la spécificité sont des propriétés intrinsèques du test, alors que les valeurs prédictives varient selon la prévalence dans la population. Il est donc erroné d’attribuer aux valeurs prédictives la même stabilité que celle des propriétés intrinsèques.

29. Quelle formule permet de calculer le rapport de vraisemblance positif d’un test diagnostique ?

RV+=1−speˊcificiteˊsensibiliteˊRV+ = \frac{1-\text{spécificité}}{\text{sensibilité}}
RV+=1−sensibiliteˊspeˊcificiteˊRV+ = \frac{1-\text{sensibilité}}{\text{spécificité}}
RV+=sensibiliteˊ1−speˊcificiteˊRV+ = \frac{\text{sensibilité}}{1-\text{spécificité}}
RV+=speˊcificiteˊ1−sensibiliteˊRV+ = \frac{\text{spécificité}}{1-\text{sensibilité}}

$$RV+ = \frac{\text{sensibilité}}{1-\text{spécificité}}$$

Explication

Le rapport de vraisemblance positif est calculé par RV+=sensibiliteˊ1−speˊcificiteˊRV+ = \frac{\text{sensibilité}}{1-\text{spécificité}} et estime l’impact d’un résultat positif. La formule utilisant 1−sensibiliteˊ1-\text{sensibilité} correspond à une autre composante de la performance diagnostique, pas à ce rapport.

30. Que désigne le seuil de décision thérapeutique ?

Le niveau de probabilité de maladie qui rend un traitement justifié
Le résultat biologique qui permet de choisir la dose du médicament
Le niveau de gravité clinique qui impose une hospitalisation immédiate
La durée d’évolution des symptômes qui confirme une maladie donnée

Le niveau de probabilité de maladie qui rend un traitement justifié

Explication

Le seuil de décision thérapeutique correspond à une probabilité de maladie assez élevée pour justifier l’instauration d’un traitement. La gravité clinique peut influencer la prise en charge, mais elle ne définit pas ce seuil de probabilité.

31. Pourquoi une antibiothérapie peut-elle être commencée en réanimation avant la confirmation microbiologique, alors qu’une chimiothérapie ne l’est pas dans la même situation ?

La réanimation repose sur des symptômes généraux, tandis que la cancérologie repose sur une imagerie normale
L’enjeu vital autorise un traitement probabiliste, tandis que la chimiothérapie requiert une preuve anatomopathologique
La microbiologie est inutile en réanimation, tandis que la biopsie est facultative en cancérologie
La chimiothérapie agit rapidement contre les infections, tandis que les antibiotiques traitent les tumeurs suspectées

L’enjeu vital autorise un traitement probabiliste, tandis que la chimiothérapie requiert une preuve anatomopathologique

Explication

En réanimation, le risque vital peut justifier une antibiothérapie probabiliste avant l’identification du microorganisme. En cancérologie, une chimiothérapie exige au contraire une certitude anatomopathologique obtenue par biopsie, ce qui rend incorrecte l’idée qu’une biopsie serait facultative.

32. Selon la relation du raisonnement thérapeutique, comment obtient-on la probabilité d’un événement final ?

En additionnant le risque naturel et l’effet thérapeutique
En soustrayant l’effet thérapeutique au risque naturel
En divisant le risque naturel par la durée du traitement
En multipliant le risque naturel par l’effet thérapeutique

En multipliant le risque naturel par l’effet thérapeutique

Explication

La probabilité d’événement final se calcule par le produit du risque naturel et de l’effet thérapeutique, soit Probabiliteˊ d’eˊveˊnement final=risque naturel×effet theˊrapeutique\text{Probabilité d’événement final} = \text{risque naturel} \times \text{effet thérapeutique}. L’addition de ces deux éléments ne correspond pas à la relation proposée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Raisonnement et décisions médicales.

Qu'est-ce que la décision médicale ?

Une action prise dans une situation singulière, incertaine et contextualisée.

À quoi doit correspondre la décision médicale ?

Aux valeurs du soignant, au contexte et à la situation du patient.

Que signifie le phénomène d’émergence en médecine ?

Un ensemble de symptômes prend un sens quand ils sont reliés et interprétés.

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Consultez la fiche de révision complète sur Raisonnement et décisions médicales.

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