QCM : Repérage de la maltraitance infantile (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la maltraitance de l’enfant selon l’OMS ?

Elle regroupe des mauvais traitements ou des négligences causant un préjudice réel ou potentiel dans une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.
Elle concerne les violences intentionnelles commises dans le cadre familial et entraînant une hospitalisation de l’enfant.
Elle désigne les blessures physiques infligées à l’enfant par une personne exerçant une autorité familiale ou professionnelle.
Elle correspond aux comportements parentaux entraînant une souffrance affective durable, sans inclure les défauts de soins.

Elle regroupe des mauvais traitements ou des négligences causant un préjudice réel ou potentiel dans une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.

Explication

L’OMS inclut les violences physiques et affectives, les sévices sexuels, la négligence et l’exploitation, dès lors qu’un préjudice réel ou potentiel menace l’enfant. La maltraitance ne se réduit donc pas aux blessures corporelles ni aux actes commis dans la seule famille.

2. Quel ensemble énumère les principales formes de maltraitance infantile ?

La violence psychologique, les troubles du comportement, les accidents domestiques, l’exploitation économique et les fugues.
La violence physique, la violence psychologique, la violence sexuelle, la négligence et l’exploitation économique.
La violence sexuelle, les maladies chroniques, les châtiments scolaires, la violence conjugale et la privation d’affection.
La violence physique, les difficultés scolaires, la précarité familiale, la négligence et l’isolement social.

La violence physique, la violence psychologique, la violence sexuelle, la négligence et l’exploitation économique.

Explication

Les principales formes comprennent les violences physique, psychologique et sexuelle, ainsi que la négligence et l’exploitation économique. Les autres propositions mélangent des facteurs de risque, des conséquences ou des situations qui ne constituent pas des catégories de maltraitance.

3. Pourquoi la maltraitance de l’enfant constitue-t-elle une question de santé publique ?

Parce qu’elle concerne une minorité d’enfants et justifie des interventions spécialisées tardives.
Parce qu’elle touche principalement les enfants hospitalisés et nécessite une surveillance après les soins.
Parce qu’elle concerne environ 10 % des enfants et nécessite un repérage précoce.
Parce qu’elle se manifeste surtout par des blessures visibles et impose une prise en charge chirurgicale.

Parce qu’elle concerne environ 10 % des enfants et nécessite un repérage précoce.

Explication

La fréquence estimée, d’environ 10 % des enfants, et la nécessité d’une détection précoce en font un enjeu de santé publique. Les autres réponses réduisent à tort le phénomène aux enfants hospitalisés, aux lésions visibles ou aux traitements chirurgicaux.

4. Quelle situation chez l’enfant est associée à un risque accru de maltraitance ?

Une myopie corrigée, une poussée dentaire normale ou une préférence alimentaire stable.
La prématurité, un trouble du développement ou du comportement, ou un handicap.
Une vaccination à jour, une alimentation équilibrée ou une pratique sportive régulière.
Une croissance régulière, une bonne adaptation scolaire ou une autonomie correspondant à l’âge.

La prématurité, un trouble du développement ou du comportement, ou un handicap.

Explication

La prématurité, les troubles du développement ou du comportement et le handicap sont des situations associées à un risque de maltraitance. Les autres caractéristiques décrivent des situations ordinaires qui ne constituent pas les facteurs indiqués.

5. Quel facteur parental peut augmenter le risque de maltraitance envers un enfant ?

Une communication familiale ouverte, une demande d’aide adaptée et une organisation quotidienne prévisible.
Une relation d’attachement précoce sécurisante, un entourage soutenant et une bonne stabilité émotionnelle.
Une activité professionnelle régulière, une résidence stable et une participation aux activités scolaires.
Des violences conjugales, une addiction, un isolement social ou un trouble psychopathologique.

Des violences conjugales, une addiction, un isolement social ou un trouble psychopathologique.

Explication

Les violences conjugales, les addictions, l’isolement et les troubles psychopathologiques figurent parmi les facteurs de risque parentaux, comme les difficultés d’attachement et les antécédents de violences subies. Les autres éléments décrivent plutôt des facteurs de protection ou des situations non retenues dans cette liste.

6. Comment interpréter l’absence de facteur de risque identifié chez un enfant suspecté de maltraitance ?

Elle confirme que les signes observés relèvent probablement d’un accident.
Elle ne permet pas d’écarter le diagnostic de maltraitance.
Elle rend le diagnostic improbable tant qu’aucun nouveau facteur n’est découvert.
Elle indique que l’évaluation doit porter sur les facteurs parentaux avant l’enfant.

Elle ne permet pas d’écarter le diagnostic de maltraitance.

Explication

L’absence de facteur de risque identifié n’exclut pas une maltraitance, car ces facteurs ne sont pas présents ou repérés dans toutes les situations. Elle ne permet donc ni de confirmer un accident ni de rendre le diagnostic improbable à elle seule.

7. Quelle situation chez un nourrisson doit faire évoquer une maltraitance ?

Les parents signalent un sommeil régulier et une alimentation adaptée aux besoins du nourrisson.
Les parents décrivent une préférence pour être porté et une curiosité accrue envers son environnement.
Les parents décrivent des pleurs inconsolables et se disent nerveusement épuisés.
Les parents rapportent quelques pleurs en fin de journée et une fatigue rapidement résolutive.

Les parents décrivent des pleurs inconsolables et se disent nerveusement épuisés.

Explication

Chez le nourrisson, l’association de pleurs inconsolables et d’un épuisement nerveux parental doit conduire à évoquer une maltraitance. Les autres situations correspondent à des manifestations courantes ou rassurantes qui ne constituent pas le signe d’appel décrit.

8. Quel élément rend une lésion particulièrement suspecte de maltraitance ?

Son aspect concorde avec le développement de l’enfant et le récit reste stable lors des entretiens successifs.
Elle est douloureuse mais son apparition, sa localisation et le mécanisme rapporté sont cohérents.
Son aspect ne concorde pas avec l’âge de l’enfant ou avec le mécanisme invoqué, et le récit change selon l’interlocuteur.
Elle survient après une chute décrite précisément, avec des circonstances compatibles et un examen concordant.

Son aspect ne concorde pas avec l’âge de l’enfant ou avec le mécanisme invoqué, et le récit change selon l’interlocuteur.

Explication

Une lésion devient suspecte lorsque son aspect ou sa localisation ne concorde pas avec l’âge, le développement ou le mécanisme annoncé, ou lorsque l’explication varie. Une lésion accidentelle est plutôt accompagnée d’un récit cohérent et stable, comme dans les autres propositions.

9. Quel ensemble évoque une négligence chez un enfant ?

Une demande répétée de nourriture avec ingestion rapide, des vêtements inadaptés et une hygiène insuffisante.
Une demande occasionnelle de goûter, des vêtements adaptés et une hygiène correcte entre deux activités.
Une alimentation variée, des vêtements changés régulièrement et une vigilance normale pendant la journée.
Une demande d’affection, une légère timidité et une préférence pour des repas pris en famille.

Une demande répétée de nourriture avec ingestion rapide, des vêtements inadaptés et une hygiène insuffisante.

Explication

La demande répétée de nourriture avec ingestion rapide, les vêtements inadaptés et l’hygiène insuffisante font partie des signes de négligence. Les autres réponses décrivent des comportements ordinaires ou des conditions de soins convenables, sans associer les indicateurs caractéristiques.

10. Quel groupe de signes physiques peut évoquer une maltraitance chez l’enfant ?

Une fièvre isolée, une toux saisonnière, une myopie corrigée ou une fatigue après une activité sportive.
Une éruption transitoire, une douleur dentaire, une rhinorrhée et une baisse d’appétit de courte durée.
Des ecchymoses, des brûlures, des morsures, des fractures ou une pâleur liée à une hémorragie interne.
Une petite plaie expliquée, une entorse documentée, une cicatrice ancienne et une gêne musculaire après l’exercice.

Des ecchymoses, des brûlures, des morsures, des fractures ou une pâleur liée à une hémorragie interne.

Explication

Les ecchymoses, hématomes, brûlures, morsures, fractures et lésions viscérales accompagnées de signes comme la pâleur sont des signes physiques évocateurs. Les autres ensembles regroupent des symptômes courants ou des lésions dont la description ne correspond pas aux indicateurs retenus.

11. Lequel de ces éléments évoque une maltraitance psychologique chez l’enfant ?

Des humiliations répétées et une emprise sur l’enfant
Une fièvre persistante accompagnée de toux
Une fracture isolée après une chute accidentelle
Une baisse transitoire de l’appétit lors d’une infection

Des humiliations répétées et une emprise sur l’enfant

Explication

Les humiliations répétées, les exigences excessives et l’emprise font partie des signes de maltraitance psychologique, comme les troubles de l’attachement chez le nourrisson. Une fracture accidentelle, une infection ou une baisse passagère de l’appétit ne caractérisent pas en elles-mêmes cette forme de maltraitance.

12. Quelle attitude de l’entourage peut constituer un signe d’alerte dans un contexte de maltraitance ?

La présence régulière aux consultations de prévention
La transmission spontanée des antécédents médicaux
La demande d’explications sur le traitement prescrit
Le refus des investigations ou du suivi social proposé

Le refus des investigations ou du suivi social proposé

Explication

Le refus des investigations ou du suivi social, comme la minimisation des symptômes ou l’agressivité envers les professionnels, peut alerter sur une situation de maltraitance. Demander des explications, participer au suivi et transmettre les antécédents sont des comportements compatibles avec une prise en charge ordinaire.

13. Quel ensemble d’éléments appartient à l’examen clinique d’un enfant exposé à une situation préoccupante ?

La croissance, le développement, la peau, les muqueuses et le comportement
La température, la tension artérielle, la vision et les habitudes scolaires
Les antécédents familiaux, le groupe sanguin, le régime alimentaire et le sommeil
La radiographie, l’électrocardiogramme, l’audiogramme et le bilan biologique

La croissance, le développement, la peau, les muqueuses et le comportement

Explication

L’examen comprend notamment la mesure de la croissance, l’évaluation du développement, l’examen cutané et muqueux, la palpation généralisée ainsi que l’observation de l’enfant et de son entourage. Les autres ensembles regroupent des examens ou des informations qui ne constituent pas à eux seuls le contenu attendu de cet examen clinique.

14. Comment les propos de l’enfant et de sa famille doivent-ils être consignés dans le dossier médical ?

Ils sont retranscrits mot pour mot, sans interprétation personnelle
Ils sont reformulés pour retenir l’hypothèse jugée la plus probable
Ils sont résumés par le professionnel avec une appréciation clinique
Ils sont remplacés par des données objectives dans le carnet de santé

Ils sont retranscrits mot pour mot, sans interprétation personnelle

Explication

Les propos doivent être inscrits fidèlement, mot pour mot, sans commentaire, interprétation ni appréciation personnelle; les lésions peuvent aussi être schématisées ou photographiées. Un résumé interprété ne permet pas de préserver la formulation exacte des déclarations, et le carnet de santé n’a pas le même rôle que le dossier.

15. Qui doit signaler une situation dans laquelle un enfant est en danger ou risque de l’être ?

Les services sociaux après une décision judiciaire
Le médecin traitant après confirmation par un spécialiste
Toute personne qui en est témoin ou qui la soupçonne
Les parents lorsqu’une plainte a déjà été déposée

Toute personne qui en est témoin ou qui la soupçonne

Explication

Toute personne témoin ou soupçonnant qu’un enfant est en danger ou risque de l’être doit signaler les faits, qu’il s’agisse d’un particulier, d’un professionnel ou de l’enfant lui-même. Le signalement ne dépend donc ni d’une confirmation spécialisée ni d’une décision judiciaire préalable.

16. Quel numéro faut-il appeler en cas de menace de maltraitance ou de mort, et quel numéro en cas de blessures nécessitant des soins immédiats ?

Le 119 dans les deux situations, sans recours aux services d’urgence
Le 17 pour les soins immédiats, et le 119 pour les violences graves
Le 15 pour la menace ou les violences, et le 17 pour l’urgence médicale
Le 17 pour la menace ou les violences, et le 15 pour l’urgence médicale

Le 17 pour la menace ou les violences, et le 15 pour l’urgence médicale

Explication

Le 17 doit être appelé en cas de menace de maltraitance ou de mort ou de coups très violents, tandis que le 15 répond à une urgence médicale nécessitant des soins immédiats. Le 119 est le numéro d’Allô enfance en danger, mais il ne remplace pas les services d’urgence dans ces situations aiguës.

17. Quelle démarche convient hors urgence lorsqu’une situation concernant un enfant est préoccupante ?

Demander à la famille de saisir elle-même les services de protection
Appeler systématiquement le procureur avant toute concertation professionnelle
Attendre une preuve matérielle complète avant de transmettre la situation
L’examiner collégialement puis adresser une information à la CRIP ou à l’ASE

L’examiner collégialement puis adresser une information à la CRIP ou à l’ASE

Explication

Hors urgence, la situation est examinée collégialement, notamment avec le médecin scolaire ou de PMI, puis une information préoccupante est adressée à la CRIP ou à l’ASE. Le signalement direct au procureur concerne notamment les situations extrêmement graves et ne constitue pas la démarche ordinaire de toute situation préoccupante.

18. Dans quelle condition les parents peuvent-ils ne pas être informés des inquiétudes concernant leur enfant ?

Lorsque l’information risque de compliquer la coordination du suivi
Lorsque cette information serait contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant
Lorsque les professionnels ne disposent pas encore de tous les éléments
Lorsque la famille conteste l’interprétation des signes observés

Lorsque cette information serait contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant

Explication

Les parents doivent être informés des inquiétudes, sauf si cette information est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. Une information incomplète, une contestation familiale ou une difficulté de coordination ne suffisent pas à elles seules à justifier cette exception.

19. Dans une situation d’extrême gravité impliquant notamment une maltraitance ou une violence sexuelle, quelle démarche peut être effectuée ?

Adresser directement un courrier au procureur de la République
Attendre la confirmation écrite d’un service social avant de signaler les faits
Transmettre l’information préoccupante à la CRIP avant toute autre démarche
Orienter la famille vers une structure de soutien mère-bébé sans saisir l’autorité judiciaire

Adresser directement un courrier au procureur de la République

Explication

En cas d’extrême gravité, un courrier peut être adressé directement au procureur de la République. La CRIP traite habituellement l’information préoccupante, mais sa saisine n’empêche pas une saisine directe du procureur dans ces situations.

20. Après avoir transmis un signalement médical urgent par téléphone ou par télécopie, quelle formalité le médecin doit-il accomplir ?

Le confirmer par un écrit daté et signé, vérifier sa réception et en conserver un double
Le transmettre à la CRIP sous forme d’un formulaire non signé après accord de l’établissement
Le remplacer par un entretien oral avec la famille et transmettre les notes au service social
Le conserver dans le dossier médical sans adresser de confirmation au destinataire

Le confirmer par un écrit daté et signé, vérifier sa réception et en conserver un double

Explication

Une transmission urgente par téléphone ou télécopie doit être confirmée par un document écrit, daté et signé, dont le médecin vérifie la réception et conserve un double. La simple conservation de notes ou un échange oral ne répond pas à cette exigence de traçabilité.

21. Quelle démarche caractérise la prévention avant la naissance dans le cadre de l’entretien prénatal précoce ?

Recueillir les antécédents familiaux, puis proposer une aide financière selon les ressources du foyer
Repérer les vulnérabilités somatiques, sociales et psychoaffectives, puis orienter vers un soutien adapté
Évaluer principalement les risques médicaux de l’accouchement, puis programmer une consultation pédiatrique
Informer sur les soins du nouveau-né, puis attendre la naissance pour rechercher les difficultés familiales

Repérer les vulnérabilités somatiques, sociales et psychoaffectives, puis orienter vers un soutien adapté

Explication

La prévention prénatale consiste à repérer les vulnérabilités somatiques, sociales et psychoaffectives lors de l’entretien prénatal précoce, puis à orienter vers des structures de soutien mère-bébé. Une évaluation limitée aux risques obstétricaux ne couvre pas les différentes dimensions prévues.

22. Vers quelles structures une famille peut-elle être orientée dans le cadre du soutien avant ou autour de la naissance ?

Le tribunal judiciaire, le commissariat, la mairie ou la caisse d’allocations familiales
Le service des urgences, la maternité, la pharmacie ou le laboratoire d’analyses
La crèche municipale, l’école maternelle, la médiathèque ou le centre sportif
La PMI, le CAMSP, le CMPP, le CMP ou les services sociaux

La PMI, le CAMSP, le CMPP, le CMP ou les services sociaux

Explication

Les structures de soutien citées comprennent notamment la PMI, le CAMSP, le CMPP, le CMP et les services sociaux. Les autres groupes correspondent à des services pouvant avoir d’autres fonctions, mais ils ne constituent pas la liste de structures de soutien indiquée ici.

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Selon l'OMS, que regroupe la maltraitance de l'enfant ?

Toutes les formes de mauvais traitements physiques ou affectifs, sévices sexuels, négligence ou exploitation causant un préjudice.

Quels types de violence inclut la maltraitance infantile ?

La violence physique, psychologique, sexuelle, la négligence et l'exploitation économique.

Quel pourcentage d'enfants est concerné par la maltraitance ?

Environ 10 % des enfants.

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