QCM : Santé environnementale et transition écologique — 70 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de l’UE1 Santé publique ?

Enseigner les connaissances de santé publique
Préparer aux seuls examens de pharmacologie
Former aux gestes techniques de soins hospitaliers
Décrire l’organisation administrative des universités

Enseigner les connaissances de santé publique

Explication

L’UE1 a pour objectif de transmettre les connaissances relevant de la santé publique. Les gestes techniques hospitaliers et la pharmacologie ne définissent pas le périmètre général de cette unité.

2. Laquelle de ces thématiques fait partie des chapitres de l’UE1 Santé publique ?

La physiologie de l’effort sportif
La chirurgie reconstructrice spécialisée
La surveillance des pathologies émergentes
La radiothérapie des tumeurs solides

La surveillance des pathologies émergentes

Explication

La surveillance des pathologies émergentes figure parmi les chapitres annoncés de l’UE1. Les autres propositions relèvent de domaines cliniques spécialisés qui ne caractérisent pas la liste des chapitres de cette unité.

3. Quelle source fait foi pour les examens de l’UE1 pendant l’année universitaire en cours ?

Les cours magistraux de l’année en cours
Les polycopiés distribués par le tutorat
Les notes personnelles des étudiants inscrits
Les annales provenant d’années universitaires antérieures

Les cours magistraux de l’année en cours

Explication

Les cours magistraux de l’année en cours constituent la référence officielle pour les examens. Les polycopiés du tutorat peuvent comporter des éléments inexacts ou hors programme et ne possèdent donc pas ce statut.

4. Comment l’OMS définit-elle la santé en 1946 ?

Une capacité à exercer une activité professionnelle
Un état complet de bien-être physique, mental et social
Un équilibre biologique mesuré par des examens médicaux
Une absence durable de maladie diagnostiquée

Un état complet de bien-être physique, mental et social

Explication

En 1946, l’OMS décrit la santé comme un état complet de bien-être physique, mental et social. La réduire à l’absence de maladie correspond à une conception biomédicale plus étroite.

5. Quelle association entre les dates et les événements concernant la définition de la santé par l’OMS est exacte ?

1946 correspond à la publication des catégories et 1948 à leur révision
1946 correspond à l’entrée en vigueur et 1948 à la rédaction
1946 correspond à la rédaction et 1948 à l’entrée en vigueur
1946 correspond à l’adoption nationale et 1948 à la première traduction

1946 correspond à la rédaction et 1948 à l’entrée en vigueur

Explication

La définition a été rédigée en 1946, tandis que la Constitution de l’OMS est entrée en vigueur en 1948. Confondre ces deux dates inverse la nature des événements auxquels elles correspondent.

6. Que désigne l’expression « déterminants de la santé » ?

Les seuls paramètres biologiques mesurés lors d’un examen médical
Les indicateurs statistiques utilisés pour classer les établissements de soins
Les traitements prescrits pour corriger une maladie déjà déclarée
L’ensemble des facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux influençant la santé

L’ensemble des facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux influençant la santé

Explication

Les déterminants regroupent des facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux qui influencent la santé des individus ou des populations. Ils ne se limitent donc ni aux paramètres biologiques ni aux traitements médicaux.

7. Une collectivité souhaite hiérarchiser les principales catégories contribuant à la santé selon les proportions indiquées. Quelle répartition est correcte ?

Facteurs sociaux 10 %, comportements 30 %, trois autres catégories 20 % chacune
Facteurs sociaux 40 %, comportements 10 %, trois autres catégories 20 % chacune
Facteurs sociaux 30 %, comportements 40 %, trois autres catégories 10 % chacune
Facteurs sociaux 40 %, comportements 30 %, trois autres catégories 10 % chacune

Facteurs sociaux 40 %, comportements 30 %, trois autres catégories 10 % chacune

Explication

Les facteurs sociaux représentent 40 % et les comportements 30 %, tandis que l’environnement, la biologie humaine et l’organisation des services de santé représentent chacun 10 %. Les autres répartitions modifient ces proportions.

8. Quelle caractéristique distingue la santé publique de la médecine clinique ?

La santé publique traite individuellement un patient à chaque consultation
La santé publique intervient après la maladie sans action préventive
La santé publique se limite aux actes diagnostiques réalisés à l’hôpital
La santé publique agit collectivement à l’échelle des populations

La santé publique agit collectivement à l’échelle des populations

Explication

Selon l’OMS, la santé publique repose sur des efforts collectifs visant à améliorer, promouvoir, protéger et restaurer la santé de la population. La prise en charge individuelle d’un patient correspond davantage à la médecine clinique.

9. Laquelle de ces propositions correspond à une fonction essentielle de la santé publique ?

Surveiller l’état de santé de la population
Remplacer les consultations médicales par des campagnes nationales
Déterminer le traitement personnel de chaque patient hospitalisé
Réserver les soins spécialisés aux personnes présentant un risque élevé

Surveiller l’état de santé de la population

Explication

La surveillance de l’état de santé figure parmi les dix fonctions essentielles de la santé publique. Les autres propositions décrivent des formulations qui ne correspondent pas à cette liste de fonctions.

10. Quelle liste présente les cinq interventions en santé publique ?

Diagnostic, chirurgie, rééducation, prescription et hospitalisation
Information, triage, vaccination, consultation et soins palliatifs
Veille et sécurité sanitaires, prévention, promotion, éducation et restauration de la santé
Dépistage, imagerie, anesthésie, biologie et suivi administratif

Veille et sécurité sanitaires, prévention, promotion, éducation et restauration de la santé

Explication

Les cinq interventions sont la veille et la sécurité sanitaires, la prévention, la promotion de la santé, l’éducation à la santé et la restauration de la santé. Les autres listes mélangent des actes cliniques, des outils ou des modalités de prise en charge.

11. Une intervention cherche à éviter l’apparition d’un trouble chez des personnes encore indemnes. À quel niveau de prévention correspond-elle ?

La prévention quaternaire
La prévention primaire
La prévention secondaire
La prévention tertiaire

La prévention primaire

Explication

La prévention primaire vise à empêcher l’apparition des troubles. La prévention secondaire repère et traite précocement une maladie, tandis que les niveaux tertiaire et quaternaire répondent à d’autres objectifs.

12. Quelle définition de la santé communautaire a été établie par la conférence d’Alma-Ata en 1978 ?

Une démarche où les populations définissent, conduisent et évaluent les activités de santé publique
Une organisation où les institutions administrent les soins sans participation des habitants
Une stratégie centrée sur la réduction des dépenses des établissements de santé
Une méthode fondée sur la surveillance médicale individuelle par des spécialistes

Une démarche où les populations définissent, conduisent et évaluent les activités de santé publique

Explication

La santé communautaire implique directement les populations dans la définition, la conduite et l’évaluation des activités de santé publique. Elle se distingue ainsi d’une approche administrée principalement par les institutions, qui constitue la confusion la plus fréquente.

13. Quel objectif caractérise la promotion de la santé définie par la Charte d’Ottawa en 1986 ?

Organiser les soins autour des seuls besoins des établissements sanitaires
Remplacer les politiques publiques par des comportements individuels de prévention
Réduire la transmission des maladies par des interventions médicales ciblées
Donner aux populations les moyens de maîtriser et d’améliorer leur santé

Donner aux populations les moyens de maîtriser et d’améliorer leur santé

Explication

La promotion de la santé vise à donner aux populations les moyens de maîtriser leur santé et de l’améliorer. La prévention se concentre davantage sur l’évitement ou la réduction des maladies, ce qui ne recouvre pas tout l’objectif de la promotion.

14. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq axes de la promotion de la santé selon la Charte d’Ottawa ?

Recherche biomédicale, soins spécialisés, financement, numérisation et construction d’établissements
Dépistage précoce, traitement curatif, hospitalisation, réadaptation et surveillance épidémiologique
Politiques favorables, environnements favorables, action communautaire, aptitudes individuelles et services réorientés
Information sanitaire, vaccination, prescription, isolement et contrôle administratif des populations

Politiques favorables, environnements favorables, action communautaire, aptitudes individuelles et services réorientés

Explication

Les cinq axes sont les politiques favorables à la santé, les environnements favorables, l’action communautaire, les aptitudes individuelles et la réorientation des services. Les autres ensembles mélangent des interventions sanitaires ou des moyens organisationnels qui ne constituent pas ces cinq axes.

15. Un programme évalue simultanément la santé des habitants, celle des animaux d’élevage et l’état des écosystèmes afin de proposer une stratégie durable. Quelle approche illustre-t-il ?

La prévention, qui cherche principalement à éviter ou réduire les maladies
La santé communautaire, qui associe les habitants aux décisions de santé publique
La santé planétaire, qui analyse les effets des activités humaines sur les écosystèmes
L’approche One Health, qui intègre ces trois dimensions de la santé

L’approche One Health, qui intègre ces trois dimensions de la santé

Explication

One Health cherche à équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes dans une approche intégrée. La santé planétaire s’intéresse plutôt aux liens entre les modifications des écosystèmes, la santé et l’impact du système de santé sur la planète.

16. Quelle distinction entre la vaccination et le vaccin est correcte ?

La vaccination est la préparation antigénique, tandis que le vaccin est la réponse immunitaire obtenue
La vaccination est le procédé immunisant, tandis que le vaccin est la préparation antigénique administrée
La vaccination désigne la maladie évitée, tandis que le vaccin désigne la protection collective
La vaccination correspond aux rappels, tandis que le vaccin correspond à la première injection

La vaccination est le procédé immunisant, tandis que le vaccin est la préparation antigénique administrée

Explication

La vaccination désigne le procédé qui déclenche une réponse immunitaire, tandis que le vaccin est la préparation contenant les antigènes administrés. Inverser ces deux notions constitue la confusion classique entre l’acte et le produit.

17. Lors d’un contact ultérieur avec le même agent infectieux, quelle caractéristique décrit la réponse immunitaire secondaire après vaccination ?

Elle provoque la maladie en raison d’une multiplication accrue du pathogène
Elle produit d’abord des IgM en quantité modérée avant de former des IgG
Elle est plus rapide, plus intense et plus durable que la réponse primaire
Elle apparaît avant l’injection et prépare l’organisme à la première exposition

Elle est plus rapide, plus intense et plus durable que la réponse primaire

Explication

La réponse secondaire repose sur la mémoire immunitaire et survient lors d’un contact ultérieur avec le même pathogène, avec une réaction plus rapide, intense et durable. La production initiale d’IgM puis d’IgG en quantité modérée caractérise plutôt la réponse primaire après l’injection.

18. Pourquoi la vaccination contre la rougeole peut-elle procurer un bénéfice individuel et collectif, contrairement à celle contre le tétanos ?

La rougeole touche les écosystèmes, alors que le tétanos concerne principalement les hôpitaux
La rougeole exige des rappels, alors que le tétanos ne déclenche aucune mémoire immunitaire
La rougeole se transmet entre personnes, alors que le tétanos ne possède pas de réservoir humain
La rougeole possède un vaccin inactivé, alors que le tétanos possède un vaccin vivant atténué

La rougeole se transmet entre personnes, alors que le tétanos ne possède pas de réservoir humain

Explication

La rougeole se transmet d’une personne à l’autre, de sorte qu’une couverture élevée protège aussi la collectivité. Le tétanos, dépourvu de réservoir humain, procure principalement un bénéfice individuel à la personne vaccinée.

19. Dans une population exposée à la rougeole, quelle couverture vaccinale contribue fortement à limiter la transmission épidémique ?

Une couverture supérieure à 95 %, indispensable pour toute maladie infectieuse
Une couverture d’environ 40 à 50 %, adaptée aux maladies peu transmissibles
Une couverture d’environ 80 à 90 %, correspondant au seuil d’immunité
Une couverture proche de 20 à 30 %, suffisante lorsque les cas sont isolés

Une couverture d’environ 80 à 90 %, correspondant au seuil d’immunité

Explication

Pour la rougeole, un seuil d’immunité d’environ 80 à 90 % permet de limiter fortement la propagation d’une épidémie. Une couverture de 40 à 50 % reste généralement insuffisante face à la forte transmissibilité de cette maladie.

20. Quel événement a permis l’éradication mondiale de la variole ?

La campagne mondiale lancée par l’OMS en 1967, après laquelle le dernier cas a été recensé en Somalie en 1977
La mise au point par Jenner en 1796, qui a immédiatement supprimé les derniers foyers mondiaux
La vaccination contre la rougeole, qui a interrompu la transmission de la variole dans les années 1980
La campagne de Pasteur en 1885, qui a éliminé la variole après le traitement d’un enfant mordu

La campagne mondiale lancée par l’OMS en 1967, après laquelle le dernier cas a été recensé en Somalie en 1977

Explication

L’OMS a lancé une campagne mondiale d’éradication de la variole en 1967, et le dernier cas a été recensé en Somalie en 1977. Jenner a établi le principe de la vaccination contre la variole bien plus tôt, mais son travail n’a pas constitué à lui seul la campagne mondiale d’éradication.

21. Que montre l’évolution de la couverture vaccinale contre la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie ?

La vaccination accroît les cas mais réduit les décès grâce à une meilleure prise en charge médicale
La couverture vaccinale reste indépendante du nombre de cas et de décès observés dans la population
La baisse des décès précède la vaccination et s’explique principalement par l’augmentation des traitements
L’augmentation de la couverture vaccinale est associée à une nette diminution des cas ou des décès

L’augmentation de la couverture vaccinale est associée à une nette diminution des cas ou des décès

Explication

La vaccination contre ces trois maladies a entraîné une nette diminution des cas ou des décès, et la couverture vaccinale est corrélée à cette décroissance. L’évolution observée ne soutient donc pas l’idée d’une indépendance entre couverture vaccinale et charge de maladie.

22. Dans une population entièrement susceptible, que signifie un taux de reproduction de base R0R_0 égal à 12 pour la rougeole ?

Douze personnes sur cent doivent être vaccinées pour interrompre la transmission
Un cas vacciné transmet la maladie à douze personnes déjà immunisées
Un cas index génère en moyenne douze cas secondaires dans cette population
La maladie persiste douze jours après l’apparition du premier cas

Un cas index génère en moyenne douze cas secondaires dans cette population

Explication

R0R_0 désigne le nombre de cas secondaires générés par un cas index dans une population entièrement susceptible ; pour la rougeole, il se situe entre 10 et 15. Il ne décrit donc ni une durée, ni une couverture vaccinale, ni la transmission dans une population déjà immunisée.

23. Comment définir l’hésitation vaccinale ?

Une réaction indésirable survenant après l’administration d’un vaccin
Une absence de vaccin ou de possibilité pratique d’y accéder
Une vaccination réalisée après une recommandation médicale personnalisée
Un retard ou un refus malgré la disponibilité des vaccins

Un retard ou un refus malgré la disponibilité des vaccins

Explication

L’hésitation vaccinale désigne le retard ou le refus de se faire vacciner alors que les vaccins sont disponibles. L’inaccessibilité correspond, elle, à une absence de disponibilité ou d’accès pratique.

24. Quel déterminant de l’hésitation vaccinale correspond à une faible perception du risque de la maladie ?

La complaisance
La confiance
La disponibilité
La commodité

La complaisance

Explication

La complaisance renvoie à une perception faible du risque lié à la maladie. La commodité concerne l’accès pratique aux services, tandis que la confiance porte sur l’efficacité et la sécurité perçues.

25. Que peut-il se produire lorsque la proportion de personnes vaccinées reste inférieure au seuil de vaccination ?

La transmission est nécessairement interrompue
Une épidémie peut apparaître
La maladie devient moins transmissible dans tous les groupes
L’éradication est immédiatement obtenue

Une épidémie peut apparaître

Explication

Lorsque la couverture vaccinale est inférieure au seuil requis, une épidémie peut se produire. Une proportion supérieure au seuil favorise au contraire la maîtrise de la transmission et peut contribuer à l’éradication.

26. Depuis quelle date le calendrier vaccinal français comprend-il onze vaccins obligatoires pour les nourrissons ?

Depuis le 1er juillet 2018
Depuis le 1er janvier 2013
Depuis le 1er janvier 2018
Depuis le 1er janvier 2023

Depuis le 1er janvier 2018

Explication

Le calendrier vaccinal français comprend onze vaccins obligatoires pour les nourrissons depuis le 1er janvier 2018. La date de 2023 correspond à une évolution concernant les professionnels autorisés à prescrire et administrer certains vaccins.

27. Comment l’OMS définit-elle la promotion de la santé dans la Charte d’Ottawa ?

Une campagne réservée à la protection contre les infections transmissibles
Une démarche donnant davantage de maîtrise de leur santé aux individus
Une intervention visant à empêcher un événement lié à un risque précis
Une consultation médicale destinée à dépister une maladie silencieuse

Une démarche donnant davantage de maîtrise de leur santé aux individus

Explication

La promotion de la santé vise à donner aux individus davantage de maîtrise sur leur santé et de moyens de l’améliorer. Elle ne se réduit pas à la protection contre un risque identifié, qui caractérise davantage la prévention.

28. Quelle distinction oppose le mieux la prévention à la promotion de la santé ?

La prévention améliore le bien-être global, la promotion évite un événement précis
La prévention cible un risque identifié, la promotion agit sans risque précis
La prévention concerne les politiques, la promotion concerne les comportements personnels
La prévention repose sur la communauté, la promotion repose sur les soins individuels

La prévention cible un risque identifié, la promotion agit sans risque précis

Explication

La prévention cherche à empêcher la survenue d’un événement lié à un risque identifié, tandis que la promotion de la santé adopte une démarche positive plus globale. Les deux démarches peuvent toutefois mobiliser des actions individuelles et collectives.

29. Laquelle de ces actions fait partie des possibilités d’intervention en promotion de la santé ?

Réorienter les services de santé
Remplacer les politiques publiques par des conseils individuels
Réserver les décisions sanitaires aux établissements de soins
Limiter l’action aux consultations médicales

Réorienter les services de santé

Explication

La réorientation des services de santé figure parmi les cinq possibilités d’action en promotion de la santé. Cette démarche comprend aussi les aptitudes individuelles, les milieux favorables, les politiques favorables et l’action communautaire.

30. Quels sont les trois axes stratégiques distingués par la Charte d’Ottawa ?

L’éducation, la vaccination et la surveillance
Le dépistage, le diagnostic et le traitement
Le plaidoyer, la mise en place de moyens et la médiation
La prescription, l’hospitalisation et la réadaptation

Le plaidoyer, la mise en place de moyens et la médiation

Explication

La Charte d’Ottawa distingue le plaidoyer pour la santé, la mise en place de moyens et la stratégie de médiation. Les autres regroupements correspondent à des activités de soins ou de prévention, mais pas aux trois axes indiqués.

31. Quels acteurs peuvent contribuer à la prévention et à la promotion de la santé ?

Les médecins hospitaliers et les chercheurs universitaires
Les professionnels, les responsables politiques, les familles et la population
Les pharmaciens, les infirmiers et les laboratoires d’analyses
Les établissements de santé et les organismes d’assurance maladie

Les professionnels, les responsables politiques, les familles et la population

Explication

La prévention et la promotion de la santé relèvent de nombreux acteurs, parmi lesquels les professionnels, les responsables politiques, les enseignants, les parents, les patients et la population générale. Elles ne constituent donc pas un domaine réservé aux professionnels de santé.

32. Qu’est-ce qu’une pratique clinique préventive ?

Une action collective menée par une institution auprès d’une population
Une interaction entre un soignant et un individu visant à favoriser la santé
Une intervention réalisée par un médecin auprès d’un patient déjà malade
Une prescription destinée à traiter une maladie après son diagnostic

Une interaction entre un soignant et un individu visant à favoriser la santé

Explication

Une pratique clinique préventive est une interaction individuelle entre un soignant et un individu visant à favoriser la santé et à prévenir les maladies. Le soignant et l’individu ne sont pas nécessairement médecin et patient.

33. Quelle mission caractérise les centres de Protection maternelle et infantile ?

Assurer des soins hospitaliers spécialisés aux enfants atteints de maladies chroniques
Accompagner la grossesse et promouvoir la santé des enfants de zéro à six ans
Prendre en charge les urgences obstétricales et pédiatriques du département
Organiser la vaccination scolaire des adolescents dans les établissements publics

Accompagner la grossesse et promouvoir la santé des enfants de zéro à six ans

Explication

Les centres de Protection maternelle et infantile accompagnent la grossesse, soutiennent les familles et promeuvent la santé des enfants de zéro à six ans. Ils proposent également des services de petite enfance et de planification familiale, mais ne remplacent pas les urgences hospitalières.

34. Quel est l’objectif principal de la réduction des risques et des dommages ?

Obtenir l’arrêt immédiat de toute consommation de substances psychoactives
Remplacer les traitements médicaux par un accompagnement social
Diminuer les conséquences négatives d’une consommation de substances
Éviter toute intervention auprès des personnes qui consomment

Diminuer les conséquences négatives d’une consommation de substances

Explication

La réduction des risques et des dommages cherche à diminuer les conséquences négatives de la consommation de substances psychoactives. Elle peut donc intervenir sans viser nécessairement l’arrêt de cette consommation.

35. Quelle définition correspond à l’éducation pour la santé selon l’OMS en 1983 ?

Une campagne institutionnelle visant à imposer des comportements identiques à tous les citoyens
Un ensemble d’activités informatives et éducatives favorisant l’action individuelle et collective pour préserver la santé
Un dispositif médical destiné à diagnostiquer les maladies dans les populations vulnérables
Un enseignement universitaire consacré aux traitements et aux techniques de soins

Un ensemble d’activités informatives et éducatives favorisant l’action individuelle et collective pour préserver la santé

Explication

L’éducation pour la santé associe information, éducation, capacité d’agir et recours à une aide pour préserver sa santé. Elle ne se réduit donc ni au diagnostic médical ni à un enseignement réservé aux professionnels.

36. Quelle démarche rend une intervention d’éducation pour la santé adaptée au public visé ?

Étudier le public, partir de ses représentations et ajuster les outils utilisés
Limiter l’intervention à une transmission d’informations sans participation collective
Choisir les outils avant de connaître les besoins et les représentations du public
Appliquer un programme identique afin de garantir une présentation uniforme

Étudier le public, partir de ses représentations et ajuster les outils utilisés

Explication

Une intervention pertinente se renseigne sur le public, prend en compte ses représentations, adapte ses outils et suscite son intérêt. La standardisation identique pour tous ne tient pas compte des caractéristiques des publics ciblés.

37. Quel est l’objectif principal du Service sanitaire des étudiants en santé mis en place en 2018 ?

Former les étudiants à la prévention primaire et leur faire conduire des actions auprès de publics ciblés
Évaluer les traitements prescrits aux patients avant leur mise en œuvre dans les structures de soins
Préparer les étudiants à remplacer les professionnels dans les services hospitaliers en situation de crise
Organiser une surveillance nationale des maladies infectieuses à partir des établissements universitaires

Former les étudiants à la prévention primaire et leur faire conduire des actions auprès de publics ciblés

Explication

Le SSES forme les étudiants aux enjeux de prévention primaire et de promotion de la santé, puis les implique dans des actions d’éducation auprès de publics ciblés. Il ne constitue pas un dispositif de surveillance ni un remplacement des professionnels hospitaliers.

38. Dans quel ordre les quatre étapes pédagogiques du SSES se déroulent-elles ?

Réalisation de l’action, acquisition théorique, préparation en groupe, puis évaluation finale
Acquisition théorique, réalisation de l’action, préparation en groupe, puis valorisation du projet
Acquisition théorique, préparation en groupe, réalisation de l’action, puis évaluation et valorisation
Préparation en groupe, acquisition théorique, évaluation de l’action, puis réalisation concrète

Acquisition théorique, préparation en groupe, réalisation de l’action, puis évaluation et valorisation

Explication

Le SSES commence par l’acquisition des compétences à la faculté, se poursuit par la préparation collective, puis par l’action et enfin son évaluation. La préparation doit donc précéder la réalisation, tandis que l’évaluation intervient après celle-ci.

39. Quelle responsabilité relève de Santé publique France plutôt que du gouvernement ?

Adopter des textes de loi et prendre les décisions réglementaires nationales
Assurer la veille sanitaire, publier des données et formuler des recommandations
Définir les mesures administratives contraignantes applicables pendant une crise
Répartir les ressources sanitaires entre les établissements de chaque territoire régional

Assurer la veille sanitaire, publier des données et formuler des recommandations

Explication

Santé publique France observe la situation sanitaire, diffuse des données et propose des recommandations. Le gouvernement conserve le pouvoir décisionnel et adopte les textes de loi ou les mesures réglementaires.

40. Quelle caractéristique distingue les Agences régionales de santé de Santé publique France ?

Les ARS sont des organismes judiciaires chargés de sanctionner les manquements sanitaires
Les ARS sont des associations locales indépendantes placées hors de la tutelle ministérielle
Les ARS sont des établissements publics chargés de la santé publique à l’échelle régionale
Les ARS sont une agence nationale consacrée à la publication des données épidémiologiques

Les ARS sont des établissements publics chargés de la santé publique à l’échelle régionale

Explication

Les ARS, créées en 2009 et installées en 2010, exercent leurs missions à l’échelle régionale sous la tutelle du ministère de la Santé. Santé publique France assure pour sa part une surveillance et une information de portée nationale.

41. Quelle mission fait partie des responsabilités des agences régionales de santé ?

Enregistrer les causes de décès afin de piloter directement les bases de données nationales
Rédiger les lois nationales relatives à la santé et les faire appliquer par les tribunaux
Coordonner l’offre de soins et contribuer à la gestion des crises avec les préfectures
Remplacer les professionnels de santé dans les consultations et les services hospitaliers

Coordonner l’offre de soins et contribuer à la gestion des crises avec les préfectures

Explication

Les ARS coordonnent l’offre de soins, répartissent les ressources, organisent la veille sanitaire et participent à la gestion des crises avec les préfectures. La rédaction des lois et l’enregistrement national des décès relèvent d’autres acteurs ou dispositifs.

42. Quelle différence oppose le signalement et la notification d’une maladie à déclaration obligatoire ?

Le signalement est effectué par les patients, tandis que la notification relève des services préfectoraux
Le signalement est réalisé sans délai auprès de l’ARS, tandis que la notification suit généralement la confirmation du diagnostic
Le signalement concerne les maladies bénignes, tandis que la notification concerne les maladies nécessitant une hospitalisation
Le signalement intervient après confirmation sur une fiche, tandis que la notification est transmise immédiatement à l’ARS

Le signalement est réalisé sans délai auprès de l’ARS, tandis que la notification suit généralement la confirmation du diagnostic

Explication

Le signalement est une mesure d’urgence transmise sans délai à l’ARS, alors que la notification est le plus souvent réalisée après confirmation diagnostique sur une fiche spécifique. La distinction repose donc sur le moment et la modalité de transmission.

43. Comment le SARS-CoV-2 pénètre-t-il notamment dans les cellules des voies pulmonaires ?

Il se fixe à des récepteurs ACE2 grâce à son enveloppe et à son génome constitué d’ARN
Il utilise des récepteurs exclusivement présents dans les cellules du système digestif
Il s’intègre directement dans l’ADN cellulaire après avoir perdu son enveloppe lipidique
Il atteint les voies pulmonaires en produisant des spores résistantes dans les alvéoles

Il se fixe à des récepteurs ACE2 grâce à son enveloppe et à son génome constitué d’ARN

Explication

Le SARS-CoV-2 est un virus enveloppé à ARN de la famille des Coronaviridae et sa fixation aux récepteurs ACE2 contribue à l’infection des voies pulmonaires. Il ne s’agit donc ni d’un virus à ADN ni d’un organisme produisant des spores.

44. Quel enchaînement chronologique concernant le SARS-CoV-2 et la COVID-19 est exact ?

Découverte à Wuhan en décembre 2019, annonce le 11 mars 2020, nom COVID-19 le 9 janvier, pandémie le 11 février
Découverte à Wuhan en mars 2020, annonce le 9 janvier, nom COVID-19 le 11 mars, pandémie le 11 février
Découverte à Wuhan en janvier 2020, annonce le 11 février, nom COVID-19 le 11 mars, pandémie en décembre
Découverte à Wuhan en décembre 2019, annonce le 9 janvier 2020, nom COVID-19 le 11 février, pandémie le 11 mars

Découverte à Wuhan en décembre 2019, annonce le 9 janvier 2020, nom COVID-19 le 11 février, pandémie le 11 mars

Explication

Le virus a été découvert à Wuhan en décembre 2019, annoncé officiellement le 9 janvier 2020, nommé COVID-19 par l’OMS le 11 février, puis qualifié de pandémie le 11 mars. Les autres séquences inversent ou déplacent ces étapes datées.

45. Dans une population entièrement susceptible et sans mesures adaptées, quelle expression permet de calculer le taux de reproduction de base ?

R0=p×c×DR_0 = p \times c \times D, avec la transmission, les contacts et la durée infectieuse
R0=p+c+DR_0 = p + c + D, avec la transmission, les contacts et la durée infectieuse
R0=cp×DR_0 = c - p \times D, avec la transmission, les contacts et la durée infectieuse
R0=p×DcR_0 = \frac{p \times D}{c}, avec la transmission, les contacts et la durée infectieuse

$$R_0 = p \times c \times D$$, avec la transmission, les contacts et la durée infectieuse

Explication

Le taux de reproduction de base est le produit de la probabilité de transmission par contact, du nombre moyen de contacts et de la durée moyenne de la phase infectieuse. Une somme, une division ou une soustraction ne correspondent pas à la relation définie.

46. Quel indicateur varie avec l’hygiène, la vaccination et l’immunité présentes à un moment donné ?

Le taux de reproduction de base, calculé dans une population entièrement susceptible sans mesures
La probabilité théorique de transmission, considérée séparément du nombre de contacts observés
Le taux de reproduction effectif, qui mesure les cas secondaires dans les conditions observées
La durée moyenne de la phase infectieuse, définie indépendamment des conditions épidémiques

Le taux de reproduction effectif, qui mesure les cas secondaires dans les conditions observées

Explication

Le taux de reproduction effectif décrit le nombre de cas secondaires générés dans les conditions réelles, influencées notamment par la prévention et l’immunité. Le taux de reproduction de base correspond plutôt à une situation de référence sans mesures adaptées.

47. Quel ensemble décrit le mieux les mesures barrières communautaires destinées à réduire la transmission infectieuse ?

La consultation médicale, l’hospitalisation, la chirurgie et le suivi médico-social
Le dépistage hospitalier, l’isolement chirurgical, la vaccination et la désinfection des instruments
La prescription d’antibiotiques, la surveillance biologique, l’imagerie et la réadaptation
La distanciation physique, l’aération, l’hygiène des mains et la limitation des contacts

La distanciation physique, l’aération, l’hygiène des mains et la limitation des contacts

Explication

Les mesures barrières communautaires associent notamment la distanciation, le masque, l’aération, l’hygiène des mains et la réduction des contacts. Les précautions hospitalières relèvent d’un autre contexte et s’adaptent au patient et aux soins réalisés.

48. Quelle distinction caractérise les précautions standard et les précautions complémentaires à l’hôpital ?

Les précautions standard concernent tous les patients, tandis que les précautions complémentaires répondent à un risque infectieux identifié
Les précautions standard concernent les patients contagieux, tandis que les précautions complémentaires concernent les consultations ordinaires
Les précautions standard sont réservées aux urgences, tandis que les précautions complémentaires concernent les actes programmés
Les précautions standard s’appliquent aux infections respiratoires, tandis que les précautions complémentaires concernent les maladies chroniques

Les précautions standard concernent tous les patients, tandis que les précautions complémentaires répondent à un risque infectieux identifié

Explication

Les précautions standard constituent la base appliquée à tous les patients, tandis que les précautions gouttelettes ou contact sont ajoutées lorsque la situation infectieuse le justifie. Elles ne sont donc pas limitées à un type de service ou d’acte.

49. Quelle évolution du nombre de cas autochtones de chikungunya en France a été rapportée entre 2024 et 2025 ?

Il a diminué après une campagne de vaccination généralisée en métropole
Il est resté stable malgré l’implantation du moustique tigre en métropole
Il est passé de 695 cas recensés en 2024 à un quart des cas en 2025
Il est passé d’un quart des cas recensés en 2024 à 695 cas en 2025

Il est passé d’un quart des cas recensés en 2024 à 695 cas en 2025

Explication

Le nombre de cas autochtones est passé d’un quart des cas recensés en 2024 à 695 cas en 2025, dans un contexte de colonisation métropolitaine par le moustique tigre. Cette évolution ne correspond ni à une stabilité ni à une diminution.

50. Quel est l’objectif principal respectivement poursuivi par la vaccination contre la COVID-19 et par les mesures barrières ?

La vaccination réduit surtout les formes graves, tandis que les mesures barrières limitent principalement la transmission
La vaccination agit principalement sur l’aération, tandis que les mesures barrières ciblent la réponse immunitaire
La vaccination remplace les mesures barrières, tandis que celles-ci préviennent surtout les complications tardives
La vaccination limite surtout les contacts, tandis que les mesures barrières renforcent principalement l’immunité durable

La vaccination réduit surtout les formes graves, tandis que les mesures barrières limitent principalement la transmission

Explication

La vaccination induit une réponse immunitaire qui protège surtout contre les formes graves, alors que les mesures barrières diminuent principalement la transmission. Ces deux stratégies sont donc complémentaires et n’ont pas le même objectif immédiat.

51. Comment peut-on définir le système de santé ?

Le dispositif consacré au diagnostic, au traitement et à la réadaptation des personnes malades
Le réseau des établissements hospitaliers assurant les soins spécialisés et les interventions complexes
L’ensemble des organisations, institutions et ressources destinées à améliorer, maintenir ou restaurer la santé
L’ensemble des consultations médicales financées par les organismes d’assurance maladie

L’ensemble des organisations, institutions et ressources destinées à améliorer, maintenir ou restaurer la santé

Explication

Le système de santé regroupe les organisations, institutions et ressources qui contribuent à améliorer, maintenir ou restaurer la santé. Le diagnostic, le traitement et la réadaptation correspondent plus précisément au système de soins.

52. Quelle fonction distingue principalement le système de soins du système de santé ?

Le système de soins mesure les besoins de santé à partir d’indicateurs démographiques
Le système de soins organise les campagnes de prévention et l’éducation sanitaire de la population
Le système de soins regroupe les politiques sociales qui influencent les conditions de vie
Le système de soins prend en charge la maladie par le diagnostic, le traitement et la réadaptation

Le système de soins prend en charge la maladie par le diagnostic, le traitement et la réadaptation

Explication

Le système de soins est centré sur la prise en charge de la maladie, notamment par le diagnostic, le traitement et la réadaptation. La prévention et l’éducation relèvent d’une conception plus large du système de santé.

53. Quelle association entre les termes usager, malade et patient est correcte ?

L’usager consulte un professionnel, le malade recourt aux soins et le patient présente une santé altérée
L’usager recourt aux soins, le malade présente une santé altérée et le patient consulte un professionnel
L’usager organise les soins, le malade finance la prise en charge et le patient coordonne les professionnels
L’usager présente une santé altérée, le malade consulte un professionnel et le patient recourt aux soins

L’usager recourt aux soins, le malade présente une santé altérée et le patient consulte un professionnel

Explication

L’usager est défini par son recours aux soins, le malade par un état de santé altéré et le patient par la consultation d’un professionnel de santé. Ces termes désignent donc des positions différentes dans la relation de soins.

54. Quelle différence oppose les besoins de santé perçus aux besoins de santé réels ?

Les besoins perçus sont ressentis par la population, tandis que les besoins réels sont objectivés par des professionnels
Les besoins perçus sont établis par les médecins, tandis que les besoins réels reposent sur les demandes exprimées
Les besoins perçus concernent les maladies diagnostiquées, tandis que les besoins réels correspondent aux préférences individuelles
Les besoins perçus sont mesurés par la mortalité, tandis que les besoins réels expriment les plaintes de la population

Les besoins perçus sont ressentis par la population, tandis que les besoins réels sont objectivés par des professionnels

Explication

Les besoins perçus correspondent à ce que la population ressent ou exprime, tandis que les besoins réels sont validés cliniquement à l’aide d’indicateurs comme l’incidence, la prévalence et la mortalité. Une demande exprimée ne suffit donc pas à établir un besoin réel.

55. Quelle hiérarchie associe correctement les soins primaires, secondaires et tertiaires ?

Les soins primaires concernent les maladies complexes, les secondaires assurent le dépistage et les tertiaires organisent le premier recours
Les soins primaires sont hospitaliers, les secondaires sont ambulatoires et les tertiaires concernent l’éducation sanitaire
Les soins primaires mobilisent des technologies complexes, les secondaires sont le premier recours et les tertiaires relèvent de la prévention
Les soins primaires sont le premier recours, les secondaires nécessitent souvent l’hôpital et les tertiaires mobilisent des technologies complexes

Les soins primaires sont le premier recours, les secondaires nécessitent souvent l’hôpital et les tertiaires mobilisent des technologies complexes

Explication

Les soins primaires constituent le premier recours et sont assurés par les soins ambulatoires, les soins secondaires nécessitent généralement une infrastructure hospitalière et les soins tertiaires prennent en charge les situations les plus complexes. Confondre soins primaires et tertiaires inverse leurs niveaux de recours.

56. Quels éléments font partie de l’offre de soins ?

Les organismes d’assurance, les collectivités locales et les agences de communication
Les patients, les aidants familiaux et les associations de défense des usagers
Les indicateurs de mortalité, les taux d’incidence et les enquêtes de satisfaction
Les professionnels de santé, les établissements de santé et l’industrie biomédicale

Les professionnels de santé, les établissements de santé et l’industrie biomédicale

Explication

L’offre de soins comprend les professionnels, les établissements et l’industrie biomédicale, présents dans les secteurs ambulatoire, hospitalier et médico-social. Les indicateurs épidémiologiques décrivent plutôt les besoins ou l’état de santé.

57. Qu’est-ce qu’une communauté professionnelle territoriale de santé ?

Une association de patients chargée de représenter les usagers auprès des organismes d’assurance maladie
Un établissement hospitalier réunissant des services spécialisés pour traiter les maladies complexes d’une région
Un regroupement volontaire de professionnels d’un territoire autour d’un projet répondant à des problématiques communes
Un réseau national imposant aux professionnels des protocoles identiques dans chaque territoire

Un regroupement volontaire de professionnels d’un territoire autour d’un projet répondant à des problématiques communes

Explication

Une communauté professionnelle territoriale de santé réunit, à leur initiative, des professionnels d’un même territoire autour d’un projet de santé commun. Elle n’est donc ni un établissement hospitalier ni une structure imposant un fonctionnement national uniforme.

58. Laquelle de ces activités correspond à une mission reconnue de service public des communautés professionnelles territoriales de santé depuis 2019 ?

Faciliter l’accès aux soins et contribuer à la gestion des crises sanitaires
Gérer les carrières hospitalières et fixer les tarifs des actes médicaux
Construire les établissements de santé et organiser leur financement annuel
Remplacer les médecins libéraux et assurer les hospitalisations spécialisées

Faciliter l’accès aux soins et contribuer à la gestion des crises sanitaires

Explication

Depuis 2019, les communautés professionnelles territoriales de santé ont notamment pour missions de faciliter l’accès aux soins et de participer aux crises sanitaires. Elles contribuent aussi aux parcours, à la prévention, à la qualité des soins et à l’accompagnement des professionnels.

59. Quelle caractéristique distingue l’hospitalisation complète des autres modalités de soins avec ou sans hébergement ?

Elle implique une ou plusieurs nuits dans l’établissement
Elle délivre des soins à temps complet au domicile
Elle prévoit une sortie au domicile le jour même
Elle ne comporte aucune forme de surveillance médicale

Elle implique une ou plusieurs nuits dans l’établissement

Explication

L’hospitalisation complète se caractérise par un hébergement comportant au moins une nuit. L’hospitalisation de jour, en revanche, permet une sortie le même jour.

60. Quelle mission relève des établissements de santé dans leur relation avec les autres acteurs du parcours de soins ?

Définir les normes nationales applicables aux professions médicales
Assurer la collecte des cotisations destinées à l’Assurance Maladie
Organiser l’hébergement social de toutes les personnes âgées
Participer à la coordination avec la médecine de ville et le secteur médico-social

Participer à la coordination avec la médecine de ville et le secteur médico-social

Explication

Les établissements de santé contribuent à la coordination avec la médecine de ville et le secteur médico-social, en plus du diagnostic et du traitement. La collecte des cotisations et la définition des normes relèvent d’autres institutions.

61. Quelle structure accueille des personnes de plus de 60 ans fortement dépendantes dans un cadre d’hébergement fortement médicalisé, avec des séjours pouvant durer plusieurs années ?

Une unité de soins de longue durée
Un établissement pour adultes en situation de handicap
Un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
Un service d’hospitalisation de jour

Une unité de soins de longue durée

Explication

L’unité de soins de longue durée est destinée aux personnes âgées fortement dépendantes et propose un hébergement médicalisé de longue durée. Un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes répond à la perte d’autonomie, mais ne correspond pas précisément à cette définition.

62. Quelle situation correspond à un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ?

Une personne âgée en perte d’autonomie ne pouvant plus rester à domicile
Un adulte handicapé accueilli pour une séance de rééducation
Une personne âgée autonome venant recevoir un acte ambulatoire
Un patient hospitalisé pour une intervention avec une nuit sur place

Une personne âgée en perte d’autonomie ne pouvant plus rester à domicile

Explication

Un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes accueille des personnes de plus de 60 ans dont la perte d’autonomie physique ou psychique empêche le maintien à domicile. Les autres situations relèvent de soins ambulatoires, du handicap ou de l’hospitalisation.

63. Comment l’OMS définit-elle un système de santé ?

Comme les mécanismes de remboursement des dépenses médicales des assurés
Comme le réseau des professionnels chargés de traiter les maladies aiguës
Comme l’ensemble des organisations, institutions et ressources visant à améliorer, maintenir ou restaurer la santé
Comme l’ensemble des hôpitaux financés directement par les collectivités publiques

Comme l’ensemble des organisations, institutions et ressources visant à améliorer, maintenir ou restaurer la santé

Explication

Pour l’OMS, un système de santé rassemble des organisations, des institutions et des ressources orientées vers l’amélioration, le maintien ou la restauration de la santé. Il dépasse donc le seul cadre hospitalier ou celui du remboursement.

64. Une politique garantit le même accès aux soins selon la situation des usagers et cherche à utiliser les ressources avec mesure. Quels objectifs mobilise-t-elle ?

La demande et l’offre
La prévention et la surveillance
L’équité et l’efficience
L’universalité et la centralisation

L’équité et l’efficience

Explication

L’équité concerne l’accès aux soins en tenant compte de la situation des usagers, tandis que l’efficience porte sur la maîtrise des ressources utilisées. L’universalité et la centralisation ne désignent pas cette combinaison d’objectifs.

65. Dans les sphères du système de soins, que désigne l’offre ?

Les cotisations versées par les salariés et les employeurs
Les besoins de santé exprimés par la population et les patients
Les soins produits par les professionnels, les établissements et l’industrie biomédicale
Les règles publiques organisant la régulation et le financement

Les soins produits par les professionnels, les établissements et l’industrie biomédicale

Explication

L’offre correspond aux soins produits par les professionnels, les établissements et l’industrie biomédicale. Les besoins exprimés par la population relèvent de la demande, qui constitue une autre sphère du système de soins.

66. Quel mécanisme caractérise le modèle bismarckien de protection sociale ?

Une couverture fondée sur des prestations identiques indépendamment des revenus
Un financement principalement fiscal associé à une assurance nationale unique
Une protection réservée aux personnes âgées selon leur niveau de dépendance
Des cotisations obligatoires liées au travail et proportionnelles au salaire

Des cotisations obligatoires liées au travail et proportionnelles au salaire

Explication

Le modèle bismarckien repose sur une protection liée au travail et sur des cotisations obligatoires des salariés et des employeurs, proportionnelles au salaire. Le financement par l’impôt et l’unité d’une assurance nationale caractérisent plutôt le modèle beveridgien.

67. Quelle responsabilité relève principalement de l’État dans le pilotage de la santé ?

Évaluer l’utilité médicale des produits et certifier les établissements
Définir les orientations nationales et exercer des fonctions de tutelle et de contrôle
Redistribuer le budget des soins entre les régions et réglementer les professions
Mettre en œuvre la régulation de l’offre sanitaire à l’échelle de chaque région

Définir les orientations nationales et exercer des fonctions de tutelle et de contrôle

Explication

L’État définit la politique de santé, planifie l’organisation sanitaire et sociale et exerce des pouvoirs de tutelle et de contrôle. La mise en œuvre régionale relève notamment des agences régionales de santé.

68. Quelle distinction décrit correctement les missions de la DGS et de la DGOS ?

La DGS régule les régions, tandis que la DGOS mesure l’espérance de vie nationale
La DGS prépare la politique de santé publique, tandis que la DGOS organise l’offre de soins
La DGS organise l’offre de soins, tandis que la DGOS prépare la politique de santé publique
La DGS certifie les établissements, tandis que la DGOS évalue le service médical rendu

La DGS prépare la politique de santé publique, tandis que la DGOS organise l’offre de soins

Explication

La Direction générale de la santé prépare et met en œuvre la politique de santé publique, alors que la Direction générale de l’offre de soins organise l’offre et contribue à son efficience. La certification et l’évaluation du service médical rendu relèvent plutôt de la Haute Autorité de Santé.

69. En quelle année les Agences Régionales de Santé ont-elles été créées par la loi Hôpital Patient Santé Territoire ?

2014
2020
2009
1999

2009

Explication

Les Agences Régionales de Santé ont été créées en 2009 par la loi Hôpital Patient Santé Territoire. Elles pilotent l’offre ambulatoire, médico-sociale et hospitalière à l’échelle régionale.

70. Quel indicateur renseigne principalement sur les ressources consacrées au système de santé plutôt que sur l’état de santé de la population ?

L’espérance de vie à la naissance
La prévalence d’une maladie chronique dans une région
La mortalité infantile observée dans la population
Les dépenses de santé exprimées en pourcentage du produit intérieur brut

Les dépenses de santé exprimées en pourcentage du produit intérieur brut

Explication

Les dépenses de santé rapportées au produit intérieur brut mesurent les ressources consacrées au système de santé. L’espérance de vie et les autres mesures proposées décrivent plutôt l’état de santé de la population.

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Quel est le but principal de l’UE1 Santé publique ?

Enseigner les connaissances de santé publique.

Quels sujets comprend l’UE1 Santé publique ?

Elle comprend les concepts, vaccination, prévention, surveillance, organisation, IA, métiers, déterminants, responsabilité, recherche et santé environnementale.

Quelle était la durée de l’examen final de l’UE1 l’année précédente ?

60 minutes.

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