Flashcards : Santé mentale et pratiques d’intervention (94 cartes)

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1Question

Sur quoi repose davantage le diagnostic en santé mentale que celui de nombreuses maladies physiques ?

Réponse

Sur l’observation des comportements et du discours.

2Question

Quelles dimensions caractérisent la santé mentale ?

Réponse

Elle est individuelle, sociale, médicale et politique.

3Question

Quels aspects personnels la santé mentale concerne-t-elle ?

Réponse

Le bien-être personnel.

4Question

De quoi la santé mentale dépend-elle sur le plan social ?

Réponse

Des déterminants sociaux.

5Question

Quels outils médicaux la santé mentale mobilise-t-elle ?

Réponse

Des diagnostics et des traitements.

6Question

Quels facteurs politiques façonnent la santé mentale ?

Réponse

Les lois, les politiques et le financement des services.

7Question

Quelles personnes l’enfermement indifférencié regroupait-il dans un même lieu ?

Réponse

Les personnes considérées folles, pauvres, vagabondes, délinquantes, âgées ou infirmes.

8Question

Comment l’enfermement différencié séparait-il les personnes considérées atteintes de maladie mentale ?

Réponse

Il les séparait dans des asiles.

9Question

À quel médecin le traitement moral décrit est-il associé ?

Réponse

À Pinel.

10Question

Quelle mesure d’humanisation le traitement moral de Pinel proposait-il pour les personnes enchaînées ?

Réponse

Leur libération.

11Question

Quel ouvrage de Jean-Charles Pagé a sensibilisé aux conditions dans les asiles ?

Réponse

« Les fous crient au secours », publié en 1961.

12Question

Qu’a recommandé la Commission Bédard après son enquête de 1962 ?

Réponse

Des changements majeurs dans les hôpitaux psychiatriques.

13Question

Qu’est-ce que la désinstitutionnalisation psychiatrique ?

Réponse

Une transformation visant à réduire l’hospitalisation de longue durée et à développer les services communautaires.

14Question

Quelles composantes forment la désinstitutionnalisation psychiatrique ?

Réponse

La déshospitalisation, la non-institutionnalisation et la réorganisation du système de santé.

15Question

Quelle logique remplace l’enfermement dans le paradigme des soins psychiatriques ?

Réponse

Une logique communautaire, de réadaptation et de maintien dans la communauté.

16Question

Quel phénomène hospitalier négatif peut accompagner la désinstitutionnalisation ?

Réponse

La porte tournante, avec des retours fréquents à l’hôpital.

17Question

Quels bénéfices un diagnostic peut-il apporter aux professionnels et à la personne souffrante ?

Réponse

Il fournit un langage commun, facilite l’accès aux soins et aux ressources, et reconnaît la souffrance.

18Question

Quels risques un diagnostic peut-il présenter pour la compréhension et l’identité d’une personne ?

Réponse

Il peut pathologiser des réactions normales, réduire la vision au biomédical et étiqueter la personne.

19Question

Quelles conditions caractérisent généralement un trouble mental ?

Réponse

Une souffrance significative, une altération du fonctionnement, une réaction inappropriée au contexte socioculturel et des symptômes persistants.

20Question

Qu’est-ce que la médicalisation de la souffrance ?

Réponse

Le processus qui redéfinit des expériences normales ou des problèmes sociaux comme des problèmes médicaux.

21Question

Qu’est-ce que l’injustice testimoniale ?

Réponse

Le fait d’accorder moins de crédibilité à une personne en raison de préjugés.

22Question

Qu’est-ce que l’injustice herméneutique ?

Réponse

Le manque de ressources collectives pour comprendre ou exprimer une expérience.

23Question

À quelles conditions une intervention relève-t-elle de la psychothérapie ?

Réponse

Elle vise le fonctionnement psychologique ou mental et utilise un traitement structuré pour produire des changements significatifs et durables.

24Question

Qu’est-ce que la psychose ?

Réponse

Un état où il devient difficile de distinguer les perceptions personnelles de ce qui est partagé par autrui.

25Question

Dans quels troubles ou contextes peuvent apparaître des manifestations psychotiques ?

Réponse

Dans la schizophrénie, le trouble schizoaffectif ou bipolaire, la dépression sévère, la consommation de substances ou certaines conditions neurologiques.

26Question

Quelles sont les trois phases de l’évolution possible de la schizophrénie ?

Réponse

Les phases prodromique, psychotique active et résiduelle.

27Question

Que caractérise la phase prodromique de la schizophrénie ?

Réponse

L’apparition graduelle de signes.

28Question

Que font les symptômes positifs de la schizophrénie à l’expérience habituelle ?

Réponse

Ils y ajoutent des manifestations comme les hallucinations ou les idées délirantes.

29Question

Quelles attitudes favorisent l’accompagnement d’une personne ayant une schizophrénie ?

Réponse

Un climat de sécurité et de confiance, avec une attitude calme, claire et prévisible.

30Question

Que signifie valider l’émotion d’une personne ayant une croyance délirante ?

Réponse

Reconnaître sa détresse sans confirmer la véracité de sa croyance.

31Question

Comment soutenir la sécurité d’une personne tout en respectant ses droits ?

Réponse

Évaluer les risques réels, demander son consentement si possible, l’impliquer dans les décisions et soutenir son pouvoir d’agir tout en la protégeant au besoin.

32Question

Que faut-il éviter lorsqu’on évalue les besoins d’une personne ayant une schizophrénie ?

Réponse

La réduire à son diagnostic ou à son niveau de risque.

33Question

Quels objectifs poursuit le travail social auprès d’une personne vivant une dépression ?

Réponse

Assurer sa sécurité et soutenir son adaptation et ses conditions de vie.

34Question

Quels éléments l’évaluation du risque suicidaire doit-elle examiner directement ?

Réponse

Le plan, les moyens et l’intention suicidaires.

35Question

Qu’est-ce qui distingue un trouble anxieux de l’anxiété normale ?

Réponse

Il entraîne une anxiété intense, persistante et difficile à contrôler qui affecte la vie quotidienne.

36Question

Quel effet le soulagement immédiat produit-il dans le cercle anxiété-évitement ?

Réponse

Il renforce l’évitement.

37Question

Quel signe distingue souvent l’hypomanie de la manie ?

Réponse

Le fonctionnement est généralement préservé pendant l’hypomanie.

38Question

Qu’est-ce qui distingue la consommation d’un usage à risque ?

Réponse

L’usage à risque augmente les risques pour la santé, la sécurité ou le fonctionnement social.

39Question

À quoi correspond la tolérance aux substances ?

Réponse

Au besoin d’une plus grande quantité pour obtenir le même effet, ou à un effet diminué pour une même quantité.

40Question

De quoi dépend l’importance des méfaits liés aux substances ?

Réponse

De l’interaction entre la substance, la personne et son contexte de vie.

41Question

Qu’est-ce que la réduction des méfaits ?

Réponse

Une approche qui diminue les conséquences négatives de la consommation sans exiger nécessairement l’abstinence.

42Question

Que vise la réduction, contrairement à l’abstinence ?

Réponse

Diminuer la quantité, la fréquence ou les situations à risque.

43Question

Que désignent les troubles concomitants ?

Réponse

La présence simultanée d’un problème de santé mentale et d’un trouble ou problème lié à l’utilisation de substances.

44Question

Quels facteurs communs peuvent expliquer les troubles concomitants ?

Réponse

Les traumatismes, le stress ou les difficultés sociales.

45Question

Comment une consommation secondaire peut-elle contribuer aux troubles concomitants ?

Réponse

Elle peut servir à soulager des symptômes préexistants.

46Question

Comment le traitement séquentiel prend-il en charge deux problèmes concomitants ?

Réponse

Il traite un problème avant l’autre.

47Question

Comment le traitement parallèle prend-il en charge deux problèmes concomitants ?

Réponse

Il traite les deux problèmes en même temps dans des services différents.

48Question

Comment le traitement intégré prend-il en charge deux problèmes concomitants ?

Réponse

Il les prend en compte ensemble en coordonnant intervenants et services.

49Question

Qu’est-ce qui distingue un trait de personnalité d’un trouble de la personnalité ?

Réponse

Le trouble implique des difficultés persistantes affectant notamment les émotions, les relations et le fonctionnement quotidien.

50Question

Comment faut-il écouter une personne ayant un trouble de la personnalité ?

Réponse

Il faut l’écouter sans jugement et faire preuve d’empathie.

51Question

Quel cadre faut-il maintenir dans l’intervention relationnelle ?

Réponse

Un cadre stable, avec des limites claires et cohérentes, sans caractère punitif.

52Question

Quels défis peuvent accompagner le trouble de personnalité limite ?

Réponse

Des émotions intenses, une crainte de l’abandon, des relations instables et une difficulté à réguler les émotions.

53Question

Quelle relation privilégier avec une personne ayant un trouble de personnalité limite ?

Réponse

Une relation stable qui accueille les émotions et pose des limites claires.

54Question

Que faut-il évaluer en situation de grande détresse ?

Réponse

Les risques et les besoins de sécurité.

55Question

Comment l’intervenant concilie-t-il autonomie et sécurité ?

Réponse

Il évalue les risques, respecte les droits et privilégie les mesures les moins restrictives.

56Question

Comment l’intervenant soulage-t-il la souffrance sans retirer le pouvoir d’agir ?

Réponse

Il aide la personne à explorer ses besoins et ses solutions sans décider à sa place.

57Question

Que vise principalement le rétablissement médical ou clinique ?

Réponse

La diminution des symptômes et l’amélioration du fonctionnement.

58Question

Que signifie la dignité du risque ?

Réponse

La personne peut faire ses propres choix et prendre des risques raisonnables de façon éclairée.

59Question

Qu’est-ce que le pouvoir d’agir ?

Réponse

La capacité de participer activement aux décisions et aux actions qui concernent sa vie.

60Question

Comment se compare la frontière entre normal et pathologique en santé mentale à celle des maladies physiques ?

Réponse

Elle est souvent plus floue.

61Question

À quel siècle le « grand enfermement » est-il associé ?

Réponse

Au XVIIe siècle.

62Question

Malgré le traitement moral, quelle était la situation des personnes enfermées ?

Réponse

Elles restaient enfermées et sous le contrôle des médecins.

63Question

À qui le système de l’affermage confiait-il la gestion et les soins des asiles ?

Réponse

À des communautés religieuses ou à des gestionnaires privés rémunérés par patient.

64Question

Qui dénonçait l’affermage comme une cause de mauvais traitements liée à la surcharge des asiles ?

Réponse

Tuke.

65Question

Quel effet positif la désinstitutionnalisation a-t-elle eu sur les traitements ?

Réponse

Elle a favorisé une approche plus humaine des traitements.

66Question

Quel rôle les omnipraticiens jouent-ils en santé mentale dans les soins primaires ?

Réponse

Ils contribuent au dépistage et au traitement des troubles mentaux courants.

67Question

Comment la médicalisation peut-elle reformuler des problèmes sociaux ?

Réponse

Elle peut les transformer en problèmes principalement individuels ou médicaux.

68Question

Sur quoi reposent notamment les interventions individuelles ?

Réponse

Sur une relation de confiance et le soutien au rétablissement.

69Question

Quelles habiletés les interventions de groupe développent-elles ?

Réponse

Les habiletés sociales.

70Question

Quel effet les interventions de groupe ont-elles sur le soutien social ?

Réponse

Elles renforcent le soutien social.

71Question

Quel rôle l’intervention familiale attribue-t-elle à la famille ?

Réponse

Un rôle de partenaire de soins.

72Question

Quel risque l’intervention familiale vise-t-elle notamment à réduire ?

Réponse

Le risque de rechute.

73Question

Quelles formes peut inclure l’approche communautaire ?

Réponse

Le logement, la défense des droits, la pair-aidance et la participation sociale.

74Question

Quelles techniques figurent parmi les interventions de soutien ?

Réponse

L’éducation psychologique, les autosoins, la résolution de problèmes, l’entraînement aux habiletés sociales et la relaxation.

75Question

Quelles manifestations peuvent caractériser la psychose ?

Réponse

Des hallucinations, des idées délirantes, de la méfiance, de la confusion ou une pensée désorganisée.

76Question

Quels symptômes négatifs caractérisent la schizophrénie ?

Réponse

Le manque de motivation, le retrait social, la diminution de l’expression émotionnelle, la difficulté à initier des activités et la pauvreté du discours.

77Question

Quelles fonctions les symptômes cognitifs de la schizophrénie peuvent-ils toucher ?

Réponse

L’attention, la mémoire de travail, la planification et la vitesse de traitement.

78Question

Quel effet peut avoir la confrontation directe d’une croyance délirante ?

Réponse

Elle peut accroître la méfiance.

79Question

Pourquoi éviter de confirmer une croyance délirante exprimée par une personne ?

Réponse

La confirmer peut renforcer sa détresse.

80Question

Comment préserver l’alliance thérapeutique face à une croyance délirante ?

Réponse

Reconnaître l’émotion sans confirmer la croyance et rester ancré dans la réalité.

81Question

Quels enjeux surviennent quand des proches veulent participer malgré le refus de la personne ?

Réponse

La confidentialité, le consentement, la méfiance, l’inquiétude, l’épuisement des proches et la tension entre protection et autonomie.

82Question

Quelles manifestations peuvent accompagner une dépression importante ?

Réponse

Des idées suicidaires ou de mort, du désespoir, de l’isolement et une perte importante de fonctionnement.

83Question

Comment accompagner une personne présentant une anxiété significative ?

Réponse

Accueillir sa souffrance, réduire graduellement l’évitement et mobiliser les ressources adaptées.

84Question

Quels facteurs sociaux peuvent influencer l’anxiété ?

Réponse

La précarité financière, la violence, la discrimination et les conditions de vie et de travail.

85Question

Quels besoins ou objectifs peuvent motiver la consommation de substances ?

Réponse

Soulager une souffrance, appartenir à un groupe, échapper temporairement aux difficultés ou améliorer son fonctionnement.

86Question

Quels outils peuvent réduire les méfaits liés aux substances ?

Réponse

La naloxone, le matériel de consommation sécuritaire, la consommation supervisée et la vérification des drogues.

87Question

Que respecte la posture de réduction des méfaits dans son accompagnement ?

Réponse

Les choix, le rythme, la dignité et les droits de la personne.

88Question

Quelles exigences des services peuvent faire obstacle aux personnes ayant des troubles concomitants ?

Réponse

Des critères d’admissibilité incompatibles, l’abstinence, de longues attentes ou la répétition de leur histoire.

89Question

Quelles conséquences le manque de coordination des services peut-il entraîner ?

Réponse

Du découragement, des ruptures de suivi et une perte de confiance.

90Question

Quelles perceptions négatives un diagnostic peut-il susciter chez les intervenants ?

Réponse

La personne peut être perçue comme difficile, manipulatrice ou incapable de changer.

91Question

Quelles conséquences négatives un diagnostic peut-il avoir sur les services reçus ?

Réponse

La personne peut voir sa souffrance prise moins au sérieux ou être exclue de certains services.

92Question

Que doit faire l’intervenant lorsqu’il partage des informations confidentielles ?

Réponse

Il explique les limites de la confidentialité et ne partage que le nécessaire selon les règles applicables.

93Question

Que désigne le processus de deuil dans le rétablissement ?

Réponse

L’acceptation de pertes liées aux projets, aux capacités ou à la vie imaginée.

94Question

Comment l’espoir soutient-il le rétablissement ?

Réponse

Il permet de croire qu’une amélioration est possible.

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1. Une équipe évalue une personne en observant ses comportements et son discours, sans s’appuyer sur un marqueur biologique. Quelle distinction cette démarche illustre-t-elle entre les diagnostics en santé mentale et ceux de nombreuses maladies physiques ?

2. Une réforme modifie le financement des services de santé mentale et les lois qui encadrent leur accès, tout en influençant les soins disponibles. Quelle dimension de la santé mentale cette situation met-elle en évidence ?

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