Fiche de révision : Santé mentale et pratiques d’intervention

Plan du Cours

  1. Santé mentale et maladie physique
  2. Enfermement et traitement moral
  3. Désinstitutionnalisation et soins communautaires
  4. Diagnostic et médicalisation de la souffrance
  5. Interventions psychosociales et psychothérapie
  6. Psychose et schizophrénie
  7. Accompagnement en situation psychotique
  8. Dépression, anxiété et épisodes thymiques
  9. Consommation et réduction des méfaits
  10. Troubles concomitants et organisation des soins
  11. Personnalité et intervention relationnelle
  12. Rétablissement, autonomie et pouvoir d’agir
  13. Obstacles à la participation et au rétablissement

1. Santé mentale et maladie physique

★ À maîtriser

📌 Le diagnostic en santé mentale repose davantage sur l’observation des comportements et du discours que sur des tests biologiques, contrairement au diagnostic de nombreuses maladies physiques.

  • La santé mentale est à la fois individuelle, sociale, médicale et politique, car elle concerne le bien-être personnel, dépend des déterminants sociaux, mobilise diagnostics et traitements, et est façonnée par les lois, les politiques et le financement des services.

Compléments

  • La frontière entre le normal et le pathologique est souvent plus floue en santé mentale que dans le cas de maladies physiques.

Astuce mémo

Diagnostic comportemental en santé mentale, tests biologiques en santé physique

2. Enfermement et traitement moral

Notions clés & Définitions

  • Système de l’affermage : Le système de l’affermage confiait la gestion et les soins des asiles à des communautés religieuses ou à des gestionnaires privés rémunérés par patient.

★ À maîtriser

📌 L’enfermement indifférencié regroupait dans un même lieu des personnes considérées folles, pauvres, vagabondes, délinquantes, âgées ou infirmes, tandis que l’enfermement différencié séparait les personnes considérées atteintes de maladie mentale dans des asiles.

  • Le traitement moral proposait (Pinel) : l’humanisation des soins, la libération des personnes enchaînées, un programme hygiénique, la modification des idées et des comportements, l’activation et l’occupation des patients

Compléments

  • L’enfermement indifférencié est associé au « grand enfermement » du XVIIe siècle.

  • Malgré l’humanisation proposée par le traitement moral, les personnes demeuraient enfermées et sous le contrôle des médecins.

  • Tuke dénonçait le système de l’affermage comme une cause importante des mauvais traitements, car il entraînait une surcharge des asiles.

Astuce mémo

Enfermement indifférencié : populations mêlées ; différencié : séparation en asile

3. Désinstitutionnalisation et soins communautaires

Notions clés & Définitions

  • Désinstitutionnalisation psychiatrique : La désinstitutionnalisation psychiatrique est une transformation du système de santé visant à réduire l’hospitalisation de longue durée et à développer des services dans la communauté.
  • Soins primaires : Les soins primaires constituent la première ligne d’intervention et offrent des services accessibles dans la communauté pour répondre aux besoins de santé de la population.
  • Approche hospitalocentriste : Une approche hospitalocentriste organise principalement les soins autour de l’hôpital comme lieu privilégié de traitement, parfois au détriment des services communautaires ou de première ligne.

★ À maîtriser

  • Le livre « Les fous crient au secours » de Jean-Charles Pagé, publié en 1961, a sensibilisé la population aux conditions de vie dans les asiles et critiqué leurs méthodes.

  • La Commission Bédard a enquêté sur les hôpitaux psychiatriques en 1962 et recommandé des changements majeurs.

  • La désinstitutionnalisation comprend :

    • la déshospitalisation
    • la non-institutionnalisation
    • la réorganisation du système de santé

📌 Le changement de paradigme des soins remplace la logique d’enfermement et d’institutionnalisation par une logique communautaire, de réadaptation et de maintien dans la communauté, où la personne est considérée comme un citoyen participant à son rétablissement.

  • Ses conséquences négatives comprennent : l’itinérance, la criminalisation ou la judiciarisation, la pénurie de services, la porte tournante avec des retours fréquents à l’hôpital

Compléments

  • Ses conséquences positives comprennent : la réduction des longs séjours, une approche plus humaine des traitements, le développement du soutien social et communautaire

  • En santé mentale, les soins primaires favorisent les services communautaires et une approche populationnelle et préventive, tandis que les omnipraticiens contribuent au dépistage et au traitement des troubles mentaux courants.

Astuce mémo

Déshospitalisation, non-institutionnalisation, réorganisation

4. Diagnostic et médicalisation de la souffrance

Notions clés & Définitions

  • Médicalisation de la souffrance : La médicalisation de la souffrance est le processus par lequel des expériences normales ou des problèmes sociaux sont redéfinis comme des problèmes médicaux.

★ À maîtriser

  • Un diagnostic peut :

    • fournir un langage commun aux professionnels
    • faciliter l’accès aux soins et aux ressources
    • reconnaître la souffrance de la personne
  • Un diagnostic peut pathologiser des réactions normales, renforcer une vision biomédicale réductrice et exposer la personne à l’étiquetage ou à la réduction de son identité à son diagnostic.

  • Les repères généralement nécessaires sont : une souffrance significative, une altération du fonctionnement social, émotionnel ou cognitif, une réaction jugée inappropriée selon le contexte socioculturel, une persistance des symptômes dans le temps

📌 L’injustice testimoniale consiste à accorder moins de crédibilité à une personne en raison de préjugés, tandis que l’injustice herméneutique correspond au manque de ressources collectives permettant de comprendre ou d’exprimer son expérience.

Compléments

  • La médicalisation peut concerner :
    • la pauvreté
    • l’isolement
    • les difficultés relationnelles
    • les conditions de travail difficiles

Astuce mémo

Le diagnostic légitime la souffrance, mais peut aussi étiqueter la personne

5. Interventions psychosociales et psychothérapie

★ À maîtriser

📌 Une intervention relève de la psychothérapie lorsqu’elle vise le fonctionnement psychologique ou mental et utilise un traitement structuré pour produire des changements significatifs et durables dans les pensées, les émotions, les comportements ou les relations.

Compléments

  • Les interventions individuelles reposent notamment sur une relation de confiance et le soutien au rétablissement, tandis que les interventions de groupe développent les habiletés sociales et renforcent le soutien social.

  • L’approche communautaire peut inclure :

    • le logement
    • la défense des droits
    • la pair-aidance
    • la participation sociale
  • Les interventions de soutien comprennent :

    • l’éducation psychologique
    • les autosoins
    • la résolution de problèmes
    • l’entraînement aux habiletés sociales
    • les techniques de relaxation

6. Psychose et schizophrénie

Notions clés & Définitions

  • Psychose : La psychose est un état dans lequel une personne éprouve des difficultés à distinguer ce qui est partagé par les autres de ce qu’elle perçoit, ressent ou interprète elle-même.

★ À maîtriser

  • Les manifestations psychotiques peuvent apparaître dans :

    • la schizophrénie
    • le trouble schizoaffectif
    • le trouble bipolaire
    • la dépression sévère
    • la consommation de substances
    • certaines conditions neurologiques
  • 🔄 La schizophrénie peut évoluer en trois phases :

    1. Phase prodromique : apparition graduelle des signes, avec retrait social
    2. Phase psychotique active : les hallucinations, les idées délirantes ou la désorganisation dominent.
    3. Phase résiduelle : les symptômes diminuent, mais certaines difficultés peuvent persister.
  • Les symptômes positifs comprennent :

    • les hallucinations
    • les idées délirantes
    • le sentiment d’être surveillé ou persécuté
    • les perceptions inhabituelles

Compléments

  • La psychose peut se manifester par :

    • des hallucinations
    • des idées délirantes
    • de la méfiance
    • de la confusion
    • une désorganisation de la pensée
  • Les symptômes négatifs comprennent :

    • le manque de motivation
    • le retrait social
    • la diminution de l’expression émotionnelle
    • la difficulté à initier des activités
    • la pauvreté du discours
  • Les symptômes cognitifs touchent : l’attention, la mémoire de travail, la planification, la vitesse de traitement, qui peut être ralentie

Astuce mémo

Prodromique, active, résiduelle

7. Accompagnement en situation psychotique

★ À maîtriser

  • Les stratégies d’accompagnement comprennent : établir un climat de sécurité et de confiance, adopter une attitude calme, claire et prévisible, expliquer son rôle et obtenir le consentement lorsque possible, éviter la confrontation directe avec les croyances délirantes, explorer les stratégies de la personne pour composer avec ses symptômes, soutenir l’autonomie et le pouvoir d’agir, utiliser la psychoéducation et réduire le stress et la stigmatisation, soutenir les études, le travail, le logement et les liens sociaux

📌 Valider l’émotion consiste à reconnaître la peur, l’anxiété ou la détresse d’une personne sans confirmer que sa croyance délirante est vraie.

📌 Pour soutenir la sécurité tout en respectant les droits d’une personne, il faut évaluer les risques réels, demander son consentement lorsque possible, l’impliquer dans les décisions, reconnaître ses forces et ses stratégies, éviter de la réduire à son diagnostic ou à son niveau de risque, et soutenir son pouvoir d’agir tout en assurant sa protection lorsque nécessaire.

Compléments

  • Contredire directement une personne au sujet d’une croyance délirante peut augmenter sa méfiance, tandis que confirmer le délire peut renforcer sa détresse; reconnaître l’émotion sans confirmer la croyance aide à préserver l’alliance thérapeutique tout en restant ancré dans la réalité.

  • Les enjeux peuvent inclure : la confidentialité, le consentement de la personne, la méfiance envers les proches ou les intervenants, l’inquiétude et l’épuisement des proches, la tension entre protection et autonomie

8. Dépression, anxiété et épisodes thymiques

★ À maîtriser

  • Le travail social vise à : assurer la sécurité et évaluer le risque suicidaire, offrir une écoute sans jugement, identifier les forces et les stratégies d’adaptation, réduire l’isolement et mobiliser les proches, faciliter l’accès aux ressources communautaires, soutenir le revenu, l’emploi et le logement

  • 🔄 L’évaluation du risque suicidaire consiste à : aborder directement la question du suicide, évaluer le plan, les moyens et l’intention, identifier les facteurs de protection, prendre le risque au sérieux sans réduire la personne à celui-ci, miser sur les forces et l’espoir

📌 L’anxiété normale est une réaction utile face à un danger ou à un défi, tandis qu’un trouble anxieux se caractérise par une anxiété très intense, difficile à contrôler, persistante, entraînant de l’évitement et affectant la vie quotidienne.

  • 🔄 Le cercle anxiété-évitement se déroule ainsi : une situation est perçue comme menaçante, l’anxiété augmente, la personne évite la situation, l’évitement procure un soulagement immédiat, le soulagement renforce l’évitement, augmente la peur à long terme et restreint le monde social

📌 L’hypomanie peut entraîner une humeur élevée, une énergie accrue, un besoin de sommeil diminué et une multiplication des projets, avec un fonctionnement généralement préservé; la manie implique une humeur anormalement élevée ou irritable, une désorganisation plus importante, des comportements à risque, une hospitalisation parfois nécessaire et une possibilité de symptômes psychotiques.

Compléments

  • Une dépression importante peut s’accompagner de :

    • idées suicidaires ou de mort
    • désespoir
    • isolement
    • perte importante de fonctionnement
  • L’accompagnement peut consister à : accueillir la souffrance sans la minimiser, identifier le cercle anxiété-évitement, fixer des objectifs graduels et réalistes, réduire progressivement l’évitement, agir sur les conditions de vie et mobiliser les proches, référer à des services spécialisés au besoin

  • Les facteurs influençant l’anxiété comprennent :

    • la précarité financière
    • la violence
    • la discrimination
    • les traumatismes
    • les conditions de travail
    • les conditions d’études
    • les facteurs environnementaux et sociaux
  • Les effets sociaux possibles comprennent :

    • des conflits relationnels
    • des dépenses excessives
    • des difficultés professionnelles ou scolaires
    • de l’hypersexualité
    • une consommation
    • de l’endettement
    • des problèmes légaux

Astuce mémo

L’évitement soulage à court terme, mais entretient la peur à long terme

9. Consommation et réduction des méfaits

Notions clés & Définitions

  • Réduction des méfaits : La réduction des méfaits consiste à diminuer les conséquences négatives de la consommation sans exiger nécessairement l’abstinence.

★ À maîtriser

📌 La consommation désigne l’utilisation occasionnelle ou régulière d’une substance; l’usage à risque augmente les risques pour la santé, la sécurité ou le fonctionnement social; le trouble lié à l’utilisation de substances implique notamment une perte de contrôle, des conséquences négatives et la poursuite de la consommation malgré les méfaits.

📌 La tolérance correspond au besoin d’une plus grande quantité pour obtenir le même effet, ou à un effet diminué pour une même quantité; le sevrage correspond à des symptômes physiques ou psychologiques lors d’une diminution ou d’un arrêt; le trouble lié à l’utilisation comprend notamment perte de contrôle, conséquences négatives et poursuite malgré les méfaits.

  • Les méfaits liés aux substances dépendent de l’interaction entre la substance, la personne et son contexte de vie; un logement instable ou la pauvreté, l’isolement, les traumatismes ou la violence, la discrimination ou la stigmatisation et le manque d’accès aux soins peuvent accroître les risques, tandis qu’un logement sécuritaire, un réseau de soutien et des services accessibles peuvent les réduire.

📌 L’abstinence vise à cesser complètement de consommer, la réduction à diminuer la quantité, la fréquence ou les situations à risque, la stabilisation à rendre la situation plus stable, par exemple pour le logement, les soins ou le fonctionnement quotidien, et la sécurité à prévenir les dangers immédiats comme une surdose, un sevrage dangereux ou la consommation en solitaire.

Compléments

  • La consommation peut servir à : soulager l’anxiété, le stress, la douleur, la solitude ou des souvenirs difficiles, appartenir à un groupe, échapper temporairement aux problèmes ou aux émotions, stimuler l’énergie, la concentration ou la capacité de fonctionner

  • Les outils de réduction des méfaits comprennent :

    • la distribution de naloxone
    • le matériel de consommation sécuritaire
    • la consommation supervisée
    • la vérification des drogues
  • La posture de réduction des méfaits respecte les choix et le rythme de la personne, préserve sa dignité et ses droits, réduit les risques dès maintenant, évite le jugement et l’exclusion, et agit aussi sur les conditions sociales qui augmentent les risques.

  • Le changement en matière de consommation peut comporter des essais, des reprises, des ajustements et des périodes de stabilité; une reprise n’efface pas les progrès antérieurs et peut aider à comprendre les déclencheurs, les difficultés et les ressources utiles.

10. Troubles concomitants et organisation des soins

Notions clés & Définitions

  • Troubles concomitants : Les troubles concomitants correspondent à la présence simultanée d’un problème de santé mentale et d’un trouble ou problème lié à l’utilisation de substances.

★ À maîtriser

  • Les modèles explicatifs comprennent : les facteurs communs, la consommation secondaire pour soulager des symptômes préexistants, le trouble mental secondaire à la consommation, la relation bidirectionnelle

📌 Le traitement séquentiel traite un problème avant l’autre, le traitement parallèle traite les deux problèmes en même temps dans des services différents, et le traitement intégré les prend en compte ensemble avec une coordination des intervenants et des services.

Compléments

  • Les services peuvent faire obstacle aux personnes vivant des troubles concomitants en imposant des critères d’admissibilité incompatibles, l’abstinence, de longues attentes ou la répétition de leur histoire; le manque de coordination peut entraîner découragement, ruptures de suivi et perte de confiance.

Astuce mémo

Séquentiel : l’un après l’autre ; parallèle : ensemble séparément ; intégré : ensemble coordonné

11. Personnalité et intervention relationnelle

★ À maîtriser

📌 Un trait de personnalité influence la façon de penser, de ressentir et d’agir, tandis qu’un trouble de la personnalité implique des difficultés persistantes qui affectent notamment les émotions, les relations et le fonctionnement quotidien.

  • Il faut éviter de juger ou blâmer la personne, de la qualifier de manipulatrice ou de difficile, de minimiser sa souffrance, d’agir de façon punitive pendant une crise et de changer constamment les règles; il faut plutôt écouter sans jugement, faire preuve d’empathie, maintenir un cadre stable, reconnaître les émotions, comprendre la fonction du comportement et chercher des stratégies adaptées avec la personne.

  • Les défis associés au trouble de personnalité limite peuvent inclure des émotions intenses, une crainte de l’abandon, des relations instables et des difficultés à réguler les émotions; l’intervention privilégie une relation stable, l’accueil des émotions, des limites claires et des stratégies de gestion de la détresse.

  • 🔄 En situation de grande détresse : évaluer les risques et assurer la sécurité de la personne et de son entourage, écouter la personne et reconnaître sa souffrance, proposer des options adaptées, préserver autant que possible ses choix, sa dignité et sa participation aux décisions, maintenir des limites claires et cohérentes, sans les rendre punitives

Compléments

  • Un diagnostic de trouble de la personnalité peut amener des intervenants à considérer la personne comme difficile, manipulatrice ou incapable de changer, à moins prendre sa souffrance au sérieux ou à l’exclure de certains services.

Astuce mémo

Un trait influence le comportement ; un trouble persistant affecte le fonctionnement

12. Rétablissement, autonomie et pouvoir d’agir

Notions clés & Définitions

  • Dignité du risque : La dignité du risque signifie que la personne peut faire ses propres choix et prendre des risques raisonnables, tandis que l’intervenant l’aide à comprendre ces risques et à décider de façon éclairée sans éliminer toute possibilité d’autonomie.
  • Pouvoir d’agir : Le pouvoir d’agir est la capacité de la personne à participer activement aux décisions et aux actions qui concernent sa vie.
  • Processus de deuil : Dans le rétablissement, le processus de deuil peut apparaître lorsqu’une personne accepte la perte de projets, de capacités ou de la vie qu’elle imaginait; l’intervention accueille ses émotions et l’aide à construire de nouveaux projets et possibilités.

★ À maîtriser

📌 Lorsque l’autonomie entre en tension avec la sécurité, l’intervenant doit évaluer les risques, respecter les droits de la personne et privilégier les mesures les moins restrictives possibles en équilibrant ses choix et la protection nécessaire.

  • Pour soulager la souffrance sans retirer le pouvoir d’agir, l’intervenant aide la personne à identifier ses besoins, explorer des solutions, reconnaître ses forces et faire ses propres choix sans décider à sa place.

📌 Le rétablissement médical ou clinique concerne principalement la diminution des symptômes et l’amélioration du fonctionnement, tandis que le rétablissement expérientiel désigne un cheminement personnel vers l’espoir, le sens, l’autonomie et une qualité de vie satisfaisante.

Compléments

📌 La confidentialité protège les informations personnelles; avec le consentement de la personne, les proches peuvent être impliqués, et l’intervenant doit expliquer les limites de la confidentialité et ne partager que les informations nécessaires selon les règles applicables.

  • L’espoir soutient le rétablissement en permettant de croire à une amélioration possible; il peut être renforcé par des objectifs réalistes, des relations positives, des activités significatives et des personnes qui croient aux capacités de la personne.

  • Les stratégies de soutien du pouvoir d’agir comprennent la reconnaissance des forces et des réussites, la définition d’objectifs avec la personne, le respect de ses choix et priorités, l’encouragement de la participation sociale, le soutien des relations et activités significatives, le recours pertinent aux pairs aidants, l’accès au logement, au revenu et aux ressources, ainsi que la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.

13. Obstacles à la participation et au rétablissement

Points essentiels

  • Les causes du désengagement relèvent de :
    • facteurs liés à l’état mental : fatigue, anxiété, symptômes, méfiance, manque d’énergie ou difficultés cognitives
    • stigmatisation : honte, crainte du jugement, mauvaises expériences avec les services ou perte d’espoir
    • facteurs environnementaux : transport, coût, logement, horaires, listes d’attente

📌 Le rétablissement rhétorique affirme l’importance de l’autonomie, des choix et de la participation sans garantir leur application, tandis que le rétablissement réel se traduit par la participation effective de la personne aux décisions, le respect de ses choix et l’accès aux ressources nécessaires à sa qualité de vie.

Tableaux de synthèse

Formes de rétablissement

DimensionRétablissement médicalRétablissement expérientiel
Objet principalDiminution des symptômesEspoir, sens et autonomie
Résultat viséAmélioration du fonctionnementQualité de vie satisfaisante

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Santé mentale et pratiques d’intervention avec 39 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une équipe évalue une personne en observant ses comportements et son discours, sans s’appuyer sur un marqueur biologique. Quelle distinction cette démarche illustre-t-elle entre les diagnostics en santé mentale et ceux de nombreuses maladies physiques ?

2. Une réforme modifie le financement des services de santé mentale et les lois qui encadrent leur accès, tout en influençant les soins disponibles. Quelle dimension de la santé mentale cette situation met-elle en évidence ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Santé mentale et pratiques d’intervention avec 94 flashcards interactives.

Sur quoi repose davantage le diagnostic en santé mentale que celui de nombreuses maladies physiques ?

Sur l’observation des comportements et du discours.

Quelles dimensions caractérisent la santé mentale ?

Elle est individuelle, sociale, médicale et politique.

Quels aspects personnels la santé mentale concerne-t-elle ?

Le bien-être personnel.

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