QCM : Sémiologie des urgences vitales — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la sémiologie médicale ?

La prise en charge thérapeutique d’une maladie
L’étude des signes et des symptômes d’une maladie
La méthode utilisée pour recueillir les signes cliniques
La prévention des complications d’une maladie

L’étude des signes et des symptômes d’une maladie

Explication

La sémiologie médicale étudie les signes et les symptômes d’une maladie. L’examen clinique constitue, lui, la méthode permettant de les recueillir.

2. Quelle distinction caractérise les signes fonctionnels et les signes physiques ?

Les signes fonctionnels concernent uniquement les constantes, tandis que les signes physiques concernent uniquement la douleur
Les signes fonctionnels sont ressentis par le patient, tandis que les signes physiques sont identifiés à l’examen clinique
Les signes fonctionnels sont observés par le médecin, tandis que les signes physiques sont décrits par le patient
Les signes fonctionnels apparaissent après l’examen, tandis que les signes physiques le précèdent

Les signes fonctionnels sont ressentis par le patient, tandis que les signes physiques sont identifiés à l’examen clinique

Explication

Les signes fonctionnels reposent sur le ressenti exprimé par le patient. Les signes physiques sont recherchés et identifiés grâce à l’examen clinique.

3. Quelle situation correspond à une urgence vitale ?

Une douleur modérée nécessitant une consultation médicale dans la journée
Une blessure superficielle sans atteinte d’une fonction essentielle
Une maladie chronique stable nécessitant un suivi régulier
Une atteinte urgente d’une fonction cérébrale, cardiaque ou pulmonaire dont la perte entraîne un décès immédiat

Une atteinte urgente d’une fonction cérébrale, cardiaque ou pulmonaire dont la perte entraîne un décès immédiat

Explication

Une urgence vitale implique une fonction assurée par le cerveau, le cœur ou les poumons. La perte de cette fonction peut entraîner un décès immédiat.

4. Pourquoi mesure-t-on rapidement les paramètres vitaux avant l’examen physique détaillé ?

Pour rechercher en priorité les signes physiques observables
Pour évaluer rapidement les fonctions circulatoire, ventilatoire et neurologique
Pour établir immédiatement le diagnostic précis de la maladie
Pour recueillir l’histoire et le ressenti du patient

Pour évaluer rapidement les fonctions circulatoire, ventilatoire et neurologique

Explication

Les paramètres vitaux évaluent rapidement les fonctions circulatoire, ventilatoire et neurologique. Ils sont recueillis avant la recherche détaillée des signes cliniques par l’examen physique.

5. Dans la démarche ABCD, que vérifie-t-on après la respiration ?

La liberté des voies aériennes
La circulation
L’état neurologique
La température corporelle

La circulation

Explication

La démarche ABCD suit l’ordre suivant : voies aériennes, respiration, circulation, puis état neurologique. La circulation constitue donc la troisième étape.

6. Quels numéros faut-il principalement retenir en France pour alerter les secours en cas d’urgence vitale ?

Le 15 et le 18
Le 17 et le 112
Le 15 et le 114
Le 18 et le 119

Le 15 et le 18

Explication

En France, les numéros principalement à retenir en cas d’urgence vitale sont le 15 et également le 18. Le 15 correspond au SAMU et le 18 aux pompiers.

7. Quel est le rôle principal du SAMU dans l’organisation des secours ?

Remplacer les pompiers et la police sur les lieux de l’intervention
Assurer uniquement le transport des victimes vers l’hôpital le plus proche
Réaliser directement toutes les interventions auprès des victimes
Recevoir et trier les appels, coordonner les secours et organiser l’orientation hospitalière

Recevoir et trier les appels, coordonner les secours et organiser l’orientation hospitalière

Explication

Le SAMU reçoit et trie les appels, coordonne les secours et organise l’orientation hospitalière. Les équipes de terrain sont celles qui interviennent directement auprès de la victime.

8. Quelle conduite est correcte pour une personne qui alerte les secours ?

Attendre la fin de l’intervention avant de répondre aux questions de l’opérateur
Décrire rapidement la situation puis raccrocher dès que l’adresse est transmise
Se présenter, donner son numéro, décrire le problème et ne raccrocher que sur instruction
Donner uniquement l’identité de la victime afin de laisser les secours poser les questions

Se présenter, donner son numéro, décrire le problème et ne raccrocher que sur instruction

Explication

L’appelant doit se présenter, transmettre son numéro, décrire le problème, préciser l’identité et la localisation, répondre aux questions, suivre les consignes et attendre l’instruction avant de raccrocher.

9. Que désigne une obstruction des voies aériennes ?

Une gêne ou un arrêt brutal des mouvements d’air entre l’extérieur et les poumons
Une altération des échanges gazeux provoquée par une infection
Une accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires
Une diminution progressive de la fréquence des mouvements respiratoires

Une gêne ou un arrêt brutal des mouvements d’air entre l’extérieur et les poumons

Explication

L’obstruction des voies aériennes correspond à une gêne ou à un arrêt brutal de la circulation de l’air entre l’extérieur et les poumons.

10. Une victime présentant une obstruction partielle peut encore parler et tousser. Quelle conduite est alors indiquée ?

Allonger la victime sur le dos et commencer une réanimation cardiaque
Réaliser immédiatement cinq compressions abdominales
Effectuer cinq tapes dans le dos puis cinq compressions abdominales
Ne réaliser aucun geste de désobstruction et surveiller la victime

Ne réaliser aucun geste de désobstruction et surveiller la victime

Explication

Lors d’une obstruction partielle, la victime peut encore parler ou tousser ; aucun geste de désobstruction ne doit donc être réalisé.

11. Quel signe évoque le plus directement une obstruction complète des voies aériennes ?

La victime demande spontanément à boire pour soulager sa gorge
La victime parle avec une voix rauque et tousse efficacement
La victime respire bruyamment tout en répondant correctement aux questions
La victime porte les mains à sa gorge et ne peut plus parler ni tousser

La victime porte les mains à sa gorge et ne peut plus parler ni tousser

Explication

Une obstruction complète empêche la victime de parler ou de tousser ; elle porte souvent les mains à sa gorge et peut rapidement devenir cyanosée.

12. Quelle séquence de gestes est recommandée en cas d’obstruction complète des voies aériennes ?

Une seule tape dans le dos suivie d’une surveillance prolongée
Cinq insufflations puis cinq compressions thoraciques
Des compressions abdominales continues sans intervention dans le dos
Cinq tapes dans le dos alternées avec cinq compressions abdominales

Cinq tapes dans le dos alternées avec cinq compressions abdominales

Explication

La conduite recommandée consiste à alterner cinq tapes dans le dos et cinq compressions abdominales selon la manœuvre de Heimlich.

13. Comment se définit une insuffisance respiratoire aiguë ?

Une accélération respiratoire passagère sans conséquence sur l’oxygénation
Une impossibilité d’assurer des échanges gazeux normaux et d’oxygéner correctement l’organisme
Une obstruction mécanique des voies aériennes supérieures uniquement
Une baisse de la fréquence cardiaque liée à une mauvaise ventilation

Une impossibilité d’assurer des échanges gazeux normaux et d’oxygéner correctement l’organisme

Explication

L’insuffisance respiratoire aiguë empêche les échanges gazeux pulmonaires normaux et entraîne une oxygénation insuffisante de l’organisme, appelée hypoxémie.

14. Une personne en insuffisance respiratoire aiguë respire 24 fois par minute, puis tombe à 8 respirations par minute en raison de son épuisement. Comment interpréter ces deux fréquences ?

La première correspond à une polypnée et la seconde à une bradypnée d’épuisement
Les deux correspondent à une ventilation normale pour un adulte
Les deux correspondent à une apnée partielle nécessitant uniquement une surveillance
La première correspond à une bradypnée et la seconde à une polypnée

La première correspond à une polypnée et la seconde à une bradypnée d’épuisement

Explication

Une polypnée correspond à une fréquence supérieure à 20 cycles par minute, tandis qu’une bradypnée d’épuisement est inférieure à 10 cycles par minute.

15. Quelle association correspond à la prise en charge initiale d’une insuffisance respiratoire aiguë ?

Position jambes surélevées et absence d’oxygène jusqu’au diagnostic complet
Position demi-assise ou spontanément adoptée et oxygénothérapie débutée rapidement
Position allongée à plat et oxygénothérapie différée
Position ventrale et administration systématique d’un sédatif

Position demi-assise ou spontanément adoptée et oxygénothérapie débutée rapidement

Explication

La prise en charge initiale associe une position demi-assise, ou la position spontanément adoptée par le patient, au début rapide d’une oxygénothérapie.

16. Quelle caractéristique correspond à une personne inconsciente dont la respiration reste efficace ?

Elle a les yeux ouverts, parle peu et répond aux stimulations douloureuses
Elle ne respire plus et présente nécessairement un arrêt cardiaque
Elle respire avec difficulté mais répond normalement aux questions
Elle a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations

Elle a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations

Explication

Une personne inconsciente a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations, tandis que sa respiration reste efficace. L’absence de respiration efficace évoque plutôt un arrêt cardiorespiratoire.

17. Lors de la recherche d’une inconscience, quelle vérification de la ventilation doit être réalisée ?

Attendre l’apparition d’une coloration bleutée avant de conclure
Demander à la victime de retenir son souffle pendant trente secondes
Mesurer la fréquence respiratoire pendant cinq minutes
Observer et écouter la respiration pendant dix secondes au maximum

Observer et écouter la respiration pendant dix secondes au maximum

Explication

Après avoir interpellé la victime et libéré prudemment ses voies aériennes, il faut vérifier sa ventilation pendant dix secondes au maximum.

18. Quels éléments sont évalués par le score de Glasgow ?

La mobilité des membres, la glycémie et la saturation en oxygène
La respiration, la coloration cutanée et la douleur ressentie
La température, la pression artérielle et la fréquence cardiaque
L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice

L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice

Explication

Le score de Glasgow évalue l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice ; il va de 3 à 15.

19. Quel est l’objectif principal de la position latérale de sécurité chez une victime inconsciente qui respire efficacement ?

Accélérer le retour veineux en plaçant les jambes plus haut que la tête
Immobiliser systématiquement la victime sur le dos jusqu’à son réveil
Maintenir les voies aériennes ouvertes et limiter le risque d’inhalation en cas de vomissements
Remplacer les compressions thoraciques lorsque la respiration devient inefficace

Maintenir les voies aériennes ouvertes et limiter le risque d’inhalation en cas de vomissements

Explication

La PLS respecte l’axe tête-cou-tronc, maintient les voies aériennes ouvertes et prévient l’inhalation de vomissements chez une victime qui respire efficacement.

20. Quelle définition décrit correctement une hémorragie ?

Un épanchement abondant de sang hors des vaisseaux, externe, interne ou extériorisé
Une accumulation de liquide dans les tissus, sans atteinte des vaisseaux sanguins
Une perte modérée de sang limitée aux petits vaisseaux cutanés
Une diminution progressive du débit sanguin dans les artères, sans écoulement

Un épanchement abondant de sang hors des vaisseaux, externe, interne ou extériorisé

Explication

Une hémorragie correspond à un épanchement abondant de sang en dehors des vaisseaux. Elle peut être externe, interne ou extériorisée.

21. Quel geste doit être réalisé en premier pour arrêter une hémorragie importante ?

Poser immédiatement un garrot au-dessus de la plaie
Surélever systématiquement le membre sans toucher à la plaie
Exercer une compression manuelle directe sur la plaie
Attendre l’arrivée des secours avant toute intervention

Exercer une compression manuelle directe sur la plaie

Explication

La compression manuelle est le geste initial pour faire cesser rapidement l’hémorragie. Le garrot est réservé à des situations exceptionnelles.

22. Quel signe apparaît généralement en premier lors de l’installation d’une détresse circulatoire provoquée par une hémorragie abondante ?

Une hypotension
Une obnubilation
Une tachycardie
Une oligurie

Une tachycardie

Explication

La tachycardie est le signe initial décrit. La pâleur, l’oligurie, l’hypotension et les autres signes apparaissent ensuite au cours de l’aggravation.

23. Lorsqu’un garrot est indispensable, quelle conduite est correcte ?

Le placer juste au-dessus de la plaie, le laisser visible et noter l’heure de pose
Le recouvrir d’un pansement et le relâcher dès que la peau pâlit
Le placer sous la plaie et le retirer dès que le saignement diminue
Le placer directement sur l’articulation et le desserrer régulièrement

Le placer juste au-dessus de la plaie, le laisser visible et noter l’heure de pose

Explication

Le garrot se pose juste au-dessus de la plaie, jamais sur une articulation. Il doit rester visible, son heure de pose doit être notée et il ne doit pas être relâché sans avis médical.

24. Dans quelle situation parle-t-on d’arrêt cardiaque ?

Lorsque la pression artérielle baisse temporairement malgré une circulation conservée
Lorsque la respiration est accélérée sans modification du fonctionnement cardiaque
Lorsque le cœur bat rapidement mais assure encore correctement l’oxygénation cérébrale
Lorsque le cœur ne fonctionne plus ou fonctionne de manière anarchique et n’oxygène plus le cerveau

Lorsque le cœur ne fonctionne plus ou fonctionne de manière anarchique et n’oxygène plus le cerveau

Explication

L’arrêt cardiaque correspond à l’absence de fonctionnement efficace du cœur, ce qui ne permet plus d’assurer l’oxygénation du cerveau.

25. Quel ensemble de signes doit faire reconnaître un arrêt cardiorespiratoire chez une personne ?

Une toux persistante et une respiration régulière sans réponse aux stimulations
Une conscience conservée et une respiration rapide pendant quelques secondes
Une inconscience et l’absence de respiration efficace pendant plus de dix secondes
Une douleur thoracique isolée avec une respiration efficace et consciente

Une inconscience et l’absence de respiration efficace pendant plus de dix secondes

Explication

L’ACR se reconnaît par une inconscience associée à une absence de respiration efficace pendant plus de dix secondes. Une respiration agonique, appelée GASP, peut parfois être observée.

26. Lors d’une réanimation cardiopulmonaire de base chez un adulte, quelle priorité est recommandée ?

Commencer par la ventilation et retarder les compressions thoraciques
Privilégier les compressions thoraciques, la ventilation pouvant être retardée
Réaliser uniquement des insufflations jusqu’à la reprise d’une respiration normale
Interrompre les compressions pour rechercher longuement le pouls carotidien

Privilégier les compressions thoraciques, la ventilation pouvant être retardée

Explication

Lors de la RCP de base, les compressions thoraciques priment sur la ventilation. La ventilation peut être retardée, sauf notamment chez l’enfant, le noyé ou la personne intoxiquée.

27. Quel effet peut avoir une défibrillation réalisée trois à cinq minutes après le début d’un arrêt cardiorespiratoire ?

Elle peut porter la survie à environ 50–70 %
Elle garantit une survie supérieure à 90 %
Elle réduit la survie à environ 1–2 %
Elle n’a d’intérêt qu’après la reprise spontanée de la circulation

Elle peut porter la survie à environ 50–70 %

Explication

Une défibrillation précoce réalisée dans les trois à cinq minutes peut augmenter le taux de survie jusqu’à environ 50–70 %.

28. Quelle est la fréquence normale du pouls au repos chez un adulte ?

40 à 60 battements par minute
100 à 120 battements par minute
60 à 80 battements par minute
20 à 40 battements par minute

60 à 80 battements par minute

Explication

Chez l’adulte au repos, le pouls normal se situe entre 60 et 80 battements par minute.

29. Quelle proposition distingue correctement tachycardie, bradycardie et arythmie ?

La tachycardie et la bradycardie modifient la fréquence, tandis que l’arythmie modifie la régularité
La tachycardie ralentit le rythme, la bradycardie l’accélère et l’arythmie le régularise
La tachycardie et l’arythmie modifient uniquement la pression artérielle, tandis que la bradycardie modifie le rythme
La tachycardie désigne un rythme irrégulier, tandis que la bradycardie désigne un rythme rapide

La tachycardie et la bradycardie modifient la fréquence, tandis que l’arythmie modifie la régularité

Explication

La tachycardie correspond à une fréquence augmentée, la bradycardie à une fréquence diminuée et l’arythmie à un rythme irrégulier.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Sémiologie des urgences vitales.

Qu'est-ce que la sémiologie médicale ?

L'étude des signes et symptômes d'une maladie.

Quelle différence existe entre signes fonctionnels et signes physiques ?

Les signes fonctionnels sont exprimés par le patient, les signes physiques sont identifiés par l'examen clinique.

Par quoi commence l'examen clinique ?

Par l'interrogatoire.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sémiologie des urgences vitales.

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