QCM : Sémiologie et soins d’urgence — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conduite est appropriée lors d’un appel d’alerte pour une urgence ?

Transmettre les informations initiales, puis interrompre l’appel avant les consignes
Se présenter, préciser la situation et la localisation, répondre aux questions et attendre l’instruction avant de raccrocher
Décrire les symptômes sans fournir son identité ni son numéro de téléphone
Donner uniquement l’adresse, puis raccrocher pour libérer rapidement la ligne

Se présenter, préciser la situation et la localisation, répondre aux questions et attendre l’instruction avant de raccrocher

Explication

L’appelant doit se présenter, donner sa fonction, son numéro, la nature du problème, les identités et la localisation précise, puis répondre aux questions et suivre les consignes. Il ne doit raccrocher que sur instruction.

2. Quel rôle caractérise principalement le SAMU ?

Mener exclusivement les enquêtes judiciaires et le maintien de l’ordre
Recevoir et trier les appels, coordonner les secours et gérer les flux hospitaliers
Transporter systématiquement tous les patients vers l’hôpital le plus proche
Assurer uniquement l’extinction des incendies et les sauvetages techniques

Recevoir et trier les appels, coordonner les secours et gérer les flux hospitaliers

Explication

Le SAMU reçoit et trie les appels, coordonne les secours et gère les flux hospitaliers, en étant interconnecté avec les pompiers et la police-gendarmerie. Les autres services ont des missions opérationnelles différentes.

3. Qu’est-ce que l’insuffisance respiratoire aiguë ?

L’accumulation de dioxyde de carbone sans perturbation de l’oxygénation
L’impossibilité d’assurer des échanges gazeux normaux et d’oxygéner correctement l’organisme
Une interruption complète et définitive des mouvements respiratoires
Une accélération de la respiration provoquée uniquement par un effort physique

L’impossibilité d’assurer des échanges gazeux normaux et d’oxygéner correctement l’organisme

Explication

L’insuffisance respiratoire aiguë correspond à une incapacité des poumons à assurer des échanges gazeux normaux et à oxygéner correctement l’organisme, ce qui entraîne une hypoxémie. L’hypercapnie désigne plutôt une accumulation de dioxyde de carbone.

4. Quel signe apparaît habituellement en premier lors d’une détresse circulatoire provoquée par une hémorragie abondante ou prolongée ?

Une tachycardie
Une oligurie
Une obnubilation
Une hypotension

Une tachycardie

Explication

La tachycardie est un signe initial de la détresse circulatoire. L’hypotension et plusieurs autres signes apparaissent plus tardivement lorsque le choc s’aggrave.

5. Quelle est la prise en charge initiale appropriée d’une insuffisance respiratoire aiguë ?

Faire marcher le patient afin de stimuler sa ventilation avant d’administrer de l’oxygène
Placer le patient à plat ventre, puis attendre une amélioration spontanée avant tout traitement
Installer le patient demi-assis ou dans sa position spontanée, puis débuter rapidement une oxygénothérapie
Le maintenir assis sans soutien et différer l’oxygénothérapie jusqu’à l’apparition d’une cyanose

Installer le patient demi-assis ou dans sa position spontanée, puis débuter rapidement une oxygénothérapie

Explication

La prise en charge initiale consiste à installer le patient en position demi-assise ou dans la position qu’il adopte spontanément, puis à commencer une oxygénothérapie dès que possible. Cette installation facilite notamment la respiration.

6. Quelle caractéristique définit une personne inconsciente qui respire efficacement ?

Elle est éveillée, répond aux questions et présente une respiration irrégulière mais efficace
Elle a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations, tout en conservant une respiration efficace
Elle parle difficilement, ouvre les yeux sur commande et respire uniquement après une stimulation
Elle ne réagit pas aux stimulations et ne présente aucune respiration efficace

Elle a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations, tout en conservant une respiration efficace

Explication

Une personne inconsciente a les yeux fermés, ne parle pas et ne réagit pas aux stimulations, mais sa respiration reste efficace. L’absence ou l’inefficacité de la respiration évoque plutôt un arrêt cardiorespiratoire.

7. Quel ensemble de signes doit faire reconnaître un arrêt cardiorespiratoire chez une personne inconsciente ?

Une respiration lente mais efficace, avec des mouvements thoraciques réguliers
Une respiration régulière avec soulèvement thoracique et souffle nettement perçu
Une absence de respiration pendant plus de 10 secondes ou une respiration agonique, sans mouvement thoracique visible ni souffle perçu
Une toux répétée avec une ventilation spontanée clairement audible

Une absence de respiration pendant plus de 10 secondes ou une respiration agonique, sans mouvement thoracique visible ni souffle perçu

Explication

L’arrêt cardiorespiratoire se reconnaît notamment à l’inconscience associée à une absence de respiration efficace ou à une respiration agonique. Le GASP correspond à des mouvements respiratoires inefficaces sans souffle normal.

8. Quel signe permet de distinguer principalement une obstruction partielle d’une obstruction complète des voies aériennes ?

En obstruction partielle, la victime ne tousse plus ; en obstruction complète, elle tousse avec force
En obstruction partielle, la victime devient rapidement cyanosée ; en obstruction complète, elle parle normalement
En obstruction partielle, la victime perd immédiatement connaissance ; en obstruction complète, elle reste toujours consciente
En obstruction partielle, la victime peut encore parler et tousser ; en obstruction complète, elle ne peut plus émettre de son

En obstruction partielle, la victime peut encore parler et tousser ; en obstruction complète, elle ne peut plus émettre de son

Explication

Une obstruction partielle permet encore de parler, de crier ou de tousser. Dans une obstruction complète, la victime ne peut plus parler, tousser ni émettre de son et devient rapidement cyanosée.

9. Quelle succession correspond au début de l’examen clinique ?

Interrogatoire, puis examen physique par inspection, palpation et auscultation
Examen physique, puis interrogatoire limité aux antécédents
Auscultation, puis traitement avant tout recueil d’informations
Analyse biologique, puis interrogatoire et examen physique

Interrogatoire, puis examen physique par inspection, palpation et auscultation

Explication

L’examen clinique commence par l’interrogatoire, qui recueille l’anamnèse et les signes fonctionnels, puis se poursuit par l’examen physique. Celui-ci repose notamment sur l’inspection, la palpation et l’auscultation.

10. Quel paramètre renseigne principalement sur la ventilation plutôt que sur la circulation ?

La tension artérielle
Le pouls
La pression systolique
La fréquence ventilatoire

La fréquence ventilatoire

Explication

La fréquence ventilatoire et la SpO2 évaluent principalement la ventilation. Le pouls et la tension artérielle renseignent surtout sur la fonction circulatoire.

11. Chez un patient présentant une insuffisance respiratoire aiguë, quelle fréquence ventilatoire correspond à une polypnée ?

Une fréquence exactement égale à 15 mouvements respiratoires par minute
Une fréquence inférieure à 10 mouvements respiratoires par minute
Une fréquence supérieure à 20 mouvements respiratoires par minute
Une fréquence comprise entre 10 et 12 mouvements respiratoires par minute

Une fréquence supérieure à 20 mouvements respiratoires par minute

Explication

La polypnée fait partie des signes d’insuffisance respiratoire aiguë et correspond à une fréquence ventilatoire supérieure à 20. Une fréquence inférieure à 10 évoque plutôt une bradypnée, notamment par épuisement.

12. Quels numéros faut-il principalement retenir en France pour une urgence vitale ?

Le 17 et le 112
Le 15 et le 18
Le 15 et le 116
Le 18 et le 119

Le 15 et le 18

Explication

En cas d’urgence vitale en France, les numéros principalement à retenir sont le 15 et également le 18. Le 15 correspond au SAMU et le 18 aux pompiers.

13. Quelle conduite adopter devant une obstruction partielle des voies aériennes ?

Ne réaliser aucun geste de désobstruction afin de ne pas aggraver la situation
Faire boire de l’eau pour repousser l’obstacle vers les poumons
Effectuer immédiatement des compressions abdominales répétées
Allonger systématiquement la victime sur le dos et maintenir sa tête immobile

Ne réaliser aucun geste de désobstruction afin de ne pas aggraver la situation

Explication

En cas d’obstruction partielle, aucun geste de désobstruction ne doit être réalisé, car il pourrait transformer ou aggraver la situation. La victime peut encore parler et tousser.

14. Quelle définition décrit le mieux une hémorragie ?

Une diminution progressive du débit sanguin, sans écoulement de sang hors des vaisseaux
Une perte de sang exclusivement visible à travers une plaie ouverte de la peau
Une accumulation de liquide dans les tissus, limitée aux espaces situés autour des vaisseaux
Un épanchement abondant de sang en dehors des vaisseaux, pouvant être externe, interne ou extériorisé

Un épanchement abondant de sang en dehors des vaisseaux, pouvant être externe, interne ou extériorisé

Explication

Une hémorragie correspond à un épanchement abondant de sang hors des vaisseaux. Elle peut être externe, interne ou extériorisée.

15. Comment définit-on une obstruction des voies aériennes ?

Une accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires sans gêne des mouvements d’air
Une difficulté à oxygéner les tissus due exclusivement à une perte de sang
Une gêne ou un arrêt brutal des mouvements d’air entre l’extérieur et les poumons
Une diminution progressive de la fréquence cardiaque malgré une respiration normale

Une gêne ou un arrêt brutal des mouvements d’air entre l’extérieur et les poumons

Explication

L’obstruction des voies aériennes correspond à une gêne ou à un arrêt brutal du passage de l’air entre l’extérieur et les poumons. Elle concerne donc directement les mouvements ventilatoires.

16. Quelle situation correspond à une urgence vitale ?

Une anomalie physique stable découverte lors d’un examen de routine
La perte d’une fonction cérébrale, cardiaque ou pulmonaire menaçant le décès immédiat
Une douleur modérée sans atteinte d’une fonction essentielle
Une affection nécessitant une consultation mais sans menace immédiate

La perte d’une fonction cérébrale, cardiaque ou pulmonaire menaçant le décès immédiat

Explication

Une urgence vitale implique une fonction assurée par le cerveau, le cœur ou les poumons, dont la perte entraîne un décès immédiat. Les autres situations ne comportent pas nécessairement cette menace immédiate.

17. Quel est l’objectif principal de la position latérale de sécurité chez une victime inconsciente qui respire efficacement ?

Maintenir les voies aériennes libres et limiter le risque d’inhalation en cas de vomissements
Remplacer l’oxygénothérapie en améliorant directement les échanges gazeux pulmonaires
Immobiliser la colonne vertébrale tout en supprimant la nécessité de surveiller la respiration
Accélérer la fréquence cardiaque et augmenter la pression artérielle

Maintenir les voies aériennes libres et limiter le risque d’inhalation en cas de vomissements

Explication

La position latérale de sécurité maintient les voies aériennes libres et réduit le risque d’inhalation si la victime vomit. Elle concerne une victime inconsciente qui respire efficacement.

18. Quel est l’objectif d’une défibrillation précoce en cas de fibrillation ventriculaire ou de tachycardie ventriculaire ?

Provoquer une tachycardie plus rapide pour augmenter le débit cardiaque
Remplacer durablement les compressions thoraciques par une stimulation continue
Interrompre la respiration afin de réduire les besoins en oxygène du cerveau
Rétablir un rythme sinusal

Rétablir un rythme sinusal

Explication

La défibrillation précoce peut traiter la fibrillation ventriculaire ou la tachycardie ventriculaire en visant le rétablissement d’un rythme sinusal. Elle est particulièrement déterminante lorsqu’elle est réalisée rapidement.

19. Lors d’une évaluation ABCD, que faut-il vérifier après la respiration ?

La circulation et la recherche d’une hémorragie
La liberté des voies aériennes
La conscience et les déficits neurologiques
Les antécédents médicaux détaillés

La circulation et la recherche d’une hémorragie

Explication

Dans la démarche ABCD, A correspond aux voies aériennes, B à la respiration, C à la circulation avec recherche d’une hémorragie, puis D à la conscience et aux déficits neurologiques.

20. Quelle situation correspond à un arrêt cardiorespiratoire ?

Une accélération cardiaque accompagnée d’une respiration normale
Un cœur qui ne permet plus d’assurer l’oxygénation du cerveau, avec absence de respiration efficace
Une baisse transitoire de la vigilance avec des mouvements thoraciques réguliers
Une inconscience isolée avec une respiration régulière et efficace

Un cœur qui ne permet plus d’assurer l’oxygénation du cerveau, avec absence de respiration efficace

Explication

L’arrêt cardiorespiratoire survient lorsque le cœur ne fonctionne plus efficacement et que l’oxygénation cérébrale n’est plus assurée. Une inconscience isolée avec respiration efficace ne suffit pas à le définir.

21. Quel effet a le début immédiat de la réanimation par un témoin sur la survie à 30 jours après un arrêt cardiorespiratoire en France ?

Il ne modifie pas le taux de survie à 30 jours
Il peut augmenter la survie d’environ 4,9 % à 10,4 %
Il peut augmenter la survie d’environ 10,4 % à 25 %
Il réduit la survie d’environ 10,4 % à 4,9 %

Il peut augmenter la survie d’environ 4,9 % à 10,4 %

Explication

Le taux de survie à 30 jours est d’environ 4,9 % et atteint 10,4 % lorsque la réanimation est débutée immédiatement par un témoin.

22. Laquelle de ces pratiques respecte les règles de pose d’un garrot ?

Le placer sur une articulation et le relâcher périodiquement pour préserver la circulation
Le placer directement sur la plaie et le recouvrir pour éviter qu’il soit déplacé
Le placer juste au-dessus de la plaie, le laisser visible et noter l’heure de pose
Le placer sous la plaie et le desserrer dès que la douleur devient importante

Le placer juste au-dessus de la plaie, le laisser visible et noter l’heure de pose

Explication

Un garrot se place juste au-dessus de la plaie, jamais sur une articulation, reste visible et nécessite de noter l’heure de pose. Il ne doit pas être relâché sans avis médical.

23. Que désigne la sémiologie médicale ?

La mesure des constantes biologiques d’un patient
L’organisation administrative des soins médicaux
L’étude exclusive des traitements d’une maladie
L’étude des signes et des symptômes d’une maladie

L’étude des signes et des symptômes d’une maladie

Explication

La sémiologie médicale étudie les signes et les symptômes qui caractérisent une maladie. Elle ne se limite ni aux traitements ni aux constantes biologiques.

24. Quelle est la première mesure à prendre face à une hémorragie externe importante ?

Allonger le patient sans exercer de pression sur la plaie
Attendre la mise en place d’un dispositif de défibrillation
Poser immédiatement un garrot sur l’articulation voisine
Comprimer manuellement la plaie

Comprimer manuellement la plaie

Explication

La compression manuelle de la plaie constitue le geste initial. Le garrot est réservé à certaines situations et n’est pas le premier geste systématique.

25. Lors de la recherche d’une inconscience, combien de temps au maximum faut-il vérifier la ventilation ?

Trente secondes
Cinq minutes
Une minute
Dix secondes

Dix secondes

Explication

Après avoir interpellé la victime, demandé des gestes simples et libéré prudemment les voies aériennes, il faut vérifier la ventilation pendant dix secondes au maximum. Une observation plus longue retarderait la prise en charge.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Sémiologie et soins d’urgence.

Qu'est-ce que la sémiologie médicale ?

L'étude des signes et symptômes d'une maladie.

Par quoi commence l'examen clinique ?

Par l'interrogatoire qui recueille l'anamnèse et les signes fonctionnels.

Quelles sont les principales techniques de l'examen physique ?

L'inspection, la palpation et l'auscultation.

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Consultez la fiche de révision complète sur Sémiologie et soins d’urgence.

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