QCM : Sémiologie neurologique — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession décrit correctement la démarche de la sémiologie neurologique ?

Localiser la lésion, rechercher un syndrome, puis confirmer les symptômes rapportés
Identifier la cause, décrire les signes, puis localiser l’atteinte anatomique
Décrire les signes, rechercher un syndrome, puis orienter les diagnostics topographique et étiologique
Classer les symptômes, traiter le syndrome, puis déterminer son évolution clinique

Décrire les signes, rechercher un syndrome, puis orienter les diagnostics topographique et étiologique

Explication

La sémiologie neurologique commence par l’étude des signes et symptômes, recherche ensuite un syndrome, puis oriente vers la localisation et la cause. La recherche de la cause ne constitue donc pas la première étape de cette démarche.

2. Quelle distinction oppose correctement la sémiologie analytique à la sémiologie topographique ?

La sémiologie analytique localise la lésion, tandis que la sémiologie topographique identifie le syndrome
La sémiologie analytique recherche la cause, tandis que la sémiologie topographique décrit les symptômes
La sémiologie analytique identifie le syndrome, tandis que la sémiologie topographique localise la lésion
La sémiologie analytique mesure la gravité, tandis que la sémiologie topographique évalue l’évolution

La sémiologie analytique identifie le syndrome, tandis que la sémiologie topographique localise la lésion

Explication

La sémiologie analytique sert à reconnaître un syndrome clinique, alors que la sémiologie topographique cherche le siège de la lésion. La recherche de la cause relève plutôt du diagnostic étiologique.

3. Un clinicien cherche à déterminer si une atteinte se situe dans la moelle épinière ou dans un nerf périphérique, puis souhaite en identifier la cause. Quels diagnostics réalise-t-il successivement ?

Un diagnostic fonctionnel, puis un diagnostic analytique
Un diagnostic topographique, puis un diagnostic étiologique
Un diagnostic analytique, puis un diagnostic topographique
Un diagnostic étiologique, puis un diagnostic topographique

Un diagnostic topographique, puis un diagnostic étiologique

Explication

Le diagnostic topographique précise le siège de l’atteinte, tandis que le diagnostic étiologique en recherche la cause. Déterminer la cause avant la localisation inverserait cette distinction.

4. Quels éléments constituent le névraxe ?

La moelle épinière et les ganglions rachidiens
L’encéphale et la moelle épinière
Les nerfs et les ganglions
Le cerveau et les nerfs crâniens

L’encéphale et la moelle épinière

Explication

Le névraxe regroupe l’encéphale et la moelle épinière, qui appartiennent au système nerveux central. Les nerfs et les ganglions relèvent du système nerveux périphérique.

5. Quelle répartition des structures caractérise correctement la substance grise et la substance blanche ?

La substance grise contient les ganglions, tandis que la substance blanche contient les nerfs périphériques
La substance grise contient les fibres nerveuses, tandis que la substance blanche contient les corps cellulaires
La substance grise contient les méninges, tandis que la substance blanche contient le liquide cérébrospinal
La substance grise contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche contient les fibres nerveuses

La substance grise contient les corps cellulaires, tandis que la substance blanche contient les fibres nerveuses

Explication

La substance grise est constituée notamment des corps cellulaires neuronaux, alors que la substance blanche contient les fibres nerveuses. Les nerfs et les ganglions ne définissent pas cette distinction histologique.

6. Quelles structures appartiennent au système nerveux périphérique ?

L’encéphale et la moelle épinière
Les nerfs et les ganglions
Le cerveau et le tronc cérébral
La moelle épinière et les nerfs crâniens

Les nerfs et les ganglions

Explication

Le système nerveux périphérique comprend les nerfs et les ganglions. L’encéphale et la moelle épinière constituent le névraxe, qui appartient au système nerveux central.

7. Quelle organisation respecte le début de l’examen neurologique ?

Commencer par un interrogatoire précis, puis réaliser un examen physique systématique
Commencer par les réflexes, puis recueillir les symptômes lors de l’interrogatoire
Commencer par l’imagerie, puis compléter par un examen physique ciblé
Commencer par la force musculaire, puis rechercher les antécédents du patient

Commencer par un interrogatoire précis, puis réaliser un examen physique systématique

Explication

L’examen neurologique débute par un interrogatoire précis avant de se poursuivre par un examen physique systématique. Les réflexes, la force et les autres fonctions sont évalués au cours de cet examen physique.

8. Quel ensemble correspond aux domaines explorés lors de l’examen neurologique ?

La digestion, la respiration, la motricité viscérale, la nutrition et le métabolisme
La température, la pression artérielle, la glycémie, la vision et la fonction rénale
Les fonctions supérieures, la marche, la force, les réflexes, la sensibilité et les nerfs crâniens
La douleur abdominale, les articulations, la peau, l’audition et la fonction hormonale

Les fonctions supérieures, la marche, la force, les réflexes, la sensibilité et les nerfs crâniens

Explication

L’examen neurologique explore notamment les fonctions supérieures, la marche, l’équilibre, la force, les réflexes, le tonus, la coordination, la sensibilité et les nerfs crâniens. Les autres ensembles regroupent des évaluations générales ou des fonctions qui ne correspondent pas à cette démarche neurologique.

9. Quels éléments font partie de l’examen clinique de la marche ?

La marche avec obstacle, en montée, en descente et sur terrain souple
La marche habituelle, en tandem, sur les pointes et sur les talons
La marche accroupie, latérale, en cercle et avec les bras croisés
La marche rapide, en arrière, les yeux fermés et sur un pied

La marche habituelle, en tandem, sur les pointes et sur les talons

Explication

L’examen comprend la marche habituelle, la marche en ligne ou tandem, puis la marche sur les pointes et sur les talons. Les autres propositions associent des épreuves qui ne constituent pas cette séquence d’examen.

10. Quelle association entre un type de marche et sa caractéristique est correcte ?

La marche myopathique se manifeste par des mouvements anarchiques
La marche ataxique traduit une atteinte musculaire proximale
La marche spastique est caractérisée par un fauchage
La marche steppante est caractérisée par un fauchage

La marche spastique est caractérisée par un fauchage

Explication

Le fauchage est caractéristique de la marche spastique, tandis que le steppage correspond à la marche steppante. L’atteinte musculaire évoque une marche myopathique, et les mouvements anarchiques ne définissent pas la marche ataxique.

11. Lors d’une manœuvre de Romberg, quelle observation oriente vers un trouble de la proprioception ?

Une disparition des oscillations après fermeture des yeux
Une apparition d’oscillations lors de l’ouverture des yeux
Une aggravation des oscillations après fermeture des yeux
Une stabilité identique avec les yeux ouverts et fermés

Une aggravation des oscillations après fermeture des yeux

Explication

Le Romberg se réalise pieds joints, d’abord les yeux ouverts puis fermés, et l’aggravation des oscillations à la fermeture des yeux évoque un déficit proprioceptif. L’ataxie cérébelleuse ne dépend pas de cette seule fermeture des yeux.

12. Quelle manœuvre recherche une chute progressive d’un membre supérieur lorsque les bras sont tendus en avant ?

La manœuvre doigt-nez
La manœuvre de Barré
La manœuvre de Mingazzini
La manœuvre de Romberg

La manœuvre de Barré

Explication

La manœuvre de Barré explore la tendance à la chute d’un membre supérieur maintenu en avant. La manœuvre de Mingazzini concerne plutôt un membre inférieur placé en flexion.

13. Que signifie un grade 3 lors de la cotation de la force musculaire ?

Un mouvement réalisé contre une résistance
Une absence complète de contraction
Un mouvement réalisé contre la pesanteur
Une contraction sans effet moteur

Un mouvement réalisé contre la pesanteur

Explication

Le grade 3 correspond à un mouvement capable de vaincre la pesanteur, mais pas nécessairement une résistance supplémentaire. Le grade 2 décrit un mouvement sans vaincre la pesanteur, tandis que le grade 4 implique une résistance.

14. Quel profil de déficit évoque le plus une polyneuropathie ?

Un déficit limité au territoire d’une racine nerveuse
Un déficit réparti selon le trajet d’un seul tronc nerveux
Un déficit proximal touchant les ceintures scapulaire et pelvienne
Un déficit bilatéral et symétrique prédominant aux extrémités

Un déficit bilatéral et symétrique prédominant aux extrémités

Explication

La polyneuropathie provoque classiquement un déficit distal, bilatéral et symétrique. Un déficit proximal évoque plutôt un syndrome myogène, alors qu’une atteinte radiculaire ou tronculaire suit un territoire anatomique précis.

15. Quel profil réflexe évoque une atteinte centrale ?

Une abolition des réflexes limitée à un territoire périphérique
Des réflexes vifs, diffusés et polycinétiques
Des réflexes diminués avec une réponse faiblement déclenchée
Des réflexes normaux associés à une faiblesse musculaire

Des réflexes vifs, diffusés et polycinétiques

Explication

Une atteinte centrale entraîne typiquement une hyperréflexie avec des réflexes vifs, diffusés et polycinétiques. L’hyporéflexie ou l’aréflexie orientent plutôt vers une atteinte périphérique.

16. Quelle description correspond à une myoclonie ?

Une oscillation rythmique survenant pendant le repos
Une secousse musculaire brusque et brève
Un mouvement ample, anarchique et imprévisible
Une lenteur progressive de l’exécution motrice

Une secousse musculaire brusque et brève

Explication

La myoclonie est une secousse musculaire brusque, tandis que la chorée produit des mouvements amples, aléatoires et anarchiques. Le tremblement se définit par des oscillations pouvant survenir au repos, en attitude ou lors de l’action.

17. Quelle association entre un trouble moteur et sa définition est correcte ?

La dysmétrie correspond à une lenteur d’exécution
L’akinésie ralentit l’initiation du mouvement
L’akinésie désigne une incoordination d’origine cérébelleuse
La bradykinésie ralentit l’initiation du mouvement

L’akinésie ralentit l’initiation du mouvement

Explication

L’akinésie correspond à une difficulté ou une lenteur d’initiation du mouvement, alors que la bradykinésie concerne sa lenteur d’exécution. La dysmétrie oriente vers un syndrome cérébelleux et désigne une mauvaise appréciation de l’amplitude du geste.

18. Quelle modalité relève principalement de la sensibilité profonde plutôt que de la sensibilité superficielle ?

La perception des vibrations par pallesthésie
La perception d’un stimulus piquant sur la peau
La perception de la température cutanée
La perception de la douleur par thermoalgésie

La perception des vibrations par pallesthésie

Explication

La pallesthésie, comme le sens de position et l’arthrokinésie, appartient à la sensibilité profonde. La thermoalgésie et les autres perceptions cutanées douloureuses ou thermiques relèvent de la sensibilité superficielle.

19. Comment faut-il réaliser un examen clinique de la sensibilité pour comparer correctement les réponses du patient ?

Sur une seule moitié du corps, avec des stimulations identiques
À travers les vêtements, en suivant une séquence standardisée
Sur les zones douloureuses, sans tenir compte de sa compréhension
Sur une peau nue, de façon comparative et selon sa coopération

Sur une peau nue, de façon comparative et selon sa coopération

Explication

L’examen sensitif doit comparer les côtés, être effectué sur peau nue et être adapté à la coopération du patient. Un examen limité à un seul côté ne permet pas une comparaison clinique pertinente.

20. Quel terme désigne une non-perception d’une stimulation appliquée simultanément des deux côtés ?

L’extinction sensitive
L’hypoesthésie
La dysesthésie
L’astéréognosie

L’extinction sensitive

Explication

L’extinction sensitive correspond à l’absence de perception d’un stimulus lors d’une stimulation bilatérale simultanée. L’astéréognosie désigne plutôt l’incapacité à reconnaître tactilement un objet, tandis que l’hypoesthésie et la dysesthésie décrivent d’autres anomalies sensitives.

21. Quel profil sensitif évoque le plus une polyneuropathie plutôt qu’une monoradiculopathie ?

Une atteinte correspondant au trajet d’un nerf périphérique précis
Une atteinte focale associée à un déficit moteur localisé
Une atteinte limitée au territoire d’une seule racine nerveuse
Une atteinte bilatérale, symétrique et distale en gants et chaussettes

Une atteinte bilatérale, symétrique et distale en gants et chaussettes

Explication

La polyneuropathie atteint typiquement les extrémités de manière bilatérale, symétrique et distale, selon une distribution en gants et chaussettes. Une monoradiculopathie suit un territoire radiculaire, tandis qu’une mononeuropathie suit le territoire d’un nerf.

22. Quel nerf crânien est principalement responsable de la motricité de la langue ?

Le nerf VII
Le nerf V
Le nerf VIII
Le nerf XII

Le nerf XII

Explication

Le nerf XII, ou nerf hypoglosse, commande la motricité de la langue. Le VII intervient dans la motricité faciale, le V dans la sensibilité faciale et le VIII dans l’audition et l’équilibre.

23. Quelle association clinique oriente vers une localisation cérébelleuse plutôt que radiculaire ou tronculaire ?

Déficit correspondant au trajet d’un nerf
Douleur suivant un dermatome précis
Trouble sensitif limité à un territoire radiculaire
Ataxie, dysmétrie et hypotonie

Ataxie, dysmétrie et hypotonie

Explication

Une atteinte cérébelleuse associe classiquement ataxie, dysmétrie et hypotonie. Une localisation radiculaire suit une racine nerveuse, alors qu’une localisation tronculaire suit le territoire d’un nerf périphérique.

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Qu'est-ce que décrit la sémiologie neurologique ?

Les signes et symptômes.

Que recherche la sémiologie neurologique après les signes ?

Un syndrome.

Que permet d'orienter la sémiologie neurologique ?

Le diagnostic topographique et étiologique.

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