Fiche de révision : Sens et déficits sensoriels en gériatrie

📋 Plan du Cours

  1. Déficits sensoriels liés au grand âge
  2. Baisse de la vision et pathologies associées
  3. Presbyacousie et surdités du sujet âgé
  4. Altérations du goût et de l’odorat
  5. Diminution des sensations tactiles et rôle du toucher
  6. Risques et conséquences des déficits sensoriels
  7. Dépistage difficile et renoncement au signalement
  8. Prise en charge gériatrique et communication soignante
  9. Utiliser les sens restants dans la relation de soin

📖 1. Déficits sensoriels liés au grand âge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cécité liée au vieillissement : La cécité correspond à une perte majeure de la vision, pouvant être favorisée par plusieurs maladies oculaires du grand âge.
  • DMLA : La DMLA est une dégénérescence maculaire liée à l’âge qui altère la vision centrale et peut conduire à une baisse importante de l’acuité.
  • Cataracte : La cataracte est une opacification du cristallin qui diminue la qualité de la vision chez la personne âgée.
  • Presbyacousie : La presbyacousie est une altération de l’audition liée au vieillissement, surtout marquée par des difficultés de compréhension du langage.
  • Surdité de transmission : La surdité de transmission correspond à une atteinte du passage des sons vers l’oreille interne, liée à l’oreille externe ou moyenne.

📝 Points essentiels

  • La baisse de la vision peut aller jusqu’à la cécité, avec des causes citées comme glaucome, DMLA, rétinopathie diabétique et cataracte.
  • Seulement 65% des personnes de 85 ans vivant à domicile peuvent à la fois lire le journal et reconnaître quelqu’un à distance.
  • La dégradation de l’audition peut évoluer jusqu’à la surdité, avec une presbyacousie et une surdité de transmission.
  • La presbyacousie gêne surtout la compréhension en milieu bruyant, avec une altération préférentielle des sons aigus.
  • À partir de la soixantaine, le problème principal n’est pas de percevoir les sons mais de comprendre le langage parlé, avec brouillage des voix et acouphènes.
  • La moitié des personnes de plus de 80 ans sont sourdes ou malentendantes, et la presbyacousie peut entraîner isolement, accidents et dépression.

💡 Astuce mémo

Vision = « DMLA/Cataracte » ; Audition = « Presbyacousie = comprendre en bruit ».

📖 2. Baisse de la vision et pathologies associées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Presbyacousie : Trouble auditif lié à l’âge où les sons sont perçus mais leur décodage et leur compréhension deviennent difficiles.
  • Isolement social : Conséquence fréquente des déficits sensoriels où la personne se retire des interactions par difficulté à suivre les échanges.
  • Réactions dépressives : Manifestations émotionnelles pouvant accompagner une baisse sensorielle, avec retentissement sur l’humeur et le comportement.
  • Hyposmie liée à l’âge : Hypothèse d’une diminution de l’odorat avec l’âge, dont l’existence et l’ampleur restent discutées selon les études.

📝 Points essentiels

  • En environnement bruyant, la personne âgée peut ne pas réagir aux signaux d’alarme, augmentant le risque d’accident.
  • Les répercussions touchent le personnel, la sphère familiale et le social, avec souvent un isolement.
  • La dépression peut être favorisée par la baisse d’accès aux stimulations sonores (ex. moins de musique ou de radio).
  • La presbyacousie débute souvent lentement et de façon insidieuse, avec atteinte marquée des fréquences aiguës.
  • La presbyacousie altère la discrimination du langage, surtout dans le bruit, et entraîne souvent des demandes de répétition.
  • Les signes associés incluent des difficultés à entendre/comprendre les conversations, une voix plus forte, et une plainte plus fréquente de la famille que du patient.

💡 Astuce mémo

Bruit = Bouchons : sons perçus mais langage brouillé → répétitions, isolement, déprime.

📖 3. Presbyacousie et surdités du sujet âgé

🔑 Notions clés & Définitions

  • Presbyacousie : La presbyacousie est une baisse progressive de l’audition liée au vieillissement, qui réduit la capacité à identifier et traiter les sons.
  • Surdité du sujet âgé : La surdité du sujet âgé regroupe les déficits auditifs qui apparaissent avec l’âge et perturbent la communication et l’adaptation.
  • Déficits sensoriels : Les déficits sensoriels sont des diminutions des capacités de perception qui rendent l’environnement plus difficile à comprendre et à gérer.
  • Rôle du toucher : Le rôle du toucher désigne la fonction du contact corporel dans l’apprentissage, la perception et la relation avec soi et les autres.
  • Altération du goût et de l’odorat : L’altération du goût et de l’odorat correspond aux changements sensoriels qui modifient le plaisir alimentaire et peuvent dégrader l’état nutritionnel.

📝 Points essentiels

  • Après 50 ans, la capacité d’identification des odeurs diminue.
  • Le mode de vie influence l’odorat via des facteurs comme le tabagisme et la pollution.
  • Les modifications du goût et de l’odorat favorisent la monotonie alimentaire et des changements des comportements alimentaires.
  • La perte de poids liée aux troubles sensoriels augmente les troubles sensoriels et peut s’accompagner d’une altération de l’immunité et d’une dépression.
  • Les sensations tactiles diminuent légèrement avec l’âge, notamment pour la pression, la température et les vibrations, avec perte de récepteurs cutanés et ralentissement de la conduction nerveuse.
  • La perception de la douleur reste globalement comparable à celle du sujet jeune.

💡 Astuce mémo

Odorat/Goût → Moins de plaisir → Moins de poids → Plus de troubles (chaîne en cascade).

📖 4. Altérations du goût et de l’odorat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déficit sensoriel du goût : Altération du goût qui réduit la capacité à percevoir correctement les saveurs et à distinguer les aliments.
  • Déficit sensoriel de l’odorat : Altération de l’odorat qui diminue la capacité à détecter les odeurs, notamment celles d’alerte comme les aliments avariés.
  • Troubles de la communication : Difficultés à interpréter les informations sensorielles, rendant la reconstitution du réel plus incertaine quand les données sont pauvres ou déformées.
  • Majoration des troubles cognitifs : Renforcement des difficultés cognitives lorsque les informations sensorielles disponibles sont insuffisantes ou altérées.

📝 Points essentiels

  • La pauvreté ou la déformation des informations sensorielles rend la reconstitution du réel plus difficile chez les personnes déficitaires.
  • Les déficits sensoriels peuvent entraîner des troubles de la communication car l’interprétation des perceptions devient moins fiable.
  • Les déficits sensoriels augmentent le risque de majoration des troubles cognitifs en limitant la qualité des données à traiter.
  • Les déficits sensoriels liés au grand âge peuvent compromettre l’adaptation à l’environnement de plusieurs façons.
  • La prise de conscience des déficits peut générer des craintes de perte de maîtrise, surtout en situation de danger, avec anxiété et troubles du comportement.
  • Les déficits sensoriels peuvent aussi favoriser un repli social, une dégradation de l’estime de soi avec risque dépressif, et chez certains sujets fragiles psychiquement des idées de persécution.

💡 Astuce mémo

Goût/odorat = infos d’alerte : moins d’indices → interprétation floue → cognition et comportement fragilisés.

📖 5. Diminution des sensations tactiles et rôle du toucher

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déficits sensoriels : Ensemble des pertes ou diminutions des capacités sensorielles qui peuvent gêner la vie quotidienne chez les personnes âgées.
  • Dépistage des déficits sensoriels : Recherche organisée des difficultés sensorielles afin de les repérer tôt et de déclencher une prise en charge adaptée.
  • Isolement social : Situation de manque de relations interpersonnelles qui réduit les chances de signaler ou de détecter des difficultés sensorielles.
  • Communication avec les personnes âgées : Manière d’échanger avec une personne âgée qui influence sa capacité à exprimer ses difficultés et la qualité du repérage par les soignants.
  • Presbyacousie : Baisse de l’audition liée à l’âge, pouvant nécessiter un appareillage auditif et un suivi spécialisé.

📝 Points essentiels

  • Les déficits sensoriels sont mal détectés quand on ne cherche pas activement à les repérer.
  • Les personnes âgées peuvent renoncer à signaler leurs difficultés, ce qui retarde la détection.
  • L’isolement social constitue un obstacle au dépistage des difficultés sensorielles.
  • Plus une personne entretient de relations interpersonnelles, plus elle a de chances de signaler ses difficultés et de les faire identifier par l’entourage.
  • Une amélioration passe par le dépistage et par l’apprentissage d’une communication adaptée avec les personnes âgées.
  • Des formations initiales et continues des personnels gérontologiques peuvent inclure une sensibilisation au dépistage et à la prise en charge des déficits sensoriels.

💡 Astuce mémo

Détection = (conscience) + (communication) + (liens sociaux) : sans l’un, le déficit reste invisible.

📖 6. Risques et conséquences des déficits sensoriels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déficit auditif bilatéral : Déficit auditif touchant les deux oreilles, dont la précocité de prise en charge conditionne l’évolution fonctionnelle.
  • Audiométrie vocale : Examen mesurant l’intelligibilité de la parole, utilisé pour décider du moment et du type d’intervention.
  • Aides auditives : Dispositifs prescrits pour compenser une baisse d’audition et améliorer l’accès au langage.
  • Implant cochléaire : Option envisagée en cas d’échec de la prothèse auditive, visant à restaurer une audition fonctionnelle.
  • Réhabilitation auditive : Ensemble des actions (notamment orthophoniques) visant à entraîner l’écoute et la compréhension malgré le déficit.

📝 Points essentiels

  • Indiquer une prise en charge dès que la gêne fonctionnelle est patente et que le déficit moyen en audiométrie vocale dépasse 30 dB avec une intelligibilité altérée.
  • En ORL, la prescription des aides auditives et de séances d’orthophonie s’appuie sur la gêne et les résultats en audiométrie vocale.
  • Pour l’aide au choix, les contours d’oreilles sont à comparer aux intra-auriculaires selon les besoins et la situation.
  • En cas d’échec de l’appareillage, discuter un implant cochléaire.
  • L’audioprothésiste intervient pour reconstruire les automatismes et aider à reconnaître de nouvelles formes sonores.
  • Les séances d’orthophonie visent une réhabilitation auditive et l’apprentissage de la lecture sur les lèvres quand nécessaire.

💡 Astuce mémo

Seuil ORL : gêne + audiométrie vocale >30 dB = agir tôt (prothèse puis, si échec, implant).

📖 7. Dépistage difficile et renoncement au signalement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Troubles cognitifs : En gériatrie, ce sont des atteintes qui perturbent la compréhension, l’expression et la communication, rendant l’évaluation clinique plus complexe.
  • Troubles sensoriels : En gériatrie, ce sont des déficits des sens (auditif, visuel, etc.) qui diminuent la capacité à entrer en relation avec l’entourage soignant et familial.
  • Expérience de la douleur : C’est une expérience globale, influencée par le contexte et par le sens attribué, et pas seulement par une stimulation sensorielle isolée.
  • Échelle Algoplus : C’est une échelle comportementale d’évaluation de la douleur chez le sujet âgé, utilisée pour guider l’évaluation clinique.
  • Évaluation et réévaluation pluridisciplinaire : C’est une démarche d’équipe où plusieurs professionnels évaluent puis réévaluent la douleur et l’état du patient pour ajuster la prise en charge.

📝 Points essentiels

  • Le dépistage est difficile chez les patients avec troubles cognitifs car la communication et l’expression des besoins peuvent être altérées.
  • Le vieillissement physiologique et pathologique peut amoindrir tous les sens, ce qui complique l’entrée en communication avec la famille et les soignants.
  • Quand les sens sont altérés, la relation de soin devient plus difficile, ce qui peut conduire à un renoncement au signalement si les signes ne sont pas repérés.
  • Selon Price, la douleur n’est pas un événement sensoriel isolé : elle dépend du contexte et de la signification associée.
  • Les échelles comportementales comme Algoplus servent à objectiver la douleur quand le patient ne peut pas toujours la verbaliser.
  • L’évaluation et la réévaluation doivent être faites de façon pluridisciplinaire et en équipe pour limiter les erreurs d’interprétation et ajuster la prise en charge.

💡 Astuce mémo

Douleur = Sensoriel + Contexte + Sens attribué ; Sens altérés → communication ↓ → signalement risque de ↓.

📖 8. Prise en charge gériatrique et communication soignante

🔑 Notions clés & Définitions

  • Troubles sensoriels du sujet âgé : En gériatrie, ce sont des atteintes des sens qui perturbent la réception et l’interprétation des messages pendant le soin.
  • Langage insensé en troubles cognitifs : En soins, il s’agit d’expressions verbales ou narratives difficiles à comprendre, qui peuvent néanmoins porter du sens pour le patient.
  • Médiations de la relation soignante : En gériatrie, ce sont des supports et ajustements (voix, mots, non-verbal, environnement) qui réduisent les malentendus.
  • Communication non verbale : En relation de soin, c’est l’ensemble des signaux corporels et expressifs qui complètent ou orientent la compréhension du message.

📝 Points essentiels

  • Parler en face et se placer pour que la personne puisse lire sur les lèvres si nécessaire améliore la compréhension.
  • Parler lentement avec un langage adapté aux capacités cognitives et au niveau socioculturel réduit les incompréhensions.
  • Se mettre à côté du patient en privilégiant l’oreille appareillée ou la meilleure audition optimise la réception du message.
  • Ajuster en permanence l’interaction (rythme, formulation, position, supports) permet de maintenir l’échange malgré l’évolution des troubles.
  • Reconnaître les sens atrophiés aide à repérer des « points aveugles » qui limitent l’exploration de l’autre dans la relation.
  • « Jouer » avec la sensorialité du soignant et scruter l’écho corporel interne aide à donner du sens au langage insensé des patients.

💡 Astuce mémo

Face→Lèvres, Lent→Clarté, Côté→Oreille, Ajuste→Échange, Corps→Sens.

📖 9. Utiliser les sens restants dans la relation de soin

🔑 Notions clés & Définitions

  • Clinique du sensible : Approche du soin qui accorde une place centrale aux sensations, aux émotions et à la perception incarnée dans la relation au patient.
  • Intelligence sensible : Forme d’intelligence fondée sur la perception et l’attention au sensible, mobilisée en complément de l’intelligence plus rationnelle.
  • Intuition clinique : Capacité issue du sensible qui aide le soignant à percevoir finement ce qui se joue dans la relation, sans se réduire à des certitudes logiques.
  • Clinique de l’incertitude : Attitude de soin qui suspend les certitudes pour accueillir l’expérience telle qu’elle se présente, en acceptant la nouveauté et l’imprévu.
  • Usage du corps entier : Principe selon lequel le soignant mobilise tout son corps comme outil de perception et de réception, y compris à un niveau conscient et inconscient.

📝 Points essentiels

  • En gériatrie, les troubles sensoriels peuvent limiter certains canaux, ce qui rend utile l’exploitation des sens encore disponibles dans l’interaction soignant–patient.
  • L’intuition clinique est décrite comme relevant du champ du sensible, où sensations et émotions participent à l’approche sensorielle du patient.
  • Le soignant est invité à utiliser son corps entier comme outil de perception et de réception, en intégrant aussi des dimensions inconscientes.
  • La clinique de l’incertitude consiste à suspendre les certitudes pour accueillir l’expérience du patient au moment où elle apparaît.
  • L’intelligence sensible s’articule avec l’intelligence de la raison : la relation de soin mobilise les deux registres.
  • L’ouverture à une clinique de l’incertitude favorise l’accueil de la nouveauté plutôt que l’application automatique de réponses prévisibles.

💡 Astuce mémo

Sensible + Incertain = Relation : percevoir avec tout le corps, puis lâcher les certitudes pour accueillir ce qui vient.

📊 Tableaux de synthèse

Déficits sensoriels : vision vs audition vs goût/odorat vs toucher

Fonction atteinteCe que ça provoqueExemples/repères du cours
VisionBaisse pouvant aller jusqu’à la cécitéGlaucome, DMLA, rétinopathie diabétique, cataracte; 65% des 85 ans à domicile lisent + reconnaissent à distance
AuditionGêne surtout pour comprendre le langage (bruit)Presbyacousie (sons perçus mais décodage difficile), surdité de transmission; altération préférentielle des sons aigus; moitié >80 ans sourdes/malentendantes
Goût/odoratMoins de plaisir, changements alimentaires, risque nutritionnelGoût: discrimination sucré/salé si sécrétions salivaires ↓; maladies/médicaments modifiant le goût; odorat controversé mais baisse d’identification après 50 ans; monotonie, perte de poids, immunité ↓, dépression
ToucherDiminution légère (pression/température/vibrations) mais douleur globalement comparablePerte de récepteurs cutanés, ralentissement conduction; rôle du toucher: apprentissage, communication, bien-être; toucher-massage et toucher affectif

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre presbyacousie et surdité de transmission : la presbyacousie est surtout un problème de décodage/compréhension, la transmission concerne le passage des sons vers l’oreille interne.
  2. Croire que le problème auditif après 60 ans est d’abord “ne pas entendre” : le cours insiste sur la difficulté à comprendre le langage parlé (brouillage des voix, acouphènes, chevauchement de sens).
  3. Penser que l’odorat est forcément diminué : le cours dit que l’altération de l’odorat est controversée, avec des résultats variables selon les études.
  4. Réduire la douleur à un événement purement sensoriel : selon Price, elle dépend du contexte et de la signification associée.
  5. Oublier que les déficits sensoriels sont mal détectés quand on ne cherche pas : le cours relie le renoncement au signalement et l’isolement au dépistage insuffisant.
  6. Interpréter “parle fort” uniquement comme un trouble de comportement : c’est un signe clinique de presbyacousie (et la famille s’en plaint plus que le patient).
  7. Confondre communication non verbale et “simple attitude” : le cours la décrit comme un ensemble de signaux corporels qui complètent/orientent la compréhension pendant le soin.

✅ Checklist Examen

  1. Repérer les déficits sensoriels liés au grand âge : vision (glaucome, DMLA, rétinopathie diabétique, cataracte) et audition (presbyacousie, surdité de transmission).
  2. Connaître le repère chiffré : 65% des 85 ans vivant à domicile lisent le journal et reconnaissent quelqu’un à distance.
  3. Décrire la presbyacousie : sons perçus mais décodage/compréhension difficiles, gêne en milieu bruyant, altération préférentielle des sons aigus.
  4. Lister les signes cliniques de presbyacousie : patient parle fort, fait répéter, augmente le volume TV, impression d’oreilles “bouchées”, famille se plaint plus que le patient.
  5. Expliquer les répercussions de la presbyacousie : personnel/familiale/social, isolement, accidents (pas de réaction aux signaux d’alarme), dépression (ex. moins de musique/radio).
  6. Savoir ce qui est dit sur le goût : discrimination sucré/salé pouvant s’altérer si sécrétions salivaires diminuent, et exemples de maladies/médicaments modifiant le goût.
  7. Savoir ce qui est dit sur l’odorat : controversé, avec baisse d’intensité et capacité d’identification après 50 ans, et influence du mode de vie (tabagisme, pollution).
  8. Relier goût/odorat aux conséquences : monotonie alimentaire, transformations des comportements, modification statut nutritionnel, perte de poids, immunité altérée, dépression.
  9. Décrire la diminution des sensations tactiles : pression/température/vibrations, perte de récepteurs cutanés et ralentissement de la conduction, douleur globalement comparable au sujet jeune.
  10. Expliquer le rôle du toucher dans le soin : apprentissage, perception de la chaleur/douleur/localisation, communication, réciprocité, et effets du manque de contact (angoisse/dépression).
  11. Citer les risques associés aux déficits sensoriels : mise en danger (incendie, aliments avariés, accidents voie publique, erreurs médicaments), aggravation dépendance, risque maltraitance, et réactions psychiques (anxiéx
  12. repli sur soi, délires de préjudice chez sujets fragiles).
  13. Maîtriser la prise en charge/communication : dépistage, communication adaptée (face-à-face, lent, distance <2 m, éviter contre-jour, supports), appareillage auditif bilatéral précoce selon seuil ORL >30 dB et intelligib.
  14. Connaître l’évaluation de la douleur : Algoplus, évaluation/réévaluation pluridisciplinaire, et principe Price (douleur = sensoriel + contexte + signification).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Sens et déficits sensoriels en gériatrie avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel énoncé décrit le mieux une presbyacousie chez la personne âgée ?

2. Quelle est la principale caractéristique des déficits sensoriels liés au grand âge ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Sens et déficits sensoriels en gériatrie avec 9 flashcards interactives.

Déficits sensoriels liés au grand âge

Perte progressive des sens, impactant la perception.

Cécité liée au vieillissement

Perte majeure de vision due à maladies oculaires.

Baisse de la vision — pathologies associées

DMLA, cataracte, glaucome, rétinopathie diabétique.

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