QCM : Soi non-soi et réponses immunitaires — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose correctement les organes lymphoïdes primaires et secondaires ?

Les primaires détruisent les agents infectieux, tandis que les secondaires fabriquent les cellules sanguines
Les primaires filtrent la lymphe, tandis que les secondaires produisent les précurseurs des lymphocytes
Les primaires produisent et maturent les cellules immunitaires, tandis que les secondaires favorisent leur rencontre avec les antigènes
Les primaires synthétisent les anticorps, tandis que les secondaires assurent la maturation des lymphocytes T

Les primaires produisent et maturent les cellules immunitaires, tandis que les secondaires favorisent leur rencontre avec les antigènes

Explication

Les organes lymphoïdes primaires sont les lieux de production et de maturation des cellules immunitaires. Les organes secondaires, comme les ganglions et la rate, permettent la rencontre avec les antigènes et le déclenchement des réponses immunitaires.

2. Quel est le rôle principal du complexe majeur d’histocompatibilité lors d’une greffe ?

Il contribue à déterminer la compatibilité tissulaire entre les individus.
Il détermine principalement les groupes sanguins selon les antigènes plasmatiques.
Il code les molécules responsables de la coagulation après la transplantation.
Il produit les anticorps naturels dirigés contre les hématies étrangères.

Il contribue à déterminer la compatibilité tissulaire entre les individus.

Explication

Le CMH est constitué de glycoprotéines membranaires qui participent à la reconnaissance de la compatibilité tissulaire. Les systèmes ABO et Rhésus concernent principalement les groupes sanguins, et non l’identité tissulaire générale.

3. Quel ensemble de fonctions caractérise le mieux les macrophages ?

Ils dégranulent contre les parasites, déclenchent l’allergie et assurent l’hématopoïèse médullaire
Ils maturent les lymphocytes T, filtrent la lymphe et produisent des anticorps spécifiques
Ils détectent les agents infectieux, sécrètent des anticorps et forment les cellules NK circulantes
Ils phagocytent les agents pathogènes, présentent des antigènes et régulent les réponses par leurs cytokines

Ils phagocytent les agents pathogènes, présentent des antigènes et régulent les réponses par leurs cytokines

Explication

Les macrophages éliminent les agents pathogènes par phagocytose, présentent leurs antigènes aux lymphocytes et modulent la réponse immunitaire grâce à leurs cytokines. La maturation des lymphocytes, la filtration de la lymphe et l’hématopoïèse sont assurées par des organes spécialisés.

4. Lequel de ces mécanismes constitue une stratégie d’échappement des parasites à l’immunité ?

La stimulation des macrophages, qui renforce la cytotoxicité dirigée contre le parasite.
La présentation antigénique, qui rend le parasite plus facilement identifiable par les lymphocytes T.
Le refuge tissulaire, qui réduit l’exposition du parasite aux mécanismes de défense de l’hôte.
La production d’anticorps, qui augmente la reconnaissance du parasite par les cellules effectrices.

Le refuge tissulaire, qui réduit l’exposition du parasite aux mécanismes de défense de l’hôte.

Explication

Le refuge tissulaire fait partie des stratégies par lesquelles les parasites échappent aux défenses immunitaires, avec l’enkystement, l’immunosuppression, la variation antigénique et le mimétisme moléculaire. Les autres propositions décrivent au contraire des mécanismes qui facilitent la reconnaissance ou l’élimination du parasite.

5. Quelles cellules participent à la cytotoxicité contre des parasites recouverts d’IgG ou surtout d’IgE ?

Les éosinophiles, les macrophages et les polynucléaires neutrophiles.
Les cellules présentatrices d’antigène, les cellules NK et les lymphocytes B mémoires.
Les lymphocytes B, les plasmocytes et les lymphocytes T régulateurs.
Les mastocytes, les lymphocytes T CD4 et les cellules épithéliales intestinales.

Les éosinophiles, les macrophages et les polynucléaires neutrophiles.

Explication

Les éosinophiles, les macrophages et les polynucléaires neutrophiles participent à la cytotoxicité dirigée contre les parasites recouverts d’anticorps, notamment d’IgE. Les autres groupes proposés associent des cellules immunitaires qui n’ont pas cette combinaison fonctionnelle dans ce mécanisme.

6. Quel rôle caractérise la moelle osseuse dans le système immunitaire ?

Elle filtre la lymphe et organise principalement les réactions immunitaires locales
Elle filtre le sang et produit les anticorps grâce à une pulpe spécialisée
Elle réalise l’hématopoïèse et assure la différenciation et la maturation des lymphocytes B
Elle assure la maturation des lymphocytes T à partir de cellules déjà différenciées

Elle réalise l’hématopoïèse et assure la différenciation et la maturation des lymphocytes B

Explication

La moelle osseuse produit les cellules sanguines et constitue le lieu de différenciation et de maturation des lymphocytes B. La maturation des lymphocytes T se déroule dans le thymus, tandis que la filtration de la lymphe relève des ganglions.

7. Quelle proposition décrit correctement le soi immunologique ?

Il regroupe des molécules propres à l’individu et normalement tolérées par son système immunitaire.
Il rassemble des éléments étrangers qui déclenchent une réponse immunitaire après leur reconnaissance.
Il désigne les antigènes rencontrés après une greffe entre deux individus génétiquement différents.
Il correspond aux molécules absentes des cellules de l’organisme et neutralisées par les anticorps.

Il regroupe des molécules propres à l’individu et normalement tolérées par son système immunitaire.

Explication

Le soi comprend les molécules produites par le génome de l’individu et habituellement reconnues comme compatibles par son système immunitaire. Les éléments étrangers qui provoquent une réaction appartiennent au non-soi.

8. Quel risque peut survenir lorsqu’une mère Rh− porte successivement des enfants Rh+ ?

Elle produit naturellement des anticorps anti-A qui détruisent les hématies Rh+ dès la première grossesse.
Elle peut produire des anticorps anti-D IgG capables de provoquer une maladie hémolytique lors d’une grossesse ultérieure.
Elle perd son antigène D après le premier accouchement et devient temporairement du groupe O.
Elle développe des anticorps anti-CMH qui transforment les hématies fœtales en cellules nucléées.

Elle peut produire des anticorps anti-D IgG capables de provoquer une maladie hémolytique lors d’une grossesse ultérieure.

Explication

Une mère Rh− exposée à des hématies Rh+ peut se sensibiliser et produire des IgG anti-D, susceptibles d’atteindre un fœtus Rh+ lors d’une grossesse ultérieure et de provoquer une maladie hémolytique. Les anticorps anti-A appartiennent au système ABO et ne sont pas responsables de ce mécanisme.

9. Quelle propriété permet aux cellules NK de détruire rapidement des cellules tumorales ou infectées par un virus ?

Elles agissent sans nécessiter une spécificité antigénique préalable.
Elles reconnaissent les antigènes présentés par les CPA avec un TCR.
Elles produisent des anticorps adaptés à chaque antigène rencontré.
Elles deviennent des plasmocytes après chaque activation cellulaire.

Elles agissent sans nécessiter une spécificité antigénique préalable.

Explication

Les cellules NK peuvent détruire rapidement des cellules tumorales ou infectées sans avoir besoin d’une spécificité antigénique préalable. La production d’anticorps et la différenciation en plasmocytes concernent la lignée des lymphocytes B.

10. Quelle association entre les molécules du CMH et leur présentation antigénique est correcte ?

Le CMH-I présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH-II présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4.
Le CMH-I présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4, tandis que le CMH-II présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8.
Le CMH-I active les lymphocytes T CD4 avec des peptides exogènes, tandis que le CMH-II active les lymphocytes T CD8 avec des peptides endogènes.
Le CMH-I est porté surtout par les cellules présentatrices d’antigène, tandis que le CMH-II est présent sur toutes les cellules nucléées.

Le CMH-I présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH-II présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4.

Explication

Le CMH-I se trouve sur les cellules nucléées et expose des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8, tandis que le CMH-II est surtout exprimé par les cellules présentatrices d’antigène et expose des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4. Les autres associations inversent ces correspondances.

11. Quelle séquence décrit correctement la coopération entre plusieurs cellules de l’immunité innée ?

Les cellules sentinelles ingèrent les antigènes, les lymphocytes libèrent des signaux, puis les phagocytes maturent les cellules présentatrices
Les phagocytes produisent des anticorps, les sentinelles maturent dans le thymus, puis les cellules présentatrices filtrent la lymphe
Les phagocytes détruisent les antigènes, les sentinelles signalent l’infection, puis les cellules présentatrices activent les lymphocytes
Les cellules présentatrices détruisent les antigènes, les phagocytes activent les lymphocytes, puis les sentinelles produisent des anticorps

Les phagocytes détruisent les antigènes, les sentinelles signalent l’infection, puis les cellules présentatrices activent les lymphocytes

Explication

Les phagocytes ingèrent et détruisent les antigènes, les cellules sentinelles détectent l’infection et émettent des signaux, puis les cellules présentatrices activent les lymphocytes. Les autres séquences attribuent à ces cellules des fonctions qui relèvent d’autres acteurs ou processus.

12. Par quel mécanisme les lymphocytes T cytotoxiques contribuent-ils à la destruction des cellules tumorales ?

Ils reconnaissent les tumeurs grâce à des récepteurs sans sensibilisation préalable
Ils sécrètent des perforines et produisent notamment du TNFα
Ils libèrent des immunoglobulines qui se fixent aux antigènes tumoraux
Ils éliminent les cellules tumorales en activant principalement la phagocytose

Ils sécrètent des perforines et produisent notamment du TNFα

Explication

Les lymphocytes T cytotoxiques détruisent les cellules tumorales en sécrétant des perforines et en produisant notamment du TNFα. La fixation d’immunoglobulines et la détection sans sensibilisation préalable correspondent à d’autres mécanismes ou cellules de l’immunité antitumorale.

13. Quelle est la principale différence fonctionnelle entre les plasmocytes et les lymphocytes B mémoires après l’activation des lymphocytes B ?

Les plasmocytes reconnaissent les cellules tumorales, tandis que les lymphocytes B mémoires produisent des cytokines.
Les plasmocytes sécrètent massivement des anticorps, tandis que les lymphocytes B mémoires accélèrent une réponse ultérieure.
Les plasmocytes présentent les antigènes, tandis que les lymphocytes B mémoires détruisent les cellules infectées.
Les plasmocytes freinent l’inflammation, tandis que les lymphocytes B mémoires activent les cellules NK.

Les plasmocytes sécrètent massivement des anticorps, tandis que les lymphocytes B mémoires accélèrent une réponse ultérieure.

Explication

Les plasmocytes sont spécialisés dans la sécrétion importante d’anticorps, alors que les lymphocytes B mémoires permettent une réponse plus rapide lors d’un nouveau contact antigénique. La présentation des antigènes et la destruction des cellules infectées relèvent principalement d’autres cellules immunitaires.

14. Lorsqu’une bactérie étrangère est reconnue puis détruite par les défenses immunitaires, à quelle catégorie appartient-elle ?

Aux molécules tolérées
Au soi
Au patrimoine génétique
Au non-soi

Au non-soi

Explication

Une bactérie étrangère à l’organisme constitue un élément du non-soi, destiné à être neutralisé ou détruit après reconnaissance. Le soi correspond aux molécules de l’organisme qui sont normalement tolérées.

15. Quelle association entre granulocytes et fonctions immunitaires est correcte ?

Les neutrophiles forment des anticorps, les éosinophiles détruisent les cellules cancéreuses et les basophiles produisent les cytokines médullaires
Les neutrophiles phagocytent et dégranulent, les éosinophiles participent aux réponses antiparasitaires et les basophiles à l’hypersensibilité allergique
Les neutrophiles maturent les lymphocytes, les éosinophiles filtrent le sang et les basophiles présentent les antigènes aux lymphocytes
Les neutrophiles interviennent surtout dans l’hypersensibilité, les éosinophiles produisent des anticorps et les basophiles phagocytent les bactéries

Les neutrophiles phagocytent et dégranulent, les éosinophiles participent aux réponses antiparasitaires et les basophiles à l’hypersensibilité allergique

Explication

Les neutrophiles phagocytent et dégranulent des médiateurs inflammatoires ; les éosinophiles participent notamment aux réponses antiparasitaires et allergiques ; les basophiles interviennent surtout dans l’hypersensibilité allergique. Les autres propositions confondent leurs fonctions avec celles des lymphocytes, des macrophages ou des organes lymphoïdes.

16. Quel mécanisme contribue à la tolérance immunitaire du soi ?

Les lymphocytes reconnaissant le soi sont conservés, tandis que ceux reconnaissant le non-soi sont détruits.
Tous les lymphocytes sont détruits avant leur rencontre avec un antigène afin d’éviter l’auto-immunité.
Les lymphocytes reconnaissant le soi sont transformés en macrophages pour neutraliser les tissus concernés.
Les lymphocytes reconnaissant le soi sont détruits, tandis que ceux reconnaissant le non-soi sont conservés.

Les lymphocytes reconnaissant le soi sont détruits, tandis que ceux reconnaissant le non-soi sont conservés.

Explication

La tolérance du soi repose sur l’élimination des lymphocytes portant des récepteurs spécifiques du soi, tandis que les lymphocytes capables de reconnaître le non-soi sont conservés. L’inversion de ces deux destins favoriserait une réaction contre les propres tissus de l’organisme.

17. Pourquoi un haptène peut-il induire la production d’anticorps après son association à une molécule porteuse ?

Parce que l’association empêche les anticorps de reconnaître les autres antigènes
Parce que l’haptène devient une cellule capable de présenter directement les antigènes
Parce que la molécule porteuse transforme l’haptène en organe lymphoïde secondaire
Parce que la molécule porteuse lui confère le pouvoir immunogène qui lui manque seul

Parce que la molécule porteuse lui confère le pouvoir immunogène qui lui manque seul

Explication

Un haptène est antigénique mais dépourvu de pouvoir immunogène lorsqu’il est isolé ; l’association à une molécule porteuse permet donc d’induire des anticorps. Il ne devient pas pour autant une cellule ni un organe lymphoïde.

18. Pourquoi la réponse cellulaire joue-t-elle un rôle principal dans l’éradication d’une tumeur ?

Parce qu’elle peut détruire toutes les cellules tumorales, condition nécessaire à l’éradication
Parce qu’elle produit des anticorps capables de neutraliser les antigènes tumoraux circulants
Parce qu’elle transforme les cellules tumorales en cellules normales moins immunogènes
Parce qu’elle empêche la présentation des antigènes tumoraux par les molécules du CMH-I

Parce qu’elle peut détruire toutes les cellules tumorales, condition nécessaire à l’éradication

Explication

La réponse antitumorale associe des anticorps et des mécanismes cellulaires, mais la cytotoxicité cellulaire domine car l’éradication exige la destruction de toutes les cellules tumorales. Les anticorps participent à la défense, mais ils ne remplacent pas cette destruction cellulaire complète.

19. Quelle caractéristique distingue les antigènes de transplantation spécifiques de tumeurs, ou TSTA, des antigènes associés aux tumeurs, ou TATA ?

Les TSTA proviennent de protéines tumorales modifiées et sont absents des cellules normales
Les TSTA désignent des antigènes normaux réactivés par la croissance tumorale
Les TSTA correspondent à des protéines embryonnaires exprimées dans certains tissus normaux
Les TSTA sont des produits viraux présents dans diverses cellules de l’organisme

Les TSTA proviennent de protéines tumorales modifiées et sont absents des cellules normales

Explication

Les TSTA sont des peptides issus de protéines tumorales modifiées, présentés notamment par le CMH-I et absents des cellules normales. Les protéines embryonnaires, les produits viraux et les gènes silencieux réactivés relèvent plutôt des TATA, qui ne sont pas spécifiques des cellules tumorales.

20. Qu’est-ce qu’une cytokine dans le fonctionnement du système immunitaire ?

Une molécule sécrétée par des cellules immunocompétentes pour assurer leur dialogue.
Un anticorps circulant qui neutralise les microbes après leur entrée dans l’organisme.
Une cellule spécialisée dans la phagocytose des agents infectieux présents dans les tissus.
Un récepteur membranaire porté par chaque lymphocyte pour fixer directement un antigène.

Une molécule sécrétée par des cellules immunocompétentes pour assurer leur dialogue.

Explication

Une cytokine est une molécule libérée par des cellules immunocompétentes afin de transmettre des informations entre les cellules de défense. Un récepteur, une cellule phagocytaire et un anticorps sont des éléments différents par leur nature et leur fonction.

21. Dans quelle situation les lymphocytes T jouent-ils surtout un rôle dans l’immunité antiparasitaire ?

Lors d’infections par des parasites extracellulaires, en produisant directement des anticorps spécifiques.
Lors d’infections parasitaires, en empêchant la formation d’anticorps par les lymphocytes B.
Lors d’infections localisées, en transformant les macrophages en cellules productrices d’IgE.
Lors d’infections par des parasites à multiplication intracellulaire, en renforçant la cytotoxicité des macrophages.

Lors d’infections par des parasites à multiplication intracellulaire, en renforçant la cytotoxicité des macrophages.

Explication

Les lymphocytes T interviennent surtout lorsque les parasites se multiplient à l’intérieur des cellules, car ils augmentent alors la cytotoxicité des macrophages. La production d’anticorps et d’IgE dépend principalement de l’activation des lymphocytes B et de leur différenciation.

22. Comment appelle-t-on la fraction exposée d’une molécule antigénique reconnue spécifiquement par un lymphocyte ?

Un haptène ou composé porteur
Un marqueur du soi ou récepteur cellulaire
Un antigène complet ou immunogène
Un épitope ou déterminant antigénique

Un épitope ou déterminant antigénique

Explication

L’épitope, aussi appelé déterminant antigénique, est la partie exposée de l’antigène reconnue spécifiquement par un lymphocyte. Un haptène désigne plutôt un antigène incomplet qui nécessite une molécule porteuse pour devenir immunogène.

23. Chez une personne du groupe A, contre quel antigène les anticorps naturels du plasma sont-ils dirigés ?

Contre l’antigène B, absent de ses hématies
Contre l’antigène A, présent sur ses hématies
Contre l’antigène D, présent chez les personnes Rhésus positif
Contre les molécules CMH-I, présentes sur ses cellules nucléées

Contre l’antigène B, absent de ses hématies

Explication

Une personne du groupe A porte l’antigène A sur ses hématies et possède naturellement des anticorps dirigés contre l’antigène B absent. L’anti-D relève du système Rhésus et apparaît après un contact immunisant, plutôt que comme un anticorps naturel du système ABO.

24. Quelle définition décrit le mieux un antigène ?

Une substance capable d’induire une réponse immunitaire ou de réagir avec des anticorps
Une molécule chargée de transporter les lymphocytes vers les tissus enflammés
Une cellule capable de produire des anticorps après sa maturation dans un organe lymphoïde
Une structure cellulaire qui détruit les agents infectieux par phagocytose

Une substance capable d’induire une réponse immunitaire ou de réagir avec des anticorps

Explication

Un antigène peut déclencher une réponse immunitaire ou être reconnu spécifiquement par des anticorps. Une cellule productrice d’anticorps correspond plutôt à un plasmocyte, tandis que le transport et la phagocytose relèvent d’autres fonctions immunitaires.

25. Quelle discipline étudie les moyens de défense de l’organisme contre les agressions extérieures ?

L’immunologie
La physiologie
La génétique
L’histologie

L’immunologie

Explication

L’immunologie analyse les mécanismes de défense de l’organisme face aux agressions extérieures. La génétique étudie plutôt la transmission et l’expression des caractères héréditaires.

26. Quel est le rôle du thymus dans la maturation des lymphocytes ?

Il filtre la lymphe et conserve les lymphocytes activés dans ses cavités
Il permet la maturation des lymphocytes T issus de précurseurs provenant de la moelle osseuse
Il produit et mature les lymphocytes B à partir de cellules présentes dans la circulation
Il filtre le sang et favorise la formation de lymphocytes B mémoires

Il permet la maturation des lymphocytes T issus de précurseurs provenant de la moelle osseuse

Explication

Le thymus reçoit des précurseurs provenant de la moelle osseuse et assure leur maturation en lymphocytes T. La maturation des lymphocytes B appartient à la moelle osseuse, tandis que la filtration concerne les ganglions ou la rate.

27. Que signifie la codominance des gènes du CMH chez un individu hétérozygote ?

Un allèle est remplacé par une nouvelle combinaison après la naissance.
Un seul allèle est exprimé selon le parent qui l’a transmis.
Les deux allèles sont masqués jusqu’à une stimulation immunitaire.
Les allèles hérités des deux parents s’expriment ensemble.

Les allèles hérités des deux parents s’expriment ensemble.

Explication

La codominance signifie que les allèles du CMH hérités des deux parents contribuent ensemble aux molécules exprimées. Elle ne correspond pas à l’expression d’un seul allèle choisi selon son origine parentale.

28. Quelle compatibilité caractérise le système ABO lors d’une transfusion de globules rouges ?

Le groupe O peut recevoir des quatre groupes, tandis que le groupe AB peut donner aux groupes A et B.
Le groupe A peut donner aux groupes A et B, tandis que le groupe B peut recevoir des groupes A et O.
Le groupe O peut donner aux quatre groupes, tandis que le groupe AB peut recevoir des quatre groupes.
Le groupe AB peut donner aux quatre groupes, tandis que le groupe O peut recevoir des quatre groupes.

Le groupe O peut donner aux quatre groupes, tandis que le groupe AB peut recevoir des quatre groupes.

Explication

Dans le système ABO, le groupe O est considéré comme donneur universel et le groupe AB comme receveur universel. Le groupe O reçoit principalement du groupe O, tandis que le groupe AB donne principalement au groupe AB.

29. Quelle association entre lignées cellulaires et types de cellules est correcte ?

La lignée lymphoïde comprend les granulocytes, les mastocytes et les monocytes circulants
La lignée myéloïde comprend les granulocytes, les mastocytes, les cellules dendritiques et les monocytes
La lignée lymphoïde comprend les macrophages, les éosinophiles et les cellules dendritiques
La lignée myéloïde comprend les lymphocytes B, les lymphocytes T et les cellules NK

La lignée myéloïde comprend les granulocytes, les mastocytes, les cellules dendritiques et les monocytes

Explication

Les granulocytes, mastocytes, cellules dendritiques et monocytes appartiennent à la lignée myéloïde. Les lymphocytes B, T et les cellules NK relèvent de la lignée lymphoïde, ce qui permet de distinguer les deux groupes.

30. Quel effet associe correctement les interférons α, β et γ ?

Ils limitent la réplication et la transmission virales et activent notamment les macrophages et les cellules NK.
Ils inhibent la présentation antigénique et réduisent l’activité des lymphocytes lors d’une infection virale.
Ils favorisent la multiplication des virus et empêchent l’activation des macrophages dans les tissus infectés.
Ils déclenchent la production d’anticorps par les plasmocytes et détruisent directement les parasites enkystés.

Ils limitent la réplication et la transmission virales et activent notamment les macrophages et les cellules NK.

Explication

Les interférons α, β et γ inhibent la réplication et la transmission des virus et activent notamment les macrophages, les cellules NK et les lymphocytes. Ils ne favorisent donc pas la multiplication virale et ne se définissent pas par une destruction directe des parasites.

31. Lequel de ces exemples correspond à un antigène de transplantation associé à une tumeur, ou TATA ?

Une oncoprotéine exprimée par une cellule tumorale et présente dans certaines cellules normales
Un fragment protéique présenté par le CMH-I après transformation maligne d’une cellule
Un peptide issu d’une protéine tumorale modifiée et absent des cellules normales
Un antigène membranaire créé exclusivement par une mutation propre à la tumeur

Une oncoprotéine exprimée par une cellule tumorale et présente dans certaines cellules normales

Explication

Les TATA comprennent notamment des oncoprotéines, des produits de gènes silencieux, des protéines embryonnaires ou des produits viraux exprimés par les cellules tumorales. Leur présence possible dans des cellules normales les distingue des TSTA, qui sont spécifiques des cellules tumorales.

32. Sur quel chromosome les gènes du CMH sont-ils regroupés ?

Le chromosome X
Le chromosome 21
Le chromosome 6
Le chromosome 1

Le chromosome 6

Explication

Les gènes du CMH se trouvent sur le chromosome 6, dans six locus principaux nommés A, B, C, DP, DQ et DR. Le chromosome 1 porte notamment le locus associé au système Rhésus, mais pas les gènes du CMH.

33. Quelle fonction distingue principalement un lymphocyte T CD8 cytotoxique d’un lymphocyte T CD4 auxiliaire ?

Le T CD8 présente les antigènes, tandis que le T CD4 élimine les cellules porteuses d’un virus.
Le T CD8 lyse des cellules infectées ou tumorales, tandis que le T CD4 stimule d’autres cellules immunitaires.
Le T CD8 fabrique des lymphocytes mémoires, tandis que le T CD4 neutralise directement les toxines.
Le T CD8 produit des anticorps, tandis que le T CD4 détruit les parasites extracellulaires.

Le T CD8 lyse des cellules infectées ou tumorales, tandis que le T CD4 stimule d’autres cellules immunitaires.

Explication

Les lymphocytes T CD8 cytotoxiques détruisent les cellules portant notamment des antigènes viraux ou tumoraux, tandis que les T CD4 auxiliaires stimulent la multiplication et la différenciation d’autres cellules immunitaires. La production d’anticorps appartient principalement aux plasmocytes issus des lymphocytes B.

34. Pourquoi les infections parasitaires sont-elles souvent difficiles à éliminer complètement ?

Les parasites portent de nombreux antigènes et déclenchent des réponses humorales et cellulaires, mais l’élimination reste souvent incomplète.
Les parasites sont éliminés dès la première réponse immunitaire grâce à une réaction humorale uniforme.
Les parasites portent peu d’antigènes et empêchent toute activation des réponses humorales ou cellulaires de l’hôte.
Les parasites échappent aux défenses parce qu’ils ne sont reconnus par aucune cellule de l’immunité adaptative.

Les parasites portent de nombreux antigènes et déclenchent des réponses humorales et cellulaires, mais l’élimination reste souvent incomplète.

Explication

La diversité antigénique des parasites stimule à la fois des réponses humorales et cellulaires, mais ces réponses éliminent rarement totalement l’agent. Dire qu’ils ne déclenchent aucune réponse ou qu’ils sont rapidement éliminés ne correspond pas à la persistance fréquente des infections parasitaires.

35. Comment se distinguent les récepteurs des phagocytes de ceux des lymphocytes B et T ?

Les phagocytes et les lymphocytes possèdent des récepteurs équivalents, mais les premiers répondent plus rapidement.
Les phagocytes portent un BCR unique, tandis que chaque lymphocyte reconnaît plusieurs motifs grâce à des récepteurs larges.
Les phagocytes portent des récepteurs à spécificité large, tandis que chaque lymphocyte possède un BCR ou un TCR mono-spécifique.
Les phagocytes reconnaissent les antigènes présentés, tandis que les lymphocytes utilisent des récepteurs dépourvus de spécificité.

Les phagocytes portent des récepteurs à spécificité large, tandis que chaque lymphocyte possède un BCR ou un TCR mono-spécifique.

Explication

Les macrophages et les granulocytes disposent de récepteurs capables de reconnaître largement des motifs, alors que chaque lymphocyte B ou T porte un récepteur mono-spécifique. Assimiler les récepteurs des phagocytes aux BCR ou aux TCR inverse cette distinction fondamentale.

36. Une cellule de l’organisme devient cancéreuse en modifiant ses marqueurs de surface : de quel type de non-soi s’agit-il ?

Du non-soi endogène, issu d’une modification des marqueurs du soi
D’un épitope, correspondant à une fraction reconnue d’un antigène
Du non-soi exogène, introduit par un agent provenant de l’extérieur
D’un haptène, correspondant à une petite molécule non immunogène seule

Du non-soi endogène, issu d’une modification des marqueurs du soi

Explication

Le non-soi endogène apparaît lorsque les marqueurs d’une cellule de l’organisme sont modifiés, comme dans une cellule cancéreuse ou infectée. Le non-soi exogène provient plutôt d’un élément extérieur qui entre dans l’organisme.

37. Quel mécanisme caractérise la reconnaissance antigénique par un lymphocyte T ?

Son BCR fixe directement un épitope libre présent à la surface d’un agent infectieux.
Son TCR détruit spontanément toute cellule portant une molécule étrangère.
Son TCR reconnaît un déterminant antigénique présenté par une cellule présentatrice d’antigène.
Son BCR reconnaît un antigène après sa transformation en anticorps circulant.

Son TCR reconnaît un déterminant antigénique présenté par une cellule présentatrice d’antigène.

Explication

Les lymphocytes T utilisent leur TCR pour reconnaître des déterminants antigéniques présentés par des cellules présentatrices d’antigène. La fixation directe d’un épitope par un BCR correspond plutôt à la reconnaissance effectuée par un lymphocyte B.

38. Sur quels éléments repose la définition des quatre groupes sanguins du système ABO ?

Sur les protéines de coagulation et les enzymes libérées par les plaquettes.
Sur l’antigène D des hématies et les anticorps anti-D produits après une grossesse.
Sur les molécules de CMH présentes dans les cellules nucléées et les lymphocytes circulants.
Sur les antigènes présents sur les hématies et les anticorps présents dans le plasma.

Sur les antigènes présents sur les hématies et les anticorps présents dans le plasma.

Explication

Les groupes A, B, AB et O dépendent des antigènes portés par les hématies et des anticorps présents dans le plasma. L’antigène D appartient au système Rhésus, qui est distinct du système ABO.

39. Quelles fonctions sont principalement assurées par les ganglions lymphatiques ?

Ils maturent les lymphocytes T et sélectionnent leurs récepteurs dans leur cortex spécialisé
Ils filtrent le sang et synthétisent des anticorps dans une pulpe riche en macrophages
Ils filtrent la lymphe, servent de réservoirs cellulaires et favorisent les réactions immunitaires
Ils produisent les cellules sanguines et maturent les lymphocytes B dans leur tissu médullaire

Ils filtrent la lymphe, servent de réservoirs cellulaires et favorisent les réactions immunitaires

Explication

Les ganglions filtrent la lymphe, contiennent des cellules immunitaires et constituent des lieux majeurs de développement des réactions immunitaires. La production sanguine et la maturation des lymphocytes B appartiennent à la moelle osseuse, tandis que la filtration du sang caractérise la rate.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Soi non-soi et réponses immunitaires.

Immunologie — définition ?

Étude des mécanismes de défense de l'organisme.

Soi — définition ?

Molécules reconnues et tolérées par le système immunitaire.

Non-soi — rôle ?

Reconnaissance et élimination par le système immunitaire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Soi non-soi et réponses immunitaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM