QCM : TCC et classification DSM (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi les thérapies cognitivo-comportementales sont-elles qualifiées de modèles fondés sur des données probantes ?

Leurs techniques reposent principalement sur l’intuition clinique du thérapeute
Leurs techniques sont choisies selon les préférences culturelles du patient
Leurs techniques sont transmises par tradition au sein des professions de santé
Leurs techniques ont été étudiées scientifiquement et leur efficacité a été démontrée

Leurs techniques ont été étudiées scientifiquement et leur efficacité a été démontrée

Explication

Un modèle fondé sur des données probantes utilise des techniques évaluées par des études scientifiques ayant établi leur efficacité. L’intuition clinique peut compléter l’évaluation, mais elle ne constitue pas le fondement principal de ce modèle.

2. Comment le clinicien intervient-il généralement dans les thérapies cognitivo-comportementales ?

Il adopte un rôle actif et examine les situations-problèmes à l’aide d’outils structurés
Il se concentre sur l’histoire familiale sans utiliser de supports entre les séances
Il privilégie l’interprétation des rêves et limite l’utilisation d’outils d’évaluation
Il reste en retrait et évite d’explorer les situations concrètes vécues par le patient

Il adopte un rôle actif et examine les situations-problèmes à l’aide d’outils structurés

Explication

Dans les TCC, le clinicien est actif et s’appuie notamment sur des questionnaires, des carnets et des tableaux pour examiner les situations-problèmes. Une posture très passive ou une focalisation sur d’autres domaines ne correspond pas à cette caractéristique.

3. Quelle caractéristique décrit le mieux la relation thérapeutique dans les TCC ?

Le psychologue porte la responsabilité du changement et le patient participe selon ses possibilités
Le psychologue dirige les décisions et le patient applique les solutions définies pendant les séances
Le patient travaille seul sur ses difficultés et le psychologue fournit principalement des explications générales
Le patient et le psychologue collaborent, tandis que le patient assume la responsabilité du changement

Le patient et le psychologue collaborent, tandis que le patient assume la responsabilité du changement

Explication

La relation TCC est collaborative et symétrique : chacun est actif, échange son point de vue et recherche des solutions, mais la responsabilité du changement revient au patient. Une relation fondée sur la direction unilatérale du psychologue ne respecte pas cette symétrie.

4. Quelle formulation distingue correctement l’alliance thérapeutique de la conception rogerienne de la relation d’aide ?

L’alliance thérapeutique intervient après le traitement, tandis que Rogers la limitait à l’évaluation initiale
L’alliance thérapeutique est nécessaire mais pas suffisante, tandis que Rogers décrivait la relation d’aide comme nécessaire et suffisante
L’alliance thérapeutique et la relation d’aide sont deux notions équivalentes, sans différence dans leur rôle thérapeutique
L’alliance thérapeutique est suffisante mais pas nécessaire, tandis que Rogers la décrivait comme facultative dans la relation d’aide

L’alliance thérapeutique est nécessaire mais pas suffisante, tandis que Rogers décrivait la relation d’aide comme nécessaire et suffisante

Explication

L’alliance thérapeutique constitue un facteur majeur d’efficacité, mais elle doit s’associer à d’autres éléments pour produire un changement thérapeutique. La confusion vient de la conception attribuée à Carl Rogers, pour qui la relation d’aide était nécessaire et suffisante.

5. Quelles qualités favorisent particulièrement l’alliance thérapeutique ?

L’empathie, l’authenticité et l’acceptation bienveillante sans jugement
La directivité, la confrontation systématique et la validation des interprétations du thérapeute
La distance, la neutralité émotionnelle et l’évaluation critique des choix du patient
La maîtrise technique, la rapidité d’intervention et la réserve dans les échanges

L’empathie, l’authenticité et l’acceptation bienveillante sans jugement

Explication

L’empathie, l’authenticité ou congruence, ainsi que l’acceptation bienveillante et sans jugement favorisent l’alliance thérapeutique. Une attitude critique ou une distance émotionnelle marquée s’éloigne de ces qualités relationnelles.

6. Quelle chronologie décrit correctement l’apparition et le développement géographique des TCC ?

Elles apparaissent dans les pays anglo-saxons durant les années 1950, puis se développent en France durant les années 1970
Elles apparaissent en France durant les années 1950, puis se diffusent dans les pays anglo-saxons durant les années 1970
Elles apparaissent dans les pays anglo-saxons durant les années 1970, puis arrivent en France durant les années 1990
Elles apparaissent simultanément en France et dans les pays anglo-saxons durant les années 1950

Elles apparaissent dans les pays anglo-saxons durant les années 1950, puis se développent en France durant les années 1970

Explication

Les TCC apparaissent dans les pays anglo-saxons au cours des années 1950 avant de se développer en France dans les années 1970. Les autres propositions inversent les lieux, les périodes ou l’ordre historique.

7. Sur quels courants et domaines les TCC s’appuient-elles principalement ?

Sur le cognitivisme, l’art-thérapie, la psychologie humaniste et l’observation des conduites
Sur le comportementalisme, la neurochirurgie, la linguistique et l’analyse des relations sociales
Sur une psychologie scientifique, le comportementalisme, le cognitivisme et l’étude des émotions
Sur une psychologie spéculative, la psychanalyse, la sociologie clinique et l’étude des rêves

Sur une psychologie scientifique, le comportementalisme, le cognitivisme et l’étude des émotions

Explication

Les TCC appliquent une psychologie scientifique et s’appuient sur le comportementalisme, le cognitivisme notamment associé à Albert Ellis, ainsi que sur les émotions dans les TCCE. Les autres regroupements introduisent des domaines qui ne constituent pas les fondements indiqués.

8. Que postule le modèle interactionnel utilisé par les TCC ?

Le comportement, les cognitions et les émotions s’influencent constamment et peuvent être ciblés lorsqu’ils deviennent handicapants
Les émotions expliquent les cognitions, mais les comportements sont étudiés séparément des deux autres niveaux
Les cognitions sont la cause principale des difficultés, alors que les comportements et les émotions jouent un rôle secondaire
Les comportements déterminent les émotions, tandis que les cognitions restent indépendantes du fonctionnement psychique

Le comportement, les cognitions et les émotions s’influencent constamment et peuvent être ciblés lorsqu’ils deviennent handicapants

Explication

Le modèle interactionnel considère que le comportement, la cognition et les émotions sont en interaction constante, et que les TCC peuvent agir sur ces trois niveaux lorsqu’ils deviennent inadaptés et handicapants. Réduire le modèle à une relation à sens unique entre deux éléments en contredit le principe central.

9. Que recouvre principalement la psychopathologie ?

L’étude des comportements pathologiques et des méthodes d’aide aux personnes souffrant de troubles psychiques
L’étude des comportements ordinaires et des habitudes sociales dans différents environnements
L’analyse des fonctions cérébrales sans prise en compte des manifestations comportementales
L’étude des techniques éducatives destinées à prévenir les difficultés scolaires

L’étude des comportements pathologiques et des méthodes d’aide aux personnes souffrant de troubles psychiques

Explication

La psychopathologie étudie les comportements pathologiques ainsi que les méthodes destinées à aider les personnes présentant des troubles psychiques. L’étude des comportements ordinaires relève d’autres domaines et ne définit pas cette discipline.

10. Quelle évolution caractérise la classification de l’OMS en 1945 ?

Elle devient une classification des troubles mentaux fondée sur une distinction entre névrose et psychose
Elle devient une classification internationale des maladies, traumatismes et causes de décès avec un chapitre sur les troubles mentaux et du comportement
Elle adopte une approche athéorique destinée à éviter toute référence à un modèle explicatif
Elle abandonne les causes de décès pour se concentrer sur les symptômes psychologiques individuels

Elle devient une classification internationale des maladies, traumatismes et causes de décès avec un chapitre sur les troubles mentaux et du comportement

Explication

En 1945, l’OMS met à jour la classification et lui donne un intitulé international incluant un chapitre consacré aux troubles mentaux et du comportement. La distinction entre névrose et psychose appartient aux premières versions du DSM, tandis que l’approche athéorique apparaît plus tard.

11. À quelle date les États membres de l’OMS ont-ils adopté la CIM-11 ?

En 1980
En 1945
En 2019
En 1952

En 2019

Explication

Les États membres de l’OMS ont adopté la CIM-11 en 2019. Les autres dates correspondent à des étapes antérieures de la CIM ou à l’histoire du DSM.

12. Quel changement est associé au DSM-3 paru en 1980 ?

L’adoption internationale de la onzième révision de la classification de l’OMS
L’adoption d’une approche aussi neutre que possible, qualifiée d’athéorique
La distinction psychanalytique entre névrose et psychose dans les premières versions
L’introduction d’une classification fondée sur cinq axes cliniques et psychosociaux

L’adoption d’une approche aussi neutre que possible, qualifiée d’athéorique

Explication

Le DSM-3, paru en 1980, vise une approche aussi neutre que possible, appelée athéorique. La distinction entre névrose et psychose caractérisait les DSM-1 et DSM-2, tandis que la CIM-11 relève de l’OMS.

13. Quel est un objectif important des classifications diagnostiques ?

Empêcher la comparaison des résultats obtenus auprès de populations différentes
Faciliter des hypothèses diagnostiques claires et une prise en charge adaptée
Décrire les troubles sans améliorer la communication entre les professionnels
Remplacer l’évaluation clinique par une décision automatique fondée sur une catégorie

Faciliter des hypothèses diagnostiques claires et une prise en charge adaptée

Explication

Les classifications aident à formuler des hypothèses diagnostiques plus claires, à choisir des prises en charge adaptées et à communiquer entre professionnels et chercheurs. Elles ne remplacent pas l’évaluation clinique et servent précisément à favoriser la comparaison des recherches.

14. Quels éléments caractérisaient l’approche multiaxiale du DSM-4 ?

Deux axes distinguant les troubles psychiques selon leur origine biologique ou environnementale
Cinq axes portant sur les troubles, les affections médicales, le contexte psychosocial et le fonctionnement global
Trois axes consacrés aux symptômes, à leur sévérité et à leur évolution au fil du temps
Un axe unique évaluant la présence d’un trouble et son retentissement social

Cinq axes portant sur les troubles, les affections médicales, le contexte psychosocial et le fonctionnement global

Explication

Le DSM-4 comportait cinq axes, notamment les troubles cliniques, les troubles de la personnalité, les affections médicales, les facteurs psychosociaux et le fonctionnement global évalué de 0 à 100. La réduction à une approche dimensionnelle de la sévérité caractérise plutôt le DSM-5.

15. Quelle différence distingue principalement le DSM-5 du DSM-4 concernant la classification des troubles ?

Le DSM-5 remplace les catégories diagnostiques par une analyse exclusivement fondée sur les événements sociaux
Le DSM-5 conserve les cinq axes et supprime l’évaluation de l’impact des troubles dans la vie quotidienne
Le DSM-5 abandonne les cinq axes et précise la sévérité des troubles dans une approche plus dimensionnelle
Le DSM-5 reprend l’approche psychanalytique des premières versions en distinguant névrose et psychose

Le DSM-5 abandonne les cinq axes et précise la sévérité des troubles dans une approche plus dimensionnelle

Explication

Le DSM-5 abandonne l’approche multiaxiale et précise le degré de sévérité afin d’indiquer l’impact des troubles dans la vie de la personne, ce qui renforce l’approche dimensionnelle. Les cinq axes appartiennent au DSM-4 et l’approche psychanalytique aux premières versions du DSM.

16. Que désigne l’anamnèse dans le cadre d’une thérapie TCC ?

Une vue d’ensemble de la vie de la personne et de l’histoire de sa pathologie
Une comparaison entre plusieurs diagnostics possibles à partir des symptômes observés
Une mesure répétée de l’efficacité du traitement après chaque séance
Une analyse détaillée des pensées et émotions dans chaque séquence comportementale

Une vue d’ensemble de la vie de la personne et de l’histoire de sa pathologie

Explication

L’anamnèse rassemble une vue d’ensemble de la vie de la personne et de l’histoire de sa pathologie, en tenant compte des facteurs développementaux, personnels, familiaux et sociaux. La comparaison des diagnostics relève du diagnostic différentiel, tandis que l’analyse des séquences appartient à l’analyse fonctionnelle.

17. Quelle distinction oppose correctement les signes et les symptômes ?

Les signes sont ressentis par le patient et les symptômes sont mesurés directement par le clinicien
Les signes correspondent aux émotions et les symptômes correspondent aux comportements observables
Les signes décrivent les antécédents et les symptômes décrivent les conditions socio-économiques
Les signes sont observés par le clinicien et les symptômes sont exprimés subjectivement par le patient

Les signes sont observés par le clinicien et les symptômes sont exprimés subjectivement par le patient

Explication

Les signes sont des éléments objectifs observés par le clinicien, alors que les symptômes correspondent à l’expérience subjective exprimée par le patient. Les antécédents et les conditions socio-économiques appartiennent au recueil anamnestique et ne définissent pas cette distinction.

18. À quoi sert principalement le diagnostic différentiel ?

À fixer les objectifs thérapeutiques avant l’analyse des manifestations cliniques
À recueillir l’histoire de vie avant toute formulation d’hypothèse clinique
À préciser les séquences comportementales qui maintiennent un trouble psychique
À comparer plusieurs hypothèses pour retenir celle qui explique le mieux les symptômes

À comparer plusieurs hypothèses pour retenir celle qui explique le mieux les symptômes

Explication

Le diagnostic différentiel compare plusieurs hypothèses diagnostiques afin d’identifier celle qui rend le mieux compte des symptômes et de limiter les erreurs. Le recueil de l’histoire relève de l’anamnèse, tandis que les séquences comportementales relèvent de l’analyse fonctionnelle.

19. Quel est le rôle de l’analyse fonctionnelle en TCC ?

Mesurer le fonctionnement global sur une échelle standardisée allant de 0 à 100
Préciser les comportements, cognitions et émotions associés au trouble pour comprendre le fonctionnement de la personne
Établir une liste administrative des antécédents et des conditions socio-économiques de la personne
Comparer des diagnostics concurrents afin de choisir la catégorie qui correspond aux symptômes

Préciser les comportements, cognitions et émotions associés au trouble pour comprendre le fonctionnement de la personne

Explication

L’analyse fonctionnelle décrit les séquences comportementales, les cognitions et les émotions liées au trouble afin de comprendre le fonctionnement de la personne. La comparaison des hypothèses correspond au diagnostic différentiel, tandis que l’échelle de 0 à 100 appartenait à l’approche multiaxiale du DSM-4.

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Qu'est-ce qu'un modèle evidence-based en TCC ?

Un modèle fondé sur des évidences scientifiques prouvant l'efficacité des techniques.

Quel rôle le clinicien joue-t-il dans les TCC ?

Un rôle actif centré sur les situations-problèmes.

Quels outils le clinicien utilise-t-il en TCC pour traiter les situations-problèmes ?

Des questionnaires, des carnets et des tableaux.

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