QCM : Techniques d’injection et de prélèvement (24 questions)
Questions et réponses du QCM
1. Dans quel tissu l’injection sous-cutanée dépose-t-elle le médicament ?
Dans une veine superficielle proche de la peau
Dans le tissu graisseux situé sous la peau
Dans le derme situé entre la peau et la graisse
Dans le tissu musculaire situé sous la graisse
Dans le tissu graisseux situé sous la peau
Explication
L’injection sous-cutanée dépose le médicament dans le tissu graisseux sous la peau, sans atteindre le muscle. L’injection intramusculaire, qui constitue la confusion fréquente, vise au contraire directement le muscle.
2. Quel traitement constitue une indication courante de l’injection sous-cutanée ?
La perfusion d’un soluté dans une veine
Le prélèvement d’un échantillon sanguin
L’administration d’un anesthésique dans le muscle
L’administration d’insuline
L’administration d’insuline
Explication
L’insuline est une indication majeure de la voie sous-cutanée, tout comme l’énoxaparine et certains autres traitements. Une perfusion, une injection intramusculaire et un prélèvement sanguin relèvent d’autres gestes ou voies.
3. Quel site convient à une injection sous-cutanée ?
La face interne du poignet près de l’artère
La partie centrale de la colonne vertébrale
La région située immédiatement autour du nombril
La face antéro-externe de la cuisse
La face antéro-externe de la cuisse
Explication
La face antéro-externe des cuisses fait partie des sites adaptés à l’injection sous-cutanée. L’abdomen peut aussi être utilisé, mais la zone proche du nombril doit être évitée; les autres sites proposés ne correspondent pas aux sites indiqués.
4. Quelle précaution faut-il appliquer après une injection sous-cutanée d’héparine de bas poids moléculaire ?
Ne pas masser le site d’injection
Mobiliser vigoureusement le tissu injecté
Masser fortement le site pendant plusieurs minutes
Appliquer systématiquement une chaleur locale
Ne pas masser le site d’injection
Explication
Après une injection d’HBPM, le site ne doit pas être massé, et les consignes relatives à la seringue préremplie doivent être respectées. Le massage ou la stimulation locale ne remplacent pas ces précautions et peuvent favoriser des complications locales.
5. Quelle structure est directement ciblée par une injection intramusculaire ?
Un muscle contenant des vaisseaux sanguins
La couche superficielle du derme
Le tissu graisseux situé sous la peau
La lumière d’une veine périphérique
Un muscle contenant des vaisseaux sanguins
Explication
L’injection intramusculaire introduit le médicament directement dans un muscle, où il est absorbé par les vaisseaux sanguins. Le tissu graisseux sous-cutané correspond à une autre voie d’administration, tandis qu’une veine serait ciblée par une injection intraveineuse.
6. Lequel est un site reconnu pour une injection intramusculaire ?
La face postérieure de l’avant-bras
La région ventroglutéale
Le pli cutané situé sous la clavicule
La zone immédiatement voisine du nombril
La région ventroglutéale
Explication
La région ventroglutéale fait partie des principaux sites intramusculaires, avec le deltoïde et le vaste latéral de la cuisse. Les autres zones proposées ne figurent pas parmi ces sites de référence.
7. À quel angle introduit-on généralement l’aiguille lors d’une injection intramusculaire ?
À 45 degrés selon l’épaisseur du tissu
À 15 degrés en longeant la peau
À 30 degrés dans le tissu sous-cutané
À 90 degrés par rapport à la peau
À 90 degrés par rapport à la peau
Explication
La technique intramusculaire prévoit une introduction de l’aiguille à 90 degrés. L’angle de 45 degrés ou de 90 degrés selon l’aiguille et l’épaisseur du tissu concerne la technique sous-cutanée, et non la règle générale de l’injection intramusculaire.
8. Quel est l’objectif principal d’un prélèvement sanguin veineux ?
Mesurer directement la température corporelle
Recueillir du sang dans des tubes pour des analyses biologiques
Déposer un vaccin dans le tissu musculaire
Injecter un médicament dans le réseau veineux périphérique
Recueillir du sang dans des tubes pour des analyses biologiques
Explication
Le prélèvement sanguin consiste à recueillir du sang dans un ou plusieurs tubes afin de réaliser des analyses biologiques. L’injection médicamenteuse, la vaccination et la mesure de la température correspondent à d’autres actes.
9. Dans quelle situation un prélèvement sanguin peut-il être indiqué ?
Pour désinfecter une plaie superficielle
Pour administrer un vaccin dans le deltoïde
Pour surveiller l’efficacité d’un traitement
Pour déposer une dose d’insuline sous la peau
Pour surveiller l’efficacité d’un traitement
Explication
La surveillance d’un traitement fait partie des indications du prélèvement sanguin, au même titre que les bilans biologiques et la recherche d’une infection. Les autres propositions décrivent des actes thérapeutiques ou de soins qui ne nécessitent pas ce prélèvement.
10. Quelle veine est souvent privilégiée lors d’un prélèvement au pli du coude ?
La veine fémorale profonde
La veine médiane cubitale
La veine jugulaire externe
La veine basilique en première intention
La veine médiane cubitale
Explication
Au pli du coude, la veine médiane cubitale est souvent privilégiée, puis la veine céphalique. La veine basilique demande davantage de prudence en raison de sa proximité avec des structures nerveuses et artérielles.
11. Quelle étape doit être réalisée au plus près du patient après le prélèvement veineux ?
Transvaser le sang dans de nouveaux tubes au laboratoire
Identifier les tubes avant leur acheminement au laboratoire
Laisser les tubes sans étiquette pendant le transport
Desserrer le garrot après l’envoi des tubes
Identifier les tubes avant leur acheminement au laboratoire
Explication
Les tubes doivent être identifiés au plus près du patient, puis acheminés au laboratoire et tracés. L’identification différée ou le transvasement au laboratoire augmente le risque d’erreur, tandis que le garrot est desserré pendant la procédure avant le retrait de l’aiguille.
12. Quel ordre général des tubes sanguins respecte la succession des additifs et des analyses ?
L’ordre général commence par les flacons d’hémocultures, puis suit les tubes bleu clair, rouge ou jaune, vert, violet et gris. Le tube violet est destiné à la NFS et aux plaquettes, tandis que le tube bleu clair concerne la coagulation.
13. Pourquoi faut-il respecter l’ordre officiel du laboratoire lors d’un prélèvement sanguin ?
Parce qu’il fixe la couleur des tubes et détermine les analyses demandées
Parce qu’il accélère la coagulation et facilite le remplissage des tubes
Parce qu’il peut varier selon les dispositifs et limite la contamination entre additifs
Parce qu’il permet d’utiliser un même additif pour plusieurs examens
Parce qu’il peut varier selon les dispositifs et limite la contamination entre additifs
Explication
L’ordre officiel doit être suivi, car il peut différer selon les dispositifs et contribue à éviter le transfert d’additifs entre les tubes. La couleur des tubes aide à les reconnaître, mais ne constitue pas à elle seule la raison de cet ordre.
14. Qu’est-ce qui caractérise une injection intraveineuse directe ?
Le médicament est injecté sous la peau afin d’être absorbé par les tissus
Le médicament est déposé dans un muscle avant de rejoindre progressivement le sang
Le médicament est appliqué sur une muqueuse avant de traverser les barrières locales
Le médicament est administré dans une veine ou un dispositif veineux déjà en place
Le médicament est administré dans une veine ou un dispositif veineux déjà en place
Explication
L’injection intraveineuse directe introduit le médicament dans une veine ou une voie veineuse existante, ce qui l’amène directement dans la circulation sanguine. Les voies intramusculaire et sous-cutanée nécessitent au contraire une absorption depuis un tissu.
15. Avant une injection intraveineuse directe, quelle vérification est particulièrement nécessaire pour sécuriser l’administration ?
Vérifier la couleur du médicament, sa température et la position du patient
Vérifier le volume de la seringue, le diamètre de l’aiguille et le côté du membre
Vérifier la compatibilité, la dilution, la vitesse et la perméabilité de la voie
Vérifier la fréquence respiratoire, la glycémie et la dernière prise alimentaire
Vérifier la compatibilité, la dilution, la vitesse et la perméabilité de la voie
Explication
La préparation doit prendre en compte la compatibilité, la dilution éventuelle, la vitesse d’administration et la perméabilité de la voie, conformément à la prescription ou au protocole. Une injection intraveineuse directe n’implique pas une administration rapide, car la vitesse dépend du médicament.
16. Quelle séquence décrit le mieux la réalisation sécurisée d’une injection intraveineuse directe ?
Préparer la seringue, identifier le patient, injecter, vérifier la perméabilité, désinfecter le connecteur, puis rechercher les contre-indications
Contrôler la prescription, poser une nouvelle voie, administrer le médicament, éliminer le matériel, puis vérifier la vitesse et la compatibilité
Vérifier les 5 B et les allergies, préparer aseptiquement, contrôler la voie, désinfecter le connecteur, injecter à la vitesse prescrite, puis surveiller et tracer
Informer le patient, injecter rapidement, rincer la voie, vérifier les allergies, puis préparer le médicament et tracer le soin
Vérifier les 5 B et les allergies, préparer aseptiquement, contrôler la voie, désinfecter le connecteur, injecter à la vitesse prescrite, puis surveiller et tracer
Explication
La technique associe les vérifications préalables, l’asepsie, l’identification et l’information du patient, le contrôle de la perméabilité, la désinfection du connecteur, l’administration prescrite, le rinçage prévu, la surveillance et la traçabilité. Une injection rapide n’est pas une règle générale et ne remplace pas ces contrôles.
17. Que signifie prélever une solution médicamenteuse ?
Introduire une solution dans une veine pour obtenir immédiatement son effet thérapeutique
Mélanger plusieurs médicaments liquides avant de choisir la voie d’administration
Transférer un médicament liquide dans une poche afin de modifier sa concentration
Aspirer avec une seringue un médicament liquide contenu dans une ampoule ou un flacon
Aspirer avec une seringue un médicament liquide contenu dans une ampoule ou un flacon
Explication
Le prélèvement consiste à aspirer, à l’aide d’une seringue, la quantité de médicament liquide contenue dans une ampoule ou un flacon. Il s’agit d’une étape de préparation, distincte de l’administration au patient.
18. Quels éléments doivent être contrôlés avant de prélever une solution médicamenteuse ?
La longueur de l’aiguille, le volume de la seringue, le côté du lit et la position du bras
La température du patient, sa fréquence cardiaque, son poids et la couleur de sa peau
La prescription, la concentration, la quantité, la péremption, l’aspect, la conservation et la dilution éventuelle
Le débit de perfusion, la saturation, la glycémie et la date du dernier pansement
La prescription, la concentration, la quantité, la péremption, l’aspect, la conservation et la dilution éventuelle
Explication
Avant le prélèvement, il faut vérifier les caractéristiques du médicament et les conditions de préparation, notamment la prescription, la concentration, la quantité, la péremption, l’aspect, la conservation et une éventuelle reconstitution ou dilution. Une solution présentant un aspect ou une intégrité douteuse ne doit pas être utilisée.
19. Lors du prélèvement dans une ampoule en verre, quelle pratique réduit le risque de blessure et de contamination ?
Maintenir l’ampoule contre la paume, l’ouvrir vers soi et aspirer au contact du verre
Secouer l’ampoule, casser son col au-dessus de la seringue et aspirer avec la même aiguille
Protéger ses doigts, ouvrir l’ampoule à l’opposé de soi et aspirer sans toucher ses bords
Ouvrir l’ampoule horizontalement, poser son contenu sur une surface puis remplir la seringue
Protéger ses doigts, ouvrir l’ampoule à l’opposé de soi et aspirer sans toucher ses bords
Explication
La procédure prévoit la protection des doigts, l’ouverture de l’ampoule à l’opposé de soi et l’aspiration sans contact avec les bords. Ces précautions limitent les blessures et l’introduction de débris ou de contaminants dans la préparation.
20. Que faut-il faire après avoir utilisé une aiguille filtre pour aspirer le contenu d’une ampoule en verre ?
La retirer après l’injection afin que les particules de verre restent dans le dispositif
La rincer avec le médicament puis la remettre sur la seringue pour administrer la dose
La remplacer par un dispositif adapté à l’administration avant d’injecter le médicament
La conserver pour l’injection afin de maintenir la stérilité de la préparation
La remplacer par un dispositif adapté à l’administration avant d’injecter le médicament
Explication
L’aiguille filtre sert à aspirer le contenu d’une ampoule en verre, mais elle doit être remplacée par un dispositif adapté à l’administration. Elle ne doit pas servir à injecter le médicament, notamment en raison du risque lié aux particules de verre retenues lors de l’aspiration.
21. Quelle séquence décrit correctement un prélèvement de médicament dans un flacon ?
Vérifier le médicament et la prescription, désinfecter le bouchon, aspirer la dose prescrite, puis contrôler le volume
Désinfecter le bouchon, aspirer la dose prescrite, vérifier la prescription, puis éliminer le flacon
Contrôler le volume, introduire l’aiguille, vérifier le médicament, puis désinfecter le bouchon
Aspirer la dose prescrite, introduire l’air nécessaire, désinfecter le bouchon, puis vérifier la péremption
Vérifier le médicament et la prescription, désinfecter le bouchon, aspirer la dose prescrite, puis contrôler le volume
Explication
Le prélèvement commence par les vérifications requises et l’hygiène, puis comprend la désinfection avec séchage, l’aspiration de la dose et le contrôle du volume. Vérifier la prescription après l’aspiration expose à réaliser le geste avant d’avoir confirmé ce qui doit être prélevé.
22. Après avoir aspiré la quantité prescrite dans un flacon, quelle action fait partie de la fin correcte du prélèvement ?
Vérifier le volume, retirer l’aiguille, éliminer le matériel et identifier la seringue si nécessaire
Transvaser le contenu dans un autre récipient, conserver le dispositif et noter la dose plus tard
Rincer la seringue avec de l’eau, replacer le bouchon et attendre avant d’identifier la préparation
Ajouter du médicament jusqu’au repère, conserver l’aiguille et remettre le flacon dans son emballage
Vérifier le volume, retirer l’aiguille, éliminer le matériel et identifier la seringue si nécessaire
Explication
La fin du prélèvement comprend la vérification du volume, le retrait et le remplacement éventuel du dispositif, l’élimination du matériel et l’identification de la seringue si besoin. Conserver l’aiguille ou différer l’identification ne correspond pas aux étapes prévues pour sécuriser la préparation.
23. Après une injection ou un prélèvement, quelle conduite associe correctement surveillance et traçabilité ?
Contrôler la dose administrée, ranger les objets piquants, puis attendre une plainte avant de tracer le soin
Rechercher les réactions locales ou générales, surveiller la tolérance, éliminer les objets piquants et tracer le soin
Surveiller la prescription, désinfecter le matériel réutilisable et documenter le soin uniquement en cas de réaction
Observer le point d’injection, conserver les objets piquants pour vérification et inscrire le soin avant la surveillance
Rechercher les réactions locales ou générales, surveiller la tolérance, éliminer les objets piquants et tracer le soin
Explication
La conduite attendue associe la surveillance de la tolérance et des réactions, l’élimination immédiate des objets piquants dans le collecteur OPCT et la traçabilité du soin. La traçabilité documente le soin réalisé, tandis que la surveillance recherche les complications chez le patient.
24. Quel risque est directement associé à un prélèvement médicamenteux mal réalisé ?
Une mauvaise identification du patient, une absence de consentement ou un retard de prise
Un défaut de traçabilité, une prescription incomplète ou une surveillance retardée
Une diminution de la tolérance, une réaction générale ou une douleur au point d’injection
Une erreur de dosage, une contamination ou l’introduction d’air dans la préparation
Une erreur de dosage, une contamination ou l’introduction d’air dans la préparation
Explication
Les risques propres au prélèvement médicamenteux comprennent notamment l’erreur de dosage, la contamination et l’introduction d’air, ainsi que les particules de verre, l’erreur de concentration et la mauvaise conservation. Les réactions du patient relèvent plutôt de la surveillance après le soin que des risques techniques du prélèvement.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Techniques d’injection et de prélèvement.
Qu'est-ce que l'injection sous-cutanée ?
C'est l'injection d'un médicament dans le tissu graisseux sous la peau sans atteindre le muscle.
Quelles sont les principales indications de l'injection sous-cutanée ?
L'administration d'insuline, d'anticoagulants, de certains traitements hormonaux et vaccins.
Quels sont les sites d'injection sous-cutanée recommandés ?
L'abdomen (hors zone proche du nombril), la face antéro-externe des cuisses et la face postéro-externe des bras.