QCM : Traitement et suivi du VIH (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif biologique caractérise le succès attendu d’un traitement antirétroviral efficace ?

Augmenter les CD4 au-dessus de 800 sans modifier la charge virale
Maintenir les CD4 au-dessus de 500 et la charge virale sous 50 copies/mL
Stabiliser les CD4 autour de 350 et la charge virale sous 500 copies/mL
Ramener les CD4 au-dessus de 200 et la charge virale sous 200 copies/mL

Maintenir les CD4 au-dessus de 500 et la charge virale sous 50 copies/mL

Explication

Le traitement vise une restauration immunitaire avec un taux de CD4 supérieur à 500 et une charge virale plasmatique indétectable, inférieure à 50 copies/mL. Un objectif limité à 200 ou 350 CD4 ne correspond pas à la cible présentée, tandis que les CD4 élevés sans contrôle viral ne suffisent pas.

2. Pourquoi le traitement antirétroviral doit-il être poursuivi à vie dans l’état actuel des connaissances ?

Parce qu’il contrôle le VIH sans permettre son éradication
Parce qu’il élimine le VIH mais ne restaure pas les lymphocytes
Parce qu’il rend la charge virale indétectable pendant une durée limitée
Parce qu’il prévient les infections opportunistes sans agir sur le virus

Parce qu’il contrôle le VIH sans permettre son éradication

Explication

Le traitement antirétroviral contrôle la réplication du VIH, mais ne l’éradique pas, ce qui justifie sa poursuite à vie. L’indétectabilité virale ne signifie donc pas la disparition du virus ni la possibilité d’un arrêt définitif.

3. Chez quels patients le traitement antirétroviral est-il indiqué ?

Chez toute personne vivant avec le VIH, quel que soit son taux de CD4
Chez les personnes dont le taux de CD4 est inférieur à 200
Chez les personnes présentant déjà une infection opportuniste
Chez les personnes dont la charge virale dépasse un seuil défini

Chez toute personne vivant avec le VIH, quel que soit son taux de CD4

Explication

Tous les patients VIH positifs sont éligibles au traitement antirétroviral, indépendamment de leur taux de CD4. Le seuil inférieur à 200 concerne notamment certaines mesures de prévention des infections opportunistes et ne définit pas l’accès au traitement antirétroviral.

4. Quelle association entre classes d’antirétroviraux et enzymes ciblées est correcte ?

Les INNTI et les INI ciblent l’intégrase, tandis que les INTI ciblent la protéase
Les INTI et les INI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INNTI ciblent l’intégrase
Les trois classes ciblent la transcriptase inverse par des mécanismes comparables
Les INTI et les INNTI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INI ciblent l’intégrase

Les INTI et les INNTI ciblent la transcriptase inverse, tandis que les INI ciblent l’intégrase

Explication

Les INTI et les INNTI inhibent la transcriptase inverse, alors que les INI inhibent l’intégrase. Confondre les INI avec les inhibiteurs de la transcriptase inverse inverse la distinction essentielle entre ces classes.

5. Quelle combinaison correspond à une trithérapie antirétrovirale d’initiation ?

Trois INTI associés dans une formulation à prises séparées
Deux INNTI associés à un INTI ou à un inhibiteur de protéase
Deux INTI associés à un INNTI ou à un INI
Un INTI associé à un INI et à un inhibiteur de protéase

Deux INTI associés à un INNTI ou à un INI

Explication

La trithérapie d’initiation associe deux INTI à un INNTI ou à un INI, les schémas en comprimé unique étant privilégiés. Les autres associations ne correspondent pas à la structure d’initiation décrite.

6. Quelle démarche fait partie de la prise en soins initiale d’une personne vivant avec le VIH ?

Se concentrer sur la charge virale avant d’aborder les conditions de vie
Reporter les questions familiales jusqu’à la stabilisation immunologique
Limiter l’évaluation aux symptômes directement liés au VIH
Évaluer la personne dans sa globalité et rechercher ses comorbidités

Évaluer la personne dans sa globalité et rechercher ses comorbidités

Explication

La prise en soins initiale comprend une approche globale, l’établissement d’une relation de confiance, l’exploration des problématiques sociales et familiales et la recherche de comorbidités. Une évaluation centrée sur les seuls paramètres virologiques ou symptômes liés au VIH néglige cette approche multidimensionnelle.

7. Quel ordre général guide l’attitude thérapeutique lors de la prise en soins initiale ?

Rechercher les comorbidités, instaurer le traitement antirétroviral, puis traiter les infections opportunistes
Traiter les infections opportunistes, les prévenir, puis instaurer le traitement antirétroviral
Prévenir les infections opportunistes, instaurer le traitement antirétroviral, puis les traiter
Instaurer le traitement antirétroviral, prévenir les infections opportunistes, puis les traiter

Traiter les infections opportunistes, les prévenir, puis instaurer le traitement antirétroviral

Explication

L’ordre indiqué consiste à traiter curativement les infections opportunistes présentes, à mettre en place leur prévention, notamment lorsque les CD4 sont inférieurs à 200, puis à instaurer le traitement antirétroviral. Commencer par le traitement antirétroviral ne respecte pas cette séquence clinique.

8. Quelle organisation correspond au suivi global au long cours d’une personne vivant avec le VIH ?

Un suivi assuré par le spécialiste, avec une évaluation hospitalière réalisée tous les cinq ans
Une coordination entre le spécialiste et le médecin généraliste, avec une évaluation hospitalière au moins annuelle
Une prise en charge hospitalière continue, sans intervention régulière du médecin généraliste
Un suivi par le médecin généraliste, avec recours au spécialiste en cas de complication

Une coordination entre le spécialiste et le médecin généraliste, avec une évaluation hospitalière au moins annuelle

Explication

Le suivi au long cours repose sur une gestion conjointe par le spécialiste et le médecin généraliste, complétée par une évaluation hospitalière minimale annuelle. Un suivi limité à l’un des deux médecins ou espacé de plusieurs années ne correspond pas à cette organisation.

9. Quelle proposition décrit correctement les priorités de la prise en charge régulière d’une personne vivant avec le VIH ?

Prévenir les complications, rechercher les addictions et adapter le dépistage des IST selon la durée du traitement
Contrôler la charge virale lors des prises de risque, évaluer le sommeil et réaliser une surveillance cardiologique annuelle
Évaluer l’observance, maintenir l’indétectabilité, dépister les IST selon les prises de risque et prévenir les complications
Dépister les IST à chaque consultation, interrompre le traitement en cas d’indétectabilité et surveiller les symptômes infectieux

Évaluer l’observance, maintenir l’indétectabilité, dépister les IST selon les prises de risque et prévenir les complications

Explication

La prise en charge régulière associe l’évaluation de l’observance, le maintien de l’indétectabilité, le dépistage des IST selon les prises de risque, la prévention des complications et la lutte contre le tabac et les addictions. Le dépistage des IST dépend des prises de risque, tandis que l’indétectabilité constitue un objectif constant.

10. Selon quel calendrier la charge virale est-elle contrôlée après l’instauration d’un traitement antirétroviral ?

À M1, M3 et M6, puis tous les six mois
À M1, M2 et M3, puis une fois par an
À M1 et M6, puis une fois par an
À M3 et M6, puis tous les trois mois

À M1, M3 et M6, puis tous les six mois

Explication

Après le début du traitement, la charge virale est contrôlée à M1, M3 et M6, puis tous les six mois. Un contrôle limité à M3 et M6 omet l’évaluation précoce réalisée à M1.

11. Quels sont les trois critères majeurs de la surveillance sous traitement antirétroviral ?

Les CD4, le dépistage des IST et la prévention cardiovasculaire
La charge virale, le poids et la fonction rénale
L’efficacité, la vaccination et la recherche des addictions
L’efficacité, l’observance et la tolérance

L’efficacité, l’observance et la tolérance

Explication

La surveillance sous traitement antirétroviral repose principalement sur l’efficacité, l’observance et la tolérance. Les autres éléments peuvent participer au suivi global, mais ne constituent pas les trois critères majeurs définis ici.

12. Chez une personne dont la charge virale est devenue indétectable, que faut-il surveiller à chaque consultation ?

Le maintien de l’indétectabilité et la vaccination, notamment lorsque le taux de CD4 diminue
Le maintien de l’indétectabilité et la tolérance, notamment les troubles du sommeil et la prise de poids
La disparition de l’indétectabilité et l’apparition d’IST, notamment après chaque modification alimentaire
La persistance d’une charge virale détectable et la tolérance, notamment les infections opportunistes

Le maintien de l’indétectabilité et la tolérance, notamment les troubles du sommeil et la prise de poids

Explication

L’efficacité consiste à maintenir la charge virale indétectable, tandis que la tolérance doit être évaluée à chaque consultation, notamment pour le sommeil et la prise de poids. Les troubles du sommeil et la prise de poids relèvent de la recherche d’effets indésirables, et non d’un objectif de perte d’efficacité.

13. Dans quelle situation la vaccination est-elle à privilégier chez une personne vivant avec le VIH ?

Lorsque la charge virale est indétectable, quel que soit le taux de CD4
Lorsque le taux de CD4 est supérieur à 200, quelle que soit la charge virale
Lorsque la charge virale est détectable et que le taux de CD4 est inférieur à 200
Lorsque la charge virale est indétectable et que le taux de CD4 est supérieur à 200

Lorsque la charge virale est indétectable et que le taux de CD4 est supérieur à 200

Explication

La vaccination est à privilégier lorsque la charge virale est indétectable et que le taux de CD4 est supérieur à 200. Un taux de CD4 favorable ne suffit pas à lui seul si la charge virale reste détectable.

14. Quelle règle s’applique au BCG et aux autres vaccins vivants atténués chez les personnes vivant avec le VIH ?

Le BCG et les autres vaccins vivants atténués sont contre-indiqués lorsque la charge virale est détectable
Le BCG est contre-indiqué si les CD4 sont inférieurs à 200/mm3, tandis que les autres vaccins vivants restent utilisables à ce seuil
Le BCG est contre-indiqué, tandis que les autres vaccins vivants atténués sont contre-indiqués si les CD4 sont inférieurs à 200/mm3
Le BCG est recommandé avec des CD4 supérieurs à 200/mm3, tandis que le ROR est contre-indiqué quel que soit le taux de CD4

Le BCG est contre-indiqué, tandis que les autres vaccins vivants atténués sont contre-indiqués si les CD4 sont inférieurs à 200/mm3

Explication

Le BCG est contre-indiqué chez les personnes vivant avec le VIH, indépendamment du seuil de CD4 cité, tandis que les autres vaccins vivants atténués, comme le ROR et la fièvre jaune, sont contre-indiqués si les CD4 sont inférieurs à 200/mm3. Le seuil de CD4 concerne donc les autres vaccins vivants atténués, pas le BCG.

15. Jusqu’à quel âge la vaccination contre le HPV est-elle recommandée selon le profil de la personne ?

Jusqu’à 15 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, et jusqu’à 19 ans révolus chez les HSH
Jusqu’à 19 ans révolus chez les femmes, et jusqu’à 26 ans révolus chez tous les hommes
Jusqu’à 19 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, et jusqu’à 26 ans révolus chez les HSH
Jusqu’à 26 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, et jusqu’à 30 ans révolus chez les HSH

Jusqu’à 19 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, et jusqu’à 26 ans révolus chez les HSH

Explication

La vaccination contre le HPV est recommandée jusqu’à 19 ans révolus quel que soit le sexe et le genre, avec une recommandation étendue jusqu’à 26 ans révolus chez les HSH. Les limites d’âge varient donc selon ces catégories, sans être réservées à un seul sexe.

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Quel est l'objectif principal du traitement antirétroviral sur les CD4 ?

Restaurer et maintenir un taux de CD4 supérieur à 500.

Quelle charge virale plasmatique VIH vise-t-on avec le traitement antirétroviral ?

Une charge virale inférieure à 50 copies/mL, indétectable.

Le traitement antirétroviral permet-il l'éradication du VIH ?

Non, il ne permet pas l'éradication du VIH.

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