Fiche de révision : Titre : Reconnaissance visuelle et agnosies

📋 Plan du Cours

  1. Gnosies, perception et agnosie
  2. Rappels neuroanatomiques et voies de reconnaissance
  3. Agnosies visuo-spatiales et troubles de l’attention
  4. Modèle de Humphrey et Riddoch pour la vision
  5. Agnosies visuelles aperceptives et associatives
  6. Rééducation des agnosies visuelles
  7. Agnosies des couleurs et prosopagnosie
  8. Gnosies somesthésiques et somatognosie
  9. Agnosies auditives et surdité corticale

📖 1. Gnosies, perception et agnosie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gnosies visuelles : Les gnosies visuelles sont des connaissances issues de la perception visuelle permettant d’identifier et d’interpréter ce qui est vu.
  • Gnosies tactiles : Les gnosies tactiles sont des connaissances issues de la perception par le toucher qui permettent de reconnaître et comprendre les informations tactiles.
  • Gnosies auditives : Les gnosies auditives sont des connaissances issues de la perception sonore qui permettent d’identifier et d’interpréter les sons.
  • Agnosie : L’agnosie est une incapacité à reconnaître des stimuli malgré des fonctions sensorielles préservées.
  • Voie du quoi : La voie du quoi est une voie de reconnaissance reliant l’occipital à des régions temporales pour traiter l’identité des objets.

📝 Points essentiels

  • Les gnosies regroupent des connaissances construites à partir de stimuli sensoriels (visuels, tactiles, auditifs, etc.).
  • Les agnosies correspondent à une incapacité de reconnaissance des stimuli, même si la perception sensorielle de base est assurée.
  • Avant d’interpréter une agnosie, il faut vérifier la bonne disponibilité des fonctions sensorielles comme la vue et l’ouïe.
  • La voie du quoi (occipito-temporale) sert au traitement de l’identité des objets, par opposition à la voie du où.
  • La voie du où (pariéto-occipitale) sert au traitement de la localisation spatiale des objets, par opposition à la voie du quoi.
  • Les troubles visuo-spatiaux incluent des atteintes de la perception, de l’orientation, de la profondeur, de la distance et du mouvement.

💡 Astuce mémo

Gnosies = « reconnaître » via les sens ; Agnosie = « ne pas reconnaître » malgré la perception.

📖 2. Rappels neuroanatomiques et voies de reconnaissance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Syndrome de Balint : Syndrome neurovisuel caractérisé par une incapacité à traiter plusieurs objets simultanément, avec un regard capté par un seul élément.
  • Paralysie psychique du regard : Trouble de l’exploration visuelle où le patient ne parvient pas à orienter son regard vers une cible située en périphérie.
  • Ataxie optique : Trouble visuomoteur où le patient ne parvient pas à atteindre une cible en s’appuyant sur l’information visuelle.
  • Déficit d’attention visuelle : Trouble attentionnel où les stimulations de l’environnement sont mal captées, entraînant une difficulté à sélectionner ce qui doit être regardé.
  • Négligence unilatérale : Trouble de l’attention spatiale où des éléments situés dans une partie de l’espace, le plus souvent à gauche, ne sont pas traités.

📝 Points essentiels

  • Le syndrome de Balint associe une incapacité à voir plusieurs objets à la fois, quel que soit leur nombre ou leur proximité.
  • Les 3 éléments sémiologiques obligatoires sont paralysie psychique du regard, ataxie optique et déficit d’attention visuelle.
  • La paralysie psychique du regard correspond à une apraxie optique : incapacité à orienter le regard vers une cible en champ périphérique.
  • L’ataxie optique (ataxie visuomotrice) se manifeste quand le patient échoue à atteindre une cible guidée par la vue, par exemple lors d’un test d’attraper un objet.
  • Le déficit d’attention visuelle entraîne une difficulté à capter les stimulations de l’entourage.
  • La négligence unilatérale touche des éléments de l’espace, le plus souvent à gauche, et ne concerne pas le corps lui-même (pas une négligence corporelle).

💡 Astuce mémo

Balint = 3 “P” : Paralysie du regard, Prise ratée (ataxie visuomotrice), Présence mal captée (attention visuelle).

📖 3. Agnosies visuo-spatiales et troubles de l’attention

🔑 Notions clés & Définitions

  • Modèle de Humphrey & Riddoch : Modèle en étapes décrivant comment le cerveau construit une perception visuelle avant l’accès au sens.
  • Pictogènes : Représentations prototypiques stockées en mémoire qui servent de base à l’identification d’un objet.
  • Agnosies visuelles : Troubles de l’identification de stimuli visuels connus, sans atteinte sensorielle élémentaire ni trouble du langage ni détérioration intellectuelle globale.
  • Agnosies aperceptives : Sous-type d’agnosies visuelles où le problème porte sur la construction/traitement des caractéristiques de la forme.
  • Agnosies associatives : Sous-type d’agnosies visuelles où le problème survient lors de l’accès ou de l’utilisation des représentations stockées pour le sens.

📝 Points essentiels

  • Le modèle décrit une progression du traitement sensoriel vers la dénomination via des étapes de forme en 2D puis 3D, puis des représentations structurales et un système sémantique.
  • Étape 1 : traitement sensoriel (ex. brillance, localisation) ; Étape 2 : caractéristiques élémentaires (local/global) ; Étape 3 : description en 2D ½ dépendante du point de vue.
  • Étape 4 : description en 3D centrée sur l’objet ; Étape 5 : représentations structurales stockées (pictogènes) ; Étape 6 : système sémantique ; Étape 7 : dénomination.
  • Activation des pictogènes face à l’objet : l’objet peut être identifié et les tests de décision d’objet réussis, mais l’accès au sens n’est pas forcément disponible.
  • Les lésions bilatérales postérieures touchent des régions occipitotemporo-pariétales de l’hémisphère gauche ou des deux hémisphères (post pariéto-temporo-occipital).
  • Définition clinique des agnosies visuelles : identification perturbée d’un stimulus visuel anciennement connu, sans trouble sensoriel élémentaire, sans trouble du langage, et sans détérioration intellectuelle globale.

💡 Astuce mémo

Humphrey-Riddoch : Sensor → Local/Global → 2D½ → 3D → Pictogènes → Sémantique → Dénomination.

📖 4. Modèle de Humphrey et Riddoch pour la vision

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pictogènes : Représentations structurales stockées qui servent de base à la reconnaissance des formes visuelles.
  • Système sémantique : Système qui associe les informations perceptives à des connaissances et au sens des objets.
  • Agnosie visuelle : Trouble de la reconnaissance d’objets malgré un traitement sensoriel globalement préservé.
  • Agnosie d’accès sémantique : Agnosie liée à un défaut de connexion entre les pictogènes et l’accès au sens.
  • Agnosie sémantique : Agnosie où le système sémantique est perturbé, empêchant l’accès au sens.

📝 Points essentiels

  • Le modèle décrit une chaîne en 7 étapes allant du traitement sensoriel jusqu’à la dénomination.
  • Les caractéristiques élémentaires de forme sont traitées à la fois localement et globalement.
  • La description en 2D dépend du point de vue, puis la description en 3D est centrée sur l’objet.
  • Les pictogènes sont des représentations structurales stockées utilisées pour accéder au système sémantique.
  • La dénomination correspond à l’étape finale reliant la perception à l’identification verbale de l’objet.
  • Agnosie par déficit du traitement élémentaire : acuité visuelle normale mais difficultés pour bords et orientation, courbes et coins, avec meilleure prise en compte de taille et brillance.

💡 Astuce mémo

Chaîne 7 étapes : Sensoriel → Local/Global → 2D (point de vue) → 3D (objet) → Pictogènes → Sémantique → Dénomination.

📖 5. Agnosies visuelles aperceptives et associatives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Agnosie sémantique : Agnosie où le système sémantique est perturbé, empêchant l’accès au sens quelle que soit la modalité.
  • Agnosies perceptives : Agnosies où la reconnaissance échoue à cause d’un trouble du traitement perceptif des formes et de leurs éléments.
  • Agnosies associatives : Agnosies où l’image visuelle est disponible mais la mise en relation avec le sens ou la reconnaissance échoue.
  • Agnosie aperceptive : Agnosie où le traitement élémentaire de la forme est déficitaire, empêchant la construction d’une représentation globale exploitable.
  • Agnosie associative : Agnosie où la reconnaissance échoue malgré une analyse perceptive suffisante, car l’accès au sens à partir de l’image interne ne se fait pas correctement.

📝 Points essentiels

  • Agnosie sémantique : absence d’accès au sens et non-accès par toutes les modalités.
  • Tests d’agnosie sémantique : 2 premiers subtests du PEGV et 2 premiers subtests de la VOSP.
  • Autres tests d’agnosie sémantique : Poppel-Reuter et Lillia-Ghent, avec présentations inhabituelles d’objets et figures enchevêtrées.
  • Agnosies perceptives : incluent déficit du traitement élémentaire de la forme, agnosie intégrative, agnosie de transformation, et agnosies d’accès sémantique liées aux pictogènes.
  • Agnosies associatives : incluent agnosie d’accès sémantique par échec d’accès à partir des pictogènes et troubles de l’image interne liée à l’aspect sémantique.
  • Dénomination et copie de dessins : peuvent échouer, avec appariement d’objets sous divers angles de vues et échec de dessin d’objets.

💡 Astuce mémo

Sémantique = Sens bloqué ; Perceptif = Forme cassée ; Associatif = Sens non relié.

📖 6. Rééducation des agnosies visuelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protocole de Frostig : Méthode de rééducation qui guide des exercices progressifs pour entraîner le traitement visuel perceptif, notamment la discrimination figure/fond et les détails.
  • Analyse visuelle des stimuli : Travail ciblé du traitement visuel perceptif qui entraîne la discrimination de la forme, du figure/fond et des différences dans un ensemble d’éléments.
  • Imagerie interne : Technique où le patient forme une représentation mentale d’un objet à partir d’une description, puis l’utilise pour l’appariement et la reproduction.
  • Aspect sémantique de la reconnaissance : Approche qui s’appuie sur des informations non visuelles (tactiles, auditives, verbales) pour reconstruire la reconnaissance via catégories et attributs.
  • Agnosie associative : Forme d’agnosie où la reconnaissance est difficile et où la personne discrimine peu, avec un stockage structural peu aidant et une mémoire sémantique moins mobilisée.

📝 Points essentiels

  • Les exercices commencent par des tâches simples puis montent en complexité (ex: formes entremêlées, tasses vers dessins) pour entraîner la discrimination figure/fond.
  • La rééducation peut utiliser une progression de repérage manuel vers un suivi graphique, puis vers une reproduction graphique de la forme.
  • Le travail de mise en évidence de la forme vise à trouver des différences, un détail manquant, ou un élément précis dans une suite ou un dessin.
  • Le protocole de Frostig sert de support pour structurer les étapes allant de la discrimination à la reproduction.
  • Pour l’agnosie associative, la remédiation peut être spontanément facilitée par l’utilisation d’un autre canal que la vision.
  • En agnosie associative, la difficulté de discrimination et la faible aide du stock structural peuvent limiter la reconnaissance, d’où l’intérêt d’entraînements spécifiques.

💡 Astuce mémo

Progression 3 étapes : manuel → graphique → reproduction (Frostig).

📖 7. Agnosies des couleurs et prosopagnosie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Agnosie des couleurs : Trouble de la reconnaissance des couleurs, où la perception colorée ne permet plus d’identifier correctement les teintes.
  • Achromatopsie cérébrale : Forme acquise d’agnosie des couleurs où la personne ne voit plus toutes les couleurs et perçoit surtout en gris.
  • Anomie des couleurs : Trouble isolé de la désignation des couleurs, où la personne ne parvient pas à nommer ou indiquer une couleur malgré la perception.
  • Prosopagnosie : Difficulté à reconnaître ou mémoriser les visages, relevant d’une agnosie visuelle.
  • Agnosies visuelles aperceptives et associatives : Deux sous-types de prosopagnosie selon que l’analyse du visage échoue (aperceptive) ou que l’association à l’information sémantique échoue (associative).

📝 Points essentiels

  • L’achromatopsie cérébrale est une incapacité acquise à voir toutes les couleurs, avec perception en gris.
  • L’achromatopsie cérébrale peut être liée à une lésion uni- ou bilatérale, souvent d’origine AVC.
  • L’anomie des couleurs correspond à une incapacité isolée à nommer ou désigner les couleurs, sans lien avec le daltonisme.
  • Une lésion parfois du corps calleux peut être associée à l’anomie des couleurs.
  • La prosopagnosie est une incapacité à reconnaître ou mémoriser les visages, avec atteinte de la reconnaissance visuelle.
  • Au quotidien, des stratégies de compensation peuvent être utilisées (allure, voix, vêtements).

💡 Astuce mémo

Couleurs : Achromatopsie = voir en gris ; Anomie = savoir voir mais pas nommer. Visages : Aperceptive = analyser mal ; Associative = comprendre mais mal relier au sens.

📖 8. Gnosies somesthésiques et somatognosie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Schéma corporel : Le schéma corporel est une construction mentale issue de l’intégration des informations sensorielles et motrices, qui intervient dans la locomotion et la préhension.
  • Image du corps : L’image du corps est la représentation mentale de son propre corps, avec des évaluations et un investissement affectivo-cognitivo-comportemental.
  • Somatognosie : La somatognosie regroupe la connaissance et la reconnaissance du corps, distinctes du schéma corporel et de l’image du corps.
  • Asomatognosie : L’asomatognosie correspond à la perte de reconnaissance d’une partie ou de la totalité du corps.
  • Membre fantôme : Le membre fantôme est la sensation qu’un membre amputé ou manquant est toujours présent et peut interagir avec le reste du corps.

📝 Points essentiels

  • Le schéma corporel se constitue à partir de l’intégration d’entrées sensorielles et motrices, et participe à la locomotion et à la préhension.
  • Le schéma corporel se construit et évolue avec l’âge, et le terme est polysémique.
  • L’image du corps est influencée par des facteurs socioculturels, biologiques et psychologiques, et s’inscrit dans la relation à autrui.
  • Le sentiment de (in)satisfaction de l’image du corps peut avoir des répercussions affectivo-cognitivo-comportementales, avec des exemples comme l’anorexie.
  • Dans le membre fantôme, la sensation augmente avec le stress et l’anxiété, et elle est souvent douloureuse.
  • Le patient sait que le membre fantôme n’existe pas, ce qui oriente vers une hallucinoose plutôt qu’une croyance délirante (→ HALLUCINOSE).

💡 Astuce mémo

Schéma corporel = action (locomotion/préhension) ; Image du corps = ressenti (évaluations/insatisfaction).

📖 9. Agnosies auditives et surdité corticale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Agnosie auditive : Trouble de la reconnaissance auditive lié à une lésion des régions temporo-pariétales, empêchant d’identifier ou de discriminer des sons.
  • Surdité corticale : Trouble sévère du traitement auditif cortical touchant discrimination, reconnaissance, analyse temporelle et localisation spatiale des sons.
  • Agnosies auditives aperceptives : Sous-type d’agnosie auditive où la personne ne parvient pas à discriminer les caractéristiques d’un stimulus sonore.
  • Agnosies auditives associatives : Sous-type d’agnosie auditive où la personne peut traiter le son mais ne parvient pas à l’identifier ou à lui donner un sens.
  • Surdité verbale pure : Forme de trouble auditif cortical où la compréhension du langage parlé et la répétition sont impossibles, avec retentissement sur l’écriture sous dictée.

📝 Points essentiels

  • L’agnosie auditive correspond à une reconnaissance d’un son perturbée, avec atteinte par lésion HD, HG ou bilatérale en lobe temporo-pariétal.
  • Le modèle à 2 étapes distingue discrimination (aperceptive) puis identification (associative) dans les agnosies auditives.
  • Les agnosies auditives aperceptives se manifestent par une incapacité à discriminer un stimulus sonore.
  • Les agnosies auditives associatives se manifestent par une incapacité à identifier un stimulus sonore.
  • La surdité corticale peut toucher la reconnaissance et la discrimination, l’analyse auditive temporelle et la localisation spatiale des sons.
  • Une lésion du cortex auditif primaire temporaux est associée à des troubles de traitement auditif sévères relevant de la surdité corticale.

💡 Astuce mémo

Aperceptive = je n’arrive pas à distinguer ; Associative = je n’arrive pas à identifier.

📊 Tableaux de synthèse

Agnosies visuelles : types

TypeDéficit principalConséquences attendues
Agnosies aperceptivesDéficit du traitement élémentaire de la forme / intégration / transformationCécité corticale, difficultés de construction de la forme globale, incapacité à exploiter une représentation globale
Agnosies associativesDéfaut d’accès au sens (à partir des pictogènes) ou perturbation du système sémantiqueObjet peut être identifié via activation de pictogènes mais accès au sens perturbé; échec de dénomination et/ou de décision d’objet selon le sous-type

Agnosies auditives : 2 étapes

Sous-typeÉtape atteinteManifestation
AperceptivesDiscriminationIncapacité à discriminer un stimulus sonore
AssociativesIdentificationIncapacité à identifier un stimulus sonore

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre gnosies et agnosie : l’agnosie est une incapacité à reconnaître malgré des fonctions sensorielles de base préservées.
  2. Inverser les voies : la voie du quoi relie occipital à des régions temporales pour l’identité, alors que la voie du où (pariéto-occipitale) concerne la localisation.
  3. Croire que le syndrome de Balint est un trouble de la vision “floue” : c’est une incapacité à traiter plusieurs objets simultanément, avec 3 éléments sémiologiques obligatoires.
  4. Mélanger agnosie aperceptive et associative : aperceptive = problème de construction/traitement de la forme; associative = problème d’accès au sens malgré une analyse perceptive suffisante.
  5. Confondre agnosie d’accès sémantique et agnosie sémantique : l’accès au sens est possible dans le premier cas mais échoue via disconnexion; dans le second, le système sémantique est perturbé et il n’y a pas d’accès par l
  6. modalité(s). (Le cours insiste sur “non-accès par toutes les modalités” pour l’agnosie sémantique.)
  7. Penser que négligence unilatérale concerne le corps : le cours précise que ce n’est pas une négligence corporelle, mais des éléments d’une partie de l’espace (souvent gauche).

✅ Checklist Examen

  1. Définir les gnosies (visuelles, tactiles, auditives) et l’agnosie, et expliquer pourquoi il faut d’abord vérifier la disponibilité des fonctions sensorielles (vue, ouïe).
  2. Expliquer la différence entre voie du quoi (occipito-temporale) et voie du où (pariéto-occipitale) et ce qu’elles traitent (identité vs localisation).
  3. Lister les troubles visuo-spatiaux : désorientation visuelle de Holmes et Horrax, ataxie du miroir, agnosie du miroir, et préciser ce qui est atteint (localisation, profondeur/distance, mouvement, etc.).
  4. Décrire les troubles topographiques : perte des notions topographiques/planatopokinésie de Pierre Marie et perte de la mémoire topographique/désorientation spatiale (agnosie environnementale).
  5. Décrire les troubles de l’attention spatiale : simultagnosie du syndrome de Balint et négligence unilatérale (gauche le plus souvent), en précisant que la négligence n’est pas sur le corps.
  6. Citer les 3 éléments sémiologiques obligatoires de la simultagnosie du syndrome de Balint et associer chacun à sa définition (paralysie psychique du regard/apraxie optique, ataxie optique, déficit d’attention visuelle).
  7. Rappeler le modèle de Humphrey & Riddochs (étapes 1 à 7) et ce que fait chaque étape jusqu’à la dénomination (incluant pictogènes et système sémantique).
  8. Définir les agnosies visuelles selon la définition clinique du cours (identification perturbée d’un stimulus anciennement connu, sans trouble sensoriel élémentaire, sans trouble du langage, sans détérioration intellect.
  9. Classer les agnosies visuelles en aperceptives vs associatives et donner les sous-types cités (cécité corticale, déficit du traitement élémentaire, intégrative, transformation; accès sémantique, sémantique).
  10. Décrire les manifestations typiques des agnosies aperceptives par déficit du traitement élémentaire (acuité visuelle normale mais difficultés bords/orientation; meilleure prise en compte taille/brillance) et les agnosies
  11. associatives (activation de pictogènes possible mais accès au sens perturbé).
  12. Connaître les tests cités pour les agnosies visuelles (VOSP, PEGV, Poppel-Reuter, Lillia-Ghent, dessins, BECS, Pyramid Palm Tree Test) et relier-les aux catégories aperceptives vs associatives selon le cours.
  13. Expliquer les principes de rééducation différenciés : faire prendre conscience, adapter selon le type (aperceptive: association perceptive/coordination visuo-motrice/analyse visuelle avec figure/fond et protocole de type
  14. Frostig; associative: imagerie interne et aspect sémantique de la reconnaissance), puis appliquer ces principes aux agnosies des couleurs et à la prosopagnosie (achromatopsie vs anomie; aperceptive vs associative).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Titre : Reconnaissance visuelle et agnosies avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Que désigne une agnosie malgré le fait que les fonctions sensorielles de base soient préservées ?

2. Qu'est-ce qu'une gnosie visuelle?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Titre : Reconnaissance visuelle et agnosies avec 9 flashcards interactives.

Gnosies — définition ?

Connaissances issues de la perception sensorielle.

Gnosies visuelles

Reconnaissance issue de la perception visuelle.

Voie du quoi — rôle ?

Reconnaissance de l’identité des objets.

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