QCM : Troubles moteurs : causes, diagnostic et complications — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment nomme-t-on un déficit moteur incomplet ?

Hypotonie
Parésie
Amyotrophie
Plégie

Parésie

Explication

La parésie correspond à un déficit incomplet, alors que la plégie désigne un déficit complet. L’amyotrophie et l’hypotonie sont des signes associés, pas le terme de quantification du déficit.

2. Quel site correspond au 2ème motoneurone dans la démarche de localisation ?

La jonction neuromusculaire et le muscle uniquement
La corne antérieure, la racine motrice, le plexus ou le tronc nerveux
Le cortex moteur, le tronc cérébral ou la moelle
Le cervelet, le thalamus ou l’hypothalamus

La corne antérieure, la racine motrice, le plexus ou le tronc nerveux

Explication

Le 2ème motoneurone est périphérique et se situe dans la corne antérieure, la racine motrice, le plexus ou le tronc nerveux. Le cortex et la moelle relèvent du 1er motoneurone.

3. Devant un déficit de motilité d’un membre, quelle première distinction oriente la démarche diagnostique ?

Distinguer une atteinte aiguë d’une atteinte chronique
Distinguer une atteinte centrale d’une atteinte cérébelleuse
Distinguer une cause neurologique d’une cause non neurologique
Distinguer une atteinte sensitive d’une atteinte motrice

Distinguer une cause neurologique d’une cause non neurologique

Explication

La première étape est de savoir si le trouble relève d’une cause neurologique ou non neurologique. Si la cause est neurologique, il faut ensuite faire un diagnostic topographique.

4. Quel élément clinique doit faire évoquer en priorité une origine non neurologique d’un déficit moteur ?

Un Babinski bilatéral
Une fatigabilité majorée à l’effort répété
Une spasticité progressive
Une douleur associée à une lésion cutanée étendue ou à un hématome profond

Une douleur associée à une lésion cutanée étendue ou à un hématome profond

Explication

Une douleur avec lésion cutanée étendue ou hématome profond oriente vers une cause non neurologique. Les autres propositions évoquent plutôt des atteintes neurologiques ou neuromusculaires.

5. Quel profil évolutif oriente particulièrement vers des hypothèses comme un AVC, une SEP ou une polyradiculonévrite aiguë ?

Brutal, progressif ou par poussées selon le contexte
Toujours lent et indolore
Uniquement déclenché par l’effort
Uniquement associé à une douleur locale

Brutal, progressif ou par poussées selon le contexte

Explication

Le mode de début et le profil évolutif orientent l’étiologie : brutal, progressif ou par poussées peuvent évoquer des causes différentes comme AVC, SEP ou PRN aiguë. La clinique guide ensuite les examens ciblés.

6. Quel ensemble de signes évoque le mieux un syndrome neurogène périphérique ?

Trouble cognitif et ataxie
Fatigabilité isolée sans amyotrophie
Hypertonie spastique, Babinski et ROT vifs
Déficit flasque, amyotrophie, fasciculations et ROT diminués

Déficit flasque, amyotrophie, fasciculations et ROT diminués

Explication

Le syndrome neurogène périphérique associe classiquement flaccidité, amyotrophie, fasciculations et abolition ou diminution des réflexes. Le syndrome pyramidal donne au contraire spasticité et ROT vifs.

7. Quel signe est le plus caractéristique d’un syndrome pyramidal ?

Des fasciculations diffuses
Une hypoesthésie radiculaire isolée
Une fatigabilité à l’effort
Un signe de Babinski positif

Un signe de Babinski positif

Explication

Le Babinski positif est un signe classique d’atteinte pyramidale. Les fasciculations et l’hypoesthésie radiculaire orientent plutôt vers une atteinte périphérique.

8. Quel tableau est le plus évocateur d’une atteinte de la jonction neuromusculaire ?

Des réflexes vifs avec Babinski
Une hypoesthésie distale isolée
Une fatigabilité musculaire marquée
Une spasticité d’emblée

Une fatigabilité musculaire marquée

Explication

L’atteinte de la jonction neuromusculaire donne classiquement une fatigabilité marquée. Les signes pyramidaux comme Babinski ou la spasticité orientent plutôt vers une atteinte centrale.

9. Quel tableau doit faire évoquer en priorité une hémiplégie transitoire relevant d’un accident ischémique transitoire ?

Un déficit moteur bref sans autre cause évidente
Une douleur localisée avec hématome profond
Une fatigabilité isolée à l’effort répétitif
Une faiblesse progressive sur plusieurs mois

Un déficit moteur bref sans autre cause évidente

Explication

Tout déficit moteur transitoire sans cause évidente doit être exploré comme un AIT. La fatigabilité isolée évoque plutôt une atteinte de la jonction neuromusculaire.

10. Quelle mesure est recommandée pour prévenir les escarres chez un patient immobilisé ?

Le maintien prolongé dans la même position
L’arrêt de toute mobilisation passive
L’augmentation de la pression sur les points d’appui
Des changements réguliers de position au lit

Des changements réguliers de position au lit

Explication

La prévention des escarres repose sur les changements réguliers de position, la mobilisation passive et des mesures de décharge. Maintenir la même position augmente au contraire le risque de lésion cutanée.

11. Quel examen est le plus adapté pour rechercher une lésion vasculaire ou médullaire du système nerveux central ?

L’IRM ou la TDM du système nerveux central
L’échographie musculaire isolée
La radiographie standard des membres
L’électrocardiogramme seul

L’IRM ou la TDM du système nerveux central

Explication

L’imagerie du SNC, par scanner ou IRM, est l’examen central pour rechercher une lésion vasculaire, tumorale, infectieuse, inflammatoire ou médullaire. Les autres examens ne répondent pas à cette question anatomique.

12. Quel examen doit être réalisé en priorité devant une hémiplégie aiguë considérée comme une urgence motrice ?

Une radiographie standard du rachis
Un électromyogramme systématique
Une imagerie cérébrale rapide
Une exploration de la jonction neuromusculaire

Une imagerie cérébrale rapide

Explication

Une hémiplégie aiguë impose de rechercher rapidement une cause cérébrale par imagerie. L’électromyogramme ou la radiographie ne sont pas l’examen prioritaire dans ce contexte.

13. Quel est le premier temps de l’examen clinique moteur ?

Comparer uniquement la force des membres inférieurs
Observer la mobilité spontanée et la réponse aux consignes
Réaliser d’emblée un électromyogramme
Mesurer d’abord les réflexes cutanés plantaires

Observer la mobilité spontanée et la réponse aux consignes

Explication

L’examen commence par l’observation au repos et lors des consignes comme la marche, l’équilibre ou la parole. La force, les réflexes et le tonus viennent ensuite.

14. Quelle complication est particulièrement favorisée par l’alitement chez un patient présentant un déficit des membres inférieurs ?

Une myopie de privation
Une hyperthyroïdie secondaire
Des complications thromboemboliques
Une calcification des cartilages

Des complications thromboemboliques

Explication

L’alitement avec déficit des membres inférieurs favorise la stase veineuse et donc le risque thromboembolique. Il faut la prévenir par des mesures adaptées comme la mobilisation et l’anticoagulation préventive.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Troubles moteurs : causes, diagnostic et complications.

Troubles de la motilité — définition ?

Déficit moteur d’un membre d’origine neurologique ou non.

Cause neurologique — étape diagnostique ?

Topographie puis étiologie.

Cause non neurologique — exemples ?

Ostéo-articulaires, vasculaires, psychogènes.

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