QCM : Ulceres veineux et escarres : physiopathologie et prise en charge — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fourchette de prévalence correspond aux ulcères de jambe dans la population générale, toutes causes confondues ?

0,2 à 1 %
3 à 5 %
20 à 30 %
10 à 15 %

0,2 à 1 %

Explication

La prévalence des ulcères de jambe dans la population générale est de 0,2 à 1 %. La valeur de 3 % concerne plutôt les personnes de plus de 65 ans.

2. Quelle répartition des causes est la plus conforme aux ulcères de jambe ?

Ulcères veineux ou mixtes majoritaires, puis artériels, puis angiodermites et autres causes
Ulcères artériels majoritaires, puis veineux, puis angiodermites et autres causes
Angiodermites majoritaires, puis veineux, puis artériels
Répartition égale entre causes veineuses, artérielles et autres

Ulcères veineux ou mixtes majoritaires, puis artériels, puis angiodermites et autres causes

Explication

Les ulcères veineux ou mixtes représentent la majorité des cas, devant les ulcères artériels puis les angiodermites et autres causes. Cette hiérarchie est un repère épidémiologique important.

3. Quelle cause explique le plus souvent un ulcère veineux parmi les étiologies proposées ?

Une insuffisance artérielle primitive
Une maladie de Buerger
Une maladie post-thrombotique
Une vascularite systémique

Une maladie post-thrombotique

Explication

Parmi les ulcères veineux, la maladie post-thrombotique est la cause la plus fréquente. L’insuffisance artérielle concerne plutôt les ulcères artériels.

4. Quel examen hémodynamique sert à dépister une artériopathie oblitérante des membres inférieurs dans le bilan d’un ulcère de jambe ?

L’index de pression systolique
La capillaroscopie
La spirométrie
La scintigraphie osseuse

L’index de pression systolique

Explication

L’index de pression systolique compare la pression systolique à la cheville et au bras pour orienter vers une AOMI. La médiacalcose peut toutefois en fausser l’interprétation.

5. Quel mécanisme est central dans la physiopathologie d’un ulcère veineux ?

Une surcharge lymphatique isolée
La destruction primaire des artères de la jambe
L’hyperpression veineuse chronique
Une infection fongique profonde

L’hyperpression veineuse chronique

Explication

L’ulcère veineux résulte d’une hyperpression veineuse chronique liée à l’insuffisance veineuse. La compression veineuse vise justement à diminuer cette hyperpression et à favoriser la cicatrisation.

6. Quelle transformation maligne peut compliquer un ulcère veineux ancien ?

Un sarcome osseux secondaire
Un mélanome nodulaire primitif
Un carcinome épidermoïde de type ulcère de Marjolin
Un lymphome cutané diffus

Un carcinome épidermoïde de type ulcère de Marjolin

Explication

L’ulcère de Marjolin correspond à une cancérisation d’un ulcère ancien, le plus souvent sous forme de carcinome épidermoïde. C’est une complication rare mais grave.

7. Quel signe cutané est typiquement associé à un ulcère veineux ?

Une dermite ocre avec peau péri-ulcéreuse altérée
Une peau pâle, atrophique et dépilée
Une peau noirâtre en nécrose sèche d’emblée
Une éruption vésiculeuse diffuse

Une dermite ocre avec peau péri-ulcéreuse altérée

Explication

L’ulcère veineux s’accompagne souvent de dermite ocre, d’œdème, d’atrophie blanche ou de lipodermatosclérose. La peau pâle et dépilée évoque davantage une origine artérielle.

8. Quel territoire est le plus souvent concerné par un ulcère veineux ?

Le dos de la main
Le cuir chevelu
La pulpe des doigts
La région péri-malléolaire

La région péri-malléolaire

Explication

Les ulcères veineux siègent classiquement près des malléoles, surtout en zone péri-malléolaire. Cette localisation aide à distinguer les ulcères veineux des ulcères artériels ou diabétiques.

9. Quel bilan initial est recommandé de façon simple pour rechercher inflammation, anémie et dénutrition ?

Ionogramme, gaz du sang et ferritine
Troponine, BNP et D-dimères
NFS, CRP et albumine
ASAT, ALAT et bilirubine

NFS, CRP et albumine

Explication

Le bilan initial comprend une numération formule sanguine, une CRP et une albumine. Ces examens aident à apprécier l’inflammation, l’anémie et l’état nutritionnel.

10. Quel énoncé est exact concernant l’échodoppler veineux dans le bilan d’un ulcère de jambe ?

Il est réservé au suivi après compression
Il est systématique pour préciser reflux, topographie et séquelles de TVP
Il ne sert qu’en cas de suspicion d’infection
Il remplace toujours la mesure de l’IPS

Il est systématique pour préciser reflux, topographie et séquelles de TVP

Explication

L’échodoppler veineux est systématique pour confirmer la maladie veineuse et préciser reflux, topographie et séquelles de thrombose veineuse profonde. Il peut aussi aider au bilan préopératoire.

11. Quand le prélèvement bactériologique d’un ulcère est-il le plus pertinent ?

Seulement chez les patients jeunes
Uniquement lorsque la plaie est propre et cicatrisée
À chaque pansement, pour adapter l’antibiothérapie
Surtout en cas de suspicion de BMR, et non de façon systématique

Surtout en cas de suspicion de BMR, et non de façon systématique

Explication

La colonisation est fréquente, donc le prélèvement n’est pas systématique en routine. Il est surtout utile s’il existe une suspicion de bactérie multirésistante.

12. Quel aspect clinique oriente plutôt vers un ulcère artériel que vers un ulcère veineux ?

Douleur de repos avec peau péri-ulcéreuse pâle et pouls absents
Dermite ocre et lipodermatosclérose
Fond humide avec pouls périphériques conservés
Douleur surtout en dehors des soins avec œdème

Douleur de repos avec peau péri-ulcéreuse pâle et pouls absents

Explication

L’ulcère artériel est typiquement douloureux au repos, avec peau pâle, atrophique et dépilée, et pouls souvent absents. À l’inverse, l’ulcère veineux est plus souvent peu algique pendant les soins.

13. Quel duo physiopathologique explique le mieux un ulcère diabétique ?

Vasculite et calcification valvulaire
Hypertension veineuse et lymphœdème
Neuropathie et ischémie
Thrombocytopénie et hyperleucocytose

Neuropathie et ischémie

Explication

L’ulcère diabétique est favorisé par la neuropathie, qui diminue la sensibilité, et par l’ischémie, qui compromet la vascularisation. Cette association explique le caractère souvent indolore et chronique des plaies.

14. Quelle conduite thérapeutique est essentielle dans un ulcère diabétique ?

Prescrire systématiquement un antibiotique local
Appliquer une compression forte d’emblée
Augmenter la marche pour stimuler la cicatrisation
Lever l’appui et rééquilibrer le diabète

Lever l’appui et rééquilibrer le diabète

Explication

La prise en charge repose d’abord sur la levée d’appui et l’équilibre glycémique. Les surinfections sont fréquentes, mais elles ne justifient pas d’emblée une compression forte.

15. Quelle définition correspond le mieux à une escarre de décubitus ?

Une plaie infectieuse d’origine exclusivement bactérienne
Une nécrose ischémique liée à une compression prolongée sur un relief osseux
Une lésion allergique de contact
Une brûlure par frottement thermique

Une nécrose ischémique liée à une compression prolongée sur un relief osseux

Explication

L’escarre est une lésion cutanée et/ou sous-cutanée due à une ischémie provoquée par une compression prolongée sur un plan osseux. L’infection peut la compliquer, mais n’en est pas la cause initiale.

16. Quelle zone est classiquement une localisation fréquente d’escarre ?

Le ventre
Le pavillon de l’oreille
Le talon
La paume de la main

Le talon

Explication

Les talons sont des points d’appui à risque majeur, avec faible épaisseur de revêtement cutané. Les autres zones proposées ne sont pas des sièges habituels d’escarre de décubitus.

17. Quels sont les deux grands facteurs qui favorisent surtout l’apparition des escarres ?

L’hyperthyroïdie et l’anémie
L’hypertension et la myopie
La fièvre et la toux
La mobilité réduite et les troubles sensitifs

La mobilité réduite et les troubles sensitifs

Explication

La mobilité réduite et les troubles sensitifs sont les deux facteurs majeurs. Ils empêchent le patient de soulager spontanément les points d’appui soumis à pression.

18. Quelle affirmation distingue correctement colonisation et infection patente d’une escarre ?

La colonisation est fréquente sans retentissement sur la cicatrisation
La colonisation correspond à une nécrose profonde
La colonisation impose toujours un antibiotique général
L’infection patente n’a aucun signe inflammatoire

La colonisation est fréquente sans retentissement sur la cicatrisation

Explication

La colonisation correspond à la présence de micro-organismes sans inflammation ni impact obligatoire sur la cicatrisation. L’infection patente, au contraire, s’accompagne de signes inflammatoires et/ou de fièvre.

19. Quel mécanisme lésionnel correspond à une force oblique lors d’un glissement ?

Le cisaillement
L’hyperkératose
L’ischémie de reperfusion
La macération

Le cisaillement

Explication

Le cisaillement est une force oblique qui provoque des pressions tangentielles et peut dilacérer les vaisseaux, notamment lors des transferts par glissement. Il s’ajoute à l’hyperpression.

20. Quelle mesure de prévention vise directement à limiter la macération cutanée ?

Réaliser des changes répétés et maintenir la peau sèche
Appliquer de la glace sur les points d’appui
Favoriser une immobilité complète
Massager les zones d’appui vigoureusement

Réaliser des changes répétés et maintenir la peau sèche

Explication

Les changes répétés et la limitation de l’humidité réduisent la macération et la pullulation microbienne. Les massages et la glace sont interdits en prévention des escarres.

21. Quel stade d’escarre correspond à une lésion avec atteinte cutanée et sous-cutanée plus profonde, mais sans perte tissulaire massive ?

Le stade I
Le stade III
Le stade IV
Le stade II

Le stade III

Explication

Le stade III correspond à une atteinte plus profonde avec lésion cutanée et sous-cutanée. Les stades I et II sont moins profonds, alors que le stade IV atteint des structures encore plus profondes.

22. Quelle complication locale impose de distinguer une simple colonisation d’une vraie infection ?

Une douleur diminuée pendant les soins
Une peau sèche autour de la plaie
Une infection patente avec signes inflammatoires ou fièvre
Une simple odeur de la plaie sans autre signe

Une infection patente avec signes inflammatoires ou fièvre

Explication

L’infection patente se manifeste par des signes inflammatoires locaux et/ou de la fièvre, contrairement à la colonisation. Cette distinction guide la décision de traitement.

23. Quel pansement est particulièrement adapté à une plaie très exsudative et/ou infectée ?

Une simple compresse sèche
Une interface tulle gras
Un pansement sec non absorbant
Un alginate

Un alginate

Explication

Les alginates ont une très forte capacité d’absorption et conviennent aux plaies creuses très exsudatives et/ou infectées. Ils peuvent aussi être utilisés en cas de saignement.

24. Quel énoncé est exact concernant le traitement local des escarres par détersion ?

La détersion chirurgicale est toujours indolore
La détersion biologique utilise des antibiotiques locaux
La détersion mécanique se fait uniquement au bloc opératoire
La détersion autolytique est plus lente et indolore que la détersion mécanique

La détersion autolytique est plus lente et indolore que la détersion mécanique

Explication

La détersion autolytique maintient un milieu humide et agit plus lentement, avec moins de douleur que la détersion mécanique. La détersion chirurgicale est, elle, une méthode plus agressive.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Ulceres veineux et escarres : physiopathologie et prise en charge.

Prévalence des ulcères

0,2 à 1% dans la population générale.

Ulcères veineux ou mixtes

Liés au système veineux, parfois avec composante mixte.

Ulcères artériels

Origine principale : insuffisance artérielle.

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