QCM : Urgences neurologiques pédiatriques — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le coma d’une simple somnolence ?

La récupération rapide après une stimulation
La présence d’un sommeil facilement interrompu
L’absence de réveil malgré une stimulation
La conservation d’un contact verbal adapté

L’absence de réveil malgré une stimulation

Explication

Le coma correspond à une altération ou une abolition de la conscience qui ne se corrige pas sous l’influence d’une stimulation. La somnolence, au contraire, est réversible lors de la stimulation.

2. Quelle structure est principalement impliquée dans le maintien de l’éveil et peut être dysfonctionnelle lors d’un coma ?

La substance réticulée activatrice ascendante
Le nerf optique isolé
La moelle épinière cervicale
Le cervelet exclusivement

La substance réticulée activatrice ascendante

Explication

Le coma résulte d’une dysfonction de la substance réticulée activatrice ascendante, ou SRAA, qui participe au maintien de l’éveil.

3. Laquelle de ces associations correspond à des causes infectieuses du coma ?

Accident vasculaire, anoxie et hémorragie
Hypoglycémie, insuffisance hépatique et acidose
Tumeur cérébrale, traumatisme et intoxication
Méningite, encéphalite et abcès cérébral

Méningite, encéphalite et abcès cérébral

Explication

Les principales causes infectieuses citées sont les méningites, les encéphalites et les abcès cérébraux. Les autres propositions regroupent surtout des causes non infectieuses.

4. Quels éléments sont évalués par le score de Glasgow ?

Ouverture des yeux, réponse verbale et réponse motrice
Fréquence cardiaque, respiration et température
Sensibilité, équilibre et marche
Pupilles, réflexes ostéotendineux et coordination

Ouverture des yeux, réponse verbale et réponse motrice

Explication

Le score de Glasgow évalue l’ouverture des yeux, la meilleure réponse verbale et la meilleure réponse motrice. Son score total va de 3 à 15.

5. Un enfant ouvre les yeux lorsqu’on lui parle, sans stimulation douloureuse. Quelle cotation correspond à cette réponse ?

3
4
2
1

3

Explication

L’ouverture des yeux est cotée 4 lorsqu’elle est spontanée, 3 à la voix, 2 à la douleur et 1 en l’absence de réponse.

6. Dans la cotation de la meilleure réponse verbale, quelle réponse reçoit le score le plus élevé ?

L’absence de réponse verbale
Des mots incohérents ou des sons vocalisés
Des mots ou des pleurs inadaptés
Une réponse bien orientée ou un contact approprié selon l’âge

Une réponse bien orientée ou un contact approprié selon l’âge

Explication

La meilleure réponse verbale est cotée 5 lorsqu’elle est bien orientée ou correspond à un contact approprié selon l’âge. Les réponses moins adaptées reçoivent des scores inférieurs.

7. Quelle différence de cotation existe entre la localisation de la douleur et l’obéissance aux ordres dans la réponse motrice du score de Glasgow ?

La localisation vaut 6 et l’obéissance aux ordres vaut 5
Les deux réponses valent 6
La localisation vaut 5 et l’obéissance aux ordres vaut 6
Les deux réponses valent 5

La localisation vaut 5 et l’obéissance aux ordres vaut 6

Explication

Dans la meilleure réponse motrice, l’obéissance aux ordres est cotée 6, tandis que la localisation de la douleur est cotée 5.

8. Quelle séquence correspond à la prise en charge standardisée d’un coma ?

ABCDE, examen neurologique, examens complémentaires, traitements symptomatique et étiologique
Score de Glasgow, traitement étiologique, examens complémentaires, puis ABCDE
Traitement étiologique, examen neurologique, ABCDE, puis surveillance
Examens complémentaires, traitement symptomatique, ABCDE, puis score de Glasgow

ABCDE, examen neurologique, examens complémentaires, traitements symptomatique et étiologique

Explication

La prise en charge commence par l’approche ABCDE, puis comprend l’examen neurologique avec le score de Glasgow, les examens complémentaires et enfin les traitements symptomatique et étiologique. Le traitement symptomatique stabilise le patient, tandis que le traitement étiologique vise la cause.

9. Chez quel enfant faut-il assurer la surveillance comprenant notamment la fréquence cardiaque, la SpO2, la tension artérielle et le score de Glasgow ?

Uniquement un enfant dont le score de Glasgow est inférieur à 8
Tout enfant présentant une fièvre, quel que soit son score
Seulement un enfant ayant un score de Glasgow égal à 12
Tout enfant dont le score de Glasgow est inférieur à 15

Tout enfant dont le score de Glasgow est inférieur à 15

Explication

La surveillance indiquée concerne tout enfant ayant un score de Glasgow inférieur à 15. Sa fréquence de réévaluation varie ensuite selon le score obtenu.

10. À quelle fréquence le score de Glasgow doit-il être réévalué lorsqu’il est inférieur à 12 ?

Toutes les 15 minutes
Toutes les 30 minutes
Toutes les heures
Une fois par jour

Toutes les 15 minutes

Explication

Lorsque le score de Glasgow est inférieur à 12, il doit être réévalué toutes les 15 minutes. Lorsqu’il est compris entre 12 et 14, la réévaluation est horaire.

11. Chez un patient présentant une SpO2 à 89 % malgré un oxygène à haut débit et des manœuvres d’ouverture des voies aériennes, quelle conduite est indiquée ?

Poursuivre simplement l’oxygénothérapie sans autre intervention
Attendre la correction spontanée de l’hypoxémie
Envisager une oxygénation et une intubation
Réduire progressivement le débit d’oxygène

Envisager une oxygénation et une intubation

Explication

Une SpO2 inférieure à 92 % malgré l’oxygène à haut débit et les manœuvres d’ouverture des voies aériennes indique une oxygénation et une intubation. Une hypoxémie corrigée par l’oxygène ne constitue pas cette indication à elle seule.

12. Lequel de ces éléments constitue une indication supplémentaire d’intubation après la prise en charge initiale ?

Un score de Glasgow supérieur à 12 et stable
Une amélioration neurologique après les premières mesures
Une fréquence respiratoire légèrement augmentée avec une saturation normale
Des signes de choc persistants malgré une expansion volémique de 40 ml/kg

Des signes de choc persistants malgré une expansion volémique de 40 ml/kg

Explication

L’intubation est indiquée en présence de signes de choc malgré une expansion volémique de 40 ml/kg, ainsi qu’en cas de score de Glasgow inférieur ou égal à 8 ou de signes d’hypertension intracrânienne.

13. Quelle situation correspond à la définition de l’état de mal convulsif ?

Une seule anomalie électrique sans activité épileptique prolongée
Une crise durant moins de cinq minutes avec récupération immédiate
Une crise durant plus de cinq minutes ou au moins deux crises sans retour à la conscience normale
Une crise brève suivie d’un retour complet à la conscience

Une crise durant plus de cinq minutes ou au moins deux crises sans retour à la conscience normale

Explication

L’état de mal convulsif correspond à une activité épileptique continue, clinique ou électrique, ou à au moins deux crises sans retour à la conscience normale. Une crise de plus de cinq minutes justifie une prise en charge spécifique.

14. Quelle caractéristique distingue l’état de mal convulsif réfractaire de l’état de mal convulsif simple ?

La survenue d’une seule crise durant moins de cinq minutes
L’échec de deux lignes de traitement anticonvulsivant avec une crise durant plus de 30 minutes
L’absence totale d’anomalie électrique à l’électroencéphalogramme
La présence obligatoire d’une infection du système nerveux

L’échec de deux lignes de traitement anticonvulsivant avec une crise durant plus de 30 minutes

Explication

L’état de mal réfractaire est défini par une crise durant plus de 30 minutes malgré deux lignes de traitement anticonvulsivant. L’échec de ces deux traitements est le critère distinctif essentiel.

15. Quelles sont les principales étiologies infectieuses de l’état de mal convulsif ?

L’hypoglycémie et l’hypercalcémie
L’hémorragie et l’anoxo-ischémie
La méningite et l’encéphalite
L’épilepsie et les troubles hydro-électrolytiques

La méningite et l’encéphalite

Explication

Les étiologies infectieuses comprennent notamment la méningite et l’encéphalite. Elles représentent 51 % des causes citées de l’état de mal convulsif.

16. Quelle stratégie décrit le mieux la prise en charge de l’état de mal convulsif ?

Attendre l’arrêt spontané des crises avant de rechercher la cause
Traiter rapidement les crises cliniques et électriques, corriger les facteurs favorisants et prévoir un relais per os après 24 heures de traitement intraveineux efficace
Interrompre le traitement intraveineux dès l’arrêt des manifestations cliniques
Administrer uniquement un traitement antipyrétique puis surveiller le patient

Traiter rapidement les crises cliniques et électriques, corriger les facteurs favorisants et prévoir un relais per os après 24 heures de traitement intraveineux efficace

Explication

Le traitement est une urgence : il vise à arrêter rapidement les crises cliniques et électriques, traiter la cause et les facteurs favorisants, puis organiser un relais per os après 24 heures de traitement intraveineux efficace.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 30 flashcards sur Urgences neurologiques pédiatriques.

Qu'est-ce que le coma ?

Une altération ou abolition de l’état de conscience non réversible par stimulation.

Quelle dysfonction cause le coma ?

Une dysfonction de la substance réticulée activatrice ascendante.

Quelles infections peuvent causer un coma ?

Les méningites, encéphalites et abcès cérébraux.

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