QCM : Vieillissement et prévention des chutes — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation peut remanier l’identité et le rôle social dans le vieillissement psychologique ?

La diminution de la mobilité de la cage thoracique
Le départ à la retraite ou la survenue d’un deuil
L’augmentation de la force musculaire pendant l’effort
La réduction de la fréquence des besoins urinaires

Le départ à la retraite ou la survenue d’un deuil

Explication

La retraite, la fin du travail et le deuil peuvent modifier l’identité et le rôle social, tout en réduisant la flexibilité cognitive et l’adaptation aux changements. Les autres situations concernent principalement les dimensions musculaire, respiratoire ou rénale.

2. Quel énoncé décrit correctement la fréquence des chutes répétées après une première chute ?

Vingt pour cent des sujets âgés présentent une première chute après deux années sans incident
Vingt pour cent des sujets âgés chutent au moins une deuxième fois dans le mois suivant
Cinquante pour cent des sujets âgés chutent au moins une deuxième fois dans l’année suivante
Cinquante pour cent des sujets âgés évitent une nouvelle chute pendant l’année suivante

Cinquante pour cent des sujets âgés chutent au moins une deuxième fois dans l’année suivante

Explication

La moitié des sujets âgés, soit cinquante pour cent, tombe au moins une deuxième fois pendant l’année suivant une première chute. Les autres propositions modifient soit la proportion, soit la période, soit le sens du phénomène.

3. Comment s’organise la prise en soins d’une personne présentant un risque de chute ?

Elle commence par l’apaisement et la mobilisation, puis travaille les appuis et la mobilité avant de préparer le relevé du sol
Elle débute par les exercices de vitesse, poursuit par les sauts et se termine par une immobilisation préventive
Elle se limite à renforcer les jambes et à utiliser un déambulateur lors des déplacements extérieurs
Elle commence par l’apprentissage du relevé du sol, puis privilégie la respiration avant toute mobilisation

Elle commence par l’apaisement et la mobilisation, puis travaille les appuis et la mobilité avant de préparer le relevé du sol

Explication

La prise en soins suit une progression allant de l’apaisement et de la mobilisation vers le travail des appuis, de la respiration, du regard et de la mobilité, puis vers la dissociation des ceintures, l’amplitude de marche, la dédramatisation du sol et le relevé du sol. Commencer directement par le relevé du sol inverse cette progression thérapeutique.

4. Quelle conséquence psychologique et comportementale est caractéristique du syndrome post-chute ?

Une baisse de l’attention auditive, une augmentation de la force et une accélération des demi-tours
Une indifférence au risque, une recherche de déplacements rapides et une meilleure coordination gestuelle
Une anxiété avec peur de chuter, évitement de la station debout et difficulté à organiser les mouvements
Une confiance accrue dans les déplacements, une station debout prolongée et une organisation motrice spontanée

Une anxiété avec peur de chuter, évitement de la station debout et difficulté à organiser les mouvements

Explication

Le syndrome post-chute peut entraîner une anxiété, une peur de chuter, un évitement de la station debout et une difficulté à organiser les mouvements. La confiance accrue et la recherche de déplacements rapides vont à l’encontre de ce tableau comportemental.

5. Quelle définition correspond à la thermorégulation ?

L’augmentation de la chaleur produite pendant l’effort
La perception des variations de température extérieure
La diminution progressive de la température corporelle
Le maintien d’une température constante par adaptation

Le maintien d’une température constante par adaptation

Explication

La thermorégulation désigne l’ensemble des adaptations permettant de conserver une température constante dans l’organisme. Chez la personne âgée, la stabilité thermique diminue, mais cette diminution ne définit pas la thermorégulation elle-même.

6. Quelle distinction permet principalement d’opposer le vieillissement normal au vieillissement pathologique ?

La présence de conséquences invalidantes
Le niveau d’activité physique conservé
L’âge auquel surviennent les premiers signes
La durée d’exposition aux facteurs génétiques

La présence de conséquences invalidantes

Explication

Le vieillissement pathologique se distingue par des conséquences invalidantes, contrairement au vieillissement normal. Les facteurs génétiques, l’activité physique et l’âge de début participent au vieillissement, mais ne suffisent pas à établir cette distinction.

7. Quelle distinction permet de différencier le syndrome post-chute du syndrome de désadaptation psychomotrice ?

Le premier apparaît après un alitement, tandis que le second suit une chute accidentelle
Le premier suit une chute, tandis que le second peut apparaître sans chute après un alitement prolongé
Le premier provoque une douleur aiguë, tandis que le second entraîne une faiblesse musculaire isolée
Le premier concerne l’équilibre, tandis que le second concerne principalement la mémoire

Le premier suit une chute, tandis que le second peut apparaître sans chute après un alitement prolongé

Explication

Le syndrome post-chute est déclenché par une chute, alors que le syndrome de désadaptation psychomotrice peut présenter des manifestations comparables sans chute, notamment après un alitement prolongé. Confondre leurs circonstances d’apparition conduit à attribuer à tort une chute au second syndrome.

8. Comment l’histoire de vie peut-elle modifier le rapport au corps au cours du vieillissement ?

Un corps autrefois douloureux est dissocié des compétences développées auparavant
Un corps autrefois vécu comme outil de travail peut être perçu différemment
Un corps autrefois fragile devient nécessairement un repère moteur stable
Un corps autrefois entraîné conserve une représentation inchangée avec l’âge

Un corps autrefois vécu comme outil de travail peut être perçu différemment

Explication

L’histoire de vie influence le vieillissement et les compétences, notamment lorsque le corps a été longtemps vécu comme un outil de travail. L’idée d’une représentation corporelle inchangée ne tient pas compte de cette évolution biographique.

9. Quel ensemble de signes moteurs correspond au syndrome post-chute ?

Une propulsion vers l’avant, des pas élargis et une hypotonie généralisée
Une marche rapide, des mouvements amples et un ballant accentué des bras
Une rétropulsion, des appuis talonniers, des pas raccourcis et une hypertonie axiale
Une flexion isolée des genoux, une rotation du tronc et une marche dissymétrique

Une rétropulsion, des appuis talonniers, des pas raccourcis et une hypertonie axiale

Explication

Le syndrome post-chute associe notamment la rétropulsion, le poids porté sur les talons, la réduction des dimensions du pas, l’hypertonie axiale et le manque de ballant des membres supérieurs. La propulsion vers l’avant et l’élargissement du pas décrivent plutôt des caractéristiques opposées à celles attendues.

10. Pourquoi la respiration peut-elle devenir plus difficile et fatigante avec l’âge ?

Parce que la ventilation augmente avec la déformation du rachis
Parce que les muscles respiratoires deviennent plus puissants
Parce que la mobilité thoracique s’accroît lors des mouvements
Parce que la cage thoracique et les muscles respiratoires perdent en efficacité

Parce que la cage thoracique et les muscles respiratoires perdent en efficacité

Explication

La mobilité de la cage thoracique, l’efficacité des muscles respiratoires et la ventilation diminuent avec l’âge, tandis que la déformation du rachis augmente la difficulté respiratoire. Les autres propositions inversent les changements physiologiques observés.

11. Quel mécanisme lié au vieillissement rénal peut favoriser les chutes chez la personne âgée ?

Les envies nocturnes d’uriner entraînant des levers fréquents
La réduction des infections urinaires liées à l’âge
La diminution des besoins urinaires pendant la nuit
L’amélioration de l’hydratation grâce à une diurèse réduite

Les envies nocturnes d’uriner entraînant des levers fréquents

Explication

Les envies nocturnes d’uriner entraînent des levers fréquents, ce qui peut favoriser les chutes, la déshydratation et certaines complications urinaires. Une diminution des besoins urinaires ou des infections ne correspond pas au vieillissement rénal décrit.

12. Quelle succession respecte les niveaux d’évolution motrice menant à la marche ?

Décubitus, retournements, reptation, positions assise ou à genoux, station debout, marche
Décubitus, marche, retournements, station debout, reptation, positions assise ou à genoux
Marche, station debout, quatre pattes, reptation, retournements, positions en décubitus
Retournements, décubitus, station debout, reptation, marche, positions à genoux

Décubitus, retournements, reptation, positions assise ou à genoux, station debout, marche

Explication

L’évolution motrice va des décubitus vers les retournements, la reptation, les positions intermédiaires, la station debout puis la marche. La marche constitue donc une étape tardive, après la station debout sans appui.

13. Quelle conséquence la peur de retomber entraîne-t-elle chez une partie des personnes âgées ?

Vingt pour cent limitent leurs déplacements, avec une baisse de l’activité physique et de la confiance corporelle
La moitié cesse toute activité physique, tandis que la confiance corporelle progresse malgré la peur
La moitié réduit ses déplacements, mais conserve une activité physique et une confiance corporelle stables
Vingt pour cent augmentent leurs déplacements, avec une amélioration de l’activité physique et de la confiance corporelle

Vingt pour cent limitent leurs déplacements, avec une baisse de l’activité physique et de la confiance corporelle

Explication

Vingt pour cent des personnes âgées limitent leurs déplacements par peur de retomber, ce qui réduit leur activité physique et leur confiance corporelle. La proportion et les conséquences décrites dans les autres propositions ne correspondent pas au constat établi.

14. Une personne progresse de la position à quatre pattes vers la marche ; quelle étape intermédiaire est attendue dans cette évolution ?

Le retournement avant la position assise
La station debout avec puis sans appui
Le retour au décubitus dorsal puis ventral
La reptation avant les positions à genoux

La station debout avec puis sans appui

Explication

Après les quatre pattes, l’évolution mène à la station debout avec appui, puis sans appui, avant d’aboutir à la marche. Les autres propositions correspondent à des étapes plus précoces de la progression motrice.

15. Quelle distinction décrit correctement l’axe corporel et le schéma corporel dans la verticalité ?

L’axe corporel renvoie à la colonne vertébrale, tandis que le schéma corporel situe le corps dans l’espace
L’axe corporel correspond aux appuis des pieds, tandis que le schéma corporel organise la respiration
L’axe corporel décrit les plans de l’espace, tandis que le schéma corporel stabilise la colonne vertébrale
L’axe corporel concerne les retournements, tandis que le schéma corporel commande la marche bipède

L’axe corporel renvoie à la colonne vertébrale, tandis que le schéma corporel situe le corps dans l’espace

Explication

La verticalité s’appuie sur l’axe corporel porté par la colonne vertébrale et sur le schéma corporel, qui permet de percevoir les plans de l’espace. Confondre ces deux notions inverse leurs fonctions respectives.

16. Quelle succession d’épreuves correspond au bilan du sujet chuteur ?

Équilibre immobile, force des mains, audition, mémoire, flexibilité du tronc et respiration au repos
Transfert assis-debout, appuis et poussée, équilibre statique, marche, demi-tours, obstacle et marche yeux fermés avec déambulateur
Observation du sommeil, mesure de la douleur, analyse de la vision, test alimentaire et évaluation de la parole
Marche rapide, montée d’escaliers, course, saut, port de charge et maintien prolongé sur une jambe

Transfert assis-debout, appuis et poussée, équilibre statique, marche, demi-tours, obstacle et marche yeux fermés avec déambulateur

Explication

Le bilan explore successivement des situations statiques et dynamiques, depuis le transfert assis-debout jusqu’à la marche yeux fermés avec déambulateur, en passant par les appuis, la marche et les obstacles. Il ne se limite donc pas à l’équilibre immobile, qui ne couvrirait qu’une partie de l’évaluation.

17. À quel moment les premiers signes du vieillissement apparaissent-ils généralement ?

Après l’apparition d’un handicap
Dès l’âge de 25 ans
Au moment de la retraite
À partir de l’âge de 40 ans

Dès l’âge de 25 ans

Explication

Les premiers signes du vieillissement peuvent apparaître dès 25 ans, car ce processus commence tôt et s’inscrit progressivement dans la durée. L’apparition d’un handicap correspond plutôt à une conséquence invalidante pouvant caractériser un vieillissement pathologique.

18. Quels aspects corporels relèvent principalement du vieillissement physique ?

La mémoire, le jugement, l’attention et le raisonnement
La concentration, la communication et la compréhension
Les plans musculaire, articulaire, osseux et cutané
L’identité, le rôle social et l’adaptation au deuil

Les plans musculaire, articulaire, osseux et cutané

Explication

Le vieillissement physique concerne les modifications musculaires, articulaires, osseuses et cutanées, avec des effets sur l’appareil locomoteur et l’image du corps. La mémoire et le raisonnement relèvent du vieillissement cognitif, tandis que l’identité et le rôle social appartiennent à la dimension psychologique.

19. Quel changement cardiovasculaire est associé au vieillissement chez la personne âgée ?

Une réduction de la pression artérielle au repos
Une augmentation du risque de thrombose
Une diminution de la fibrose des cardiomyocytes
Une moindre sollicitation pendant l’activité physique

Une augmentation du risque de thrombose

Explication

Le vieillissement cardiovasculaire augmente notamment le risque de thrombose, tandis que les cardiomyocytes deviennent plus fibreux et que l’effort physique demande davantage d’énergie. Une baisse de la performance à l’effort peut exister, mais elle ne résume pas le changement cardiovasculaire décrit.

20. Lequel de ces éléments constitue un facteur extrinsèqu'influençant le vieillissement ?

La constitution biologique
Le patrimoine héréditaire
La qualité de l’alimentation
La prédisposition génétique

La qualité de l’alimentation

Explication

L’alimentation fait partie des facteurs extrinsèques, car elle relève du mode de vie et de l’environnement. La génétique et le patrimoine héréditaire sont des facteurs intrinsèques liés aux caractéristiques propres de la personne.

21. Quels éléments constituent les piliers de la verticalité ?

La marche, la course, le saut, la rotation et la suspension des membres
La respiration, l’enroulement, le retournement, le repoussé et l’appui visuel
La station assise, la station à genoux, la position de l’ours et les quatre pattes
La flexion, l’extension, la préhension, la reptation et l’équilibre vestibulaire

La respiration, l’enroulement, le retournement, le repoussé et l’appui visuel

Explication

Les piliers de la verticalité sont la respiration, l’enroulement, le retournement, le repoussé et l’appui visuel. Les autres listes mélangent des étapes motrices ou des actions qui ne constituent pas ces piliers.

22. Pourquoi l’histoire de vie doit-elle être prise en compte pour comprendre les compétences d’une personne âgée ?

Elle permet de prévoir avec certitude les difficultés rencontrées dans la marche
Elle détermine directement la vitesse de toutes ses acquisitions motrices
Elle peut avoir façonné ses expériences corporelles et ses capacités
Elle explique principalement les différences de morphologie entre les individus

Elle peut avoir façonné ses expériences corporelles et ses capacités

Explication

Les expériences de vie participent au vieillissement et à la construction des compétences, notamment par le rapport entretenu avec le corps. Elles ne permettent toutefois pas de prédire avec certitude toutes les difficultés motrices.

23. Quelle évolution caractérise le vieillissement cognitif normal ?

Une amélioration générale de la concentration
Une atteinte mentale nécessairement due à une maladie
Une disparition complète des capacités de jugement
Un ralentissement de certaines capacités mentales

Un ralentissement de certaines capacités mentales

Explication

Le vieillissement cognitif normal peut ralentir et altérer la mémoire, le raisonnement, la concentration et le jugement. Une disparition complète de ces capacités ou une atteinte nécessairement pathologique ne correspond pas au vieillissement cognitif normal.

24. Quelle définition de la chute correspond à celle retenue par l’OMS ?

La perte d’équilibre corrigée avant tout contact avec le sol
Le déplacement volontaire vers le sol pour atteindre une position basse
Le changement de posture réalisé progressivement avec un contrôle moteur
L’action de tomber ou de glisser au sol indépendamment de sa volonté

L’action de tomber ou de glisser au sol indépendamment de sa volonté

Explication

Selon l’OMS, une chute est l’action de tomber ou de glisser au sol indépendamment de sa volonté. Un déplacement volontaire vers le sol relève d’un changement de position et non de cette définition.

25. Quelle place la chute occupe-t-elle dans les conséquences gériatriques ?

Elle constitue une cause secondaire d’hospitalisation, sans lien majeur avec la dépendance
Elle représente la première cause d’hospitalisation en gériatrie et d’entrée en dépendance
Elle concerne surtout les consultations préventives et entraîne rarement une perte fonctionnelle
Elle augmente la dépendance chez certains patients, mais reste marginale pour l’hospitalisation

Elle représente la première cause d’hospitalisation en gériatrie et d’entrée en dépendance

Explication

La chute est la première cause d’hospitalisation en gériatrie et la première cause d’entrée en dépendance. La présenter comme un simple risque sans conséquence fonctionnelle sous-estime son impact clinique.

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À quel âge apparaissent les premiers signes du vieillissement ?

Dès 25 ans.

Comment se définit le vieillissement selon son processus ?

C'est un processus inéluctable dans un continuum normal-pathologique.

Quels types de facteurs influencent le vieillissement ?

Des facteurs intrinsèques et extrinsèques.

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