QCM : Violences sexistes et sexuelles (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces situations relève de la violence sexiste ?

Critiquer une idée lors d’un débat public
Rabaisser une personne en raison de son genre
Refuser une invitation pour des raisons personnelles
Contester une décision administrative motivée

Rabaisser une personne en raison de son genre

Explication

La violence sexiste comprend les propos ou comportements qui rabaissent, invisibilisent ou attaquent une personne en raison de son sexe, de son genre ou de son orientation sexuelle. Elle ne se limite donc pas aux actes physiques, contrairement à une confusion fréquente avec les violences sexuelles.

2. Quelle situation permet de considérer qu’un consentement sexuel a été donné ?

Un silence interprété comme une approbation
Une absence de réaction pendant la situation
Une acceptation explicite, libre et éclairée
Une réponse obtenue après une pression insistante

Une acceptation explicite, libre et éclairée

Explication

Le consentement doit être libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable. Le silence ou l’absence de réaction ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une acceptation.

3. Quelle caractéristique distingue la séduction des violences sexuelles ?

La séduction repose sur la réciprocité et l’égalité
La séduction se caractérise par l’absence de consentement
La séduction suppose un acte sexuel imposé par surprise
La séduction implique une pression grave pour obtenir un acte

La séduction repose sur la réciprocité et l’égalité

Explication

La séduction repose sur le respect, la réciprocité et l’égalité entre les personnes. Les violences sexuelles, au contraire, impliquent un acte commis avec contrainte, menace, surprise, violence ou sans consentement.

4. Quel élément caractérise un outrage sexiste ou sexuel ?

L’imputation précise d’un fait répréhensible à une personne
Un propos ou comportement imposé portant atteinte à la dignité
Une expression méprisante visant une personne sans autre élément
Une critique argumentée portant sur une décision collective

Un propos ou comportement imposé portant atteinte à la dignité

Explication

L’outrage consiste à imposer un propos ou un comportement à connotation sexiste ou sexuelle qui porte atteinte à la dignité ou crée une situation intimidante, hostile ou offensante. Une expression outrageante ou méprisante visant une personne correspond plutôt à la définition de l’injure.

5. Quelle sanction correspond au délit d’outrage sexiste ou sexuel dans les cas prévus par la loi ?

Une contravention pouvant atteindre 1 500 €
Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Une amende pouvant atteindre 3 750 €
Quinze ans de réclusion criminelle

Une amende pouvant atteindre 3 750 €

Explication

Dans les cas prévus par la loi, l’outrage sexiste ou sexuel peut constituer un délit puni d’une amende de 3 750 €. La contravention de 5e classe peut atteindre 1 500 €, ce qui correspond à un autre niveau de sanction.

6. Qu’est-ce qui définit l’injure sexiste ?

Un acte sexuel commis avec contrainte, menace ou surprise
Un comportement sexuel imposé créant une situation intimidante
Une pression exercée pour obtenir un acte de nature sexuelle
Une expression méprisante visant une personne ou un groupe sans imputer un fait

Une expression méprisante visant une personne ou un groupe sans imputer un fait

Explication

L’injure sexiste est une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, sans imputation d’un fait. Un comportement imposé à connotation sexiste ou sexuelle relève plutôt de l’outrage.

7. Quelle sanction s’applique à une injure sexiste publique ?

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Une amende de 3 750 € applicable à chaque situation
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende
Une contravention de 5e classe sans peine d’emprisonnement

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende

Explication

Lorsqu’elle est publique, l’injure sexiste constitue un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Lorsqu’elle est non publique, elle constitue une contravention de 5e classe.

8. Dans quelle situation une pression sexuelle peut-elle relever du harcèlement sexuel même sans répétition ?

Lorsqu’elle résulte d’un désaccord professionnel isolé
Lorsqu’elle consiste en une remarque polie sans connotation sexuelle
Lorsqu’elle est grave et vise à obtenir un acte sexuel
Lorsqu’elle exprime une opinion générale sans viser une personne

Lorsqu’elle est grave et vise à obtenir un acte sexuel

Explication

Le harcèlement sexuel peut résulter d’une pression grave exercée même une seule fois pour obtenir un acte sexuel. La répétition concerne notamment les propos ou comportements sexuels portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante.

9. Quelle situation correspond à la définition de l’agression sexuelle ?

Une pression grave exercée pour obtenir un acte sexuel
Un acte bucco-génital ou bucco-anal imposé à une personne
Un acte de nature sexuelle commis sans pénétration
Un acte de pénétration sexuelle commis sur une personne

Un acte de nature sexuelle commis sans pénétration

Explication

L’agression sexuelle est un acte de nature sexuelle commis sans pénétration sexuelle ni acte bucco-génital ou bucco-anal. La pénétration et les actes bucco-génitaux ou bucco-anaux relèvent de la définition du viol.

10. Quelle peine correspond à l’agression sexuelle dans sa forme prévue par la règle générale ?

Un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende
Quinze ans de réclusion criminelle
Sept ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende dans tous les cas

Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende

Explication

L’agression sexuelle est un délit puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Certaines circonstances aggravantes peuvent porter la peine à sept ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende, mais cette aggravation n’est pas la règle générale.

11. Quel acte relève de la définition du viol ?

Une remarque sexuelle répétée dans un contexte professionnel
Un acte de pénétration sexuelle, quelle qu’en soit la nature
Une expression méprisante fondée sur l’identité de genre
Un attouchement sexuel commis sans pénétration

Un acte de pénétration sexuelle, quelle qu’en soit la nature

Explication

Le viol comprend tout acte de pénétration sexuelle, quelle qu’en soit la nature, ainsi que tout acte bucco-génital ou bucco-anal. Un acte sexuel sans pénétration relève de l’agression sexuelle lorsqu’il correspond à sa définition.

12. Selon l’enquête Genese de 2021, quelle proportion de femmes dans la population générale déclare avoir subi des violences sexuelles ?

46,3 %
26,3 %
36,3 %
16,3 %

36,3 %

Explication

L’enquête Genese de 2021 estime que 36,3 % des femmes de la population générale sont concernées par les violences sexuelles. La proportion de 16,3 % ne correspond pas à la valeur rapportée pour les femmes dans cette enquête.

13. Que montre la revue de la littérature internationale concernant le harcèlement sexuel subi par les infirmiers ?

Il concerne en moyenne 34,15 % des infirmiers et se manifeste principalement par des propos.
Il concerne en moyenne 43,15 % des infirmiers et relève surtout de conflits professionnels.
Il concerne en moyenne 43,15 % des infirmiers et peut être verbal, physique ou psychologique.
Il concerne en moyenne 24,15 % des infirmiers et se limite aux contacts physiques.

Il concerne en moyenne 43,15 % des infirmiers et peut être verbal, physique ou psychologique.

Explication

La revue internationale rapporte une moyenne de 43,15 % de harcèlement sexuel chez les infirmiers, avec des formes verbales, physiques ou psychologiques. Le réduire à des propos ou à des contacts physiques méconnaît la diversité des formes documentées.

14. Après un viol, une tentative de viol ou une agression sexuelle, quelle proportion des femmes victimes déclare avoir porté plainte ?

36 %
16 %
6 %
26 %

6 %

Explication

Les données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences indiquent que 6 % des femmes victimes déclarent avoir porté plainte. Les autres proportions surestiment la fréquence rapportée du dépôt de plainte.

15. Quelle conséquence sanitaire est associée à une augmentation pouvant atteindre 70 fois le risque après des violences sexuelles ?

Les migraines
Les troubles fonctionnels intestinaux
Les coronaropathies ischémiques
Les douleurs pelviennes

Les douleurs pelviennes

Explication

Les violences sexuelles sont associées à une augmentation pouvant atteindre 70 fois le risque de douleurs pelviennes. Les migraines, les coronaropathies ischémiques et les troubles fonctionnels intestinaux présentent dans les données des facteurs d’augmentation différents.

16. Quelle conduite favorise un accueil adapté d’une victime témoin de violences ?

La rassurer en minimisant les faits et en orientant rapidement la conversation.
L’interroger en détail, vérifier ses contradictions et accélérer son récit.
Attendre qu’elle fournisse des preuves avant de lui proposer une aide.
La mettre en sécurité, l’écouter sans jugement, la croire et respecter son rythme.

La mettre en sécurité, l’écouter sans jugement, la croire et respecter son rythme.

Explication

Un accueil adapté associe la mise en sécurité, l’écoute sans jugement, la reconnaissance de la parole et le respect du rythme de la victime. Les questions intrusives, la minimisation et l’exigence de preuves peuvent entraver sa parole et son accompagnement.

17. Comment un soignant doit-il rassurer une victime de violences ?

En lui expliquant que les faits sont fréquents et qu’elle doit apprendre à les relativiser.
En lui demandant pourquoi elle n’a pas évité la situation ou réagi plus tôt.
En lui affirmant que les conséquences seront forcément graves pour l’inciter à agir.
En lui rappelant qu’elle n’est pas responsable et que les violences sont interdites par la loi.

En lui rappelant qu’elle n’est pas responsable et que les violences sont interdites par la loi.

Explication

Rassurer consiste à déculpabiliser la victime et à rappeler l’interdit légal, sans banaliser ni dramatiser les faits. Relativiser la violence ou interroger la réaction de la victime risque de renforcer la culpabilité et de compromettre un accueil adapté.

18. Dans le cadre du soin, à qui le dépistage des violences peut-il être proposé ?

Aux personnes qui demandent explicitement une orientation vers la justice.
À toute personne, afin de repérer les violences et de lutter contre leur banalisation.
Aux patients présentant des blessures visibles, afin de cibler les situations urgentes.
Aux personnes ayant déjà déposé plainte, afin de confirmer les faits signalés.

À toute personne, afin de repérer les violences et de lutter contre leur banalisation.

Explication

Le dépistage peut être proposé à tout le monde pour faciliter le repérage des violences et lutter contre leur banalisation. Le limiter aux plaintes, aux blessures visibles ou aux demandes judiciaires risque de laisser d’autres situations inaperçues.

19. Quelles démarches peuvent être engagées à l’hôpital après une violence subie par un professionnel ?

Une déclaration d’événement indésirable, une déclaration d’accident du travail et un signalement à l’ONVS.
Une déclaration d’accident du travail, une expertise judiciaire et une alerte réservée aux patients.
Une plainte pénale, une déclaration médicale et une saisine exclusive de l’ONVS.
Une déclaration d’événement indésirable, une demande de mutation et une médiation familiale.

Une déclaration d’événement indésirable, une déclaration d’accident du travail et un signalement à l’ONVS.

Explication

Une violence subie par un professionnel peut donner lieu à une déclaration d’événement indésirable, à une déclaration d’accident du travail et à un signalement à l’ONVS. Ces démarches correspondent à des volets distincts : l’accident professionnel et la remontée institutionnelle ne se confondent pas avec une plainte ou une mutation.

20. Quel dispositif concerne les personnels et étudiants de l’UPC victimes ou témoins directs de violences dans le cadre de l’UPC ?

La déclaration d’accident du travail
Le dispositif violences au travail de l’AP-HP
Le dispositif EDI UPC
Le signalement à l’ONVS

Le dispositif EDI UPC

Explication

Le dispositif EDI UPC est destiné aux personnels et étudiants de l’UPC victimes ou témoins directs de violences dans le cadre de l’UPC. Le dispositif violences au travail de l’AP-HP concerne, quant à lui, les violences entre professionnels de l’AP-HP.

21. Quelle responsabilité incombe aux soignants face aux violences sexistes et sexuelles ?

Limiter leur rôle au traitement des conséquences médicales
Déléguer leur prise en charge aux services administratifs
Se former pour savoir réagir comme victimes ou témoins
Attendre une plainte formelle avant d’intervenir

Se former pour savoir réagir comme victimes ou témoins

Explication

La formation permet aux soignants de reconnaître les violences sexistes et sexuelles et d’adopter une réaction adaptée lorsqu’ils les subissent ou en sont témoins. À l’inverse, attendre une plainte formelle peut retarder l’intervention et nuire à la prise en charge.

22. Dans un établissement où les soignants n’ont reçu aucune formation sur les violences sexistes et sexuelles, quelle conséquence est la plus probable ?

Une détection plus rapide des violences grâce à l’expérience professionnelle
Une banalisation accrue des situations et une prise en charge moins adaptée
Une réduction des signalements liée à une meilleure évaluation des faits
Une intervention plus homogène fondée sur des procédures spontanées

Une banalisation accrue des situations et une prise en charge moins adaptée

Explication

L’absence de formation peut favoriser la banalisation des violences et compromettre la qualité de leur prise en charge. L’expérience professionnelle ne remplace pas nécessairement les connaissances et les réflexes spécifiques apportés par une formation.

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Que regroupent les violences sexistes ?

Les comportements ou propos qui invalident, invisibilisent, rabaissent ou attaquent une personne selon son sexe, genre ou orientation sexuelle.

Quelles sont les caractéristiques du consentement ?

Il est libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable.

Peut-on déduire le consentement du silence ou de l'absence de réaction ?

Non, le consentement ne peut pas être déduit du silence ou de l'absence de réaction.

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