★ À maîtriser
📌 Les bactéries possèdent une cellule, des ribosomes et un métabolisme autonome, tandis que les virus sont acellulaires, sans ribosomes ni métabolisme autonome ; le génome bactérien est de l’ADN, alors que celui des virus est de l’ADN ou de l’ARN.
Compléments
Les antibiotiques agissent parfois contre les bactéries, mais ne sont pas efficaces contre les virus.
Les virus ne possèdent ni mitochondries, ni ribosomes, ni cytoplasme, ni ADN polymérase permettant une réplication autonome.
📌 Les virus sont souvent considérés comme non vivants, mais certains spécialistes proposent un troisième domaine, les Acaryotes, en plus des Procaryotes et des Eucaryotes, notamment à la suite de la découverte de virus géants et de virus parasitant d’autres virus.
Bactérie avec cellule et ribosomes, virus acellulaire sans métabolisme autonome
Les capsides virales peuvent présenter quatre formes :
La capside est formée de protomères, et cinq ou six protomères forment un capsomère.
Un génome protégé dans une capside, parfois entourée d’une enveloppe hérissée de spicules
★ À maîtriser
Compléments
Le VIH cible les lymphocytes T CD4 humains, tandis que le virus de l’hépatite cible les hépatocytes.
La classification de Baltimore classe les virus selon leur stratégie de production de l’ARN messager.
📌 La connaissance du génome viral permet de prévoir en grande partie la stratégie de multiplication du virus, et chaque étape particulière du cycle viral peut constituer une cible thérapeutique.
Interaction avec le récepteur → choix des cellules infectées
★ À maîtriser
Compléments
📌 Chez les bactériophages, seul le génome entre généralement dans le cytoplasme bactérien, tandis que chez les virus d’eucaryotes, la nucléocapside entière y entre généralement.
📌 Les virus à ADN double brin utilisent généralement réplication, transcription et traduction, tandis que les virus à ARN doivent disposer d’enzymes de synthèse d’ARN à partir d’un ARN modèle, apportées par le virus ou produites dans la cellule hôte.
Attachement → entrée → synthèse → assemblage → libération
★ À maîtriser
📌 Une infection cytocide ou aiguë entraîne la mort de la cellule infectée par lyse, tandis qu’une infection persistante est caractérisée par des altérations structurales, biochimiques et morphologiques de la cellule hôte.
📌 Un phage virulent se multiplie dès son entrée dans la bactérie et est libéré par lyse, tandis qu’un phage tempéré peut aussi persister sans détruire la cellule sous forme de prophage.
Compléments
Cycle lytique : la cellule est détruite ; cycle lysogène : le prophage persiste
★ À maîtriser
Compléments
En 2022, l’ANSM a autorisé l’accès compassionnel à des bactériophages pour les infections ostéo-articulaires.
Les bactériophages PP1493 et PP1815, dirigés contre Staphylococcus aureus, sont indiqués chez l’adulte et l’adolescent pour les infections osseuses et ostéo-articulaires graves documentées à cette bactérie.
Phage lytique → lyse bactérienne → diminution de la population bactérienne
★ À maîtriser
Les défenses oculaires se répartissent entre mécanismes mécaniques, physiques, chimiques et immunitaires : clignement, renouvellement lacrymal et drainage, épithélium cornéen et jonctions cellulaires, lysozyme, lactoferrine, mucines, β-lysine et IgA sécrétoires, TLR, cellules dendritiques et tissu lymphoïde associé aux muqueuses
Les infections oculaires virales peuvent toucher la conjonctive, la cornée, le segment antérieur, le segment postérieur, les paupières et les voies lacrymales.
Compléments
MPCI : défenses mécaniques, physiques, chimiques et immunitaires
★ À maîtriser
Les herpèsvirus les plus impliqués dans les atteintes oculaires sont HSV-1, VZV et CMV, auxquels s’ajoutent notamment les adénovirus, très fréquents dans les infections de la surface oculaire.
Les adénovirus sont des virus nus à ADN très résistants ; environ 80 types sont répartis dans sept espèces, de A à G, et l’espèce D est la plus souvent impliquée dans les infections oculaires.
Les adénovirus sont responsables d’environ 75 % des infections virales de la surface oculaire et provoquent notamment des kérato-conjonctivites et des conjonctivites.
Compléments
La kérato-conjonctivite épidémique adénovirale touche l’épithélium conjonctival et cornéen et peut provoquer des pseudomembranes conjonctivales ou des opacités cornéennes sous-épithéliales ; les types impliqués sont 8, 19 et 37.
La fièvre adéno-pharyngo-conjonctivale provoque une conjonctivite folliculaire et est associée aux types 4 et 7, tandis que la conjonctivite folliculaire isolée est associée aux types 2, 4 et 6.
★ À maîtriser
📌 Une atteinte virale directe résulte de la multiplication du virus dans les tissus, tandis qu’une atteinte indirecte résulte des désordres immunologiques induits par cette multiplication.
Compléments
La kératite épithéliale herpétique résulte quasi exclusivement de la multiplication de HSV-1 dans l’épithélium cornéen et entraîne une nécrose tissulaire.
La kératite stromale non nécrotique peut résulter de l’activation intra-cornéenne de lymphocytes T CD4+ spécifiques de HSV-1, entraînant une opacification et une néovascularisation de la cornée.
HSV-1 et VZV sont dermoneurotropes et établissent leur latence dans les neurones sensitifs.
Atteinte directe : multiplication et nécrose ; atteinte indirecte : réponse immunitaire et lésions
★ À maîtriser
📌 Une PCR positive révèle la présence du génome viral, mais ne prouve pas à elle seule une maladie active ni la causalité de l’infection ; il faut considérer le contexte clinique, le prélèvement, la charge virale, le moment du test et les antécédents.
📌 La sérologie détecte les anticorps contre un virus dans le sérum ou d’autres liquides biologiques ; la présence d’IgG ou d’IgM indique un contact récent ou ancien, sans prouver que l’infection oculaire actuelle est due à ce virus.
Compléments
La réussite du diagnostic virologique dépend du choix de l’échantillon, du moyen et du moment du prélèvement, ainsi que de la conservation et du transport du prélèvement.
La détection d’une cible ARN par PCR nécessite une étape préalable de transcription inverse, appelée RT-PCR.
La PCR en temps réel révèle les produits amplifiés au fur et à mesure de leur synthèse, est plus rapide et permet leur quantification.
PCR détecte le génome ; sérologie détecte les anticorps
★ À maîtriser
Les antibiotiques ciblent des systèmes bactériens tels que la synthèse de la paroi, des protéines, des acides nucléiques ou de la membrane, mais les virus ne possèdent pas les structures métaboliques correspondantes.
Les antiviraux disponibles sur le marché européen pour les infections oculaires ciblent HSV-1, VZV ou CMV et visent l’ADN polymérase virale.
Les traitements antiviraux principaux sont l’aciclovir ou le valaciclovir pour HSV, l’aciclovir, le valaciclovir, le famciclovir ou le penciclovir pour VZV, et le ganciclovir ou le valganciclovir pour CMV.
Compléments
📌 Un traitement symptomatique soulage les symptômes et limite la transmission sans agir directement sur la réplication virale ; chez un individu immunocompétent, le système immunitaire vient à bout de la plupart des infections virales en une quinzaine de jours.
Antiviral → blocage d’une étape du cycle viral
★ À maîtriser
Compléments
Chez un patient présentant une kératite avec PCR HSV-1 positive, le traitement est antiviral, le plus souvent par aciclovir, avec amélioration clinique rapportée dans le cas présenté.
Les virus peuvent servir de vecteurs d’ADN et être utilisés en thérapie génique, pour les OGM et les virus recombinants ; les bactériophages peuvent être utilisés en phagothérapie.
Prélèvement → PCR HSV-1 → aciclovir → latence puis réactivation
Virus oculaires majeurs
| Virus | Caractéristiques | Atteintes ou données |
|---|---|---|
| HSV-1 | Herpèsvirus enveloppé à ADN ; latence dans les neurones sensitifs | Kératites récidivantes ; 31,5 cas pour 100 000 habitants indiqués dans le cours |
| VZV | Herpèsvirus enveloppé à ADN ; latence dans les neurones sensitifs | Zona ophtalmique dans 10 à 20 % des zonas ; kératites et uvéites |
| CMV | Herpèsvirus enveloppé à ADN | Rétinites chez les immunodéprimés ; kératite endothéliale et uvéites chez les immunocompétents |
| Adénovirus | Virus nu à ADN, très résistant ; espèce D fréquemment impliquée | Environ 75 % des infections virales de la surface oculaire |
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1. Quelle caractéristique distingue fondamentalement un virus d’un organisme capable de se multiplier de manière autonome ?
2. Une infection virale est diagnostiquée et un antibiotique est envisagé : quel effet peut-on attendre de ce médicament sur le virus ?
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Qu’est-ce qu’un virus ?
Un parasite intracellulaire obligatoire et acellulaire, incapable de se reproduire seul.
Quelle structure cellulaire les bactéries possèdent-elles, contrairement aux virus ?
Une cellule dotée de ribosomes et d’un métabolisme autonome.
Quel type de génome les virus peuvent-ils posséder, contrairement aux bactéries ?
Un génome d’ADN ou d’ARN.
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