★ À maîtriser
📌 Le stress est une réponse adaptative à un danger immédiat identifiable, tandis que l’anxiété anticipe une situation parfois dépourvue de danger immédiat identifiable.
🔄 La réponse au stress évolue en deux phases, puis peut aboutir à l’épuisement :
Les troubles anxieux regroupent six entités cliniques :
📌 Dans les troubles anxieux, les antidépresseurs, notamment les ISRS et les IRSN, sont présentés comme traitements de première intention, tandis que les anxiolytiques sont indiqués pour un contrôle rapide de l’anxiété.
Compléments
Le stress répond à un danger immédiat ; l’anxiété anticipe une menace.
★ À maîtriser
📌 L’anorexie mentale associe restriction alimentaire volontaire et sévère, perte de poids importante, peur de prendre du poids et image corporelle déformée ; la boulimie associe des épisodes d’hyperphagie à des comportements compensatoires ; l’hyperphagie boulimique comporte des épisodes d’hyperphagie sans comportements compensatoires.
Compléments
Boulimie avec compensation ; hyperphagie boulimique sans compensation.
★ À maîtriser
Un cycle de sommeil comprend un sommeil lent de 70 à 75 minutes, avec diminution de l’activité mentale et des rythmes cardiaque et respiratoire, puis un sommeil paradoxal de 10 à 15 minutes, marqué par une forte activité cérébrale, des mouvements rapides des yeux et les rêves.
L’insomnie est une diminution de la durée habituelle du sommeil, avec ou sans altération de sa qualité ; elle est aiguë si elle ne dure que quelques jours et chronique si elle dure plus de trois mois.
La prescription des benzodiazépines hypnotiques est limitée à 28 jours ; le zolpidem est assimilé à un stupéfiant et doit être prescrit sur ordonnance sécurisée, en toutes lettres.
Compléments
Sommeil lent puis sommeil paradoxal.
★ À maîtriser
📌 La déprime est une période courte de découragement et de manque d’entrain, tandis que la dépression est une tristesse pathologique quasi permanente entraînant une souffrance et des conséquences importantes.
📌 Le diagnostic de dépression décrit dans le cours requiert une humeur dépressive et une perte de l’élan vital, associées à au moins quatre autres symptômes, présents tous les jours depuis au moins deux semaines et entraînant un retentissement et une souffrance.
Compléments
Déprime courte ; dépression persistante et invalidante.
📌 Le traitement antidépresseur est initié en première intention par un ISRS, un IRSN ou un autre antidépresseur ; les tricycliques sont utilisés en deuxième intention en raison de leur risque de toxicité cardiovasculaire, et les IMAO en dernier recours après échec des autres options.
ISRS, IRSN ou autres ; tricycliques ; puis IMAO.
★ À maîtriser
Les antidépresseurs de première intention sont les ISRS, les IRSN et les autres antidépresseurs, en raison de leur meilleure tolérance.
Les IMAO sont réservés au dernier recours, après échec des autres traitements, en prescription spécialisée en raison de leurs nombreux effets indésirables et interactions médicamenteuses.
Le délai minimal avant l’apparition de l’effet bénéfique est de 2 semaines pour la plupart des antidépresseurs et de 4 semaines pour les tricycliques et les IMAO.
Le traitement antidépresseur est poursuivi pendant 6 à 12 mois après la rémission afin d’éviter les rechutes, puis arrêté progressivement sur plusieurs semaines sur avis médical.
Le risque suicidaire est accentué au début du traitement antidépresseur et justifie une information du patient et de son entourage ainsi qu’un suivi rapproché, surtout pendant les deux premières semaines.
Compléments
📌 L’association d’alcool avec un antidépresseur est à éviter car elle majore la somnolence.
📌 Une benzodiazépine peut être prescrite temporairement, jusqu’à 2 semaines, au début du traitement antidépresseur en cas d’anxiété, d’agitation ou d’insomnie sévères.
Première intention bien tolérée → tricycliques en deuxième intention → IMAO en dernier recours.
★ À maîtriser
Le citalopram et l’escitalopram peuvent allonger l’intervalle QT, et leur association à l’hydroxyzine expose à un risque de torsades de pointe.
L’association d’un ISRS avec un IMAO ou un tricyclique expose à un syndrome sérotoninergique.
Les IRSN peuvent provoquer des troubles cardiaques, notamment tachycardie, palpitations et hypertension, et leur association avec un IMAO expose à un syndrome sérotoninergique.
Les tricycliques inhibent la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline et antagonisent les récepteurs histaminiques H1, cholinergiques et α1-adrénergiques.
Le surdosage en tricycliques peut provoquer coma, convulsions, tremblements et troubles du rythme cardiaque.
📌 Les IMAO bloquent la MAO, enzyme qui dégrade la sérotonine et les catécholamines, notamment la dopamine, la noradrénaline et l’adrénaline.
📌 Les IMAO peuvent provoquer une crise hypertensive après ingestion de tyramine, présente notamment dans le lait et le fromage, et sont contre-indiqués pendant l’allaitement et lors d’états confusionnels aigus.
Compléments
📌 La duloxétine et le milnacipran sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale, d’insuffisance hépatique ou d’hypertension non équilibrée ; le milnacipran est également contre-indiqué pendant l’allaitement.
📌 L’agomélatine expose à une toxicité hépatique avec augmentation des ASAT et ALAT, est contre-indiquée en cas d’insuffisance hépatique et interagit avec les inhibiteurs du CYP1A2, notamment la ciprofloxacine et la fluvoxamine.
📌 Les tricycliques sont contre-indiqués en cas de glaucome aigu, d’adénome prostatique, d’infarctus du myocarde récent, d’antécédents cardiovasculaires ou d’insuffisance hépatique sévère.
★ À maîtriser
La phase maniaque se caractérise par une excitation psychique et motrice avec exaltation de l’humeur, tandis que la phase dépressive comporte une baisse extrême d’énergie, une perte d’intérêts, de l’irritabilité et des idées suicidaires.
Le trouble bipolaire de type I alterne phases maniaques et dépressives, le type II alterne phases dépressives et hypomaniaques, et le type III présente uniquement des phases dépressives ou maniaques, les épisodes étant entrecoupés d’intervalles libres.
On parle de cycles rapides lorsqu’au moins quatre épisodes dépressifs ou maniaques surviennent au cours d’une année ; cette forme concernerait 13 à 20 % des patients bipolaires.
Les trois catégories de thymorégulateurs sont :
Le lithium reste le traitement de référence des troubles bipolaires.
📌 Le suivi du lithium comprend un bilan sanguin, rénal et thyroïdien ainsi que la surveillance de la lithémie et de la créatininémie.
Compléments
Le trouble bipolaire débute généralement entre 15 et 25 ans, et le délai entre les premiers signes et un traitement adapté est d’environ 10 ans.
Les antiépileptiques à effet thymorégulateur cités sont :
📌 La lamotrigine est indiquée dans les épisodes dépressifs bipolaires, tandis que les autres antiépileptiques cités sont indiqués dans les épisodes maniaques.
📌 La quétiapine est indiquée dans les épisodes dépressifs des troubles bipolaires.
Type I : manie ; type II : hypomanie.
★ À maîtriser
📌 La psychothérapie est le traitement principal des troubles de la personnalité ; aucun médicament spécifique ne les traite, mais antidépresseurs, thymorégulateurs ou neuroleptiques peuvent être utilisés pour certains symptômes associés.
📌 Le trouble psychotique bref ou aigu se manifeste par l’apparition brutale de symptômes psychotiques durant de 1 jour à moins d’un mois, tandis que le trouble schizo-affectif associe symptômes psychotiques et épisode thymique majeur, avec persistance des symptômes psychotiques au moins 2 semaines sans épisode thymique.
Compléments
Les troubles sont répartis par cluster comme suit :
Les troubles de la personnalité impliquent principalement des difficultés concernant l’identité et le sens de soi ainsi que les relations, notamment l’établissement de liens étroits et stables et l’empathie.
Des substances comme l’alcool, le cannabis, les stimulants ou des médicaments peuvent induire des symptômes psychotiques pendant ou peu après l’exposition ; des affections médicales comme l’épilepsie, une tumeur cérébrale ou une maladie neurologique peuvent également en être la cause.
★ À maîtriser
📌 Les symptômes productifs de la schizophrénie comprennent les idées délirantes et les hallucinations, tandis que les symptômes déficitaires comprennent l’émoussement affectif, l’anhédonie, l’indifférence et le retrait social.
Compléments
Les facteurs environnementaux cités sont : la consommation de cannabis à l’adolescence, l’exposition à un environnement urbain pendant l’enfance, la migration, les traumatismes infantiles, les complications obstétricales, notamment les infections ou l’hypoxie néonatale
Les symptômes dissociatifs de la schizophrénie comprennent la désorganisation de la pensée et les difficultés de mémorisation et de planification de tâches simples.
Symptômes positifs : idées délirantes et hallucinations ; négatifs : retrait et anhédonie.
★ À maîtriser
Les neuroleptiques antagonisent les récepteurs dopaminergiques D2.
Les antipsychotiques conventionnels antagonisent les récepteurs D2, tandis que les atypiques antagonisent les récepteurs D2 et 5HT2.
Les antipsychotiques conventionnels sont efficaces sur les symptômes positifs mais exposent davantage aux effets neurologiques, tandis que les atypiques sont efficaces sur les symptômes négatifs et présentent moins de risques d’effets neurologiques.
Compléments
Conventionnels : D2 ; atypiques : D2 et 5HT2.
★ À maîtriser
Les antipsychotiques peuvent être administrés par voie orale ou sous forme injectable intramusculaire à libération prolongée, avec une durée d’action allant d’une semaine à trois mois.
Les fréquences d’administration intramusculaire prolongée citées sont :
Compléments
Les indications psychiatriques des antipsychotiques comprennent les troubles psychotiques aigus ou chroniques, notamment les bouffées délirantes, les épisodes maniaques, la schizophrénie et les troubles schizo-affectifs ; la quétiapine est aussi citée dans la dépression.
Les indications non psychiatriques comprennent :
★ À maîtriser
📌 Le syndrome malin des neuroleptiques est une urgence vitale caractérisée par une hyperthermie, une contracture musculaire et une confusion, qui impose l’arrêt immédiat du neuroleptique.
📌 L’allongement du QT favorise les torsades de pointe, trouble du rythme pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire et un arrêt cardiaque ; l’hypokaliémie et la bradycardie favorisent également ce trouble.
📌 La clozapine est indiquée dans la schizophrénie résistante et la psychose de la maladie de Parkinson, et impose une surveillance de la numération formule sanguine en raison du risque d’agranulocytose.
📌 Les précautions et surveillances sous neuroleptiques comprennent la vigilance en cas de glaucome aigu, d’adénome prostatique ou de pathologie cardiaque, la surveillance des patients épileptiques, une NFS sous clozapine et un ECG à l’instauration du traitement.
📌 Le suivi des neuroleptiques comprend la surveillance du poids, de la glycémie, de la pression artérielle, du bilan lipidique, de la constipation, de la rétention urinaire et des effets extrapyramidaux.
Compléments
Le blocage des récepteurs 5HT2 contribue aux effets antid déficitaire, anxiolytique et régulateur de l’humeur, avec moins d’effets extrapyramidaux.
Le blocage des récepteurs muscariniques provoque des effets anticholinergiques centraux, comme les troubles de mémoire et la confusion, et périphériques, comme la constipation, la mydriase et la sécheresse buccale.
Le blocage des récepteurs H1 est associé à la sédation et à la prise de poids, tandis que le blocage des récepteurs α1-adrénergiques est associé à l’hypotension orthostatique, à la somnolence et aux vertiges.
📌 La quétiapine inhibe la recapture de la noradrénaline et présente ainsi un effet antidépresseur ; sa forme LP à 150 à 300 mg par jour peut être associée à un autre antidépresseur pour augmenter l’efficacité du traitement des épisodes dépressifs majeurs.
📌 Les neuroleptiques peuvent interagir avec les médicaments allongeant le QT, les antiparkinsoniens agonistes dopaminergiques tels que la lévodopa et l’alcool.
Blocage des récepteurs → effets extrapyramidaux, anticholinergiques, sédatifs ou cardiovasculaires.
Comparaison des antipsychotiques
| Dimension | Conventionnels | Atypiques |
|---|---|---|
| Récepteurs | Antagonistes D2 | Antagonistes D2 et 5HT2 |
| Symptômes ciblés | Efficacité sur les symptômes positifs | Efficacité sur les symptômes négatifs |
| Effets neurologiques | Risque accru d’effets neurologiques | Moins de risques d’effets neurologiques |
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1. Une personne réagit à un danger immédiat clairement identifiable, tandis qu’une autre anticipe une menace sans danger immédiat précis. Quelle distinction décrit ces réactions ?
2. Lors d’une réponse au stress qui se prolonge, quelle succession de mécanismes peut mener à l’épuisement ?
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Quel danger déclenche la réponse adaptative du stress ?
Un danger immédiat identifiable.
Comment se définissent les troubles anxieux ?
Une anxiété forte et durable, sans lien avec une menace réelle, qui perturbe le fonctionnement normal et les activités quotidiennes.
Que sont les troubles du comportement alimentaire ?
Des pathologies psychiatriques liées à une relation perturbée à l’alimentation et souvent à une souffrance psychologique.
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