QCM : Antidépresseurs et troubles psychiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne réagit à un danger immédiat clairement identifiable, tandis qu’une autre anticipe une menace sans danger immédiat précis. Quelle distinction décrit ces réactions ?

La première réaction relève du stress, et la seconde de l’anxiété.
Les deux réactions relèvent du stress, car elles impliquent une menace.
Les deux réactions relèvent de l’anxiété, car elles impliquent une anticipation.
La première réaction relève de l’anxiété, et la seconde du stress.

La première réaction relève du stress, et la seconde de l’anxiété.

Explication

Le stress est une réponse adaptative à un danger immédiat identifiable, alors que l’anxiété peut anticiper une situation sans danger immédiat précis. L’anxiété n’est donc pas la réaction caractéristique au danger immédiat clairement identifié.

2. Lors d’une réponse au stress qui se prolonge, quelle succession de mécanismes peut mener à l’épuisement ?

Une phase d’alarme libère du cortisol et de l’aldostérone, puis une phase de résistance stimule la production d’adrénaline.
Une phase d’alarme libère rapidement de l’adrénaline, puis une phase de résistance stimule la libération de cortisol et d’aldostérone.
Une phase d’alarme libère rapidement de l’adrénaline, puis une phase de résistance empêche l’axe hypothalamo-hypophysaire d’agir.
Une phase d’alarme ralentit l’activité des médullosurrénales, puis une phase de résistance met fin à la sécrétion hormonale.

Une phase d’alarme libère rapidement de l’adrénaline, puis une phase de résistance stimule la libération de cortisol et d’aldostérone.

Explication

La réponse commence par une phase d’alarme rapide, marquée par la stimulation des médullosurrénales et la libération d’adrénaline, puis passe à une phase de résistance impliquant le cortisol et l’aldostérone. Le cortisol et l’aldostérone ne caractérisent pas la phase initiale d’alarme.

3. Quelle caractéristique permet de distinguer l’hyperphagie boulimique de la boulimie ?

L’hyperphagie boulimique se caractérise par une image corporelle déformée sans épisodes d’hyperphagie.
L’hyperphagie boulimique comporte des épisodes d’hyperphagie sans comportements compensatoires.
L’hyperphagie boulimique se caractérise par une restriction sévère et une peur de prendre du poids.
L’hyperphagie boulimique associe des épisodes d’hyperphagie à des comportements compensatoires.

L’hyperphagie boulimique comporte des épisodes d’hyperphagie sans comportements compensatoires.

Explication

L’hyperphagie boulimique comporte des épisodes d’hyperphagie sans comportements compensatoires, contrairement à la boulimie. L’association d’épisodes d’hyperphagie et de comportements compensatoires correspond à la boulimie.

4. Quel plan reflète la prise en charge complexe et pluridisciplinaire des troubles du comportement alimentaire ?

Associer suivi médical, psychothérapie et accompagnement nutritionnel, avec une hospitalisation spécialisée si nécessaire.
Associer suivi médical, accompagnement nutritionnel et hospitalisation systématique, sans psychothérapie.
Associer psychothérapie et suivi médical, en remplaçant l’accompagnement nutritionnel par un soutien familial.
Associer accompagnement nutritionnel et psychothérapie, en réservant le suivi médical aux situations d’urgence.

Associer suivi médical, psychothérapie et accompagnement nutritionnel, avec une hospitalisation spécialisée si nécessaire.

Explication

La prise en charge associe suivi médical, psychothérapie et accompagnement nutritionnel ; une hospitalisation spécialisée peut aussi être envisagée. L’hospitalisation n’est pas systématique et ne remplace pas la psychothérapie.

5. Qu’est-ce que le sommeil, au sens physiologique ?

Un état temporaire et immédiatement réversible marqué par une baisse de vigilance et un ralentissement du métabolisme
Un état durable d’inconscience accompagné d’une suppression prolongée de l’activité cérébrale
Une période de repos caractérisée par une vigilance conservée et une accélération du métabolisme
Un trouble de l’éveil provoquant des accès brusques et irrépressibles de sommeil durant la journée

Un état temporaire et immédiatement réversible marqué par une baisse de vigilance et un ralentissement du métabolisme

Explication

Le sommeil est un état physiologique temporaire et immédiatement réversible, caractérisé par la suppression de la vigilance et le ralentissement du métabolisme. Les accès brusques et irrépressibles de sommeil décrivent plutôt la narcolepsie.

6. Pour qu’un diagnostic de dépression soit retenu, combien d’autres symptômes au minimum doivent accompagner l’humeur dépressive et la perte de l’élan vital ?

Au moins quatre autres symptômes
Au moins six autres symptômes
Au moins huit autres symptômes
Au moins deux autres symptômes

Au moins quatre autres symptômes

Explication

Le diagnostic décrit associe humeur dépressive et perte de l’élan vital à au moins quatre autres symptômes présents chaque jour depuis au moins deux semaines. Le seuil de deux semaines concerne la durée des symptômes, et non leur nombre minimal.

7. Quel est l’objectif du recours aux antidépresseurs tricycliques en deuxième intention ?

Réserver le traitement aux patients présentant des symptômes psychotiques associés à la dépression
Traiter la dépression lorsque les options de première intention sont insuffisantes, malgré un risque accru de toxicité cardiovasculaire
Prévenir les rechutes après la rémission en remplaçant progressivement les autres antidépresseurs
Obtenir un effet antidépresseur immédiat en contournant le délai d’action des traitements de première intention

Traiter la dépression lorsque les options de première intention sont insuffisantes, malgré un risque accru de toxicité cardiovasculaire

Explication

Les tricycliques sont utilisés en deuxième intention, car leur risque de toxicité cardiovasculaire conduit à privilégier d’abord les ISRS, les IRSN ou d’autres antidépresseurs. Les traitements de première intention ne sont pas remplacés par les tricycliques dans le seul but de prévenir les rechutes après la rémission.

8. Après combien de temps peut-on généralement commencer à observer un effet bénéfique des antidépresseurs tricycliques ou des IMAO ?

Après au moins quatre semaines de traitement
Après six à douze mois de traitement
Après les deux premières semaines de traitement
Après au moins deux semaines de traitement

Après au moins quatre semaines de traitement

Explication

Les tricycliques et les IMAO nécessitent généralement un délai minimal de quatre semaines avant l’apparition d’un effet bénéfique. Le délai de deux semaines concerne la plupart des autres antidépresseurs, et non ces deux classes.

9. Quelle différence de mécanisme distingue les ISRS des IRSN ?

Les ISRS antagonisent les récepteurs histaminiques, tandis que les IRSN antagonisent les récepteurs dopaminergiques.
Les ISRS inhibent la recapture de la noradrénaline, tandis que les IRSN inhibent celle de la sérotonine seule.
Les ISRS inhibent la recapture de la sérotonine, tandis que les IRSN inhibent celle de la sérotonine et de la noradrénaline.
Les ISRS bloquent la dégradation de la sérotonine, tandis que les IRSN bloquent celle des catécholamines.

Les ISRS inhibent la recapture de la sérotonine, tandis que les IRSN inhibent celle de la sérotonine et de la noradrénaline.

Explication

Les ISRS ciblent la pompe de recapture de la sérotonine, alors que les IRSN agissent sur celles de la sérotonine et de la noradrénaline. Le blocage de la dégradation des monoamines caractérise plutôt les IMAO.

10. Pourquoi le suivi du lithium inclut-il la surveillance de la fonction rénale et de la lithémie ?

Pour mesurer l’efficacité antidépressive et détecter une baisse de la glycémie
Pour évaluer la fonction hépatique et prévenir une inflammation de la thyroïde
Pour vérifier l’absorption digestive et dépister une diminution des globules blancs
Pour contrôler l’élimination du lithium et prévenir une accumulation toxique

Pour contrôler l’élimination du lithium et prévenir une accumulation toxique

Explication

Le suivi rénal et la mesure de la lithémie permettent de repérer une élimination insuffisante et une concentration excessive de lithium. La surveillance hépatique et de la glycémie ne correspond pas aux contrôles mis en avant pour ce traitement.

11. Une personne présente des traits de personnalité rigides et inadaptés qui nuisent à ses relations. Quelle approche constitue le traitement principal, tandis que des médicaments peuvent cibler certains symptômes associés ?

Un thymorégulateur, complété au besoin par un antidépresseur
Un neuroleptique, complété au besoin par une psychothérapie
Un antidépresseur, complété au besoin par un anxiolytique
La psychothérapie, complétée au besoin par un traitement symptomatique

La psychothérapie, complétée au besoin par un traitement symptomatique

Explication

La psychothérapie est le traitement principal des troubles de la personnalité, tandis que certains médicaments peuvent être employés pour des symptômes associés. Les neuroleptiques peuvent avoir une place symptomatique, mais ne constituent pas le traitement principal du trouble de la personnalité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Antidépresseurs et troubles psychiques.

Quel danger déclenche la réponse adaptative du stress ?

Un danger immédiat identifiable.

Comment se définissent les troubles anxieux ?

Une anxiété forte et durable, sans lien avec une menace réelle, qui perturbe le fonctionnement normal et les activités quotidiennes.

Que sont les troubles du comportement alimentaire ?

Des pathologies psychiatriques liées à une relation perturbée à l’alimentation et souvent à une souffrance psychologique.

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