QCM : Antihypertenseurs et surveillance — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation décrit correctement l’importance de l’hypertension artérielle dans la population nationale ?

Elle concerne environ un dixième de la population, soit 4 millions de personnes
Elle concerne environ la moitié de la population, soit 20 millions de personnes
Elle concerne environ un tiers de la population, soit 12 millions de personnes
Elle concerne principalement les enfants, soit 2 millions de personnes

Elle concerne environ un tiers de la population, soit 12 millions de personnes

Explication

L’hypertension artérielle concerne environ un tiers de la population nationale, ce qui représente près de 12 millions de personnes. Cela ne signifie toutefois pas que toutes ces personnes nécessitent un traitement médicamenteux.

2. Quelle situation caractérise le contrôle de l’hypertension artérielle chez les patients concernés ?

Environ 80 % ne sont pas traités et environ 10 % atteignent la pression contrôlée cible
Environ 50 % ne sont pas traités et environ 20 % atteignent la pression contrôlée cible
Environ 10 % ne sont pas traités et environ 80 % atteignent la pression contrôlée cible
Environ 20 % ne sont pas traités et environ 50 % n’atteignent pas la pression contrôlée cible

Environ 20 % ne sont pas traités et environ 50 % n’atteignent pas la pression contrôlée cible

Explication

Environ 20 % des patients hypertendus ne reçoivent pas de traitement, tandis qu’environ 50 % n’atteignent pas les objectifs de pression artérielle contrôlée.

3. Quelle proposition distingue correctement la pression artérielle systolique de la pression artérielle diastolique ?

La systolique est la valeur haute liée à la propulsion du sang, tandis que la diastolique est la valeur basse liée au remplissage ventriculaire
La systolique mesure le remplissage des oreillettes, tandis que la diastolique mesure l’éjection du sang dans l’aorte
La systolique est la valeur basse liée au remplissage ventriculaire, tandis que la diastolique est la valeur haute liée à la propulsion du sang
La systolique correspond au nombre de battements, tandis que la diastolique indique la force exercée sur les artères

La systolique est la valeur haute liée à la propulsion du sang, tandis que la diastolique est la valeur basse liée au remplissage ventriculaire

Explication

La pression artérielle systolique est la valeur haute associée à la propulsion du sang par l’aorte. La pression artérielle diastolique est la valeur basse correspondant au remplissage ventriculaire.

4. Quel seuil définit une hypertension artérielle lors d’une mesure réalisée en consultation ?

Une pression artérielle supérieure à 150/100 mmHg
Une pression artérielle supérieure à 120/80 mmHg
Une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg
Une pression artérielle supérieure à 135/85 mmHg

Une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg

Explication

En consultation, une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg définit une hypertension artérielle. Le seuil de 135/85 mmHg s’applique aux mesures réalisées à domicile, en ambulatoire ou à l’hôpital.

5. Comment appelle-t-on l’unité utilisée pour mesurer la pression artérielle ?

Le gramme par décilitre, noté g/dL
Le millimètre de mercure, noté mmHg
Le battement par minute, noté bpm
Le litre par minute, noté L/min

Le millimètre de mercure, noté mmHg

Explication

La pression artérielle se mesure en millimètres de mercure, abrégés mmHg. Les battements par minute mesurent la fréquence cardiaque et non la pression artérielle.

6. Lequel de ces facteurs est considéré comme modifiable et susceptible de favoriser l’hypertension artérielle ?

L’âge
L’hérédité
Le sexe
L’excès de sel alimentaire

L’excès de sel alimentaire

Explication

L’excès de sel fait partie des facteurs favorisants modifiables de l’hypertension artérielle, au même titre que le tabagisme ou la sédentarité. L’âge, l’hérédité et le sexe sont des facteurs non modifiables.

7. Quelle situation correspond à une hypertension artérielle secondaire ?

Une hypertension liée à une atteinte rénale, surrénale, vasculaire ou endocrinienne
Une hypertension apparaissant exclusivement après un effort physique
Une hypertension favorisée uniquement par une alimentation trop salée
Une hypertension diagnostiquée sans cause secondaire identifiée

Une hypertension liée à une atteinte rénale, surrénale, vasculaire ou endocrinienne

Explication

L’hypertension artérielle secondaire est liée à une atteinte identifiée, notamment rénale, surrénale, vasculaire ou endocrinienne. Elle se distingue de l’hypertension sans cause secondaire identifiée.

8. Quel est l’objectif principal d’un traitement antihypertenseur ?

Maintenir la pression artérielle élevée afin d’éviter les épisodes d’hypotension
Réduire uniquement la fréquence cardiaque sans modifier la pression artérielle
Ramener la pression artérielle dans les limites normales afin de prévenir les complications
Augmenter la pression artérielle pour améliorer la perfusion des organes

Ramener la pression artérielle dans les limites normales afin de prévenir les complications

Explication

Le traitement antihypertenseur vise à normaliser la pression artérielle afin de prévenir les complications cardiovasculaires, rénales et cérébrales.

9. Quelle stratégie caractérise la prise en charge d’une hypertension artérielle secondaire ?

Traiter sa cause, associer des mesures hygiéno-diététiques et ajouter si nécessaire un médicament
Traiter exclusivement les facteurs alimentaires sans intervention sur la cause
Prescrire uniquement un médicament sans rechercher la cause de l’hypertension
Utiliser systématiquement un traitement chirurgical avant toute mesure générale

Traiter sa cause, associer des mesures hygiéno-diététiques et ajouter si nécessaire un médicament

Explication

L’hypertension artérielle secondaire nécessite le traitement de sa cause, auquel peuvent s’ajouter les mesures hygiéno-diététiques et un traitement médicamenteux si besoin.

10. Quelle liste regroupe les principales classes d’antihypertenseurs ?

IEC, anticoagulants, antiagrégants, inhibiteurs calciques et opioïdes
Antibiotiques, antifongiques, bêtabloquants, corticoïdes et diurétiques
ARA II, antihistaminiques, benzodiazépines, diurétiques et antiviraux
IEC, ARA II, bêtabloquants, inhibiteurs calciques et diurétiques

IEC, ARA II, bêtabloquants, inhibiteurs calciques et diurétiques

Explication

Les principales classes antihypertensives comprennent les IEC, les ARA II, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et les diurétiques.

11. Quel effet caractérise principalement l’action des bêtabloquants sur les récepteurs bêta-1 cardiaques ?

Une augmentation de la fréquence cardiaque et de la contractilité myocardique
Une diminution des effets chronotrope, inotrope, dromotrope et bathmotrope
Une vasodilatation artérielle sans modification de l’activité cardiaque
Une inhibition du cotransporteur rénal Na/K/2Cl dans l’anse de Henlé

Une diminution des effets chronotrope, inotrope, dromotrope et bathmotrope

Explication

Les bêtabloquants diminuent les effets chronotrope, inotrope, dromotrope et bathmotrope en agissant sur les récepteurs bêta-1. Leurs propriétés varient notamment selon leur cardiosélectivité.

12. Quel profil correspond aux dihydropyridines ?

Des diurétiques augmentant fortement l’excrétion urinaire du potassium
Des antagonistes de l’aldostérone augmentant la kaliémie dans le tube collecteur
Des inhibiteurs calciques de type L provoquant une vasodilatation artérielle sans bradycardie ni effet inotrope
Des bêtabloquants diminuant la fréquence cardiaque par blocage des récepteurs bêta-1

Des inhibiteurs calciques de type L provoquant une vasodilatation artérielle sans bradycardie ni effet inotrope

Explication

Les dihydropyridines inhibent les canaux calciques de type L et entraînent une vasodilatation artérielle antihypertensive, sans effet inotrope ni bradycardie.

13. Chez un patient présentant un bloc auriculoventriculaire du deuxième degré, quel traitement est contre-indiqué ?

Un bêtabloquant, le diltiazem ou le vérapamil
Un médicament n’agissant pas sur la conduction auriculoventriculaire
Une dihydropyridine dépourvue d’effet bradycardisant
Un traitement hygiéno-diététique associé à une activité physique adaptée

Un bêtabloquant, le diltiazem ou le vérapamil

Explication

Un bloc auriculoventriculaire du deuxième ou du troisième degré contre-indique les bêtabloquants, le diltiazem et le vérapamil en raison de leur effet sur la conduction cardiaque.

14. Quelle association entre comorbidité et précaution thérapeutique est correcte ?

L’asthme ou la BPCO contre-indique les bêtabloquants, tandis que la goutte fait éviter les diurétiques
L’asthme ou la BPCO autorise les bêtabloquants, tandis que la goutte impose un bêtabloquant
La goutte contre-indique les inhibiteurs calciques, tandis que la BPCO impose un diurétique
L’asthme ou la BPCO fait éviter les diurétiques, tandis que la goutte contre-indique les bêtabloquants

L’asthme ou la BPCO contre-indique les bêtabloquants, tandis que la goutte fait éviter les diurétiques

Explication

Les bêtabloquants sont contre-indiqués en cas d’asthme ou de BPCO, tandis que les diurétiques doivent être évités en cas de goutte.

15. Quel traitement antihypertenseur est contre-indiqué pendant la grossesse selon la règle donnée ?

Les seules mesures hygiéno-diététiques sans traitement médicamenteux
Les traitements agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone uniquement chez l’homme
Les IEC, les ARA II, les diurétiques et les inhibiteurs calciques
Les bêtabloquants dans toutes les situations, sans exception liée à la grossesse

Les IEC, les ARA II, les diurétiques et les inhibiteurs calciques

Explication

Pendant la grossesse, les inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone, les diurétiques et les inhibiteurs calciques sont contre-indiqués selon la règle fournie.

16. Quelle surveillance est particulièrement indiquée chez un patient traité par un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) ?

La fréquence respiratoire, le calcium, le sodium et la recherche d’un tremblement
La pression artérielle, la créatinine, le potassium et la recherche d’une toux sèche
La température, les transaminases, le fer et la recherche d’une somnolence
La glycémie, l’hémoglobine, le magnésium et la recherche d’une constipation

La pression artérielle, la créatinine, le potassium et la recherche d’une toux sèche

Explication

La surveillance des IEC comprend la pression artérielle, la créatinine et le potassium, ainsi que la recherche d’une toux sèche, d’une hyperkaliémie, d’un angioœdème et d’une hypotension brutale.

17. Quel effet indésirable des bêtabloquants peut compliquer la reconnaissance d’une hypoglycémie ?

Le masquage des signes d’hypoglycémie
La survenue d’œdèmes résistants aux diurétiques
L’apparition d’une toux sèche persistante
L’apparition d’un angioœdème facial

Le masquage des signes d’hypoglycémie

Explication

Les bêtabloquants peuvent provoquer une hypoglycémie ou en masquer les signes, ce qui rend sa reconnaissance plus difficile.

18. Quel effet indésirable est typiquement associé aux dihydropyridines ?

Des œdèmes des jambes peu sensibles aux diurétiques
Une bradycardie avec trouble de la conduction auriculoventriculaire
Une hypoglycémie dont les signes sont masqués
Une toux sèche avec risque d’angioœdème

Des œdèmes des jambes peu sensibles aux diurétiques

Explication

Les dihydropyridines peuvent provoquer des œdèmes des jambes qui répondent peu aux diurétiques. La bradycardie et les troubles de conduction sont plutôt associés au diltiazem et au vérapamil.

19. Quel ensemble correspond au bilan de surveillance d’un traitement antihypertenseur ?

Température, calcémie, hémoglobine, bilan martial, radiographie thoracique et spirométrie
Fréquence respiratoire, natriurèse, bilan hépatique, dosage de la vitamine D et échographie abdominale
Pression artérielle, kaliémie, créatininémie, débit de filtration glomérulaire, protéinurie, glycémie, bilan lipidique et ECG
Poids, saturation en oxygène, numération plaquettaire, bilan thyroïdien et scanner cérébral

Pression artérielle, kaliémie, créatininémie, débit de filtration glomérulaire, protéinurie, glycémie, bilan lipidique et ECG

Explication

Le bilan comprend notamment la pression artérielle, la kaliémie, la créatininémie, le débit de filtration glomérulaire, la protéinurie, la glycémie, l’exploration lipidique et l’ECG.

20. Quelle est la première conduite à tenir face à un pic tensionnel isolé ?

Faire marcher le patient pour diminuer rapidement sa pression artérielle
Administrer immédiatement un traitement antihypertenseur sans évaluation préalable
Attendre une mesure ultérieure sans rechercher de facteur favorisant
Mettre le patient au repos, évaluer la douleur et contrôler les paramètres vitaux

Mettre le patient au repos, évaluer la douleur et contrôler les paramètres vitaux

Explication

Lors d’un pic tensionnel isolé, il faut d’abord installer le patient au repos, évaluer la douleur et les paramètres vitaux, puis poursuivre l’évaluation et appliquer le traitement selon prescription.

21. Quel conseil fait partie de l’éducation d’un patient hypertendu ?

Éviter tout suivi médical lorsque les symptômes ont disparu
Augmenter systématiquement les apports salés en cas de fatigue
Interrompre le traitement dès que la pression artérielle diminue
Apprendre l’automesure et réduire sa consommation de sel

Apprendre l’automesure et réduire sa consommation de sel

Explication

L’éducation porte notamment sur l’automesure, la réduction du sel, la connaissance du traitement et de ses effets indésirables, ainsi que le suivi et l’identification des situations à risque.

22. Pourquoi une mesure élevée réalisée au cabinet doit-elle généralement être confirmée ?

Parce que le diagnostic repose uniquement sur les symptômes ressentis par le patient
Parce qu’il faut attendre six mois avant de réaliser toute nouvelle mesure
Parce qu’une mesure au cabinet est toujours inutilisable pour le suivi
Parce que les mesures doivent être vérifiées en dehors du cabinet avant de conclure

Parce que les mesures doivent être vérifiées en dehors du cabinet avant de conclure

Explication

Le message clé recommande de confirmer les mesures tensionnelles en dehors du cabinet, plutôt que de fonder la décision sur une seule mesure isolée.

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Quelle est la première cause de prescription médicamenteuse en France ?

L’hypertension artérielle.

Quelle proportion de la population nationale est concernée par l’hypertension artérielle ?

Environ un tiers de la population nationale.

Combien de personnes en France souffrent d’hypertension artérielle ?

Environ 12 millions de personnes.

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