QCM : Repérage de la dénutrition des seniors — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place la prévention occupe-t-elle dans le référentiel de la HAS pour les ESSMS ?

Elle intervient seulement après l’apparition d’une dénutrition
Elle constitue une base de l’évaluation de la qualité
Elle concerne uniquement les traitements curatifs
Elle remplace l’évaluation des pratiques professionnelles

Elle constitue une base de l’évaluation de la qualité

Explication

La prévention est au cœur du référentiel de la HAS et sert de base à l’évaluation de la qualité des ESSMS. Elle ne se limite donc pas à la prise en charge curative d’un problème déjà installé.

2. Dans le cadre du critère 1.14, quelle action contribue à la prévention générale dans un service autonomie à domicile ?

Réaliser exclusivement des soins médicaux curatifs
Sensibiliser à la dénutrition et à l’éducation à la santé
Évaluer uniquement la satisfaction administrative des usagers
Prescrire systématiquement des compléments nutritionnels

Sensibiliser à la dénutrition et à l’éducation à la santé

Explication

Le critère 1.14 concerne la sensibilisation et l’éducation à la santé ; sensibiliser à la dénutrition contribue donc à la prévention générale. Il ne correspond pas à une évaluation globale de la qualité du service ni à une prescription systématique.

3. Quelle définition décrit le mieux la dénutrition ?

Un déséquilibre où les dépenses dépassent les apports, les pertes ou les besoins pouvant augmenter
Un excès d’apports énergétiques associé à une prise de poids progressive
Une diminution temporaire de l’appétit liée uniquement à une préférence alimentaire
Une maladie causée exclusivement par une insuffisance des apports alimentaires

Un déséquilibre où les dépenses dépassent les apports, les pertes ou les besoins pouvant augmenter

Explication

La dénutrition correspond à un déséquilibre nutritionnel dans lequel les dépenses énergétiques dépassent les apports. Elle peut résulter d’un déficit d’apport, d’une augmentation des dépenses ou d’une augmentation des pertes énergétiques et protéiques.

4. Chez une personne âgée, quelle conséquence un événement entraînant une sous-alimentation peut-il provoquer ?

Une augmentation automatique de la masse musculaire
Une amélioration durable de l’appétit
Une simple préférence alimentaire sans conséquence physiologique
Une dysrégulation de l’appétit

Une dysrégulation de l’appétit

Explication

Chez la personne âgée, un événement provoquant une sous-alimentation peut entraîner une dysrégulation de l’appétit. Il ne s’agit pas nécessairement d’une simple préférence alimentaire passagère.

5. Laquelle de ces situations fait partie des causes possibles de dénutrition ?

Une prise alimentaire adaptée aux besoins de la personne
Des troubles de la déglutition associés à une maladie chronique
Une hydratation régulière sans autre difficulté
Une activité sociale stable et un appétit conservé

Des troubles de la déglutition associés à une maladie chronique

Explication

Les troubles de la déglutition et les pathologies chroniques font partie des causes possibles de dénutrition, parmi de nombreux facteurs médicaux, psychologiques et sociaux. Les autres situations ne constituent pas, en elles-mêmes, des causes indiquées ici.

6. Comment fonctionne la spirale de la dénutrition ?

Les complications restent indépendantes les unes des autres sans aggraver la situation
Les causes médicales cessent d’avoir un effet dès la première perte de poids
Les conséquences de la dénutrition deviennent de nouvelles causes et aggravent progressivement l’état de santé
La dénutrition disparaît spontanément lorsque les dépenses énergétiques augmentent

Les conséquences de la dénutrition deviennent de nouvelles causes et aggravent progressivement l’état de santé

Explication

La spirale de la dénutrition transforme ses conséquences en nouvelles causes, ce qui peut favoriser l’affaiblissement immunitaire, les infections, les chutes, les hospitalisations et la perte d’autonomie. Ce mécanisme explique l’aggravation progressive de la situation.

7. Que doit associer le repérage d’une possible dénutrition ?

Une mesure de la taille sans exploration des habitudes alimentaires
Des questions sur l’alimentation, la douleur, le moral, la fièvre, le poids et les capacités physiques
Une observation limitée à la présence d’une perte de poids visible
Une confirmation diagnostique fondée sur un seul résultat biologique

Des questions sur l’alimentation, la douleur, le moral, la fièvre, le poids et les capacités physiques

Explication

Le repérage associe plusieurs questions portant notamment sur les quantités mangées, la douleur, le moral, la fièvre, la perte de poids, la force physique et les problèmes dentaires. Ce repérage ne constitue pas à lui seul un diagnostic médical confirmé.

8. Quelle situation quotidienne peut justifier une alerte concernant un risque de dénutrition ?

Une personne ayant un réfrigérateur bien rempli et une alimentation régulière
Une personne conservant ses habitudes alimentaires et son poids habituels
Une personne mangeant jusqu’à la moitié ou moins de son assiette et présentant un visage aminci
Une personne active socialement sans perte d’entrain ni modification alimentaire

Une personne mangeant jusqu’à la moitié ou moins de son assiette et présentant un visage aminci

Explication

Manger beaucoup moins que d’habitude, jusqu’à 50 % ou moins de l’assiette, associé par exemple à un réfrigérateur peu rempli, à l’isolement ou à un visage aminci, peut nécessiter une alerte. Ces signes doivent attirer l’attention dans la vie quotidienne.

9. Quelle affirmation distingue correctement deux signes de dénutrition ?

La perte de masse musculaire et la perte de force musculaire sont deux signes distincts, bien qu’ils puissent être associés
La perte de masse musculaire et la perte de force musculaire désignent exactement le même phénomène
La perte de force musculaire exclut nécessairement toute perte de masse musculaire
La perte de masse musculaire ne fait pas partie des signes de dénutrition

La perte de masse musculaire et la perte de force musculaire sont deux signes distincts, bien qu’ils puissent être associés

Explication

La perte de masse musculaire et la perte de force musculaire sont deux signes distincts de dénutrition, même s’ils peuvent survenir ensemble. D’autres signes comprennent notamment la perte de poids, les troubles de l’humeur, les infections et les œdèmes des jambes.

10. Comment interpréter une perte de poids supérieure à 10 % ?

Elle est seulement significative entre 5 et 10 %
Elle indique nécessairement une amélioration nutritionnelle
Elle est potentiellement grave
Elle est toujours négligeable

Elle est potentiellement grave

Explication

Une perte de poids supérieure à 10 % est potentiellement grave. À titre de comparaison, une perte comprise entre 5 et 10 % est considérée comme significative.

11. Pourquoi un repérage précoce de la dénutrition permet-il généralement une prise en charge moins lourde ?

Parce que l’hospitalisation est automatiquement évitée
Parce que les besoins alimentaires cessent d’évoluer
Parce que les interventions peuvent commencer avant l’aggravation de l’état nutritionnel
Parce que les compléments nutritionnels deviennent systématiquement inutiles

Parce que les interventions peuvent commencer avant l’aggravation de l’état nutritionnel

Explication

Plus la dénutrition est repérée tôt, moins la prise en charge est lourde, car les actions adaptées peuvent être mises en place avant son aggravation.

12. Qui peut repérer une situation de dénutrition et donner l’alerte auprès de la personne ?

Uniquement le service de nutrition de l’hôpital
Seulement un diététicien travaillant en établissement de santé
Uniquement le médecin traitant après confirmation biologique
Tout intervenant auprès de la personne, notamment l’aide à domicile, l’infirmier ou l’entourage

Tout intervenant auprès de la personne, notamment l’aide à domicile, l’infirmier ou l’entourage

Explication

Le repérage et l’alerte peuvent être réalisés par tout intervenant auprès de la personne. En revanche, l’orientation et la prise en charge spécialisée relèvent de professionnels compétents.

13. Quel professionnel faut-il alerter en premier lorsqu’une dénutrition est suspectée ?

L’aide à domicile
Le pharmacien d’officine
Le service de nutrition hospitalier
Le médecin traitant

Le médecin traitant

Explication

Le médecin traitant est le premier professionnel à alerter. En son absence, il est possible de contacter un médecin généraliste, un diététicien libéral ou le service de nutrition de l’hôpital le plus proche.

14. Quelle action est adaptée avant que la dénutrition ne soit repérée ?

Mettre en place une surveillance et une aide aux repas
Commencer un enrichissement alimentaire thérapeutique
Prescrire systématiquement des compléments nutritionnels oraux
Orienter automatiquement la personne vers une hospitalisation

Mettre en place une surveillance et une aide aux repas

Explication

Avant la dénutrition, les actions comprennent notamment les conseils alimentaires et diététiques, la surveillance, l’aide aux repas et le maintien du plaisir alimentaire. L’enrichissement alimentaire intervient une fois la dénutrition repérée.

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Quel rôle joue la prévention dans le référentiel de la HAS ?

La prévention est au cœur du référentiel de la HAS.

À quoi sert la prévention dans les ESSMS selon la HAS ?

Elle sert de base à l’évaluation de la qualité des ESSMS.

Comment la sensibilisation à la dénutrition agit-elle dans les services autonomie à domicile ?

Elle contribue à la prévention générale et à l’éducation à la santé.

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