QCM : Pompes dans la maladie de Parkinson — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment de l’évolution de la maladie de Parkinson les pompes doivent-elles être envisagées ?

À un stade avancé avec des fluctuations motrices importantes
À un stade précoce lorsque le traitement oral contrôle les symptômes
Après une amélioration durable obtenue par une seule prise quotidienne
Lors d’un épisode isolé sans fluctuation motrice notable

À un stade avancé avec des fluctuations motrices importantes

Explication

Les pompes sont envisagées à un stade avancé, notamment en présence de prises fréquentes, d’un temps OFF prolongé ou de dyskinésies. Un stade précoce bien contrôlé par le traitement oral ne correspond pas à l’indication décrite.

2. Quel enchaînement décrit correctement le parcours d’instauration d’une pompe ?

Calculer les doses, instaurer la pompe, définir l’objectif, puis organiser l’information du patient
Définir l’objectif avec le patient, informer et motiver, calculer les doses, puis instaurer et suivre
Instaurer la pompe, réaliser le suivi médical, calculer les doses, puis rencontrer le prestataire
Informer le patient, arrêter le traitement oral, instaurer la pompe, puis déterminer l’objectif

Définir l’objectif avec le patient, informer et motiver, calculer les doses, puis instaurer et suivre

Explication

Le parcours commence par la détermination de l’objectif avec le patient, suivie d’une visite avec le prestataire, d’une consultation neurologique pour les doses, puis de l’instauration et d’un suivi rapproché. Le calcul des doses ne précède donc pas l’évaluation partagée de l’objectif.

3. Quelle précaution thérapeutique doit accompagner la prescription de l’une ou l’autre des deux pompes ?

Prévoir une ordonnance de traitement oral équivalent comme secours
Prévoir un traitement antibiotique systématique en cas d’interruption
Associer systématiquement les deux pompes pendant les périodes d’instabilité
Remplacer le traitement oral par une dose fixe de secours injectable

Prévoir une ordonnance de traitement oral équivalent comme secours

Explication

Pour les deux pompes, une ordonnance de traitement oral équivalent doit être disponible comme traitement de secours. Cette mesure ne consiste ni à prescrire systématiquement un antibiotique ni à associer les deux dispositifs.

4. Quelle différence de maniabilité et de réglage distingue principalement l’apomorphine de SCYOVA ?

SCYOVA utilise une pompe plus programmable, permettant des changements automatisés du débit
SCYOVA utilise une pompe plus petite, davantage automatisable et réglée à distance
L’apomorphine utilise une pompe plus petite, maniable et davantage automatisable
L’apomorphine utilise une pompe plus volumineuse, moins programmable et réglée par le patient

L’apomorphine utilise une pompe plus petite, maniable et davantage automatisable

Explication

L’apomorphine repose sur une pompe plus petite, maniable et davantage automatisable. Avec SCYOVA, la pompe est moins programmable et le patient doit intervenir pour modifier le débit en cours de journée.

5. Quelle affirmation compare correctement l’association avec la lévodopa orale ?

L’apomorphine peut être utilisée sans lévodopa orale associée, tandis que SCYOVA en conserve souvent
Les deux pompes permettent généralement d’arrêter la lévodopa orale dès leur instauration
SCYOVA peut être utilisée sans lévodopa orale associée, tandis que l’apomorphine en conserve souvent
Les deux pompes nécessitent généralement une association constante avec la lévodopa orale

SCYOVA peut être utilisée sans lévodopa orale associée, tandis que l’apomorphine en conserve souvent

Explication

SCYOVA peut être utilisée sans forme orale associée de lévodopa, alors que l’apomorphine nécessite souvent de conserver des prises orales. L’arrêt systématique de la lévodopa orale ne caractérise donc pas les deux traitements.

6. Chez un patient traité par SCYOVA au stade 2, quelle stratégie concernant la lévodopa orale est décrite ?

Elle peut être arrêtée directement au début de l’utilisation de la pompe
Elle doit être diminuée progressivement, sans possibilité d’arrêt initial
Elle doit être maintenue à dose minimale pendant toute la période d’adaptation
Elle doit être remplacée par une autre forme orale avant la mise en route

Elle peut être arrêtée directement au début de l’utilisation de la pompe

Explication

Aux stades 2 et 3, la lévodopa orale peut être arrêtée directement dès le début de la pompe SCYOVA. La nécessité de maintenir au minimum la lévodopa orale concerne les profils 3 et 4, pour lesquels une monothérapie n’est pas recommandée.

7. Quel calendrier de consultations est prévu après l’instauration de l’apomorphine ?

Le lendemain puis chaque trimestre, avec augmentation immédiate de la lévodopa
Le lendemain, à J7, à J15 et à J30, avec adaptation progressive des deux traitements
À J7, à J30 et à J90, sans modification des doses avant le troisième mois
À J15 et à J30 seulement, avec maintien des doses initiales d’apomorphine

Le lendemain, à J7, à J15 et à J30, avec adaptation progressive des deux traitements

Explication

Le suivi comprend des consultations le lendemain, à J7, à J15 et à J30, tandis que la lévodopa diminue progressivement et que l’apomorphine augmente selon le stade. Un suivi limité à J15 et J30 ne correspond pas au calendrier prévu.

8. De combien la dose de lévodopa est-elle généralement réduite pendant les quinze premiers jours d’adaptation à l’apomorphine ?

D’environ 10 à 20 %, selon la durée d’utilisation de la pompe
D’environ 60 à 80 %, indépendamment du traitement antérieur
D’environ 5 à 10 %, quelle que soit la sévérité de la maladie
D’environ 20 à 50 %, selon le stade de la maladie

D’environ 20 à 50 %, selon le stade de la maladie

Explication

Pendant les quinze premiers jours, la dose de lévodopa est généralement réduite de 20 à 50 % selon le stade. Une réduction fixe et indépendante de la situation clinique ne respecte pas l’adaptation prévue.

9. Dans quelle situation SCYOVA est-elle indiquée et par quel mode d’administration se distingue-t-elle d’un traitement oral classique ?

Dans la maladie de Parkinson avancée avec fluctuations motrices sévères, par perfusion sous-cutanée continue
Dans la maladie de Parkinson débutante avec tremblement isolé, par comprimés pris à intervalles réguliers
Dans les syndromes parkinsoniens légers, par administration nasale intermittente
Dans les dyskinésies transitoires sans fluctuation, par injections intramusculaires répétées

Dans la maladie de Parkinson avancée avec fluctuations motrices sévères, par perfusion sous-cutanée continue

Explication

SCYOVA associe la foslévodopa et la foscarbidopa et s’adresse à la maladie de Parkinson avancée avec fluctuations motrices sévères, via une administration sous-cutanée continue. Le traitement oral classique ne correspond pas à ce mode d’administration continu.

10. Quel dispositif et quel schéma d’administration sont requis pour SCYOVA ?

Une seringue manuelle permettant des injections sous-cutanées réalisées à chaque fluctuation
Un stylo injecteur administrant des doses intramusculaires espacées au cours de la journée
Une pompe implantée délivrant une perfusion intraveineuse pendant les périodes d’éveil
Une pompe externe dédiée VYAFUSER assurant une perfusion sous-cutanée continue 24 heures sur 24

Une pompe externe dédiée VYAFUSER assurant une perfusion sous-cutanée continue 24 heures sur 24

Explication

SCYOVA doit être administrée en perfusion sous-cutanée continue 24 heures sur 24 avec la pompe externe dédiée VYAFUSER. Des injections intermittentes ne respectent pas le schéma d’administration prévu.

11. Lors de la pose d’un nouveau site de perfusion abdominal pour SCYOVA, quelle conduite respecte les recommandations ?

Le placer à au moins 5 cm du nombril et à au moins 2,5 cm du site précédent, hors cicatrice, pli ou induration
Le placer directement autour du nombril et à proximité du site précédent pour faciliter la surveillance
Le placer dans un pli cutané afin de maintenir la canule et de réduire ses déplacements
Le placer sur une cicatrice abdominale si la peau paraît intacte et suffisamment souple

Le placer à au moins 5 cm du nombril et à au moins 2,5 cm du site précédent, hors cicatrice, pli ou induration

Explication

Le site est principalement abdominal, à au moins 5 cm du nombril et à au moins 2,5 cm du site précédent, en évitant les cicatrices, les plis et les tissus indurés. Un pli ou une cicatrice constitue donc une zone inadaptée.

12. Comment faut-il conserver les flacons de SCYOVA et utiliser leur contenu après transfert dans une seringue ?

Les conserver entre 2 °C et 8 °C et injecter la solution directement sans attendre son réchauffement
Les congeler avant emploi, les décongeler rapidement, puis conserver la seringue pendant une semaine
Les conserver à température ambiante, les refroidir avant emploi, puis utiliser la seringue dans les 48 heures
Les conserver entre 2 °C et 8 °C, les ramener à température ambiante, puis utiliser la seringue dans les 24 heures

Les conserver entre 2 °C et 8 °C, les ramener à température ambiante, puis utiliser la seringue dans les 24 heures

Explication

Les flacons se conservent au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C, puis doivent revenir à température ambiante avant utilisation; la solution transférée dans une seringue à usage unique doit être utilisée dans les 24 heures. Une conservation de 48 heures ou l’utilisation directe à froid ne correspond pas à ces règles.

13. Quelle conduite est correcte concernant la canule de SCYOVA après l’arrêt de la perfusion ?

La changer toutes les 12 heures, puis la laisser en place 24 heures en massant doucement le site
La changer après chaque recharge, puis la retirer après une heure en comprimant fortement la zone
La changer toutes les 24 heures, au plus tard après 48 heures, puis la laisser en place 3 heures sans masser le site
La changer chaque semaine, puis la retirer immédiatement après l’arrêt sans toucher au point de perfusion

La changer toutes les 24 heures, au plus tard après 48 heures, puis la laisser en place 3 heures sans masser le site

Explication

La canule est changée toutes les 24 heures, avec un maximum de 48 heures, et reste en place trois heures après l’arrêt de la perfusion sans massage. Le maintien temporaire de la canule et l’absence de massage sont deux consignes distinctes.

14. Un patient reçoit une dose quotidienne de lévodopa et reste éveillé pendant un nombre donné d’heures; quelle relation permet de calculer le débit de base de SCYOVA ?

deˊbit en mL/h=dose de leˊvodopa×170×heures d’eˊveil par jour+0,02 aˋ 0,04 mL/hdébit\text{ en mL/h}=dose\text{ de lévodopa}\times170\times heures\text{ d’éveil par jour}+0,02\text{ à }0,04\text{ mL/h}
deˊbit en mL/h=dose de leˊvodopa170+heures d’eˊveil par jour+0,02 aˋ 0,04 mL/hdébit\text{ en mL/h}=\frac{dose\text{ de lévodopa}}{170}+heures\text{ d’éveil par jour}+0,02\text{ à }0,04\text{ mL/h}
deˊbit en mL/h=170×heures d’eˊveil par jourdose de leˊvodopa−0,02 aˋ 0,04 mL/hdébit\text{ en mL/h}=\frac{170\times heures\text{ d’éveil par jour}}{dose\text{ de lévodopa}}-0,02\text{ à }0,04\text{ mL/h}
deˊbit en mL/h=dose de leˊvodopa170×heures d’eˊveil par jour+0,02 aˋ 0,04 mL/hdébit\text{ en mL/h}=\frac{dose\text{ de lévodopa}}{170\times heures\text{ d’éveil par jour}}+0,02\text{ à }0,04\text{ mL/h}

$$débit\text{ en mL/h}=\frac{dose\text{ de lévodopa}}{170\times heures\text{ d’éveil par jour}}+0,02\text{ à }0,04\text{ mL/h}$$

Explication

Le débit de base correspond à la dose de lévodopa divisée par le produit de 170 et du nombre d’heures d’éveil, avec l’ajout de 0,02 à 0,04 mL/h. Les autres relations inversent ou suppriment la division prévue par la formule.

15. Quelle adaptation des débits de SCYOVA est recommandée chez un patient présentant un terrain psychiatrique ou cognitif ?

Augmenter les débits de 20 à 30 %
Maintenir les débits sans modification particulière
Remplacer la perfusion continue par des injections intermittentes
Réduire les débits de 20 à 30 %

Réduire les débits de 20 à 30 %

Explication

Un terrain psychiatrique ou cognitif justifie une réduction des débits de SCYOVA de 20 à 30 %. Une augmentation du débit ne correspond pas à la règle de prudence prévue dans cette situation.

16. Quel ensemble d’examens correspond au bilan préthérapeutique de SCYOVA ?

Évaluation de l’autonomie, bilan hépatique, audiométrie, radiographie abdominale et mesure de la pression artérielle après effort
Évaluation motrice seule, bilan rénal, radiographie thoracique, glycémie et mesure de la pression artérielle assise
Évaluation clinique et de l’autonomie, bilans cardiovasculaire, ophtalmologique, dermatologique et neuropsychiatrique, examens biologiques, pression couché-debout et EMG
Bilan ophtalmologique isolé, électroencéphalogramme, scanner cérébral, ionogramme et test de marche

Évaluation clinique et de l’autonomie, bilans cardiovasculaire, ophtalmologique, dermatologique et neuropsychiatrique, examens biologiques, pression couché-debout et EMG

Explication

Le bilan comprend notamment l’évaluation de l’indication et de l’autonomie, plusieurs évaluations spécialisées, une NFS, la pression couché-debout, les vitamines B1, B6, B9 et B12, ainsi qu’un EMG. Les autres ensembles omettent plusieurs éléments essentiels et introduisent des examens non prévus.

17. Laquelle de ces situations constitue une contre-indication à SCYOVA ?

Une myopie corrigée par des lunettes
Un glaucome à angle fermé
Une gêne visuelle transitoire sans diagnostic établi
Une absence de glaucome documenté

Un glaucome à angle fermé

Explication

Le glaucome à angle fermé fait partie des contre-indications de SCYOVA, au même titre que certaines atteintes cardiaques sévères et l’AVC aigu. L’absence de glaucome documenté ne constitue pas une contre-indication.

18. Quelle conduite adopter concernant les inhibiteurs de la MAO avant l’introduction de SCYOVA ?

Arrêter tous les inhibiteurs de la MAO pendant deux jours, puis reprendre la sélégiline après la première perfusion
Arrêter les inhibiteurs non sélectifs et les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A au moins deux semaines avant, tandis que la sélégiline est autorisée
Arrêter les inhibiteurs de la MAO-B au moins deux semaines avant, tandis que les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A sont autorisés
Poursuivre les inhibiteurs non sélectifs et suspendre la sélégiline uniquement le jour de l’introduction

Arrêter les inhibiteurs non sélectifs et les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A au moins deux semaines avant, tandis que la sélégiline est autorisée

Explication

Les inhibiteurs non sélectifs de la MAO et les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A sont contre-indiqués et doivent être arrêtés au moins deux semaines avant l’introduction. Les inhibiteurs de la MAO-B, comme la sélégiline, sont autorisés, contrairement aux inhibiteurs de la MAO-A.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Pompes dans la maladie de Parkinson.

À quel stade doit-on envisager les pompes dans la maladie de Parkinson ?

À un stade avancé de la maladie de Parkinson.

Quels critères justifient l'usage des pompes dans la maladie de Parkinson ?

5 prises quotidiennes, 2 heures d’état OFF par jour ou au moins 1 heure de dyskinésies.

Quelles étapes comprend le parcours d’instauration des pompes ?

Détermination de l’objectif, visite d’information, consultation neurologique, instauration, suivi médical.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Pompes dans la maladie de Parkinson.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM