QCM : Acides nucléiques et expression génétique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le dogme central de Francis Crick, quel parcours de l’information moléculaire mène de l’ADN aux protéines ?

Les protéines dirigent la transcription de l’ADN en ARN, qui peut ensuite être répliqué en protéines.
L’ADN dirige sa réplication et sa transcription en ARN, qui peut ensuite être traduit en protéines.
L’ARN dirige la réplication de l’ADN et sa traduction en protéines, qui peuvent ensuite être transcrites en ADN.
L’ADN dirige sa réplication et sa traduction en protéines, qui peuvent ensuite être transcrites en ARN.

L’ADN dirige sa réplication et sa transcription en ARN, qui peut ensuite être traduit en protéines.

Explication

Le dogme central décrit la réplication de l’ADN, sa transcription en ARN, puis la traduction de cet ARN en protéines. Une confusion fréquente consiste à attribuer la production de protéines à la transcription plutôt qu’à la traduction.

2. Une modification biochimique transmissible permet à une cellule de bloquer la lecture d’un gène sans changer la séquence d’ADN ; de quel phénomène s’agit-il ?

D’une modification épigénétique qui change l’accès à la lecture du gène.
D’une réplication qui copie le gène dans une nouvelle molécule d’ADN.
D’une transcription qui convertit le gène en une molécule d’ARN.
D’une mutation génétique qui remplace des bases dans la séquence d’ADN.

D’une modification épigénétique qui change l’accès à la lecture du gène.

Explication

Les étiquettes biochimiques épigénétiques peuvent activer ou bloquer la lecture des gènes et être transmissibles sans changer la séquence d’ADN. Une mutation, contrairement à ce phénomène, modifie la séquence elle-même.

3. Le maïs possède un génome approximativement aussi grand que celui de l’être humain ; quelle conclusion cette comparaison permet-elle de tirer ?

La taille du génome augmente nécessairement avec la complexité macroscopique d’un organisme.
Le nombre de gènes suffit à établir la complexité macroscopique d’un organisme.
Les organismes de complexité comparable possèdent des génomes de taille identique.
La taille du génome ne détermine pas directement la complexité macroscopique d’un organisme.

La taille du génome ne détermine pas directement la complexité macroscopique d’un organisme.

Explication

La comparaison entre le maïs et l’être humain montre qu’il n’existe pas de relation directe entre la taille du génome et la complexité macroscopique. L’idée que les organismes plus complexes ont nécessairement de plus grands génomes est donc incompatible avec cette comparaison.

4. Quelle estimation décrit le mieux le génome humain ?

Environ 3,3×1093{,}3 \times 10^9 paires de bases et 26 00026\,000 gènes.
Environ 4×1064 \times 10^6 paires de bases et 4 2884\,288 gènes.
Environ 3,3×1093{,}3 \times 10^9 paires de bases et 54 00054\,000 gènes.
Environ 5×1095 \times 10^9 paires de bases et 54 00054\,000 gènes.

Environ $$3{,}3 \times 10^9$$ paires de bases et $$26\,000$$ gènes.

Explication

Le génome humain est estimé à environ 3,3×1093{,}3 \times 10^9 paires de bases et 26 00026\,000 gènes. Les valeurs de 5×1095 \times 10^9 paires de bases et 54 00054\,000 gènes correspondent plutôt au génome du maïs.

5. Qu’est-ce qu’un nucléoside ?

Une base azotée liée à plusieurs groupements phosphate sans sucre
Une molécule formée d’un pentose lié de façon covalente à une base azotée
Une chaîne de nucléotides reliés par des liaisons phosphodiester
Une molécule formée d’un pentose lié à une base azotée et à un groupement phosphate

Une molécule formée d’un pentose lié de façon covalente à une base azotée

Explication

Un nucléoside associe un pentose et une base azotée par une liaison covalente. L’ajout d’un ou plusieurs groupements phosphate à cette structure donne un nucléotide.

6. Quel type d’hélice d’ADN est décrit comme une hélice gauche ?

La forme Z
La forme B
La forme C
La forme A

La forme Z

Explication

La forme Z est une conformation hélicoïdale de l’ADN caractérisée par une hélice gauche. La forme B est la plus représentée, mais elle n’est pas décrite comme une hélice gauche.

7. Quel rôle les petits ARN interférents (siRNA) jouent-ils généralement après leur introduction dans une cellule hôte ?

Ils déclenchent la dégradation des ARN messagers de l’hôte.
Ils bloquent la traduction des ARN messagers par les ribosomes.
Ils catalysent la formation des liaisons peptidiques du ribosome.
Ils participent à l’épissage des ARN prémessagers.

Ils déclenchent la dégradation des ARN messagers de l’hôte.

Explication

Les siRNA, généralement apportés par un envahisseur comme un virus, entraînent la dégradation des ARN messagers de l’hôte. Les microARN peuvent aussi réduire l’expression d’un message, mais ils bloquent sa traduction plutôt que de provoquer cette dégradation.

8. À quelle température une solution de molécules d’ADN identiques contient-elle autant de molécules sous forme double brin que sous forme simple brin ?

À la température de renaturation des deux brins
À la température optimale d’absorption des bases
À la température de fusion, ou Tm
À la température de dénaturation complète

À la température de fusion, ou Tm

Explication

La Tm désigne la température à laquelle les formes double brin et simple brin sont présentes en proportions égales. La dénaturation complète correspond à une séparation plus poussée des brins, et non à cet état d’équilibre défini.

9. Quelle différence distingue la réplication semi-conservative de l’amplification par PCR ?

La réplication remplace les amorces d’ARN par de l’ADN, tandis que la PCR relie les fragments produits par une ligase.
La réplication utilise la dénaturation thermique des doubles brins, tandis que la PCR produit des amorces d’ARN avec une primase.
La réplication amplifie une région délimitée par des amorces, tandis que la PCR conserve un brin parental dans chaque molécule fille.
La réplication conserve un brin parental dans chaque molécule fille, tandis que la PCR amplifie in vitro une région délimitée par des amorces.

La réplication conserve un brin parental dans chaque molécule fille, tandis que la PCR amplifie in vitro une région délimitée par des amorces.

Explication

Lors de la réplication semi-conservative, chaque brin parental sert de matrice à un nouveau brin complémentaire ; la PCR, elle, multiplie in vitro un fragment dont les extrémités sont définies par le couple d’amorces. La conservation d’un brin parental ne caractérise pas la PCR, même si celle-ci synthétise aussi de nouveaux brins d’ADN.

10. Chez les eucaryotes, quelle ARN polymérase est responsable de la synthèse des ARNm ?

L’ARN polymérase II
L’ARN polymérase III
L’ARN polymérase I
L’ARN polymérase bactérienne avec son facteur sigma

L’ARN polymérase II

Explication

Chez les eucaryotes, l’ARN polymérase II synthétise les ARNm, tandis que les polymérases I et III produisent respectivement les ARNr et les ARNt. L’ARN polymérase bactérienne avec son facteur sigma est une enzyme procaryote, et non celle qui assure cette fonction chez les eucaryotes.

11. Quelle conséquence un décalage de la phase de lecture peut-il avoir lors de la traduction d’un ARNm ?

Il transforme les codons d’arrêt en séquences qui déclenchent l’initiation de la transcription.
Il empêche la reconnaissance du promoteur et interrompt la synthèse de l’ARNm.
Il modifie le regroupement des nucléotides en codons et peut changer le polypeptide produit.
Il remplace les acides aminés du polypeptide par des nucléotides lors de l’élongation.

Il modifie le regroupement des nucléotides en codons et peut changer le polypeptide produit.

Explication

La phase de lecture fixe le regroupement des nucléotides en codons, ce qui détermine le message traduit et peut donc modifier le polypeptide. Un promoteur intervient dans l’initiation de la transcription, et non dans la lecture des codons pendant la traduction.

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Combien de paires de bases et de gènes compte le génome humain ?

3,3×1093{,}3 \times 10^9 paires de bases et environ 26 000 gènes.

Qui propose le concept du code génétique, et en quelle année ?

E. Schrödinger, en 1944.

Qui établit que l’ADN porte l’information génétique, et en quelle année ?

Avery, Hershey et Chase, en 1952.

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