★ À maîtriser
La lentille souple est la première intention, notamment pour un port occasionnel, une pratique sportive, une inadaptation ou une contre-indication aux LRPG.
Les lentilles rigides sont préconisées en cas de KNIBUT inférieur à 10 secondes, de rivière lacrymale faible, de fort astigmatisme pur ou d’astigmatisme réfractif essentiellement cornéen.
Le port diurne est privilégié pour réduire les complications et améliorer la transmissibilité à l’oxygène, tandis que le port permanent est réservé au silicone hydrogel et à de rares indications.
La lentille jetable journalière ou le renouvellement le plus fréquent possible est privilégié, notamment en présence d’un film lipidique chargé, de nombreux débris, d’un milieu infectieux ou d’une mauvaise hygiène.
Chez l’hypermétrope ou l’aphaque, une lentille épaisse au centre peut favoriser un œdème central, tandis que chez le fort myope supérieur à 6 dioptries, une lentille épaisse au bord est attendue.
Compléments
Les lentilles trimestrielles ou semestrielles sont choisies en deuxième intention pour des besoins de diamètre, d’amétropie ou de kératométrie extrême.
En atmosphère sèche, le silicone hydrogel avec agents mouillants est conseillé et les hydrogels très fins sont à éviter.
Un module de Young élevé facilite la manipulation, peut compenser un tonus palpébral faible et masquer de faibles astigmatismes, mais augmente le risque de SEAL et d’inflammation.
★ À maîtriser
📌 Un astigmatisme doit être corrigé dès 0,75 dioptrie de cylindre, car sa mauvaise correction diminue la performance à faible contraste et augmente l’inconfort oculaire.
📐 Formule — Lorsque le DHIV est normal, le diamètre standard est de 14 ± 0,2 mm pour une LSH sphérique et de 14,5 ± 0,2 mm pour une LSH torique ; hors normes, on utilise et .
Compléments
📌 Si les recouvrements palpébraux supérieur et inférieur sont négatifs, le ballast ou le péri-ballast est recommandé, tandis que des recouvrements positifs orientent vers la stabilisation dynamique ESD.
★ À maîtriser
Compléments
Un temps d’ajustement de 20 à 30 minutes est nécessaire avant l’évaluation complète d’une lentille souple.
Le passage de la température du flacon, comprise entre 19 et 21 °C, à celle de l’œil, comprise entre 34 et 35 °C, diminue la teneur en eau, le rayon de courbure et le diamètre, ce qui peut serrer la lentille.
★ À maîtriser
📌 Le recouvrement cornéen doit être complet et le rester 100 % du temps, et le bord de la lentille ne doit jamais toucher le limbe.
Compléments
Une lentille souple doit dépasser le limbe d’environ 1 à 1,5 mm de chaque côté pour avoir un diamètre acceptable.
Le centrage est gradé de 0 à 2 et le sens du décentrement est noté nasal, temporal, inférieur ou supérieur.
La mobilité de la lentille souple s’évalue après un clignement normal en regard primaire aux positions nasale, nasale inférieure, temporale et temporale inférieure.
En position primaire, le mouvement nécessaire au renouvellement lacrymal et à l’élimination des déchets est de 0,25 à 0,75 mm.
Le push-up consiste à déplacer la lentille avec la paupière inférieure puis à observer son décentrement provoqué et son recentrage afin d’évaluer son adhérence et l’élimination des débris.
★ À maîtriser
Une lentille trop serrée présente généralement un grade de mobilité −2, une résistance au push-up, une constriction des vaisseaux péri-limbiques, une indentation conjonctivale et parfois une bulle périphérique.
Pour corriger un comportement serré, on peut choisir un diamètre plus petit à rayon identique, un rayon plus grand à diamètre identique ou un matériau plus rigide.
Une lentille trop plate présente une mobilité de grade +2, un recouvrement incomplet, un mouvement excessif, des piquetés cornéens centraux et éventuellement un soulèvement périphérique.
Compléments
Serrée : immobile ; plate : excessive
★ À maîtriser
📌 La réfraction complémentaire est réalisée avec équilibre bioculaire et binoculaire ; un cylindre résiduel supérieur ou égal à 0,75 dioptrie doit être corrigé.
Compléments
📌 Pour une lentille torique tournée dans le sens des aiguilles d’une montre, la rotation est ajoutée à la prochaine commande, tandis qu’elle est soustraite si la rotation est inverse.
★ À maîtriser
Le FSA ou FSA Alkyl styrène est le matériau de première intention des LRPG, notamment pour sa mouillabilité, sa résistance aux dépôts et son oxygénation ; il respecte un Dk supérieur à 35 en port journalier.
Sur une cornée sphérique, on choisit la LRPG la plus fine possible pour optimiser le Dk/e, tandis qu’une LRPG épaisse ou à bas Dk limite la déformation sur une cornée astigmate.
La géométrie sphéro-asphérique est une première intention pour une toricité cornéenne de 0 à 40/100ème, la tricourbe pour 0 à 50/100ème avec excentricité standard ou importante, et la multicourbe pour 40 à 55/100ème.
Compléments
📌 Les matériaux hyper-Dk, de Dk supérieur à 100, sont indiqués si la lentille est très épaisse ou si l’on recherche une flexion, tandis que les matériaux de Dk inférieur à 40 sont rarement proposés.
★ À maîtriser
📐 Formule — Lorsque le fabricant ne fournit pas de règle, le rayon de courbure théorique d’une LRPG vérifie .
📐 Formule — La conversion lunettes-lentilles s’effectue par , où d est la distance verre-œil.
Un film lacrymal de 0,05 mm sous une LRPG possède une puissance de 0,25 dioptrie.
Une LRPG qui ne fléchit pas compense 90 % de l’astigmatisme cornéen, tandis qu’une LRPG qui fléchit tend à en compenser 60 %.
Compléments
★ À maîtriser
L’attachement palpébral lie la lentille à la paupière supérieure, alors qu’en adaptation sous-palpébrale la paupière supérieure centre la lentille sans que les deux bougent nécessairement ensemble.
L’image fluorescéinique d’une LRPG s’observe avec fluorescéine, lumière bleu cobalt et filtre jaune, en évaluant les zones centrale, intermédiaire et périphérique.
La composante sagittale de la force palpébrale est perpendiculaire au globe et compense la gravité, tandis que la composante tangentielle est parallèle au globe et déplace la LRPG vers le bas lors du clignement.
Compléments
📌 La mobilité au clignement d’une LRPG doit être optimale, avec une amplitude gradée G0 et une vitesse de recentrage normale G0.
★ À maîtriser
Compléments
La zone périphérique de la LRPG s’observe à la lampe à fente avec un grossissement ×25 et un angle d’illumination d’environ 45°.
Plus la fluorescence observée au bord de la LRPG est marquée, plus le dégagement aux bords est important.
Largeur des bandes, puis dégagement aux bords
★ À maîtriser
Une paupière supérieure basse ou un tonus palpébral fort augmente la force des paupières et favorise un décentrement supérieur, tandis qu’un tonus faible favorise un décentrement inférieur.
Pour une LRPG en position basse, on augmente l’action palpébrale par un diamètre total plus grand ou un profil périphérique plus épais ; pour une LRPG en position haute, on la diminue par un diamètre plus petit ou des bords moins épais.
Compléments
La composante tangentielle de la force des paupières est quasiment nulle en équipement intra-palpébral et maximale en équipement sous-palpébral.
Une différence de rayon de courbure de 0,05 mm modifie la force de compression du film lacrymal d’environ 5 μm.
La force de gravité détermine le décentrement inférieur de la LRPG, surtout pour les puissances positives ou en l’absence de lenticulation.
★ À maîtriser
Avec une LRPG sphérique, augmenter le diamètre de la zone optique à rayon donné augmente la flèche et le dégagement apical, tandis qu’avec une LRPG asphérique, cette modification change peu le dégagement apical.
Un dégagement aux bords excessif, supérieur à 150 μm, peut provoquer un inconfort et des piquetés à 3 h–9 h par appel de larmes sous le bord ; il se réduit en diminuant le diamètre total ou les dégagements.
Un dégagement aux bords insuffisant, inférieur à 50 μm, peut provoquer un inconfort et des piquetés à 3 h–9 h par déficience de larmes sous le bord ; il s’augmente par un diamètre total ou des dégagements plus grands.
Compléments
★ À maîtriser
Une adaptation serrée améliore le centrage, réduit le mouvement et l’attachement palpébral, augmente le film lacrymal apical et rend les dégagements aux bords plus fins ; une adaptation plate produit les effets inverses.
À diamètre constant, diminuer le rayon de courbure augmente la flèche et rend l’adaptation plus serrée, tandis qu’augmenter le rayon la rend plus plate.
Un grand diamètre total améliore le centrage, la stabilité et la prise palpébrale tout en réduisant le mouvement, alors qu’un petit diamètre total produit les effets opposés.
Une épaisseur de bord d’environ 0,10 mm favorise une position centrale ou inférieure et une prise palpébrale moindre, tandis qu’une épaisseur d’environ 0,16 mm favorise une position supérieure et une meilleure prise palpébrale.
Un dégagement axial faible, d’environ 0,10 mm, favorise une position centrale ou inférieure et peu de fluorescence périphérique, tandis qu’un dégagement de 0,15 à 0,30 mm favorise une position supérieure et davantage de fluorescence périphérique.
Une cornée sphérique permet une LRPG centrée, une cornée directe provoque un décentrement supérieur ou inférieur, et une cornée inverse provoque un décentrement latéral.
Compléments
Une augmentation de la zone optique de 0,5 mm compense en moyenne une augmentation du rayon de courbure de 0,05 mm pour conserver le même film lacrymal apical.
Une épaisseur centrale fine améliore le centrage, la stabilité, la prise palpébrale et la flexibilité, tandis qu’une épaisseur centrale importante augmente le décentrement et la mobilité et réduit la flexibilité.
Un centre de gravité éloigné de l’œil favorise un décentrement et une moindre stabilité, tandis qu’un centre de gravité proche de l’œil favorise une position centrale et une meilleure stabilité.
L’apex cornéen détermine le centre autour duquel la LRPG bouge, de sorte qu’un apex décentré entraîne un décentrement de la lentille.
Comme la cornée tend à davantage s’aplatir en nasal, la LRPG se décentre plus souvent vers le temporal.
★ À maîtriser
Le rayon de courbure est le premier paramètre modifié, généralement par pas de 0,05 mm, jusqu’à 0,10 mm pour les matériaux plus flexibles, afin d’obtenir un alignement apical.
Augmenter le diamètre total améliore le centrage, diminue le mouvement et augmente la prise par la paupière supérieure ; le diminuer est indiqué pour une adaptation intra-palpébrale ou une lentille haute avec fort tonus palpébral.
Les lenticulaires concaves sont utilisés pour les LRPG faiblement concaves et convexes afin d’améliorer la prise palpébrale, tandis que les lenticulaires convexes sont utilisés pour les LRPG fortement concaves afin de limiter la poussée de la paupière vers le bas.
Compléments
Une adaptation intra-palpébrale peut accepter un léger serrage, tandis qu’une adaptation sous-palpébrale peut accepter un léger aplatissement.
Le diamètre de la zone optique se modifie par pas de 0,4 à 0,5 mm ; il est augmenté pour améliorer le centrage et la stabilité ou obtenir une adaptation plus serrée.
La modification de l’épaisseur centrale se fait par pas de 0,03 mm ; la diminuer fait remonter la lentille et l’augmenter la fait descendre.
★ À maîtriser
Chez un nouveau porteur, l’adaptation débute par une pose réalisée par l’adaptateur, une observation après 20 à 30 minutes, puis un port d’une heure avant l’apprentissage de la manipulation.
L’accoutumance progressive consiste à augmenter le temps de port d’une heure par jour après la première heure de port.
Le protocole de contrôle comprend l’acuité visuelle et la réfraction complémentaire sur LRPG, la lampe à fente, la mouillabilité et le temps de rupture, le diamètre, le centrage, la stabilité, la mobilité, les versions, les franchissements limbiques et l’image fluorescéinique centrale, intermédiaire et périphérique.
Le deuxième rendez-vous a lieu à J+5 à J+7, de préférence après six heures de port, et le troisième à J+3 à J+4 semaines en fin de journée.
Pour une LRPG de rayon 7,90 mm et de puissance −3,00 avec une réfraction complémentaire de +0,50 et une image fluorescéinique serrée de 0,10 mm, il faut aplatir le rayon à 8,00 mm et commander une puissance de −2,00.
Compléments
Lors du troisième rendez-vous, une biomicroscopie complète vérifie l’intégrité de la cornée et des conjonctives avant la délivrance des lentilles et des produits.
La kératométrie sur LRPG permet de détecter la flexion de la lentille, d’en mesurer l’importance et d’expliquer une baisse d’acuité visuelle ou un astigmatisme résiduel inattendu.
20–30 minutes, J+5–7, puis J+3–4 semaines
| Critère | Lentille serrée | Lentille plate |
|---|---|---|
| Mobilité | Grade −2, résistance au push-up | Grade +2, mouvement excessif |
| Recouvrement | Généralement maintenu | Souvent incomplet |
| Correction | Diamètre plus petit, Ro plus grand, matériau rigide | Diamètre plus grand, Ro plus petit, matériau souple |
| Situation | Flexion | Astigmatisme compensé |
|---|---|---|
| LRPG épaisse ou bas Dk | Faible ou absente | Environ 90 % |
| LRPG fine ou haut Dk | Possible | Environ 60 % |
| AT/AC proche de 0,9 | Flexion non souhaitée | Environ 90 % |
| AT/AC proche de 0,6 | Flexion souhaitée | Environ 60 % |
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1. Dans quelle situation une lentille souple constitue-t-elle généralement le premier choix ?
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Quand privilégie-t-on la lentille souple en première intention ?
Pour un port occasionnel, une pratique sportive, une inadaptation ou une contre-indication aux LRPG.
Dans quels cas recommande-t-on les lentilles rigides ?
En cas de KNIBUT inférieur à 10 secondes, rivière lacrymale faible, fort astigmatisme pur ou astigmatisme cornéen.
Pourquoi privilégie-t-on le port diurne des lentilles ?
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