QCM : Adaptation des lentilles de contact — 53 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation une lentille souple constitue-t-elle généralement le premier choix ?

Pour une cornée nécessitant une correction rigide spécifique
Pour un film lacrymal très instable avec un KNIBUT inférieur à 10 secondes
Pour un port occasionnel ou une pratique sportive
Pour un fort astigmatisme essentiellement cornéen

Pour un port occasionnel ou une pratique sportive

Explication

La lentille souple est privilégiée en première intention, notamment pour le port occasionnel, le sport, l’inadaptation ou la contre-indication aux lentilles rigides perméables aux gaz.

2. Quel ensemble de caractéristiques oriente plutôt vers le choix d’une lentille rigide ?

Une demande de renouvellement très fréquent pour limiter les dépôts
Un port occasionnel et une pratique sportive régulière
Une mauvaise hygiène et un film lipidique chargé
Un KNIBUT inférieur à 10 secondes et un fort astigmatisme cornéen

Un KNIBUT inférieur à 10 secondes et un fort astigmatisme cornéen

Explication

Les lentilles rigides sont préconisées notamment lorsque le KNIBUT est inférieur à 10 secondes, que la rivière lacrymale est faible ou qu’il existe un fort astigmatisme cornéen.

3. Quel mode de port est généralement privilégié pour limiter les complications des lentilles souples ?

Le port nocturne prolongé pour toutes les corrections
Le port permanent avec toute lentille hydrogel
Le port permanent systématique
Le port diurne

Le port diurne

Explication

Le port diurne est la règle, car il réduit les complications et améliore la transmissibilité à l’oxygène. Le port permanent est réservé au silicone hydrogel et à de rares indications.

4. Quel type de renouvellement est particulièrement indiqué chez un patient présentant de nombreux débris et une hygiène insuffisante ?

Une lentille jetable journalière ou un renouvellement très fréquent
Une lentille trimestrielle conservée jusqu’à son échéance
Une lentille semestrielle à renouvellement fixe
Une lentille conventionnelle à remplacement annuel

Une lentille jetable journalière ou un renouvellement très fréquent

Explication

La lentille jetable journalière, ou le renouvellement le plus fréquent possible, est privilégié en présence de nombreux débris, d’un film lipidique chargé, d’un milieu infectieux ou d’une mauvaise hygiène.

5. À partir de quelle valeur de cylindre un astigmatisme doit-il généralement être corrigé avec une lentille souple adaptée ?

2,50 dioptries
0,75 dioptrie
0,25 dioptrie
1,50 dioptrie

0,75 dioptrie

Explication

La correction de l’astigmatisme est recommandée dès 0,75 dioptrie de cylindre, car une correction insuffisante réduit la performance en faible contraste et augmente l’inconfort.

6. Quelle géométrie est la plus fréquente pour les lentilles souples toriques ?

Le prisme ballast
La stabilisation par quatre zones palpébrales
Le tore externe
Le tore interne

Le tore interne

Explication

Le tore interne est la géométrie la plus fréquente des lentilles souples toriques et permet d’adapter des cornées toriques ou sphériques. Le tore externe est devenu exceptionnel.

7. Comment la stabilisation dynamique ESD maintient-elle une lentille souple torique en place ?

Par quatre zones de stabilisation sollicitées par la pression des paupières
Par une variation d’épaisseur située dans la partie inférieure de la lentille
Par un contact stabilisateur placé au centre de la zone optique
Par un lest inférieur reposant directement sur la cornée

Par quatre zones de stabilisation sollicitées par la pression des paupières

Explication

L’ESD utilise quatre zones de stabilisation et la pression naturelle des paupières lors du clignement, sans contact stabilisateur dans la zone optique. Le prisme ballast repose, lui, sur une variation d’épaisseur inférieure.

8. Un patient présente un DHIV normal et doit recevoir une lentille souple torique. Quel diamètre standard faut-il retenir ?

14 ± 0,2 mm
13,5 ± 0,2 mm
15,5 ± 0,2 mm
14,5 ± 0,2 mm

14,5 ± 0,2 mm

Explication

Lorsque le DHIV est normal, le diamètre standard est de 14,5 ± 0,2 mm pour une lentille souple torique, contre 14 ± 0,2 mm pour une lentille sphérique.

9. Quelle vérification doit être effectuée avant l’insertion d’une lentille souple ?

Rincer la lentille, vérifier son orientation et contrôler son intégrité
Évaluer sa mobilité après plusieurs clignements sur l’œil
Attendre 20 à 30 minutes avant de rechercher une déchirure
Mesurer son centrage après stabilisation complète

Rincer la lentille, vérifier son orientation et contrôler son intégrité

Explication

Avant l’insertion, il faut rincer la lentille, vérifier son endroit et son envers, puis rechercher les irrégularités, déchirures et fêlures. L’évaluation de la mobilité intervient après la pose et la stabilisation sur l’œil.

10. Pourquoi faut-il attendre avant de réaliser l’évaluation complète d’une lentille souple nouvellement posée ?

La température de la lentille doit redescendre sous 19 °C
La lentille doit rester sur l’œil pendant plusieurs heures
La lentille doit être retirée puis réinsérée après stabilisation
Un temps d’ajustement d’environ 20 à 30 minutes est nécessaire

Un temps d’ajustement d’environ 20 à 30 minutes est nécessaire

Explication

Une lentille souple nécessite un temps d’ajustement de 20 à 30 minutes avant l’évaluation complète de son adaptation.

11. Comment la mouillabilité d’une lentille souple est-elle évaluée et gradée ?

Elle est évaluée uniquement par le centrage et gradée de 0 à 2
Elle est évaluée selon plusieurs modes d’éclairage et gradée comme optimale, acceptable ou inacceptable
Elle est évaluée par le diamètre et gradée comme petit, moyen ou grand
Elle est évaluée par le décentrement et gradée comme nasal, temporal ou inférieur

Elle est évaluée selon plusieurs modes d’éclairage et gradée comme optimale, acceptable ou inacceptable

Explication

La mouillabilité concerne le film lacrymal à la surface de la lentille. Elle peut être évaluée en spéculaire, en fente parallélépipédique ou en éclairage diffus, puis classée comme optimale, acceptable ou inacceptable.

12. Quel critère doit être respecté concernant le recouvrement cornéen d’une lentille souple ?

Il doit varier entre les clignements pour éviter l’adhérence
Il doit être incomplet afin de favoriser le renouvellement lacrymal
Il doit être complet et maintenu pendant toute la durée du port
Il doit laisser le bord toucher légèrement le limbe

Il doit être complet et maintenu pendant toute la durée du port

Explication

Le recouvrement cornéen doit rester complet 100 % du temps. Le bord de la lentille ne doit jamais toucher le limbe, car un recouvrement incomplet peut favoriser l’inconfort et les complications.

13. Dans quelles conditions la mobilité d’une lentille souple doit-elle être évaluée ?

Uniquement en regard primaire, sans faire cligner le patient
Après un déplacement forcé de la lentille par la paupière supérieure
Après un clignement normal, en regard primaire et dans plusieurs positions du regard
Après un clignement volontairement exagéré, en regard temporal uniquement

Après un clignement normal, en regard primaire et dans plusieurs positions du regard

Explication

La mobilité s’évalue après un clignement normal, en regard primaire, puis dans les positions nasale, nasale inférieure, temporale et temporale inférieure. Un mouvement forcé ne correspond pas au critère recherché.

14. Quelle amplitude de mouvement en position primaire est généralement nécessaire au renouvellement lacrymal et à l’élimination des déchets ?

De 0,25 à 0,75 mm
De 2 à 3 mm
De 3,5 à 4 mm
De 1 à 1,5 mm

De 0,25 à 0,75 mm

Explication

En position primaire, une mobilité comprise entre 0,25 et 0,75 mm est nécessaire pour permettre le renouvellement du film lacrymal et l’élimination des déchets.

15. Quelle séquence décrit correctement la réalisation du push-up ?

Appuyer directement sur la cornée, puis mesurer le diamètre de la lentille
Déplacer la lentille avec la paupière supérieure, puis mesurer uniquement son centrage initial
Déplacer la lentille avec la paupière inférieure, puis observer son décentrement et son recentrage
Faire cligner rapidement le patient, puis observer la coloration des vaisseaux limbiques

Déplacer la lentille avec la paupière inférieure, puis observer son décentrement et son recentrage

Explication

Le push-up consiste à déplacer la lentille avec la paupière inférieure, puis à observer le décentrement provoqué et le recentrage. Cette manœuvre renseigne notamment sur l’adhérence de la lentille et l’élimination des débris.

16. Quel ensemble de signes évoque le plus fortement une lentille souple trop serrée ?

Mobilité +2, recouvrement incomplet et soulèvement périphérique
Mobilité normale, recouvrement complet et absence de réaction conjonctivale
Mobilité −2, résistance au push-up et constriction des vaisseaux péri-limbiques
Décentrement important, mouvement excessif et piquetés cornéens centraux

Mobilité −2, résistance au push-up et constriction des vaisseaux péri-limbiques

Explication

Une lentille trop serrée présente généralement une mobilité de grade −2, une résistance au push-up et une constriction des vaisseaux péri-limbiques. Une indentation conjonctivale ou une bulle périphérique peuvent également être observées.

17. Quelle modification peut corriger le comportement trop serré d’une lentille souple ?

Choisir un diamètre plus petit à rayon identique
Choisir un matériau plus souple
Choisir un rayon plus petit à diamètre identique
Choisir un diamètre plus grand à rayon identique

Choisir un diamètre plus petit à rayon identique

Explication

Pour corriger un comportement serré, on peut réduire le diamètre à rayon identique, augmenter le rayon à diamètre identique ou choisir un matériau plus rigide. Les autres propositions correspondent notamment aux corrections d’un comportement plat.

18. Quel tableau clinique correspond à une lentille souple trop plate ?

Absence de mouvement, recouvrement complet et adhérence normale
Mobilité −2, résistance au push-up et constriction vasculaire
Mobilité faible, indentation conjonctivale et bulle périphérique
Mobilité +2, recouvrement incomplet et mouvement excessif

Mobilité +2, recouvrement incomplet et mouvement excessif

Explication

Une lentille trop plate se caractérise notamment par une mobilité de grade +2, un recouvrement incomplet et un mouvement excessif. Des piquetés cornéens centraux et un soulèvement périphérique peuvent aussi apparaître.

19. Quel enchaînement correspond au protocole systématique d’évaluation d’une lentille souple hydrophile ?

Rotation, push-up, paramètres géométriques, acuité et sur-réfraction, puis observation de la mobilité
Matériau et mouillabilité, push-up, acuité et sur-réfraction, rotation, puis observation du centrage
Push-up, rotation, acuité et sur-réfraction, matériau et mouillabilité, puis paramètres géométriques
Acuité et sur-réfraction, matériau et mouillabilité, rotation éventuelle, paramètres et comportement, puis push-up

Acuité et sur-réfraction, matériau et mouillabilité, rotation éventuelle, paramètres et comportement, puis push-up

Explication

Le protocole commence par l’acuité visuelle et la sur-réfraction, puis évalue le matériau, la mouillabilité, la rotation éventuelle, les paramètres et le comportement de la lentille, avant de réaliser le push-up.

20. Lors d’une réfraction complémentaire après adaptation, quelle conduite est conforme aux règles de validation ?

Réaliser un équilibre bioculaire et binoculaire, puis corriger un cylindre résiduel d’au moins 0,75 dioptrie
Réaliser uniquement une réfraction monoculaire, puis corriger tout cylindre résiduel inférieur à 0,75 dioptrie
Réaliser un équilibre bioculaire sans contrôle binoculaire, puis corriger seulement un cylindre supérieur à 1,50 dioptrie
Réaliser un équilibre binoculaire sans équilibre bioculaire, puis ignorer les cylindres résiduels

Réaliser un équilibre bioculaire et binoculaire, puis corriger un cylindre résiduel d’au moins 0,75 dioptrie

Explication

La réfraction complémentaire doit comporter un équilibre bioculaire et binoculaire. Un cylindre résiduel supérieur ou égal à 0,75 dioptrie doit être corrigé.

21. Quel ensemble décrit les objectifs essentiels d’une LRPG correctement choisie ?

Compensation de l’amétropie, absence de mobilité, faible oxygénation et résistance maximale aux déformations
Forte épaisseur, immobilité, faible mouillabilité, compensation partielle et limitation des échanges lacrymaux
Bonne oxygénation, évacuation des déchets, compensation de l’amétropie, centrage, mobilité et mouillabilité
Bonne mouillabilité, faible centrage, mobilité réduite, évacuation limitée des déchets et forte puissance optique

Bonne oxygénation, évacuation des déchets, compensation de l’amétropie, centrage, mobilité et mouillabilité

Explication

Une LRPG doit favoriser l’oxygénation et l’évacuation des déchets, tout en assurant une compensation correcte, un bon centrage, une mobilité régulière et une bonne mouillabilité.

22. Pourquoi le FSA ou FSA Alkyl styrène constitue-t-il le matériau de première intention pour une LRPG en port journalier ?

Il est choisi principalement pour compenser l’amétropie, indépendamment de la mouillabilité et des dépôts
Il présente un Dk inférieur à 40, ce qui réduit les échanges lacrymaux et stabilise la lentille
Il combine une bonne mouillabilité, une résistance aux dépôts et une oxygénation avec un Dk supérieur à 35
Il possède un Dk supérieur à 100 et convient donc prioritairement aux lentilles très épaisses et flexibles

Il combine une bonne mouillabilité, une résistance aux dépôts et une oxygénation avec un Dk supérieur à 35

Explication

Le FSA est privilégié pour sa mouillabilité, sa résistance aux dépôts et son oxygénation, avec un Dk supérieur à 35 en port journalier. Les matériaux hyper-Dk sont plutôt réservés à des situations particulières.

23. Quelle association entre la forme cornéenne et l’épaisseur de la LRPG est correcte ?

Une cornée sphérique et une cornée astigmate nécessitent toutes deux une lentille à haut Dk, sans considération d’épaisseur
Une cornée sphérique nécessite une lentille épaisse ou à bas Dk, tandis qu’une cornée astigmate favorise toujours la lentille la plus fine possible
Une cornée sphérique favorise une lentille aussi fine que possible, tandis qu’une cornée astigmate peut nécessiter une lentille plus épaisse ou à bas Dk
Une cornée sphérique et une cornée astigmate nécessitent toutes deux une lentille épaisse pour optimiser le Dk/e

Une cornée sphérique favorise une lentille aussi fine que possible, tandis qu’une cornée astigmate peut nécessiter une lentille plus épaisse ou à bas Dk

Explication

Sur une cornée sphérique, la lentille la plus fine possible optimise le rapport Dk/e. Sur une cornée astigmate, une lentille épaisse ou à bas Dk limite davantage la déformation.

24. Quelle géométrie est une première intention pour une toricité cornéenne de 45/100e avec une excentricité standard ?

Une géométrie hyper-Dk spécifique
Une géométrie sphéro-asphérique
Une géométrie multicourbe
Une géométrie tricourbe

Une géométrie tricourbe

Explication

La géométrie tricourbe est indiquée pour une toricité de 0 à 50/100e lorsque l’excentricité est standard ou importante. La géométrie sphéro-asphérique concerne plutôt 0 à 40/100e, tandis que la multicourbe concerne 40 à 55/100e.

25. Quelle formule permet de convertir une puissance prescrite en lunettes en puissance de lentille, en tenant compte de la distance verre-œil ?

D_lentille = D_lunettes + (d / D_lunettes)
D_lentille = D_lunettes / [1 − (d × D_lunettes)]
D_lentille = [1 − (d × D_lunettes)] / D_lunettes
D_lentille = D_lunettes × [1 − (d × D_lunettes)]

D_lentille = D_lunettes / [1 − (d × D_lunettes)]

Explication

La conversion s’effectue avec la relation D_lentille = D_lunettes / [1 − (d × D_lunettes)], où d représente la distance verre-œil.

26. Quelle puissance apporte un film lacrymal de 0,05 mm situé sous une LRPG ?

0,05 dioptrie
0,50 dioptrie
0,25 dioptrie
1,00 dioptrie

0,25 dioptrie

Explication

Un film lacrymal de 0,05 mm sous une LRPG possède une puissance de 0,25 dioptrie.

27. Comment l’absence ou la présence de flexion d’une LRPG influence-t-elle la compensation de l’astigmatisme cornéen ?

Une lentille rigide qui ne fléchit pas en compense environ 60 %, tandis qu’une lentille qui fléchit en compense 90 %
Les deux types de lentilles compensent environ 75 % de l’astigmatisme cornéen
Une lentille rigide qui ne fléchit pas compense la totalité, tandis qu’une lentille qui fléchit ne compense aucun astigmatisme
Une lentille rigide qui ne fléchit pas en compense environ 90 %, tandis qu’une lentille qui fléchit tend à en compenser 60 %

Une lentille rigide qui ne fléchit pas en compense environ 90 %, tandis qu’une lentille qui fléchit tend à en compenser 60 %

Explication

Une LRPG stable, qui ne fléchit pas, compense environ 90 % de l’astigmatisme cornéen. Lorsqu’elle fléchit, sa compensation tend à diminuer jusqu’à environ 60 %.

28. Lorsqu’une LRPG augmente de 0,40 à 0,50 mm de diamètre, quelle modification du rayon de courbure conserve la même flèche ?

Diminuer le rayon de courbure de 0,05 mm
Augmenter le rayon de courbure de 0,05 mm
Augmenter le rayon de courbure de 0,40 mm
Conserver le même rayon de courbure

Augmenter le rayon de courbure de 0,05 mm

Explication

Une augmentation du diamètre de 0,40 à 0,50 mm doit être accompagnée d’une augmentation du rayon de courbure de 0,05 mm afin de conserver la même flèche.

29. Que désigne la mouillabilité d’une lentille rigide perméable aux gaz ?

La capacité du film lacrymal à recouvrir la lentille
La position géométrique de la lentille sur la cornée
La distance entre le bord de la lentille et la cornée
La vitesse de recentrage de la lentille après le clignement

La capacité du film lacrymal à recouvrir la lentille

Explication

La mouillabilité correspond au recouvrement de la lentille par le film lacrymal. Elle se distingue du centrage, qui décrit la position géométrique de la lentille.

30. Quelle distinction caractérise l’attachement palpébral par rapport à l’adaptation sous-palpébrale ?

L’attachement concerne le film lacrymal, tandis que l’adaptation sous-palpébrale concerne uniquement la cornée
L’attachement déplace la lentille vers le bas, tandis que l’adaptation sous-palpébrale compense la gravité
L’attachement lie la lentille à la paupière supérieure, tandis que l’adaptation sous-palpébrale permet un mouvement distinct de la lentille
L’attachement mesure le dégagement aux bords, tandis que l’adaptation sous-palpébrale mesure la mouillabilité

L’attachement lie la lentille à la paupière supérieure, tandis que l’adaptation sous-palpébrale permet un mouvement distinct de la lentille

Explication

L’attachement palpébral associe le mouvement de la lentille à celui de la paupière supérieure. En adaptation sous-palpébrale, la paupière centre la lentille sans que leurs mouvements soient nécessairement solidaires.

31. Quelles conditions permettent d’observer correctement l’image fluorescéinique d’une LRPG ?

Une lumière bleu cobalt, un filtre vert et aucune fluorescéine
Une lumière infrarouge, un filtre jaune et une solution saline
De la fluorescéine, une lumière bleu cobalt et un filtre jaune
Une lumière blanche, un filtre rouge et une instillation d’eau

De la fluorescéine, une lumière bleu cobalt et un filtre jaune

Explication

L’image fluorescéinique d’une LRPG s’observe avec de la fluorescéine, une lumière bleu cobalt et un filtre jaune. L’évaluation porte ensuite sur les zones centrale, intermédiaire et périphérique.

32. Lors du clignement, quelle action est attribuée à la composante tangentielle de la force palpébrale ?

Elle augmente le dégagement aux bords, car elle agit sur la cornée
Elle déplace la LRPG vers le bas, car elle est parallèle au globe
Elle compense la gravité, car elle est perpendiculaire au globe
Elle recouvre la lentille de larmes, car elle contrôle la mouillabilité

Elle déplace la LRPG vers le bas, car elle est parallèle au globe

Explication

La composante tangentielle est parallèle au globe et déplace la LRPG vers le bas lors du clignement. La composante sagittale, perpendiculaire au globe, compense la gravité.

33. Quelle différence existe entre la largeur des bandes de dégagement et le dégagement aux bords ?

La largeur des bandes indique le centrage, tandis que le dégagement aux bords indique la vitesse de recentrage
La largeur des bandes varie selon le type de LRPG, tandis que le dégagement aux bords mesure une distance entre le bord et la cornée
La largeur des bandes décrit la force palpébrale, tandis que le dégagement aux bords décrit la mouillabilité
La largeur des bandes mesure une distance entre le bord et la cornée, tandis que le dégagement aux bords varie selon le type de LRPG

La largeur des bandes varie selon le type de LRPG, tandis que le dégagement aux bords mesure une distance entre le bord et la cornée

Explication

L’évaluation périphérique inclut la largeur des bandes de dégagement, variable selon la géométrie de la LRPG, puis le dégagement aux bords. Ce dernier est une distance mesurée entre le bord de la lentille et la cornée.

34. Quelle valeur correspond approximativement au dégagement normal entre le bord d’une LRPG et la cornée ?

0,05 mm
2,2 μm
80 μm
5 μm

80 μm

Explication

Le dégagement aux bords normal est d’environ 80 μm. Il correspond à la distance entre le bord de la lentille et la cornée.

35. Quelle combinaison décrit correctement les deux composantes de la force des paupières ?

La composante sagittale augmente la mouillabilité, tandis que la composante tangentielle détermine le dégagement aux bords
La composante sagittale contrôle le centrage géométrique, tandis que la composante tangentielle mesure l’épaisseur lacrymale
La composante sagittale compense la gravité, tandis que la composante tangentielle déplace la LRPG vers le bas
La composante sagittale déplace la LRPG vers le bas, tandis que la composante tangentielle compense la gravité

La composante sagittale compense la gravité, tandis que la composante tangentielle déplace la LRPG vers le bas

Explication

La composante sagittale est perpendiculaire au globe et s’oppose à la gravité. La composante tangentielle est parallèle au globe et entraîne la lentille vers le bas lors du cillement.

36. Quel effet une paupière supérieure basse ou un tonus palpébral fort exerce-t-il sur une LRPG ?

Il augmente la compression lacrymale et provoque un décentrement inférieur
Il augmente la force des paupières et favorise un décentrement supérieur
Il diminue la force des paupières et favorise un décentrement inférieur
Il diminue la composante tangentielle et stabilise la lentille au centre

Il augmente la force des paupières et favorise un décentrement supérieur

Explication

Une paupière supérieure basse ou un tonus palpébral fort augmente la force exercée par les paupières et favorise un décentrement supérieur. À l’inverse, un tonus faible favorise un décentrement inférieur.

37. Quelle modification est indiquée pour augmenter l’action palpébrale sur une LRPG en position basse ?

Diminuer l’épaisseur du film lacrymal sous la lentille
Augmenter le diamètre total ou épaissir le profil périphérique
Réduire le diamètre total ou amincir les bords périphériques
Réduire la force de compression du film lacrymal

Augmenter le diamètre total ou épaissir le profil périphérique

Explication

Pour une LRPG basse, l’action palpébrale est augmentée grâce à un diamètre total plus grand ou à un profil périphérique plus épais. Les modifications inverses sont utilisées pour diminuer cette action sur une LRPG haute.

38. Comment la force de compression du film lacrymal évolue-t-elle lorsque le film sous la LRPG devient plus épais ?

Elle s’inverse et favorise systématiquement le décentrement supérieur
Elle reste constante, car elle ne dépend pas de l’épaisseur lacrymale
Elle augmente et s’oppose davantage à la gravité
Elle diminue et favorise le déplacement vers le bas

Elle augmente et s’oppose davantage à la gravité

Explication

La force de compression du film lacrymal s’oppose à la gravité et augmente avec l’épaisseur du film sous la LRPG. Un film plus épais est donc associé à une adaptation plus serrée.

39. En port diurne, quelle valeur caractérise approximativement le film lacrymal apical d’une LRPG ?

5 à 10 μm
50 à 75 μm
100 à 150 μm
15 à 25 μm

15 à 25 μm

Explication

En port diurne, le film lacrymal apical correspond à la différence entre la flèche cornéenne et celle de la zone optique de la LRPG, soit environ 15 à 25 μm.

40. À rayon constant, que se passe-t-il lorsqu’on augmente le diamètre de la zone optique d’une LRPG sphérique ?

La flèche diminue et le dégagement apical reste stable
Le dégagement apical diminue sans modifier la flèche
La modification influence surtout le dégagement aux bords
La flèche et le dégagement apical augmentent

La flèche et le dégagement apical augmentent

Explication

Avec une LRPG sphérique, un diamètre de zone optique plus grand augmente la flèche et donc le dégagement apical. Cette influence est beaucoup plus faible avec une lentille asphérique.

41. Une LRPG présente un dégagement aux bords supérieur à 150 μm avec des piquetés à 3 h–9 h. Quelle modification est la plus appropriée ?

Diminuer le diamètre total ou les dégagements
Augmenter les dégagements périphériques
Augmenter le diamètre total
Réduire le film lacrymal apical

Diminuer le diamètre total ou les dégagements

Explication

Un dégagement périphérique excessif peut entraîner un appel de larmes sous le bord, responsable d’inconfort et de piquetés à 3 h–9 h. Il se réduit en diminuant le diamètre total ou les dégagements.

42. Quelle situation correspond au film lacrymal apical recherché en port permanent d’une LRPG ?

Un film quasi nul avec une apparence gris-verdâtre
Un film de 50 à 75 μm avec un décentrement inférieur
Un film de 15 à 25 μm avec une fluorescence abondante
Un film supérieur à 150 μm avec un bord très dégagé

Un film quasi nul avec une apparence gris-verdâtre

Explication

En port permanent, l’alignement est recherché : le film lacrymal apical devient quasiment nul et prend une apparence gris-verdâtre. Cela le distingue du port diurne, qui conserve un film apical mesurable.

43. Quel effet produit une adaptation serrée par rapport à une adaptation plate ?

Elle réduit le centrage et augmente les dégagements périphériques
Elle augmente le mouvement et l’attachement palpébral
Elle augmente le mouvement et diminue le film apical
Elle réduit le mouvement, augmente le film apical et affine les dégagements périphériques

Elle réduit le mouvement, augmente le film apical et affine les dégagements périphériques

Explication

Une adaptation serrée améliore le centrage, réduit le mouvement et l’attachement palpébral, augmente le film lacrymal apical et rend les dégagements aux bords plus fins. L’adaptation plate produit les effets inverses.

44. À diamètre constant, quelle modification rend l’adaptation d’une LRPG plus serrée ?

Diminuer l’épaisseur du bord
Diminuer le rayon de courbure
Augmenter le dégagement périphérique
Augmenter le rayon de courbure

Diminuer le rayon de courbure

Explication

À diamètre constant, diminuer le rayon de courbure augmente la flèche et rend l’adaptation plus serrée. Augmenter le rayon produit au contraire une adaptation plus plate.

45. Pour améliorer le centrage et la stabilité tout en réduisant le mouvement d’une LRPG, quel choix de diamètre total est indiqué ?

Un diamètre total inchangé avec un rayon plus grand
Un diamètre total plus grand
Un diamètre de zone optique plus petit uniquement
Un diamètre total plus petit

Un diamètre total plus grand

Explication

Un grand diamètre total améliore le centrage et la stabilité, renforce la prise palpébrale et réduit le mouvement. Un petit diamètre total produit les effets opposés.

46. Quelle association entre l’épaisseur du bord et le comportement de la LRPG est correcte ?

Les deux épaisseurs produisent une position et une prise palpébrale similaires
0,16 mm favorise une position centrale et une faible prise palpébrale
0,10 mm favorise une position centrale ou inférieure et une moindre prise palpébrale
0,10 mm favorise une position supérieure et une forte prise palpébrale

0,10 mm favorise une position centrale ou inférieure et une moindre prise palpébrale

Explication

Une épaisseur de bord d’environ 0,10 mm favorise une position centrale ou inférieure et une prise palpébrale moindre. Une épaisseur d’environ 0,16 mm favorise plutôt une position supérieure et une meilleure prise palpébrale.

47. Lorsqu’une LRPG doit être modifiée pour obtenir un alignement apical, quel paramètre ajuste-t-on généralement en premier ?

Le rayon de courbure
Le diamètre total
La forme du lenticulaire
L’épaisseur du bord

Le rayon de courbure

Explication

Le rayon de courbure est le premier paramètre modifié pour obtenir un alignement apical. Les ajustements se font généralement par pas de 0,05 mm, voire 0,10 mm pour les matériaux plus flexibles.

48. Une lentille doit être mieux centrée, moins mobile et davantage prise par la paupière supérieure. Quelle modification est la plus adaptée ?

Augmenter le diamètre total
Diminuer le diamètre total
Aplatir systématiquement le rayon de courbure
Réduire la zone optique par pas de 0,4 mm

Augmenter le diamètre total

Explication

Augmenter le diamètre total améliore le centrage, diminue le mouvement et augmente la prise par la paupière supérieure. La diminution du diamètre est plutôt indiquée pour une adaptation intra-palpébrale ou une lentille haute avec fort tonus palpébral.

49. Quel type de lenticulaire convient à une LRPG fortement concave afin de limiter la poussée de la paupière vers le bas ?

Un lenticulaire sans zone périphérique
Un lenticulaire concave
Un lenticulaire convexe
Un lenticulaire associé à un petit diamètre total

Un lenticulaire convexe

Explication

Les lenticulaires convexes sont utilisés pour les LRPG fortement concaves afin de limiter la poussée de la paupière vers le bas. Les lenticulaires concaves concernent plutôt les lentilles convexes ou faiblement concaves et améliorent la prise palpébrale.

50. Chez un nouveau porteur, quelle séquence correspond au début de l’adaptation d’une lentille rigide perméable aux gaz ?

Pose par l’adaptateur, observation après 20 à 30 minutes, puis port d’une heure avant l’apprentissage de la manipulation
Port d’une heure, retrait pour une biomicroscopie, puis pose réalisée par le porteur sans observation préalable
Apprentissage immédiat de la manipulation, puis observation après deux heures et port continu d’une journée
Observation après six heures, apprentissage de la manipulation, puis pose réalisée par l’adaptateur

Pose par l’adaptateur, observation après 20 à 30 minutes, puis port d’une heure avant l’apprentissage de la manipulation

Explication

L’adaptation commence par une pose effectuée par l’adaptateur, suivie d’une observation après 20 à 30 minutes, puis d’un port d’une heure avant l’apprentissage de la manipulation.

51. Quelle consigne traduit correctement le principe d’accoutumance progressive après la première heure de port ?

Maintenir une heure de port jusqu’au rendez-vous suivant
Prolonger immédiatement le port pendant toute la journée
Augmenter le temps de port d’une heure par jour
Ajouter deux heures de port tous les trois jours

Augmenter le temps de port d’une heure par jour

Explication

L’accoutumance progressive repose sur une augmentation quotidienne d’une heure du temps de port après la première heure. Elle se distingue ainsi d’un port prolongé immédiat.

52. Quel ensemble d’éléments appartient au protocole de contrôle d’une lentille rigide perméable aux gaz ?

Acuité visuelle, réfraction complémentaire, lampe à fente, mobilité et image fluorescéinique
Sensibilité rétinienne, vision des couleurs, tonométrie et mesure de la profondeur de la chambre vitrée
Pression intraoculaire, champ visuel, photographie du fond d’œil et mesure de la longueur axiale
Épaisseur cristallinienne, motilité pupillaire, test de Schirmer et kératométrie postérieure

Acuité visuelle, réfraction complémentaire, lampe à fente, mobilité et image fluorescéinique

Explication

Le protocole inclut notamment l’acuité visuelle, la réfraction complémentaire, l’examen à la lampe à fente, la mobilité, la stabilité et l’analyse de l’image fluorescéinique, ainsi que plusieurs autres paramètres d’adaptation.

53. À quels moments sont normalement programmés le deuxième et le troisième rendez-vous de contrôle ?

Le deuxième le jour même après une heure de port, et le troisième à J+2 semaines le matin
Le deuxième à J+1 mois après huit heures de port, et le troisième à J+6 mois en début de journée
Le deuxième à J+5 à J+7, de préférence après six heures de port, et le troisième à J+3 à J+4 semaines en fin de journée
Le deuxième à J+2 à J+3 semaines en fin de journée, et le troisième à J+2 mois après le réveil

Le deuxième à J+5 à J+7, de préférence après six heures de port, et le troisième à J+3 à J+4 semaines en fin de journée

Explication

Le deuxième rendez-vous est prévu entre le cinquième et le septième jour, idéalement après six heures de port. Le troisième a lieu entre trois et quatre semaines, en fin de journée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 80 flashcards sur Adaptation des lentilles de contact.

Quand privilégie-t-on la lentille souple en première intention ?

Pour un port occasionnel, une pratique sportive, une inadaptation ou une contre-indication aux LRPG.

Dans quels cas recommande-t-on les lentilles rigides ?

En cas de KNIBUT inférieur à 10 secondes, rivière lacrymale faible, fort astigmatisme pur ou astigmatisme cornéen.

Pourquoi privilégie-t-on le port diurne des lentilles ?

Pour réduire les complications et améliorer la transmissibilité à l’oxygène.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Adaptation des lentilles de contact.

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