QCM : Aphasiologie cognitive et évaluation — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle contribution est associée à l’approche anatomo-clinique de Broca dans l’étude du langage ?

L’identification d’une aire du langage et la théorie localisationniste
La découverte des programmes moteurs de l’articulation
La distinction entre l’analyse lexicale et l’analyse pragmatique
La description de deux centres reliés par le faisceau longitudinal supérieur

L’identification d’une aire du langage et la théorie localisationniste

Explication

Broca a proposé une approche anatomo-clinique ayant conduit à identifier une aire du langage et à formuler la théorie localisationniste. La théorie associationniste et les deux centres reliés sont plutôt associés à Wernicke.

2. Quelle proposition décrit correctement la contribution de Wernicke à l’organisation du langage ?

Il a identifié une seconde aire reliée à la première par le faisceau longitudinal supérieur
Il a associé le langage à une seule aire cérébrale isolée
Il a localisé exclusivement la production du langage dans le lobe temporal
Il a décrit la progression de l’analyse phonologique vers l’analyse pragmatique

Il a identifié une seconde aire reliée à la première par le faisceau longitudinal supérieur

Explication

Wernicke a contribué à l’identification d’une seconde aire du langage et à la théorie associationniste, selon laquelle deux centres langagiers sont reliés par le faisceau longitudinal supérieur.

3. Lorsqu’une personne comprend une phrase entendue, dans quel ordre général les niveaux d’analyse du langage sont-ils mobilisés ?

Analyse pragmatique, puis syntaxique, phonologique, lexicale et sémantique
Analyse lexicale, puis phonologique, pragmatique, syntaxique et sémantique
Analyse phonologique et segmentation, puis analyses lexicale, syntaxique, sémantique et pragmatique
Analyse syntaxique et sémantique, puis segmentation phonologique et analyse lexicale

Analyse phonologique et segmentation, puis analyses lexicale, syntaxique, sémantique et pragmatique

Explication

La compréhension progresse d’abord par l’analyse phonologique et la segmentation du flux sonore, avant les analyses lexicale, syntaxique, sémantique et pragmatique.

4. Quelle séquence correspond le mieux à l’organisation de la production du langage avant l’articulation ?

Conceptualisation et planification, organisation syntaxique, sélection lexicale, préparation phonémique et sélection des traits physiques
Organisation syntaxique, sélection des traits physiques, conceptualisation, puis préparation phonémique et articulation
Sélection lexicale, conceptualisation, articulation, puis planification syntaxique et phonémique
Préparation phonémique, sélection lexicale, conceptualisation, puis organisation syntaxique et planification

Conceptualisation et planification, organisation syntaxique, sélection lexicale, préparation phonémique et sélection des traits physiques

Explication

La production commence par la conceptualisation et la planification, suivies de l’organisation syntaxique, de la sélection lexicale, de la préparation des séquences phonémiques et de la sélection des traits physiques avant l’articulation.

5. Quel est le rôle principal de la planification motrice de la parole ?

Exécuter les mouvements articulatoires par l’intermédiaire des nerfs périphériques
Déterminer directement la contraction de chaque muscle respiratoire et laryngé
Transformer les intentions phonologiques en objectifs spatiaux et temporels des mouvements articulatoires
Prédire l’état futur du système pour assurer le monitoring interne

Transformer les intentions phonologiques en objectifs spatiaux et temporels des mouvements articulatoires

Explication

La planification motrice transforme les intentions phonologiques en spécifications spatiales et temporelles, notamment le mode, le lieu et la synchronisation des mouvements. La détermination des paramètres musculaires relève de la programmation motrice.

6. Quels paramètres sont notamment précisés par la programmation motrice de la parole ?

Le lieu phonologique, le mode syntaxique et la segmentation lexicale
La force, l’amplitude, la vélocité et la contraction des mouvements
Le sens conceptuel, la catégorie grammaticale et la pertinence pragmatique
La compréhension, la mémoire de travail et la sélection sémantique

La force, l’amplitude, la vélocité et la contraction des mouvements

Explication

La programmation motrice génère les programmes de respiration, de phonation et d’articulation en précisant notamment la force, l’amplitude, la vélocité et la contraction.

7. Quelle étape met effectivement en action les muscles nécessaires à la parole ?

La programmation motrice, qui sélectionne les unités lexicales
La conceptualisation, qui définit le contenu du message
L’exécution motrice, qui mobilise les systèmes respiratoire, laryngé et articulatoire
La planification motrice, qui fixe le lieu et le mode articulatoires

L’exécution motrice, qui mobilise les systèmes respiratoire, laryngé et articulatoire

Explication

L’exécution motrice met en action les muscles respiratoires, laryngés et articulateurs grâce à l’intervention de plusieurs structures, dont le cortex moteur, le cervelet, le tronc cérébral et les nerfs périphériques.

8. Quelle définition correspond à l’apraxie de la parole ?

Un trouble du langage portant principalement sur la compréhension des mots et des phrases
Une faiblesse musculaire périphérique empêchant toute production volontaire ou automatique
Un trouble acquis de la planification des mouvements de parole sans paralysie, akinésie ni ataxie articulatoire
Un défaut de coordination des organes phonateurs causé par une paralysie musculaire

Un trouble acquis de la planification des mouvements de parole sans paralysie, akinésie ni ataxie articulatoire

Explication

L’apraxie de la parole est un trouble acquis de la planification du positionnement bucco-phonatoire et de la séquence des mouvements nécessaires aux phonèmes, sans paralysie, akinésie ni ataxie de l’appareil articulatoire.

9. Quelle distinction oppose correctement l’apraxie de la parole à l’aphasie de Broca ?

L’apraxie résulte d’une paralysie musculaire, tandis que l’aphasie de Broca résulte d’un défaut de coordination
L’apraxie concerne l’encodage phonétique moteur, tandis que l’aphasie de Broca concerne le langage
L’apraxie altère les représentations phonologiques, tandis que l’aphasie de Broca épargne le langage
L’apraxie touche exclusivement la compréhension, tandis que l’aphasie de Broca touche exclusivement la respiration

L’apraxie concerne l’encodage phonétique moteur, tandis que l’aphasie de Broca concerne le langage

Explication

Dans l’apraxie de la parole, les représentations phonologiques sont conservées mais ne sont pas transformées en programmes moteurs articulatoires. Dans l’aphasie de Broca, le trouble porte sur le langage lui-même.

10. Une personne ne parvient pas à tirer la langue ou à souffler sur commande, mais réussit ces gestes lorsqu’elle les imite ou les réalise spontanément. Quel trouble évoque cette observation ?

Une dysarthrie flasque
Une apraxie bucco-linguo-faciale
Une aphasie de Broca
Une dysarthrie spastique

Une apraxie bucco-linguo-faciale

Explication

L’apraxie bucco-linguo-faciale se manifeste par une difficulté à exécuter volontairement des schèmes moteurs de la bouche, de la langue et du visage sur commande, malgré une réalisation possible par imitation ou dans un contexte automatique.

11. Quelle proposition caractérise correctement les dysarthries paralytiques et non paralytiques ?

Les dysarthries paralytiques touchent la planification, tandis que les non paralytiques touchent exclusivement la compréhension
Les dysarthries paralytiques résultent d’un défaut de coordination, tandis que les non paralytiques résultent d’une baisse de contraction
Les dysarthries paralytiques résultent d’une diminution de la contraction musculaire, tandis que les non paralytiques relèvent surtout d’un défaut de coordination
Les dysarthries paralytiques concernent les représentations phonologiques, tandis que les non paralytiques concernent la syntaxe

Les dysarthries paralytiques résultent d’une diminution de la contraction musculaire, tandis que les non paralytiques relèvent surtout d’un défaut de coordination

Explication

Les dysarthries paralytiques sont liées à une diminution de la contraction musculaire. Les dysarthries non paralytiques résultent principalement d’un défaut de coordination entre les organes phonateurs, sans paralysie musculaire.

12. Quelle distinction décrit correctement l’intelligibilité et la compréhensibilité de la parole ?

L’intelligibilité dépend surtout du signal acoustique, tandis que la compréhensibilité intègre aussi le contexte et les éléments non verbaux.
L’intelligibilité dépend surtout du contexte, tandis que la compréhensibilité repose uniquement sur le signal acoustique.
L’intelligibilité concerne les gestes, tandis que la compréhensibilité concerne uniquement la hauteur et l’intensité de la voix.
L’intelligibilité et la compréhensibilité désignent toutes deux exclusivement la précision articulatoire des phonèmes.

L’intelligibilité dépend surtout du signal acoustique, tandis que la compréhensibilité intègre aussi le contexte et les éléments non verbaux.

Explication

L’intelligibilité repose principalement sur le signal acoustique reconnu par l’interlocuteur. La compréhensibilité inclut en plus le contexte, les gestes et les autres informations non verbales.

13. Pourquoi la classification perceptive de Darley ne suffit-elle pas à localiser une lésion cérébrale ?

Parce qu’elle doit être complétée par l’imagerie et les critères diagnostiques actuels.
Parce qu’elle identifie directement la région cérébrale atteinte sans examen complémentaire.
Parce qu’elle mesure uniquement la compréhension écrite du patient.
Parce qu’elle s’applique exclusivement aux troubles de la voix.

Parce qu’elle doit être complétée par l’imagerie et les critères diagnostiques actuels.

Explication

La classification perceptive de Darley décrit des caractéristiques observables de la parole, mais elle ne permet pas à elle seule de prédire la localisation de la lésion. L’imagerie et les critères diagnostiques actuels sont nécessaires pour compléter l’évaluation.

14. Un patient ne parvient pas à retrouver une parole naturelle, mais peut encore utiliser des gestes et quelques productions vocales. Quelle orientation correspond principalement à une stratégie de compensation ?

Interrompre les échanges jusqu’à la récupération complète de la parole.
Recourir immédiatement à une communication alternative sans exploiter ses capacités préservées.
Utiliser ses capacités restantes pour maintenir la communication.
Chercher exclusivement à rétablir une parole naturelle identique à celle d’avant le trouble.

Utiliser ses capacités restantes pour maintenir la communication.

Explication

Compenser consiste à exploiter les capacités restantes et à les adapter pour soutenir la communication. Restaurer vise plutôt la récupération d’une parole naturelle, tandis que pallier recourt à d’autres canaux lorsque cela devient nécessaire.

15. Dans quel ordre les étapes d’un programme thérapeutique progressent-elles généralement ?

Transfert, automatisation, entraînement associatif, puis compréhension cognitive.
Entraînement associatif, transfert, compréhension cognitive, puis automatisation.
Compréhension cognitive, entraînement associatif, automatisation et transfert.
Automatisation, compréhension cognitive, transfert, puis entraînement associatif.

Compréhension cognitive, entraînement associatif, automatisation et transfert.

Explication

La progression thérapeutique commence par une étape cognitive de compréhension, se poursuit par l’entraînement associatif, puis vise l’automatisation et le transfert des acquis.

16. Quelle organisation respecte les principes de l’apprentissage moteur pour favoriser le transfert des habiletés de parole ?

Des objectifs généraux, peu de répétitions, des séances rapprochées et un feedback constant immédiat.
Des objectifs non fonctionnels, des entraînements massés et un feedback exclusivement fourni avant l’exercice.
Des exercices identiques, des stimuli toujours présentés dans le même ordre et des corrections après chaque réponse.
Des objectifs écologiques, de nombreuses répétitions, des entraînements espacés et un feedback peu fréquent et différé.

Des objectifs écologiques, de nombreuses répétitions, des entraînements espacés et un feedback peu fréquent et différé.

Explication

L’apprentissage moteur recommande notamment des objectifs spécifiques et écologiques, de nombreuses répétitions, des entraînements espacés et un feedback peu fréquent et différé. L’ordre aléatoire des stimuli et le changement des cibles soutiennent également le transfert.

17. Laquelle de ces ressources relève de la communication augmentée et alternative ?

Un examen d’imagerie cérébrale destiné à localiser une lésion.
Une épreuve de répétition de mots destinée à mesurer l’aphasie.
Une planche alphabétique utilisée pour produire des messages.
Une analyse acoustique de la hauteur et de l’intensité vocales.

Une planche alphabétique utilisée pour produire des messages.

Explication

Les planches alphabétiques font partie des moyens de communication augmentée et alternative, au même titre que les synthèses vocales, les gestes, les dessins ou l’écriture.

18. Quelle définition correspond à l’aphasie ?

Une production verbale abondante et accélérée caractéristique d’un trouble de la fluence.
Un trouble langagier progressif apparaissant exclusivement dans les maladies neurodégénératives.
Une difficulté isolée de l’articulation causée par une atteinte des muscles de la parole, sans trouble du langage.
Un trouble de la communication orale ou écrite lié à l’atteinte d’un ou plusieurs niveaux du langage, généralement après une lésion cérébrale circonscrite et non évolutive.

Un trouble de la communication orale ou écrite lié à l’atteinte d’un ou plusieurs niveaux du langage, généralement après une lésion cérébrale circonscrite et non évolutive.

Explication

L’aphasie est un trouble du langage oral ou écrit résultant généralement d’une lésion cérébrale circonscrite et non évolutive. Elle se distingue ainsi des troubles langagiers associés aux pathologies neurodégénératives.

19. Un locuteur utilise fréquemment des pauses, des périphrases et des mots génériques parce qu’il peine à retrouver le terme précis. Quel trouble cela évoque-t-il ?

L’anomie
La logorrhée
La paraphasie phonétique
L’agrammatisme

L’anomie

Explication

L’anomie correspond à une difficulté à trouver ses mots. Elle peut se manifester par des pauses, des mots génériques, des périphrases ou des déviations orales et écrites.

20. Quelle proposition distingue correctement la paraphasie phonétique de la paraphasie phonémique ?

La paraphasie phonétique implique une omission de morphèmes grammaticaux, tandis que la paraphasie phonémique correspond à une parole abondante.
La paraphasie phonétique concerne uniquement l’écriture, tandis que la paraphasie phonémique concerne uniquement la compréhension orale.
La paraphasie phonétique déforme l’articulation d’un son, tandis que la paraphasie phonémique modifie la structure sonore du mot par omission, substitution ou ajout.
La paraphasie phonétique désigne un manque du mot, tandis que la paraphasie phonémique correspond à une simplification syntaxique.

La paraphasie phonétique déforme l’articulation d’un son, tandis que la paraphasie phonémique modifie la structure sonore du mot par omission, substitution ou ajout.

Explication

La paraphasie phonétique touche la réalisation articulatoire d’un son. La paraphasie phonémique modifie les phonèmes composant le mot par omission, substitution ou ajout.

21. Quel énoncé distingue correctement l’agrammatisme de la dyssyntaxie ?

L’agrammatisme se caractérise par l’absence de morphèmes grammaticaux, tandis que la dyssyntaxie implique un choix ou un agencement inapproprié de morphèmes présents.
L’agrammatisme implique des morphèmes grammaticaux mal ordonnés, tandis que la dyssyntaxie correspond à leur absence systématique.
L’agrammatisme concerne exclusivement les sons, tandis que la dyssyntaxie concerne uniquement la compréhension des phrases.
L’agrammatisme correspond à une production abondante, tandis que la dyssyntaxie correspond à une difficulté de récupération lexicale.

L’agrammatisme se caractérise par l’absence de morphèmes grammaticaux, tandis que la dyssyntaxie implique un choix ou un agencement inapproprié de morphèmes présents.

Explication

L’agrammatisme entraîne une absence de morphèmes grammaticaux et une simplification du discours. Dans la dyssyntaxie, les morphèmes sont présents mais sélectionnés ou organisés de manière inadéquate.

22. Quel profil caractérise le mieux l’aphasie anomique ou amnésique ?

Une fluence réduite avec une compréhension orale et écrite fortement altérée
Un manque du mot avec des circonlocutions, malgré une fluence et une compréhension préservées
Une compréhension préservée mais une écriture sous dictée systématiquement impossible
Une répétition déficitaire avec une lecture à voix haute très perturbée

Un manque du mot avec des circonlocutions, malgré une fluence et une compréhension préservées

Explication

L’aphasie anomique associe principalement un manque du mot, des circonlocutions et une dénomination déficitaire, tandis que la fluence, la répétition et plusieurs capacités de compréhension et de production écrite restent préservées.

23. Quelle localisation lésionnelle est associée aux aphasies sous-corticales ?

Les aires visuelles occipitales et le cortex pariétal droit
Le cortex temporal inférieur gauche et le gyrus angulaire
La substance blanche périventriculaire et les noyaux gris centraux
Le cortex frontal droit et les régions prémotrices

La substance blanche périventriculaire et les noyaux gris centraux

Explication

Les aphasies sous-corticales résultent de lésions de la substance blanche périventriculaire, de structures sous-corticales ou des noyaux gris centraux, comme le noyau caudé, le putamen et le pallidum.

24. Pourquoi une lésion cérébrale peut-elle entraîner une aphasie moins sévère chez certains gauchers ?

Parce que leurs noyaux gris centraux remplacent directement les aires corticales du langage
Parce que le langage y dépend principalement de l’hémisphère droit
Parce que les gauchers ne présentent pas de symptômes aphasiques après une lésion
Parce que la latéralisation du langage y est plus homogène et permet une compensation de l’hémisphère gauche

Parce que la latéralisation du langage y est plus homogène et permet une compensation de l’hémisphère gauche

Explication

Chez les gauchers, la latéralisation du langage est plus homogène, ce qui peut favoriser une compensation par l’hémisphère gauche et réduire la sévérité des troubles.

25. Dans quelle situation parle-t-on d’aphasie croisée ?

Lorsqu’un patient gaucher présente une aphasie après une lésion de l’hémisphère gauche
Lorsqu’un patient droitier présente une aphasie après une lésion de l’hémisphère droit
Lorsqu’une aphasie corticale évolue vers une atteinte sous-corticale
Lorsqu’une lésion de l’hémisphère gauche provoque uniquement un manque du mot

Lorsqu’un patient droitier présente une aphasie après une lésion de l’hémisphère droit

Explication

L’aphasie croisée est une forme rare d’aphasie provoquée par une lésion de l’hémisphère droit chez une personne droitière.

26. Quel type d’information est stocké dans le système sémantique ?

Les séquences de phonèmes prêtes à être produites dans la parole
Les représentations orthographiques des mots entendus
La signification conceptuelle des mots, organisée en propriétés catégorielles, perceptives ou fonctionnelles
Les règles de conversion des graphèmes en phonèmes

La signification conceptuelle des mots, organisée en propriétés catégorielles, perceptives ou fonctionnelles

Explication

Le système sémantique contient le sens des mots sous forme de connaissances conceptuelles décomposables en différentes propriétés. Les lexiques phonologiques et orthographiques stockent plutôt les formes des mots.

27. Quel est le rôle principal du lexique phonologique d’entrée ?

Identifier les mots entendus grâce à leurs représentations phonologiques
Conserver temporairement l’ordre des phonèmes à articuler
Reconnaître les mots écrits réguliers et irréguliers
Préparer les phonèmes nécessaires à la production orale

Identifier les mots entendus grâce à leurs représentations phonologiques

Explication

Le lexique phonologique d’entrée contient les représentations phonologiques des mots connus activées par l’analyse auditive et contribue à identifier les mots oraux. Le lexique de sortie intervient plutôt dans leur production.

28. Quel mécanisme permet notamment de lire un pseudomot dépourvu de représentation lexicale connue ?

La conversion graphème-phonème suivie d’un assemblage dans le buffer phonologique
La récupération d’une représentation dans le lexique phonologique de sortie
La reconnaissance du pseudomot par le lexique orthographique d’entrée
L’accès direct au système sémantique à partir de la forme écrite

La conversion graphème-phonème suivie d’un assemblage dans le buffer phonologique

Explication

La conversion graphème-phonème permet de lire des pseudomots en segmentant les unités, en convertissant les graphèmes, puis en assemblant les phonèmes dans le buffer phonologique.

29. Une personne bénéficie d’une ébauche sémantique, mais pas d’une ébauche phonologique, pour retrouver un mot. Quel trouble cette observation suggère-t-elle ?

Un déficit de compréhension des mots écrits dans le lexique orthographique d’entrée
Un défaut de transmission des informations vers le lexique phonologique de sortie
Une dégradation des représentations phonologiques stockées en sortie
Une atteinte isolée de la mémoire à court terme non verbale

Un défaut de transmission des informations vers le lexique phonologique de sortie

Explication

L’ébauche sémantique aide lorsque les informations sont mal transmises vers le lexique phonologique de sortie. Une ébauche phonologique est plutôt utile en cas de déficit d’accès à ce lexique, mais pas lorsque ses représentations sont dégradées.

30. Dans le modèle de compréhension des phrases de Saffran et al., quelle opération suit l’identification du verbe et des syntagmes ?

Le mapping direct des rôles thématiques sans analyse syntaxique
La récupération des propriétés orthographiques des mots
L’attribution de fonctions syntaxiques aux constituants
La sélection des phonèmes à produire dans le buffer phonologique

L’attribution de fonctions syntaxiques aux constituants

Explication

L’analyse syntaxique identifie d’abord le verbe et les syntagmes, puis leur attribue des fonctions syntaxiques avant que le mapping ne leur associe des rôles thématiques.

31. Combien d’arguments comporte généralement la représentation lexico-argumentale d’un verbe ditransitif ?

Un argument
Quatre arguments
Deux arguments
Trois arguments

Trois arguments

Explication

La représentation lexico-argumentale contient le sens du verbe et son nombre d’arguments. Un verbe ditransitif en comporte trois, contre un pour un verbe intransitif et deux pour un verbe transitif.

32. Quelle phrase présente la complexité syntaxique la plus élevée selon les facteurs décrits ?

Une phrase passive non canonique avec un verbe ditransitif et des rôles sémantiquement réversibles
Une phrase active canonique avec un verbe ditransitif et des rôles peu réversibles
Une phrase active canonique avec un verbe intransitif et des rôles peu réversibles
Une phrase active canonique avec un verbe transitif et des rôles sémantiques réversibles

Une phrase passive non canonique avec un verbe ditransitif et des rôles sémantiquement réversibles

Explication

La complexité augmente avec le nombre d’arguments, un ordre des mots non canonique et la réversibilité sémantique. La phrase passive non canonique et réversible avec un verbe ditransitif réunit ces trois facteurs.

33. Comment s’organisent les deux niveaux de la planification syntaxique dans le modèle de Garrett ?

Le niveau fonctionnel attribue les rôles thématiques, puis le niveau positionnel identifie les mots entendus
Le niveau positionnel construit le sens des mots, puis le niveau fonctionnel détermine leur articulation
Le niveau fonctionnel sélectionne les items et leurs propriétés, puis le niveau positionnel construit le cadre et l’ordre des éléments
Le niveau positionnel sélectionne les concepts, puis le niveau fonctionnel assemble les phonèmes

Le niveau fonctionnel sélectionne les items et leurs propriétés, puis le niveau positionnel construit le cadre et l’ordre des éléments

Explication

Dans le modèle de Garrett, le niveau fonctionnel sélectionne les items lexicaux et leurs propriétés syntaxico-sémantiques. Le niveau positionnel construit ensuite le cadre syntaxique et l’ordre des éléments.

34. Quel mécanisme explique principalement l’alexie lexicale ?

Une atteinte de la voie d’assemblage et du traitement des unités sublexicales
Une atteinte de la voie d’adressage et du lexique orthographique d’entrée
Une atteinte de l’analyse visuelle des lettres sans trouble de l’écriture
Une atteinte du buffer graphémique lors de la production écrite

Une atteinte de la voie d’adressage et du lexique orthographique d’entrée

Explication

L’alexie lexicale résulte d’une atteinte de la voie d’adressage, notamment du lexique orthographique d’entrée. Elle se manifeste notamment par des régularisations et une difficulté particulière avec certains mots irréguliers.

35. Quel profil correspond le mieux à une alexie phonologique ?

Une lecture lente des mots irréguliers avec des régularisations
Une lecture déficitaire des pseudomots avec des erreurs de lexicalisation
Une confusion de typographies lors de la production écrite
Une lecture lettre à lettre sans agraphie associée

Une lecture déficitaire des pseudomots avec des erreurs de lexicalisation

Explication

L’alexie phonologique correspond à une atteinte de la voie d’assemblage et touche particulièrement les unités sublexicales et les pseudomots. Les erreurs de lexicalisation et les paralexies phonémiques sont caractéristiques.

36. Quel signe distingue l’alexie lettre à lettre des autres formes d’alexie ?

Des régularisations touchant principalement les mots irréguliers
Des substitutions de lettres visuellement proches dans l’écriture
Une lecture laborieuse par décodage successif des lettres sans agraphie
Des erreurs de lexicalisation lors de la lecture des pseudomots

Une lecture laborieuse par décodage successif des lettres sans agraphie

Explication

L’alexie lettre à lettre, ou alexie pure, découle d’une atteinte de l’analyse visuelle des lettres. La lecture devient laborieuse et progressive, tandis qu’aucune agraphie ne l’accompagne.

37. Un patient écrit correctement les mots réguliers, mais régularise les mots irréguliers et présente des effets de fréquence et de régularité. Quelle atteinte est la plus probable ?

Une atteinte du buffer graphémique
Une agraphie lexicale
Une agraphie allographique
Une alexie phonologique

Une agraphie lexicale

Explication

Ce profil correspond à une agraphie lexicale, liée à une atteinte de la voie d’adressage ou du lexique orthographique de sortie. Les régularisations et les effets de fréquence et de régularité en sont des manifestations typiques.

38. Quelle finalité fait partie des objectifs du bilan aphasiologique ?

Orienter l’indication et le programme thérapeutiques
Établir uniquement un classement des capacités intellectuelles générales
Mesurer exclusivement la vitesse de lecture silencieuse
Remplacer l’examen médical de la lésion cérébrale

Orienter l’indication et le programme thérapeutiques

Explication

Le bilan aphasiologique contribue notamment au diagnostic, à l’orientation thérapeutique, à l’information du patient, au suivi et à l’expertise légale. Il ne se limite donc pas à une mesure isolée des performances.

39. Quelles informations l’anamnèse aphasiologique doit-elle recueillir ?

Les performances aux tests cognitifs sans information sur la vie du patient
Uniquement les traitements médicaux en cours et les antécédents neurologiques
Les seuls résultats aux épreuves de langage standardisées
Les données médicales, le parcours personnel et thérapeutique, ainsi que les facteurs psycho-affectifs

Les données médicales, le parcours personnel et thérapeutique, ainsi que les facteurs psycho-affectifs

Explication

L’anamnèse rassemble les données médicales et personnelles, les troubles associés, les facteurs psycho-affectifs, le parcours thérapeutique et les traitements médicaux. Elle fournit ainsi le contexte nécessaire à l’interprétation du bilan.

40. Quelle distinction oppose correctement les logiques diagnostique et psychométrique ?

La logique diagnostique recueille uniquement des données personnelles, tandis que la logique psychométrique recueille uniquement des données médicales
La logique diagnostique compare les signes à des syndromes, tandis que la logique psychométrique compare les performances à des normes
La logique diagnostique évalue les traitements, tandis que la logique psychométrique établit l’indication thérapeutique
La logique diagnostique compare les scores à des normes, tandis que la logique psychométrique classe les symptômes en syndromes

La logique diagnostique compare les signes à des syndromes, tandis que la logique psychométrique compare les performances à des normes

Explication

La logique diagnostique décrit systématiquement les signes cliniques et les rapproche de syndromes prototypiques. La logique psychométrique situe les performances du patient par rapport à celles d’un groupe de référence.

41. Un patient présente des difficultés langagières apparues après un accident vasculaire cérébral. Quel est l’objectif le plus directement associé au bilan aphasiologique dans cette situation ?

Déterminer uniquement la localisation anatomique de la lésion
Orienter les indications et le programme thérapeutiques
Mesurer exclusivement les capacités motrices générales
Établir uniquement le niveau socioculturel antérieur du patient

Orienter les indications et le programme thérapeutiques

Explication

Le bilan aphasiologique contribue au diagnostic et sert notamment à orienter l’indication ainsi que le programme thérapeutiques. Il permet aussi d’informer le patient, d’assurer son suivi et de contribuer à une expertise légale.

42. Quelle distinction entre fluidité et fluence verbales est correcte ?

La fluidité concerne la rapidité de production, tandis que la fluence concerne la production de mots sous contrainte
La fluidité concerne le nombre de mots produits, tandis que la fluence concerne uniquement la vitesse d’articulation
La fluidité concerne la compréhension orale, tandis que la fluence concerne la répétition de phrases
La fluidité concerne l’écriture, tandis que la fluence concerne exclusivement la lecture à voix haute

La fluidité concerne la rapidité de production, tandis que la fluence concerne la production de mots sous contrainte

Explication

La fluidité verbale désigne la rapidité de production. La fluence verbale est une tâche de disponibilité lexicale dans laquelle la production est contrainte sur le plan phonologique ou sémantique.

43. Lors d’une épreuve de répétition, quels éléments doivent notamment être contrôlés ?

La couleur des lettres, la taille des caractères, la ponctuation et l’orientation spatiale
La langue maternelle, le niveau scolaire, l’humeur et la durée du sommeil
La vitesse de lecture silencieuse, la compréhension écrite et la copie de paragraphes
La longueur, la lexicalité, la proximité phonologique, la complexité syllabique et la fréquence

La longueur, la lexicalité, la proximité phonologique, la complexité syllabique et la fréquence

Explication

La répétition peut porter sur des phonèmes, des mots, des pseudomots et des phrases. Son interprétation nécessite notamment de contrôler la longueur, la lexicalité, la proximité phonologique, la complexité syllabique et la fréquence.

44. Quel ensemble d’items est adapté à une épreuve de lecture à voix haute ?

Des phonèmes isolés, des gestes, des images et des calculs mentaux
Des définitions, des récits, des conversations et des productions spontanées
Des lettres manuscrites, des dessins, des nombres et des consignes motrices
Des graphèmes, des syllabes, des pseudomots, des mots et des phrases

Des graphèmes, des syllabes, des pseudomots, des mots et des phrases

Explication

La lecture à voix haute doit inclure plusieurs niveaux, des graphèmes aux phrases, en passant par les syllabes, les pseudomots et les mots. La lexicalité, la régularité, la fréquence, la longueur et la catégorie grammaticale doivent aussi être contrôlées.

45. Quel est le rôle respectif des batteries sémiologiques classiques et des batteries cognitives ?

Les premières servent au suivi thérapeutique, tandis que les secondes remplacent l’anamnèse
Les premières testent des hypothèses fonctionnelles, tandis que les secondes décrivent les troubles en première ligne
Les premières décrivent les troubles, tandis que les secondes testent des hypothèses fonctionnelles
Les premières mesurent uniquement la mémoire, tandis que les secondes évaluent uniquement l’articulation

Les premières décrivent les troubles, tandis que les secondes testent des hypothèses fonctionnelles

Explication

Les batteries sémiologiques classiques servent d’abord à décrire les troubles observés. Les batteries cognitives sont ensuite utilisées pour confirmer ou infirmer des hypothèses sur les mécanismes fonctionnels.

46. Quelle est la fonction principale de l’approche fonctionnelle de la communication dans l’aphasie ?

Évaluer le retentissement de l’aphasie sur la vie quotidienne et la qualité de vie
Analyser exclusivement les composants du traitement langagier
Mesurer seulement la compréhension de phrases isolées
Identifier uniquement la localisation anatomique de la lésion cérébrale

Évaluer le retentissement de l’aphasie sur la vie quotidienne et la qualité de vie

Explication

L’approche fonctionnelle complète les approches syndromique et cognitive en étudiant les effets de l’aphasie sur la communication, le statut psychologique et la qualité de vie au quotidien. L’approche cognitive cible plutôt les composants du traitement langagier.

47. Pourquoi la communication est-elle considérée comme un processus multimodal et dépendant du contexte ?

Parce qu’elle exige toujours l’utilisation d’un support écrit
Parce qu’elle se déroule indépendamment des interlocuteurs et de l’environnement
Parce qu’elle mobilise des composantes langagières, cognitives et psychosociales selon la situation
Parce qu’elle repose uniquement sur la production de mots corrects

Parce qu’elle mobilise des composantes langagières, cognitives et psychosociales selon la situation

Explication

La communication est interactive, multimodale et dépend du contexte ; elle mobilise simultanément des ressources langagières, cognitives et psychosociales.

48. Lorsqu’un interlocuteur fournit assez d’informations, respecte les tours de parole et reformule après un malentendu, quelle caractéristique de la conversation met-il en œuvre ?

La mémorisation de connaissances générales
Les conditions d’une conversation efficace
La compensation palliative d’un déficit langagier
L’analyse de la macrostructure d’un texte

Les conditions d’une conversation efficace

Explication

Une conversation efficace nécessite notamment une quantité suffisante d’informations, des mots pertinents, le respect de l’initiation et de l’alternance des tours, ainsi que des réparations en cas de mauvaise compréhension.

49. Quelle affirmation décrit correctement la récupération après un AVC ?

Elle devient impossible dès le sixième mois
Elle est surtout spontanée durant les trois à six premiers mois, mais peut se poursuivre ensuite
Elle se limite généralement aux premières semaines
Elle dépend uniquement d’une récupération spontanée sans prise en charge

Elle est surtout spontanée durant les trois à six premiers mois, mais peut se poursuivre ensuite

Explication

La récupération spontanée est particulièrement observée durant les trois à six premiers mois, mais une récupération reste possible après six mois, notamment grâce à une prise en charge.

50. Que désigne la neuroplasticité dans le contexte de la récupération cérébrale ?

L’arrêt définitif de toute activité dans la zone lésée
La réduction de toutes les connexions entre les régions cérébrales
Les modifications biochimiques et cellulaires permettant l’apprentissage et l’adaptation
La simple disparition des symptômes sans modification cérébrale

Les modifications biochimiques et cellulaires permettant l’apprentissage et l’adaptation

Explication

La neuroplasticité regroupe des modifications biochimiques et cellulaires liées aux apprentissages et à l’adaptation, notamment la modification de structures existantes ou la création de nouvelles connexions.

51. Une fonction perdue après une lésion est progressivement assurée par une région controlatérale auparavant non mobilisée. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

Une incapacité fonctionnelle
Une réorganisation neuronale
Une compensation palliative
Une levée du diaschisis

Une réorganisation neuronale

Explication

La réorganisation neuronale peut permettre à une zone controlatérale non impliquée auparavant de reprendre une fonction. Elle peut aussi mobiliser une zone déjà impliquée mais plus ou moins inhibée.

52. Une personne présente un trouble cognitif, éprouve des difficultés à accomplir une tâche précise et rencontre ensuite des problèmes dans sa vie quotidienne. Comment distinguer ces trois niveaux ?

Le déficit, l’incapacité et le handicap désignent trois termes équivalents
Le déficit est le trouble cognitif, l’incapacité est la difficulté dans une tâche et le handicap est la répercussion quotidienne
Le déficit est la conséquence sociale, l’incapacité est le trouble cognitif et le handicap est la tâche
Le déficit est la tâche, l’incapacité est la répercussion quotidienne et le handicap est le trouble cognitif

Le déficit est le trouble cognitif, l’incapacité est la difficulté dans une tâche et le handicap est la répercussion quotidienne

Explication

Le déficit correspond au trouble cognitif, l’incapacité à la difficulté de réaliser une tâche spécifique et le handicap à la répercussion de cette difficulté dans la vie quotidienne.

53. Quels sont les trois temps qui structurent une prise en charge précoce et intensive de l’aphasie ?

Apprentissage, entraînement et automatisation
Compréhension, production et généralisation
Dépistage, diagnostic et orientation
Observation, interprétation et évaluation

Apprentissage, entraînement et automatisation

Explication

La prise en charge de l’aphasie doit être précoce et intensive, avec des exercices ciblés et répétés quotidiennement selon trois temps : apprentissage, entraînement et automatisation.

54. Quelle stratégie consiste à réentraîner directement le composant langagier atteint ?

L’exploitation des capacités préservées
La compensation palliative
La réorganisation par une autre voie
La restauration d’une fonction

La restauration d’une fonction

Explication

La restauration vise le rétablissement de la fonction en réentraînant le composant atteint. À l’inverse, une stratégie palliative fournit une aide pour compenser le trouble.

55. Quel est le rôle du contrat thérapeutique en rééducation cognitive des troubles du langage ?

Déterminer uniquement le diagnostic neurologique
Fixer d’un commun accord le cadre, les rôles et les objectifs du traitement
Remplacer l’évaluation des capacités langagières du patient
Donner une consigne ponctuelle pour un exercice précis

Fixer d’un commun accord le cadre, les rôles et les objectifs du traitement

Explication

Le contrat thérapeutique est un consensus qui définit le cadre de la prise en charge, les rôles attendus du thérapeute et du patient ainsi que les objectifs du traitement. Une simple consigne ne constitue pas un tel consensus.

56. Quel axe de travail est particulièrement pertinent pour rééduquer des troubles morphosyntaxiques ?

L’identification des rôles thématiques dans les phrases réversibles
La présentation systématique d’objets réels avant les images
La discrimination de phonèmes proches uniquement
La mémorisation de connaissances générales hors contexte

L’identification des rôles thématiques dans les phrases réversibles

Explication

La rééducation morphosyntaxique peut porter sur les temps verbaux, les cadres syntaxiques du programme SPPA et l’identification explicite des rôles thématiques dans les phrases réversibles.

57. Quel est l’objectif central d’une approche pragmatique en prise en charge orthophonique ?

Renforcer principalement un composant langagier isolé
Évaluer uniquement les capacités cognitives générales
Développer la communication en contexte et les activités quotidiennes
Remplacer toute communication verbale par des gestes

Développer la communication en contexte et les activités quotidiennes

Explication

L’approche pragmatique centre la prise en charge sur la communication, les activités de la vie quotidienne et l’utilisation des capacités résiduelles. Elle se distingue ainsi de l’approche cognitive, davantage centrée sur un composant langagier.

58. Quel principe caractérise la PACE dans une interaction thérapeutique ?

Les participants échangent des informations avec un choix libre du canal
Le patient doit produire exclusivement des énoncés verbaux
Le thérapeute impose le canal de communication utilisé
Le thérapeute corrige chaque erreur avant de poursuivre l’échange

Les participants échangent des informations avec un choix libre du canal

Explication

La PACE repose sur un échange d’informations avec une participation équivalente, le libre choix du canal de communication et un feed-back fonctionnel.

59. Quelle intervention non verbale utilise des informations visuelles et des pantomimes pour développer une communication gestuelle fonctionnelle ?

La narration interactive
La méthode VAT
La thérapie ILAT
La PACE

La méthode VAT

Explication

La VAT est une méthode non verbale notamment destinée aux personnes présentant une aphasie globale ou des apraxies. Elle s’appuie sur les informations visuelles et les pantomimes.

60. Quel est le rôle de la communication alternative et augmentée lorsque la parole est insuffisante ou supprimée ?

Évaluer uniquement la compréhension des phrases écrites
Imposer l’utilisation d’un langage pictographique standardisé
Éliminer la nécessité de toute interaction avec l’entourage
Fournir des outils permettant une communication fonctionnelle

Fournir des outils permettant une communication fonctionnelle

Explication

La communication alternative et augmentée fournit des outils permettant au patient de communiquer fonctionnellement lorsque la parole ne suffit pas ou n’est plus disponible.

61. Quelle caractéristique distingue principalement l’ILAT de la PACE ?

L’ILAT contraint les énoncés verbaux, tandis que la PACE laisse le canal libre
L’ILAT se pratique individuellement, tandis que la PACE exige un groupe
L’ILAT vise la compréhension écrite, tandis que la PACE vise la mémoire
L’ILAT privilégie les gestes, tandis que la PACE interdit les images

L’ILAT contraint les énoncés verbaux, tandis que la PACE laisse le canal libre

Explication

L’ILAT est une thérapie à contrainte induite qui utilise des jeux d’action linguistique en groupe et contraint l’utilisation d’énoncés verbaux. Dans la PACE, le patient peut choisir librement son canal de communication.

62. Comment un aidant doit-il réagir lorsqu’une personne aphasique cherche un mot ?

Lui laisser du temps puis proposer progressivement des indices si nécessaire
Faire semblant d’avoir compris afin d’éviter toute frustration
L’interrompre et reformuler entièrement son message
Répondre immédiatement à sa place pour maintenir le rythme

Lui laisser du temps puis proposer progressivement des indices si nécessaire

Explication

L’aidant doit laisser à la personne le temps de s’exprimer sans l’interrompre, puis proposer le mot, son début ou des indices sémantiques et fonctionnels si nécessaire.

63. Quelle formulation facilite le mieux la compréhension d’une personne présentant des difficultés aphasiques ?

Une explication rapide utilisant plusieurs reformulations simultanées
Une phrase longue présentant plusieurs informations liées
Une question ouverte nécessitant une réponse détaillée
Une phrase courte contenant une seule idée, suivie si besoin d’un choix

Une phrase courte contenant une seule idée, suivie si besoin d’un choix

Explication

Pour faciliter la compréhension, l’interlocuteur privilégie des phrases courtes contenant une seule idée, ainsi que des questions oui/non ou des choix. Il peut reformuler si le message n’est pas compris.

64. Quel est l’objectif principal d’un accompagnement précoce des proches ?

Réduire les échanges afin d’éviter les erreurs de communication
Prévenir les dysfonctionnements familiaux liés à l’incompréhension
Accélérer systématiquement la récupération de la parole
Remplacer les séances de rééducation par une aide familiale

Prévenir les dysfonctionnements familiaux liés à l’incompréhension

Explication

L’accompagnement précoce vise à prévenir les dysfonctionnements familiaux résultant de l’incompréhension et de comportements adaptatifs inadéquats.

65. Que devrait faire un interlocuteur lorsqu’il n’a pas compris le message d’une personne aphasique ?

Changer immédiatement de sujet pour limiter la difficulté
Réagir positivement, signaler honnêtement l’incompréhension et demander une reformulation
Parler à sa place afin de terminer la conversation
Faire semblant d’avoir compris pour préserver l’échange

Réagir positivement, signaler honnêtement l’incompréhension et demander une reformulation

Explication

L’interlocuteur doit être honnête sur sa compréhension et ne pas feindre d’avoir compris. Une réaction positive à chaque tentative soutient la confiance et la participation de la personne aphasique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Aphasiologie cognitive et évaluation.

Quelle approche Broca a-t-il proposée pour étudier le langage ?

Une approche anatomo-clinique du langage.

Quelle aire du langage Broca a-t-il identifiée ?

Une aire spécifique du langage dans le cerveau.

Quelle théorie Broca a-t-il développé concernant le langage ?

La théorie localisationniste.

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Consultez la fiche de révision complète sur Aphasiologie cognitive et évaluation.

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