QCM : Adaptations et plasticité des angiospermes (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une population végétale, quelle évolution peut résulter de la sélection naturelle dans un milieu donné ?

Les particularités héréditaires favorisant survie ou reproduction deviennent plus fréquentes au fil des générations.
Les particularités acquises par tous les individus apparaissent indépendamment de leur effet sur la reproduction.
Les traits défavorables se répandent lorsque les conditions du milieu restent relativement stables.
Les réponses provisoires déclenchées par un besoin individuel deviennent héréditaires dans la population.

Les particularités héréditaires favorisant survie ou reproduction deviennent plus fréquentes au fil des générations.

Explication

La sélection naturelle favorise les individus dont les caractères héréditaires améliorent la survie ou la reproduction, ce qui peut rendre ces caractères majoritaires. Une réponse provisoire liée au besoin individuel relève plutôt d’une accommodation que de ce mécanisme évolutif.

2. Une plante modifie temporairement son fonctionnement en réponse à un besoin immédiat, puis cesse cette réponse lorsque le besoin disparaît : comment qualifier cette réponse ?

Une adaptation, car tout changement utile est retenu au cours de l’évolution.
Une accommodation, car il s’agit d’une réponse provisoire déclenchée par un besoin.
Une sélection, car la plante transforme directement la fréquence des caractères héréditaires.
Un stress, car toute modification du fonctionnement constitue un facteur défavorable.

Une accommodation, car il s’agit d’une réponse provisoire déclenchée par un besoin.

Explication

Une accommodation est une réponse provisoire qui se déclenche lorsque la plante en a besoin. Une adaptation, contrairement à cette réponse temporaire, est un caractère retenu au cours de l’évolution.

3. Une plante accumule des réserves d’eau dans des tissus de ses tiges et de ses feuilles ; à quel groupe correspond ce mode de vie ?

Aux plantes à feuilles lignifiées, qui absorbent l’eau principalement par leurs feuilles.
Aux sclérophytes, qui se distinguent surtout par la limitation des pertes d’eau.
Aux malacophytes, qui stockent l’eau notamment dans le parenchyme aquifère.
Aux xérophytes, dont la définition repose sur la réduction de la surface foliaire.

Aux malacophytes, qui stockent l’eau notamment dans le parenchyme aquifère.

Explication

Les malacophytes, aussi appelées plantes succulentes, stockent l’eau dans leurs tiges ou leurs feuilles, notamment dans les vacuoles du parenchyme aquifère. Les sclérophytes se caractérisent plutôt par des traits qui limitent les pertes d’eau.

4. Comment définit-on une éphémérophyte dans un milieu sec ?

Une plante qui maintient ses stomates ouverts la nuit pour fixer le carbone sous forme de malate
Une plante qui réduit ses pertes d’eau grâce à des feuilles lignifiées et à une cuticule épaisse
Une plante qui accomplit rapidement son cycle puis passe l’essentiel de l’année sous forme de graine
Une plante qui survit à la sécheresse sous un aspect desséché avant de reverdir après la pluie

Une plante qui accomplit rapidement son cycle puis passe l’essentiel de l’année sous forme de graine

Explication

Les éphémérophytes réalisent leur cycle en quelques jours à quelques semaines et traversent la majeure partie de l’année sous forme de graine. La fixation nocturne du carbone sous forme de malate caractérise le métabolisme CAM, et non ce cycle de vie.

5. Dans une plante aquatique, quel rôle les lacunes du parenchyme aérifère jouent-elles pour les racines plongées dans une eau stagnante ou dans la vase ?

Elles concentrent les sels minéraux autour des racines pour stimuler leur absorption.
Elles renforcent les tissus racinaires pour ancrer la plante dans la vase.
Elles stockent l’eau dans les cellules racinaires afin de prévenir leur dessèchement.
Elles facilitent le passage de l’air jusqu’aux racines, où le dioxygène peut manquer.

Elles facilitent le passage de l’air jusqu’aux racines, où le dioxygène peut manquer.

Explication

Les lacunes du parenchyme aérifère permettent à l’air de circuler dans la plante jusqu’aux racines, qui peuvent manquer de dioxygène dans l’eau stagnante ou la vase. Leur rôle n’est pas de concentrer les sels minéraux, même si ceux-ci sont absorbés par les racines.

6. Quel rôle joue la convergence évolutive lorsque des groupes végétaux éloignés sont soumis à un même stress ?

Elle favorise l’apparition de réponses adaptatives similaires chez ces groupes.
Elle entraîne la disparition des traits adaptés au stress chez ces groupes.
Elle transforme les différences environnementales en variations héréditaires identiques.
Elle rapproche leur parenté en créant un ancêtre commun récent.

Elle favorise l’apparition de réponses adaptatives similaires chez ces groupes.

Explication

La convergence évolutive désigne le développement de réponses adaptatives semblables chez des groupes phylogénétiquement éloignés confrontés au même stress. La similarité des adaptations ne signifie pas que ces groupes partagent un ancêtre commun récent.

7. Comment la plasticité phénotypique permet-elle à un même génotype de produire une feuille de lumière et une feuille d’ombre différentes ?

La feuille d’ombre réduit sa surface, tandis que celle de lumière épaissit sa cuticule pour limiter les pertes d’eau.
La feuille d’ombre peut avoir plusieurs assises palissadiques, tandis que celle de lumière en a une et possède davantage de chloroplastes riches en pigments.
La feuille de lumière développe davantage de fibres, tandis que celle d’ombre produit plus de vaisseaux de xylème de grand diamètre.
La feuille de lumière peut avoir plusieurs assises palissadiques, tandis que celle d’ombre en a une et possède davantage de chloroplastes riches en pigments.

La feuille de lumière peut avoir plusieurs assises palissadiques, tandis que celle d’ombre en a une et possède davantage de chloroplastes riches en pigments.

Explication

La plasticité phénotypique correspond aux aspects différents qu’un même génotype peut prendre selon l’environnement, et l’exposition lumineuse s’accompagne de différences dans l’organisation du parenchyme et les chloroplastes. L’option opposée inverse les caractéristiques décrites pour les feuilles de lumière et d’ombre.

8. Chez certaines plantes, quel effet une exposition au froid a-t-elle sur leur capacité à fleurir ultérieurement ?

Elle augmente la durée de lumière quotidienne nécessaire pour induire la floraison.
Elle bloque la floraison jusqu’à ce que la plante soit exposée à des jours plus longs.
Elle déclenche immédiatement la floraison, même si la plante n’a pas atteint sa maturité.
Elle leur permet d’acquérir la capacité de fleurir après une période de vernalisation.

Elle leur permet d’acquérir la capacité de fleurir après une période de vernalisation.

Explication

La vernalisation correspond à une exposition au froid qui permet à certaines plantes d’acquérir la capacité de fleurir par la suite. À la différence d’un déclenchement immédiat, le froid prépare la plante à une floraison ultérieure.

9. Pour favoriser l’expression du florigène FT par une période de froid, quelle succession d’événements moléculaires faut-il déclencher ?

VRN1 et VRN2 activent CO dans les feuilles, puis le phytochrome Pfr transporte la protéine FT jusqu’au méristème.
VIN3 favorise la désacétylation des histones H3 et H4 de FLC, puis VRN1 et VRN2 favorisent la méthylation de H3 et la condensation de la chromatine.
VIN3 favorise la méthylation de H3 de FT, puis VRN1 et VRN2 désacétylent les histones de FT afin d’en stimuler l’expression.
Le froid active directement FT avant la désacétylation de FLC, puis VIN3 maintient la chromatine décondensée autour de ce gène.

VIN3 favorise la désacétylation des histones H3 et H4 de FLC, puis VRN1 et VRN2 favorisent la méthylation de H3 et la condensation de la chromatine.

Explication

Cette succession réprime durablement FLC par modification des histones et condensation de la chromatine, ce qui permet ensuite l’expression de FT. L’activation de CO par Pfr relève du contrôle photopériodique, et non de la séquence déclenchée par le froid.

10. Quelle caractéristique distingue les ectomycorhizes des endomycorhizes dans leur relation avec les racines végétales ?

Elles déclenchent la formation de nodosités grâce à des facteurs sécrétés par des bactéries.
Elles forment des structures autour des racines et des filaments entre leurs cellules.
Elles fixent l’azote atmosphérique et le transforment en ammonium assimilable.
Elles établissent des structures d’échange au contact de la membrane plasmique végétale.

Elles forment des structures autour des racines et des filaments entre leurs cellules.

Explication

Les ectomycorhizes entourent les racines et développent des filaments entre les cellules racinaires, alors que les endomycorhizes établissent des structures d’échange au contact de la membrane plasmique végétale. La description des structures d’échange à la membrane correspond donc aux endomycorhizes, et non aux ectomycorhizes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Adaptations et plasticité des angiospermes.

Que favorise la sélection naturelle dans un milieu donné ?

Les individus porteurs de traits héréditaires améliorant leur survie ou leur reproduction.

Quels types de facteurs les végétaux subissent-ils ?

Des facteurs climatologiques, édaphiques, écologiques ou biologiques.

Que sont les xérophytes ?

Des plantes capables de supporter des périodes de faible disponibilité en eau.

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