QCM : Analyse des contraintes en mécanique des matériaux — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une surface fine soumise à des efforts dans son plan, quelle affirmation décrit correctement l’état de contraintes ?

Les contraintes ne peuvent s’exprimer que dans une direction principale unique
Les efforts appliqués se modélisent dans le plan de la surface et l’état de contraintes est essentiellement bidimensionnel
Les contraintes hors du plan sont dominantes et les contraintes dans le plan sont négligeables
La contrainte normale est nulle sur toutes les facettes et seul le cisaillement subsiste

Les efforts appliqués se modélisent dans le plan de la surface et l’état de contraintes est essentiellement bidimensionnel

Explication

Une surface fine est un élément dont l’épaisseur est négligeable, ce qui conduit à un modèle de contraintes dans le plan. Les efforts sont alors considérés dans le plan de la surface, et non hors du plan.

2. Que traduit la réciprocité de Cauchy pour les contraintes tangentielles dans un élément de surface fine ?

Les contraintes tangentielles sur deux facettes opposées sont égales en norme et de sens opposé
Les contraintes tangentielles sur deux directions orthogonales sont nécessairement maximales
Les contraintes normales sur deux facettes adjacentes sont toujours nulles
Les contraintes tangentielles sont nulles dès que l’élément est mince

Les contraintes tangentielles sur deux facettes opposées sont égales en norme et de sens opposé

Explication

Le théorème de Cauchy conduit à l’égalité des contraintes tangentielles correspondantes sur deux facettes opposées, ce qui s’écrit ici sous la forme de la réciprocité. Les contraintes normales suivent une autre règle d’équilibre.

3. Pour une facette inclinée d’un angle θ, quelle expression donne la contrainte normale σn sur cette facette ?

σn = σ1 + σ2 + τ
σn = (σ1 - σ2) sin2θ + τ cos2θ
σn = σ1 sin²θ + σ2 cos²θ - 2τ sinθ cosθ
σn = σ1 cos²θ + σ2 sin²θ + 2τ sinθ cosθ

σn = σ1 cos²θ + σ2 sin²θ + 2τ sinθ cosθ

Explication

La projection de l’équilibre sur la normale à la facette conduit à cette formule de changement de base. Elle combine les composantes normales et tangentielles via les termes en cos²θ et sin²θ.

4. Dans l’étude d’une facette inclinée, dans quel cas les extrémums de la contrainte normale σn sont-ils atteints ?

Quand la contrainte normale moyenne est nulle
Quand l’angle θ vaut 45°
Quand σ1 et σ2 sont égales
Quand la contrainte tangentielle τnt est nulle

Quand la contrainte tangentielle τnt est nulle

Explication

Le cours indique que les extrémums de σn(θ) sont obtenus lorsque la contrainte tangentielle sur la facette, τnt, s’annule. Cela correspond aussi à l’apparition des directions principales.

5. Qu’est-ce qu’une direction principale dans un état de contraintes 2D ?

Une direction où la contrainte tangentielle sur la facette est nulle
Une direction parallèle à la plus grande déformation hors plan
Une direction pour laquelle le cercle de Mohr n’est pas défini
Une direction où la contrainte normale est toujours maximale quel que soit l’angle

Une direction où la contrainte tangentielle sur la facette est nulle

Explication

Les directions principales sont les deux directions perpendiculaires pour lesquelles la contrainte tangentielle est nulle. Dans ces directions, les contraintes normales prennent leurs valeurs extrêmes.

6. Dans le cercle de Mohr associé à un état de contraintes 2D, quelle grandeur décrit le rayon du cercle ?

La racine carrée de l’expression combinant l’écart normal et le cisaillement
La différence σ1 - σ2 uniquement
La moyenne (σ1 + σ2)/2
Le produit σ1σ2

La racine carrée de l’expression combinant l’écart normal et le cisaillement

Explication

Le rayon du cercle de Mohr vaut la racine carrée de ((σ1 - σ2)/2)² + τ², ce qui combine l’écart des contraintes normales et le cisaillement. Le centre, lui, est situé en (σ1 + σ2)/2.

7. Quel énoncé correspond au critère de Rankine dans le cas d’un état de contraintes principales ?

La contrainte tangentielle maximale doit rester inférieure à une limite admissible
L’énergie de distorsion doit être strictement nulle
La somme des contraintes principales doit être nulle
La plus grande contrainte principale ne doit pas dépasser la contrainte admissible

La plus grande contrainte principale ne doit pas dépasser la contrainte admissible

Explication

Le critère de Rankine compare la plus grande contrainte principale à une valeur admissible. Il vise donc le dépassement d’une contrainte normale principale, et non le cisaillement maximal.

8. Quel critère de résistance est fondé sur la contrainte tangentielle maximale ?

Le critère de Tresca
Le critère de Rankine
Le critère de Hooke
Le critère de Poisson

Le critère de Tresca

Explication

Le critère de Tresca est basé sur la contrainte tangentielle maximale, obtenue à partir des contraintes principales. Rankine repose au contraire sur la contrainte principale maximale.

9. Dans une analyse de déformations 2D, que faut-il retenir à propos de la déformation hors plan ?

Elle vaut toujours la moyenne des deux déformations principales
Elle est nécessairement nulle puisque la contrainte hors plan est nulle
Elle n’apparaît que dans les matériaux fragiles
Elle peut être non nulle à cause de l’effet de Poisson

Elle peut être non nulle à cause de l’effet de Poisson

Explication

Même si la contrainte hors plan est nulle en 2D, la déformation hors plan peut subsister à cause de l’effet de Poisson. Le cours souligne explicitement que cette composante n’est pas forcément nulle.

10. Quelle relation de la loi de Hooke généralisée en 2D relie σ* et σ** aux déformations principales ε* et ε** ?

σ* = νE·ε* + E·ε**
σ* = ε*/E - νε**/E
σ* = Eε* et σ** = Eε**
σ* = E/(1-ν²)·ε* + Eν/(1-ν²)·ε**

σ* = E/(1-ν²)·ε* + Eν/(1-ν²)·ε**

Explication

L’inversion de la loi de Hooke en 2D donne des expressions couplant les deux déformations principales via E et ν. La présence des termes croisés traduit l’effet de Poisson entre directions principales.

11. Dans une enveloppe mince cylindrique soumise à une pression effective, quelle relation donne la contrainte transversale ?

La contrainte transversale vaut p d / 2e
La contrainte transversale vaut p d / 4e
La contrainte transversale est nulle

La contrainte transversale vaut p d / 2e

Explication

Dans le cas cylindrique, la contrainte transversale est plus élevée et vaut p d / 2e. La valeur p d / 4e correspond la contrainte longitudinale, pas la contrainte transversale.

12. Dans une enveloppe mince sphérique, comment se présentent les contraintes principales ?

Elles sont opposées l’une à l’autre dans les deux directions
Elles sont nulles si l’épaisseur est faible
Elles sont identiques par symétrie et valent p d / 4e
Elles sont différentes selon la direction et valent p d / 2e et p d / 4e

Elles sont identiques par symétrie et valent p d / 4e

Explication

Pour une sphère, la symétrie impose deux contraintes principales identiques. Le cours donne pour cette contrainte commune la forme p d / 4e.

13. Dans une poutre en extension-compression, quelle caractéristique des contraintes sur la section droite est correcte ?

Les contraintes tangentielles y sont nulles
Le cisaillement y domine la résistance
Les directions principales sont inclinées à 45°
Les contraintes normales y sont toujours nulles

Les contraintes tangentielles y sont nulles

Explication

En extension-compression, les contraintes tangentielles sur la section droite sont nulles, ce qui fait de x et y des directions principales. Les directions à 45° concernent le cisaillement pur, pas ce cas.

14. Quel couple de contraintes principales correspond au cas d’une poutre en compression axiale ?

sigma* = 0 et sigma** = sigma_i
sigma* = -sigma_i et sigma** = 0
sigma* = sigma** = sigma_i
sigma* = sigma_i et sigma** = 0

sigma* = 0 et sigma** = sigma_i

Explication

Dans le cas de compression, le cours indique que la contrainte principale non nulle est sigma** = sigma_i tandis que sigma* = 0. Le signe opposé proposé dans un distracteur ne correspond pas à l’écriture donnée.

15. Dans une poutre en cisaillement pur, quelle est l’orientation des directions principales ?

Elles sont inclinées de 30° par rapport à la poutre
Elles sont orientées à 45° par rapport à la ligne moyenne
Elles coïncident avec la normale à la section
Elles sont parallèles à la poutre

Elles sont orientées à 45° par rapport à la ligne moyenne

Explication

Le cisaillement pur conduit à des directions principales orientées à 45° par rapport à la ligne moyenne. C’est une conséquence directe de l’état de contrainte où seuls les cisaillements sont présents dans la section.

16. Dans le cisaillement pur, quelles sont les valeurs des contraintes principales ?

sigma* = 0 et sigma** = tau
sigma* = -tau et sigma** = -tau
sigma* = tau et sigma** = 0
sigma* = tau et sigma** = -tau

sigma* = tau et sigma** = -tau

Explication

Le cours donne explicitement sigma* = tau et sigma** = -tau en cisaillement pur. Les contraintes normales de section étant nulles, les valeurs principales sont symétriques et opposées.

17. Dans le cas général d’une poutre mince, quelle hypothèse permet de réduire l’étude à un problème plan ?

Le cisaillement est absent dans toutes les directions
Les contraintes principales sont égales
La déformation hors plan est forcément nulle
La contrainte hors plan est nulle

La contrainte hors plan est nulle

Explication

L’hypothèse de faible épaisseur permet d’affirmer que la contrainte hors plan est nulle, ce qui ramène l’analyse à un problème 2D. En revanche, la déformation hors plan n’est pas forcément nulle.

18. Dans le cas général d’une poutre, sur quelles grandeurs s’appliquent les critères de résistance ?

Sur la seule contrainte tangentielle maximale
Sur les contraintes principales sigma* et sigma**
Sur les déformations principales epsilon* et epsilon**
Sur les contraintes dans la section brute uniquement

Sur les contraintes principales sigma* et sigma**

Explication

Le cas général se traite en identifiant d’abord les directions principales, puis en appliquant les critères de résistance sur sigma* et sigma**. Les déformations ne sont pas le support direct des critères cités ici.

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Surface fine — définition ?

Élément dont l’épaisseur est négligeable.

Contraintes normales — rôle ?

Perpendiculaires à la facette, elles décrivent la compression ou tension.

Contraintes tangentielles — rôle ?

Tangentes à la surface, elles représentent le cisaillement.

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