QCM : Assemblage des communautés écologiques (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans deux sites soumis aux mêmes conditions environnementales, les espèces observées diffèrent en partie parce que certaines sont apparues ou ont disparu par hasard. Quelle interprétation distingue correctement les deux mécanismes en jeu ?

Le hasard sélectionne les traits adaptés aux conditions, tandis que le déterminisme provoque l’apparition d’espèces.
Le déterminisme sélectionne des traits adaptés aux conditions, tandis que le hasard peut modifier la présence des espèces.
Le déterminisme dépend des événements fortuits, tandis que le hasard répond aux conditions environnementales.
Le déterminisme et le hasard sélectionnent les mêmes traits, mais à des échelles différentes.

Le déterminisme sélectionne des traits adaptés aux conditions, tandis que le hasard peut modifier la présence des espèces.

Explication

Un processus déterministe associe l’assemblage aux conditions environnementales en sélectionnant certains traits, tandis qu’un processus stochastique peut entraîner l’apparition ou la disparition d’espèces. Attribuer la sélection des traits au hasard inverse le rôle du déterminisme; attribuer les changements de présence au déterminisme confond les mécanismes; leur attribuer le même effet efface leur distinction.

2. Quelle association entre théorie écologique et type de processus est correcte ?

La théorie de la niche est stochastique et la théorie neutre est déterministe.
La théorie de la niche est stochastique et la théorie neutre l’est aussi.
La théorie de la niche est déterministe et la théorie neutre l’est aussi.
La théorie de la niche est déterministe et la théorie neutre est stochastique.

La théorie de la niche est déterministe et la théorie neutre est stochastique.

Explication

La théorie de la niche écologique est associée aux processus déterministes, tandis que la théorie neutre est associée aux processus stochastiques. Intervertir les associations, attribuer le déterminisme aux deux théories ou attribuer le hasard aux deux ne respecte pas cette distinction.

3. Que désigne la niche écologique d’une espèce ?

L’ensemble des espèces avec lesquelles elle entretient des interactions écologiques.
L’intervalle de conditions où elle peut survivre sans population viable.
L’hypervolume où elle peut potentiellement maintenir une population viable.
La région géographique où elle maintient actuellement une population abondante.

L’hypervolume où elle peut potentiellement maintenir une population viable.

Explication

La niche écologique correspond à l’hypervolume dans lequel une espèce peut potentiellement maintenir une population viable. La région actuellement occupée confond niche et aire observée, les interactions décrivent un autre aspect écologique, et survivre sans population viable ne reprend pas la définition.

4. En étudiant l’installation d’une espèce sur un site, une écologue recense le climat et le sol, les interactions entre espèces, les ressources disponibles, les contraintes et les perturbations. Comment classer ces éléments ?

Comme des facteurs abiotiques, les interactions entre espèces étant des perturbations.
Comme les composantes de la niche, à l’exclusion des perturbations du milieu.
Comme des facteurs biotiques, les ressources et les contraintes étant des interactions.
Comme les composantes des filtres locaux influençant l’établissement des espèces.

Comme les composantes des filtres locaux influençant l’établissement des espèces.

Explication

Les filtres locaux comprennent les facteurs abiotiques et biotiques, les ressources, les contraintes et les perturbations. Les réduire aux seuls facteurs abiotiques omet plusieurs catégories; assimiler ressources et contraintes à des interactions confond des notions distinctes; classer les perturbations comme facteurs abiotiques et les interactions comme perturbations déforme les catégories énumérées.

5. Qu’est-ce qu’une perturbation en écologie, au sens de Grime ?

Une interaction entre espèces qui limite l’accès à une ressource au sein d’un niveau trophique
Un facteur qui réduit durablement la production de matière sèche d’un organisme
Un facteur qui détruit une partie ou la totalité de la biomasse et désorganise brièvement la communauté
Une modification graduelle des ressources causée par la croissance d’une population

Un facteur qui détruit une partie ou la totalité de la biomasse et désorganise brièvement la communauté

Explication

Une perturbation provoque une destruction partielle ou totale de la biomasse et constitue un événement relativement bref qui désorganise la communauté. Un stress réduit la production de matière sèche et peut durer dans le temps, ce qui le distingue d’une perturbation.

6. Selon la définition du filtre de dispersion, quels mouvements sont exclus de cette notion ?

Les déplacements d’individus juvéniles vers une communauté receveuse
Les mouvements associés à la recherche de nourriture ou à la défense
Les mouvements qui entraînent un flux spatial de gènes
Les déplacements entre le site de départ et le site d’arrivée

Les mouvements associés à la recherche de nourriture ou à la défense

Explication

Le filtre de dispersion désigne un mouvement entraînant un flux spatial de gènes, mais exclut ceux liés à la recherche de nourriture ou à la défense. Les déplacements entre sites peuvent, en revanche, contribuer à ce flux spatial de gènes.

7. Dans la théorie de la biogéographie insulaire de MacArthur et Wilson, à quoi sert l’équilibre entre immigration et extinction locale ?

À expliquer la richesse des taches d’habitat par les arrivées depuis une source et les extinctions locales
À prévoir la dispersion des organismes selon leurs capacités de déplacement autonome
À mesurer la diversité des traits selon les conditions environnementales de chaque tache
À déterminer la taille des populations par les interactions entre espèces résidentes

À expliquer la richesse des taches d’habitat par les arrivées depuis une source et les extinctions locales

Explication

Cet équilibre explique la richesse des taches d’habitat en mettant en balance l’immigration depuis une source de biodiversité et l’extinction locale. La diversité des traits selon l’environnement relève plutôt de la sélection par les filtres environnementaux.

8. Dans le modèle d’assemblage des communautés, quelles échelles spatiales sont associées respectivement aux filtres environnementaux et à la dispersion ?

Les filtres agissent surtout à grande échelle, et la dispersion à petite échelle.
Les deux processus agissent surtout à petite échelle, mais à des étapes différentes.
Les filtres agissent surtout à petite échelle, et la dispersion à grande échelle.
Les deux processus agissent surtout à grande échelle, selon des mécanismes distincts.

Les filtres agissent surtout à petite échelle, et la dispersion à grande échelle.

Explication

Les filtres environnementaux sont associés aux petites échelles spatiales, tandis que la dispersion intervient à des échelles plus grandes. L’inversion des échelles est plausible, mais elle attribue à chaque processus le niveau spatial opposé.

9. En quoi les processus déterministes et stochastiques diffèrent-ils dans la formation des communautés écologiques ?

Les premiers concernent les changements de biomasse, tandis que les seconds concernent les mouvements de dispersion entre sites.
Les premiers décrivent les interactions entre espèces, tandis que les seconds décrivent les ressources et les contraintes du milieu.
Les premiers reposent sur l’immigration et l’extinction aléatoires, tandis que les seconds sélectionnent des traits selon les conditions environnementales.
Les premiers sélectionnent des traits selon les conditions environnementales, tandis que les seconds font intervenir le hasard dans l’apparition ou la disparition d’espèces.

Les premiers sélectionnent des traits selon les conditions environnementales, tandis que les seconds font intervenir le hasard dans l’apparition ou la disparition d’espèces.

Explication

Un processus déterministe associe l’assemblage aux conditions environnementales et sélectionne certains traits, alors qu’un processus stochastique fait intervenir le hasard dans l’apparition ou la disparition d’espèces. L’immigration et l’extinction aléatoires caractérisent plutôt une explication stochastique que le processus déterministe.

10. Quels éléments peuvent faire partie des filtres locaux qui influencent l’installation d’une espèce ?

La compétition, la prédation, la pollinisation et les associations symbiotiques
Les facteurs abiotiques et biotiques, les ressources, les contraintes et les perturbations
Les traits génétiques, la plasticité phénotypique et les stades du cycle de vie
La dispersion régionale, l’immigration, l’extinction et la distance à la source

Les facteurs abiotiques et biotiques, les ressources, les contraintes et les perturbations

Explication

Les filtres locaux regroupent les facteurs abiotiques et biotiques, les ressources, les contraintes ainsi que les perturbations. La dispersion et les processus d’immigration ou d’extinction concernent plutôt l’arrivée et le maintien des espèces à une échelle plus large.

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Comment un processus déterministe forme-t-il un assemblage ?

Il sélectionne certains traits biologiques selon les conditions environnementales.

Comment se définit la niche écologique d’une espèce ?

L’hypervolume où elle peut potentiellement maintenir une population viable.

Quels éléments déterminent les filtres locaux ?

Des facteurs abiotiques et biotiques, des ressources, des contraintes et des perturbations.

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