QCM : Attention, distraction et sélection (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’attention ?

Un mécanisme sensoriel qui enregistre avec précision toutes les informations présentes dans l’environnement
Une concentration consciente qui mobilise volontairement les ressources sur une tâche donnée
Un ensemble de mécanismes qui sélectionnent et orientent le traitement d’informations malgré des capacités limitées
Une activation générale qui augmente la disponibilité mentale sans sélectionner de contenu particulier

Un ensemble de mécanismes qui sélectionnent et orientent le traitement d’informations malgré des capacités limitées

Explication

L’attention sélectionne une information interne ou externe et en oriente le traitement afin d’utiliser efficacement des capacités limitées. La concentration consciente ne constitue donc pas une définition complète, car l’attention ne se réduit pas à cette expérience subjective.

2. Pourquoi l’attention est-elle considérée comme un pilier de l’apprentissage scolaire selon Stanislas Dehaene ?

Parce qu’elle permet de mémoriser une quantité fixe d’informations sans effort
Parce qu’elle transforme directement toute information perçue en connaissance durable
Parce qu’elle remplace les mécanismes de compréhension lorsque la tâche devient complexe
Parce qu’elle influence fortement la vitesse et l’efficacité des apprentissages

Parce qu’elle influence fortement la vitesse et l’efficacité des apprentissages

Explication

Dehaene considère l’attention comme le premier pilier de l’apprentissage, car elle joue un rôle déterminant dans sa vitesse et son efficacité. Elle ne transforme pas automatiquement toute perception en connaissance et ne remplace pas la compréhension.

3. Que permet principalement le mécanisme d’alerte dans le modèle de Posner ?

Changer de stratégie lorsqu’une règle de résolution devient inefficace
Inhiber une réponse inappropriée après la détection d’une erreur
Maintenir une sensibilité élevée aux stimulations et une performance maximale
Sélectionner l’emplacement spatial précis où une cible doit apparaître

Maintenir une sensibilité élevée aux stimulations et une performance maximale

Explication

L’alerte correspond à la production et au maintien d’une forte sensibilité aux stimulations, associée à une performance maximale. La sélection spatiale relève de l’orientation, tandis que l’inhibition et le changement de stratégie relèvent du contrôle exécutif.

4. Quelle distinction décrit correctement l’alerte phasique et l’alerte tonique ?

L’alerte phasique corrige les erreurs d’action, tandis que l’alerte tonique modifie une stratégie en cours
L’alerte phasique prépare brièvement à une cible après un signal, tandis que l’alerte tonique maintient la vigilance dans le temps
L’alerte phasique sélectionne une position spatiale, tandis que l’alerte tonique inhibe une réponse inappropriée
L’alerte phasique maintient durablement la vigilance, tandis que l’alerte tonique prépare brièvement à une cible signalée

L’alerte phasique prépare brièvement à une cible après un signal, tandis que l’alerte tonique maintient la vigilance dans le temps

Explication

L’alerte phasique est une préparation brève déclenchée par un signal avertisseur, alors que l’alerte tonique correspond au maintien durable de la vigilance. Les deux autres propositions attribuent à ces formes d’alerte des fonctions d’orientation ou de contrôle exécutif.

5. Quelle fonction caractérise le contrôle exécutif de l’attention ?

Préparer brièvement la détection d’une cible après la présentation d’un signal avertisseur
Augmenter de façon durable la sensibilité générale aux stimulations avant toute tâche
Superviser les actions orientées vers un but, inhiber les réponses inappropriées et corriger les erreurs
Diriger l’attention vers une position spatiale indiquée par une amorce périphérique

Superviser les actions orientées vers un but, inhiber les réponses inappropriées et corriger les erreurs

Explication

Le contrôle exécutif supervise les actions orientées vers un but, notamment en changeant de stratégie, en inhibant des actions inappropriées et en corrigeant les erreurs. La préparation générale ou brève relève de l’alerte, tandis que le déplacement vers une position relève de l’orientation.

6. Dans un paradigme d’amorçage, quelle soustraction mesure l’effet d’orientation ?

TRno cue−TRdouble cueTR_{no\ cue}-TR_{double\ cue}
TRdouble cue−TRno cueTR_{double\ cue}-TR_{no\ cue}
TRincongruente−TRcongruenteTR_{incongruente}-TR_{congruente}
TRcentral cue−TRspatial cueTR_{central\ cue}-TR_{spatial\ cue}

$$TR_{central\ cue}-TR_{spatial\ cue}$$

Explication

L’effet d’orientation compare le temps de réaction avec une amorce centrale à celui obtenu avec une amorce spatiale, soit TRcentral cue−TRspatial cueTR_{central\ cue}-TR_{spatial\ cue}. La comparaison entre double amorce et absence d’amorce mesure l’alerte, tandis que le conflit entre cibles incongruente et congruente mesure le contrôle.

7. Dans une tâche de flèches, comment reconnaît-on une cible incongruente ?

Elle présente des flèches orientées dans le même sens
Ses flèches sont orientées dans des sens différents
Elle est précédée par une amorce indiquant une position spatiale
Elle contient une seule flèche sans comparaison entre directions

Ses flèches sont orientées dans des sens différents

Explication

Une cible incongruente comporte des flèches orientées dans des sens différents, ce qui crée un conflit entre les informations directionnelles. Des flèches orientées dans le même sens définissent une cible congruente, tandis qu’une seule flèche définit une cible neutre.

8. Dans quelle situation observe-t-on une cécité au changement ?

Un événement auditif est ignoré parce qu’un autre son a retenu l’attention
Un stimulus présent dans une scène n’est pas remarqué malgré l’absence de modification
Une modification importante d’une scène n’est pas détectée après une brève interruption attentionnelle
Une information sémantique est traitée après une sélection fondée sur ses propriétés physiques

Une modification importante d’une scène n’est pas détectée après une brève interruption attentionnelle

Explication

La cécité au changement désigne la non-détection d’une modification importante d’une scène lorsque des événements transitoires détournent brièvement l’attention. La non-détection d’un stimulus pourtant présent correspond plutôt à la cécité inattentionnelle.

9. Quel scénario illustre un clignement attentionnel ?

Un objet visible n’est pas remarqué pendant l’observation d’une scène
Une modification d’une image n’est pas repérée après une coupure visuelle
Un deuxième événement présenté 300 ms après le premier n’est pas détecté
Un distracteur est traité après l’analyse sémantique de son contenu

Un deuxième événement présenté 300 ms après le premier n’est pas détecté

Explication

Le clignement attentionnel correspond à la non-détection d’un événement présenté entre 180 et 500 ms après un autre événement ayant mobilisé l’attention. Une modification entre deux scènes renvoie plutôt à la cécité au changement.

10. Que prévoit le modèle de filtre précoce de Broadbent concernant les informations ignorées ?

Elles déclenchent une réponse comportementale avant toute analyse de leurs propriétés physiques
Elles sont toutes analysées sémantiquement avant une sélection fondée sur leur signification
Elles sont conservées en mémoire de travail avant l’identification de leur contenu
Elles reçoivent un traitement visuel de bas niveau avant la sélection sémantique

Elles reçoivent un traitement visuel de bas niveau avant la sélection sémantique

Explication

Dans le modèle de Broadbent, la sélection s’effectue selon les propriétés physiques avant le traitement sémantique, de sorte que les informations ignorées restent traitées à un niveau visuel élémentaire. L’analyse sémantique préalable caractérise plutôt le modèle de filtre tardif.

11. Quelle distinction caractérise le modèle de filtre tardif de Deutsch et Deutsch par rapport au modèle de Broadbent ?

La sélection repose sur la mobilisation des ressources sensorielles par la tâche
La sélection dépend principalement de la durée de présentation des stimuli
La sélection intervient avant toute analyse sémantique des informations disponibles
La sélection intervient après l’analyse sémantique de toutes les informations présentes

La sélection intervient après l’analyse sémantique de toutes les informations présentes

Explication

Le modèle de Deutsch et Deutsch propose que toutes les informations présentes soient traitées sémantiquement avant la sélection selon leur signification. Le modèle de Broadbent place au contraire la sélection avant l’analyse sémantique.

12. Selon la théorie de la charge de Lavie, de quoi dépend notamment la position du filtre attentionnel ?

De la charge perceptive de la tâche et de la compétition entre les informations
De la durée d’exposition des stimuli et de leur familiarité pour l’observateur
De la motivation du participant et de la valeur émotionnelle des distracteurs
De la fréquence des réponses attendues et de la complexité du langage utilisé

De la charge perceptive de la tâche et de la compétition entre les informations

Explication

La théorie de Lavie propose que la position du filtre attentionnel varie avec la charge perceptive de la tâche et le degré de compétition à résoudre. Les autres facteurs peuvent influencer l’attention, mais ils ne constituent pas les déterminants indiqués par cette théorie.

13. Quel effet produit généralement une forte charge perceptive sur les distracteurs et la cécité inattentionnelle ?

Elle maintient la distraction tout en augmentant la disponibilité des fonctions exécutives
Elle réduit la cécité inattentionnelle et augmente l’inférence du contenu des distracteurs
Elle réduit la distraction et la capture par les distracteurs, mais accroît la cécité inattentionnelle
Elle accroît la distraction et la capture par les distracteurs, mais réduit la cécité inattentionnelle

Elle réduit la distraction et la capture par les distracteurs, mais accroît la cécité inattentionnelle

Explication

Une forte charge perceptive consomme davantage les ressources de traitement sensoriel, ce qui diminue l’inférence des distracteurs, leur capture attentionnelle et la distraction. Elle augmente cependant la cécité inattentionnelle, car les événements non pertinents sont moins susceptibles d’être détectés.

14. Que se passe-t-il lorsque la charge cognitive d’une tâche devient forte ?

La compétition perceptive diminue et les changements de scène deviennent plus faciles à détecter
Les fonctions exécutives deviennent moins disponibles et les distracteurs non pertinents sont davantage activés
Les ressources sensorielles sont davantage mobilisées et les distracteurs sont moins susceptibles de capter l’attention
L’analyse sémantique est interrompue et les informations ignorées restent à un niveau visuel élémentaire

Les fonctions exécutives deviennent moins disponibles et les distracteurs non pertinents sont davantage activés

Explication

Une forte charge cognitive mobilise les fonctions exécutives et réduit leur disponibilité, ce qui favorise les intrusions de distracteurs non pertinents ainsi que leur activation visuelle. La diminution de la distraction caractérise plutôt une forte charge perceptive.

15. Quel mécanisme attentionnel sélectionne volontairement les informations en fonction du but de la tâche et d’un paramétrage maintenu en mémoire de travail ?

Le contrôle ascendant déclenché par un événement
Le contrôle descendant orienté vers un but
La capture contingente liée à la saillance
La carte de saillance fondée sur les caractéristiques

Le contrôle descendant orienté vers un but

Explication

Le contrôle descendant est volontaire, contrôlé et guidé par les connaissances et les objectifs de la tâche. Le contrôle ascendant constitue le distracteur le plus plausible, mais il est automatiquement déclenché par le stimulus plutôt que dirigé par le but.

16. Un élément très saillant attire rapidement l’attention d’une personne alors qu’il n’est pas pertinent pour sa tâche : quel mécanisme explique le mieux cette orientation ?

Le contrôle descendant ajusté volontairement au but de la tâche
Le contrôle ascendant déclenché automatiquement par le stimulus
L’histoire de sélection acquise lors d’épisodes antérieurs
La suppression descendante du signal produit par le stimulus

Le contrôle ascendant déclenché automatiquement par le stimulus

Explication

Le contrôle ascendant oriente rapidement l’attention vers un événement saillant, même lorsque celui-ci n’est pas pertinent pour la tâche. Le contrôle descendant est moins adapté à cette situation, car il dépend des objectifs de l’observateur.

17. Que représente principalement une carte de saillance dans une scène visuelle ?

Les différences physiques entre les éléments, issues de caractéristiques détectées en parallèle
La pertinence comportementale des éléments, évaluée selon leur récompense attendue
L’ordre d’exploration des éléments, déterminé par les objectifs de la tâche
Le poids de sélection des éléments, calculé à partir des buts et de l’expérience passée

Les différences physiques entre les éléments, issues de caractéristiques détectées en parallèle

Explication

La carte de saillance combine des cartes de caractéristiques comme la couleur et l’orientation pour représenter les différences physiques entre les éléments. La carte de priorité est le concept qui intègre les signaux ascendants et descendants pour déterminer la sélection.

18. Quelle fonction caractérise une carte de priorité dans l’orientation de l’attention visuelle ?

Elle enregistre les associations apprises lors des épisodes antérieurs de sélection
Elle mesure le temps de réaction en fonction de la taille de l’ensemble
Elle décrit les contrastes physiques produits par la couleur et l’orientation
Elle combine les signaux ascendants et descendants pour pondérer l’ordre de sélection

Elle combine les signaux ascendants et descendants pour pondérer l’ordre de sélection

Explication

La carte de priorité est une représentation spatiale qui combine les signaux ascendants et descendants afin de déterminer le poids et l’ordre de sélection des éléments. La carte de saillance est le distracteur le plus plausible, mais elle décrit principalement les différences physiques entre les éléments.

19. Quelle distinction oppose correctement la capture guidée par le stimulus à la capture contingente ?

La première est indépendante des buts, tandis que la seconde dépend du paramétrage attentionnel
La première inhibe les signaux saillants, tandis que la seconde les laisse atteindre la conscience
La première dépend des buts, tandis que la seconde est déclenchée par toute saillance
La première repose sur l’apprentissage passé, tandis que la seconde dépend des contrastes physiques

La première est indépendante des buts, tandis que la seconde dépend du paramétrage attentionnel

Explication

La capture guidée par le stimulus considère que les stimuli saillants capturent l’attention quels que soient les buts, alors que la capture contingente dépend de leur correspondance avec le paramétrage attentionnel. L’inversion de cette relation constitue la confusion la plus plausible.

20. Que propose l’hypothèse de suppression du signal concernant un stimulus saillant ?

Son signal de priorité dépend directement de la correspondance avec le paramétrage attentionnel
Son signal de priorité apparaît seulement après une capture réussie de l’attention
Son signal de priorité est produit par l’apprentissage et persiste malgré les buts actuels
Son signal de priorité est généré automatiquement puis peut être inhibé avant la capture

Son signal de priorité est généré automatiquement puis peut être inhibé avant la capture

Explication

Selon cette hypothèse, un stimulus saillant génère automatiquement un signal de priorité, mais le contrôle descendant peut l’inhiber avant que l’attention ne soit capturée. L’idée d’une production du signal seulement après la capture inverse l’ordre proposé par l’hypothèse.

21. Comment l’histoire de sélection influence-t-elle la sélection future des stimuli ?

Elle leur attribue un poids appris qui peut influencer la sélection au-delà de la saillance et des buts actuels
Elle règle volontairement l’attention selon le but présent et peut être modifiée pendant la tâche
Elle déclenche automatiquement l’attention en réponse à un contraste perceptif soudain
Elle combine les caractéristiques physiques pour calculer les différences entre les éléments

Elle leur attribue un poids appris qui peut influencer la sélection au-delà de la saillance et des buts actuels

Explication

L’histoire de sélection correspond au poids acquis par certains stimuli lors d’épisodes antérieurs, par apprentissage implicite ou explicite, et elle influence leur sélection future. Le réglage volontaire selon le but présent relève plutôt du contrôle descendant que de l’histoire de sélection.

22. Quelle caractéristique définit le mieux une récompense en psychologie de l’attention ?

Une information nouvelle qui améliore la détection d’un événement
Un stimulus positif qui favorise l’approche et une émotion agréable
Un signal sensoriel intense qui provoque une orientation réflexe
Un indice social qui coordonne l’attention de deux personnes

Un stimulus positif qui favorise l’approche et une émotion agréable

Explication

Une récompense est un stimulus favorable à la survie ou au bien-être, suscitant une approche et une émotion positive. Un signal sensoriel intense relève plutôt de la saillance physique, qui n’implique pas nécessairement une valeur de récompense.

23. Selon la loi de l’effet de Thorndike, que devient une réponse comportementale suivie d’une récompense ?

Elle reste inchangée jusqu’à l’apparition d’un indice social
Elle déclenche une orientation attentionnelle sans apprentissage durable
Elle perd sa valeur et devient moins probable
Elle est renforcée et tend à devenir habituelle

Elle est renforcée et tend à devenir habituelle

Explication

La loi de l’effet établit qu’une réponse récompensée est renforcée et acquiert une tendance habituelle. Une réponse non suivie d’un effet favorable ne bénéficie pas de ce renforcement comportemental.

24. Après un apprentissage, pourquoi un distracteur auparavant associé à une forte récompense peut-il encore capter l’attention ?

Sa présence signale qu’une récompense actuelle est encore disponible
Son ancienne association avec la récompense conserve une influence attentionnelle
Sa forte intensité perceptive le rend automatiquement prioritaire
Son caractère social déclenche une coordination avec un autre observateur

Son ancienne association avec la récompense conserve une influence attentionnelle

Explication

La capture guidée par la valeur permet à un distracteur anciennement récompensé de continuer à attirer l’attention, même sans récompense actuelle ni saillance particulière. Son influence ne repose donc pas nécessairement sur une intensité perceptive élevée ou sur une récompense encore présente.

25. Quelle situation illustre le mieux l’attention conjointe ?

Deux personnes coordonnent leur attention autour d’un même objet
Une personne détourne son regard après une stimulation lumineuse
Une personne repère seule un stimulus soudain dans son environnement
Un observateur mémorise une information sans interaction avec autrui

Deux personnes coordonnent leur attention autour d’un même objet

Explication

L’attention conjointe consiste à coordonner son attention avec celle d’un partenaire social, ce qui soutient notamment le langage et les apprentissages. Une orientation individuelle peut se produire sans partenaire et ne constitue donc pas nécessairement une attention conjointe.

26. Quel effet produit généralement un regard direct sur le désengagement attentionnel ?

Il rend le visage plus difficile à quitter attentionnellement
Il empêche l’attention de se déplacer vers la direction du regard
Il réduit l’attraction du visage par rapport à des yeux fermés
Il indique une direction différente de celle suivie par l’observateur

Il rend le visage plus difficile à quitter attentionnellement

Explication

Les visages au regard direct retiennent davantage l’attention et sont plus difficiles à désengager que ceux au regard détourné ou aux yeux fermés. Le regard détourné peut toutefois orienter l’attention vers une autre direction, ce qui correspond à un mécanisme distinct.

27. Comment définir la capture de l’attention guidée par la valeur ?

Une orientation volontaire vers un stimulus présentant une forte intensité physique
Une détection rapide d’un événement nouveau sans apprentissage antérieur
Une préférence consciente pour un indice social observé chez autrui
Une orientation involontaire et persistante vers un stimulus associé à une récompense

Une orientation involontaire et persistante vers un stimulus associé à une récompense

Explication

La capture guidée par la valeur désigne l’orientation involontaire et persistante vers des stimuli ayant acquis une valeur par association avec une récompense. Elle peut subsister sans récompense actuelle, contrairement à une capture fondée sur la seule saillance physique.

28. Dans la théorie de la sensibilisation motivationnelle, comment se renforce progressivement l’attraction exercée par un indice lié à une substance ?

L’indice devient neutre après exposition, ce qui stabilise les réponses attentionnelles
L’indice est évité, ce qui empêche toute association durable avec la substance
L’indice réduit l’envie, ce qui diminue progressivement son importance attentionnelle
L’indice attire l’attention, augmente l’envie, puis renforce son propre pouvoir d’attraction

L’indice attire l’attention, augmente l’envie, puis renforce son propre pouvoir d’attraction

Explication

Selon cette théorie, les indices liés à la substance deviennent saillants, attirent l’attention et augmentent l’envie subjective, ce qui amplifie ensuite leur attraction attentionnelle. L’évitement de l’indice ne renforce pas cette boucle motivationnelle.

29. Que désigne le biais attentionnel émotionnel lorsque les ressources attentionnelles sont limitées ?

La sélection équilibrée de stimuli selon leur position spatiale et leur durée
La mémorisation renforcée de stimuli neutres présentés dans une scène complexe
La réponse motrice accélérée à tout stimulus présenté dans l’environnement
La sélection privilégiée de stimuli émotionnels, notamment négatifs ou menaçants

La sélection privilégiée de stimuli émotionnels, notamment négatifs ou menaçants

Explication

Le biais attentionnel émotionnel correspond à une sélection préférentielle de stimuli émotionnels, en particulier ceux qui sont négatifs ou menaçants, lorsque l’attention est contrainte. La mémorisation, la position spatiale et la réponse motrice décrivent d’autres processus qui ne définissent pas ce biais.

30. Dans une recherche visuelle, quel résultat illustre un effet de pop-out associé à une menace ?

Reconnaître un objet familier après une longue exposition
Repérer un visage souriant dans une série de visages neutres
Identifier une fleur parmi des objets colorés similaires
Détecter un serpent parmi des éléments visuels neutres

Détecter un serpent parmi des éléments visuels neutres

Explication

L’effet de pop-out est illustré par la détection rapide d’un serpent au milieu d’éléments neutres, car sa menace attire l’attention. Les autres exemples concernent la saillance, la reconnaissance émotionnelle ou la familiarité, sans correspondre à l’exemple documenté.

31. Selon le modèle MAGiC, quel rôle général l’amygdale joue-t-elle dans le traitement des stimuli émotionnels ?

Elle déclenche une réaction de peur face aux stimuli dépourvus de valeur pour l’organisme
Elle détecte la pertinence des stimuli pour les buts, les besoins, le bien-être ou la survie
Elle contrôle les mouvements volontaires avant toute évaluation de la signification émotionnelle
Elle traite les informations visuelles sans tenir compte de leurs conséquences possibles

Elle détecte la pertinence des stimuli pour les buts, les besoins, le bien-être ou la survie

Explication

Le modèle MAGiC décrit l’amygdale comme un détecteur de pertinence pour les stimuli susceptibles d’avoir des conséquences positives ou négatives, avec une modulation des aires visuelles. La réduire à un module de peur néglige sa fonction plus large d’évaluation de la valeur émotionnelle.

32. Que suggère l’addition linéaire des effets d’amorçage endogène, exogène et de valeur émotionnelle ?

Les trois effets résultent d’une seule étape commune de traitement
Un mécanisme émotionnel remplace les deux formes d’amorçage attentionnel
Trois mécanismes attentionnels distincts fonctionnent en parallèle
L’amorçage exogène détermine la totalité de la réponse observée

Trois mécanismes attentionnels distincts fonctionnent en parallèle

Explication

L’addition linéaire des trois effets indique qu’ils contribuent séparément à la réponse attentionnelle, ce qui soutient l’existence de mécanismes distincts opérant en parallèle. L’idée d’un remplacement par l’émotion ou d’une étape unique est incompatible avec cette additivité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Attention, distraction et sélection.

Qu'est-ce que l'attention selon la définition cognitive et cérébrale ?

L'ensemble des mécanismes qui sélectionnent et orientent le traitement d'une information.

Quel rôle joue l'attention dans l'apprentissage selon Stanislas Dehaene ?

Le premier pilier déterminant la vitesse et l'efficacité des apprentissages.

Qu'est-ce que l'alerte selon Posner ?

La production et le maintien d'une haute sensibilité aux stimulations et d'une performance maximale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Attention, distraction et sélection.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM