QCM : Méthodes de politique comparée (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la politique comparée ?

Décrire les événements politiques d’un seul pays avec des récits détaillés
Étudier les relations internationales à partir de normes juridiques communes
Mesurer les opinions publiques sans comparer les contextes institutionnels
Analyser les systèmes politiques contemporains avec des outils communs

Analyser les systèmes politiques contemporains avec des outils communs

Explication

La politique comparée étudie les systèmes politiques contemporains en mobilisant des concepts, des méthodes et des outils communs. L’étude approfondie d’un seul pays ne correspond pas à cette définition générale.

2. Que cherche à accomplir une comparaison politique véritable ?

Décrire les institutions d’un pays sans examiner d’autres situations
Identifier les ressemblances et les différences pour expliquer les phénomènes
Classer les régimes politiques selon une hiérarchie prédéfinie
Présenter plusieurs cas séparément sans établir de relation entre eux

Identifier les ressemblances et les différences pour expliquer les phénomènes

Explication

Comparer consiste à repérer les ressemblances et les différences entre plusieurs cas afin de mieux expliquer les phénomènes politiques. Une simple présentation séparée des cas relève de la juxtaposition, pas de la comparaison.

3. Pourquoi la comparaison entre plusieurs cas est-elle utile à l’inférence causale ?

Elle fournit une description détaillée qui dispense de comparer les résultats
Elle permet de généraliser à partir d’un cas choisi comme modèle
Elle remplace l’observation empirique par une interprétation théorique générale
Elle introduit une variation permettant d’examiner une relation causale

Elle introduit une variation permettant d’examiner une relation causale

Explication

La comparaison introduit une variation entre les cas, ce qui rend possible l’examen d’une relation causale. Un cas isolé ne permet pas, à lui seul, de généraliser ni d’identifier une cause.

4. Quel objet Alexis de Tocqueville compare-t-il entre les États-Unis et l’Europe ?

La mondialisation économique et la transformation des groupes d’intérêt
L’égalité des conditions et la progression de la démocratie
La formation des partis et l’influence des médias contemporains
La répartition territoriale du pouvoir et les mouvements sociaux

L’égalité des conditions et la progression de la démocratie

Explication

Alexis de Tocqueville compare l’égalité des conditions et la progression de la démocratie aux États-Unis et en Europe. Les autres réponses associent des thèmes qui ne correspondent pas à cet objet comparatif.

5. Une chercheuse mesure la participation électorale et en résume les variations entre plusieurs régions. De quel type d’inférence s’agit-il ?

D’une inférence expérimentale, car elle modifie les conditions observées
D’une inférence normative, car elle évalue la qualité de la participation
D’une inférence descriptive, car elle caractérise un phénomène observé
D’une inférence causale, car elle identifie la variable responsable des écarts

D’une inférence descriptive, car elle caractérise un phénomène observé

Explication

Il s’agit d’une inférence descriptive, puisqu’elle mesure et résume un phénomène à partir d’observations. Décrire des variations régionales ne suffit pas à établir la cause de ces écarts.

6. Dans une étude, une réforme électorale est le traitement et la participation électorale le résultat. Que cherche à établir l’inférence causale ?

L’effet de la réforme électorale sur la participation électorale
Le niveau moyen de participation électorale avant et après la réforme
La fréquence des réformes électorales dans plusieurs systèmes politiques
La répartition géographique des électeurs dans les différentes régions

L’effet de la réforme électorale sur la participation électorale

Explication

L’inférence causale vise à identifier l’effet d’une variable appelée traitement sur une variable appelée résultat. Mesurer des niveaux ou des répartitions décrit les phénomènes, mais n’établit pas leur relation causale.

7. Quelle relation entre inférence descriptive et inférence causale est correcte ?

L’inférence causale s’appuie sur une description préalable, mais l’inverse n’est pas garanti
L’inférence descriptive produit une explication causale dès qu’elle porte sur plusieurs cas
Les deux inférences exigent les mêmes observations et conduisent au même type de conclusion
L’inférence causale peut être établie sans mesurer ni caractériser le phénomène étudié

L’inférence causale s’appuie sur une description préalable, mais l’inverse n’est pas garanti

Explication

Toute inférence causale repose d’abord sur une connaissance descriptive du phénomène, alors qu’une description ne permet pas forcément d’en expliquer la cause. Mesurer un phénomène ne suffit donc pas à établir pourquoi il se produit.

8. Dans plusieurs observations où le phénomène étudié se produit, que cherche à repérer la méthode de la concordance ?

La circonstance causale commune à ces observations
La circonstance qui varie après l’apparition du phénomène
La circonstance qui distingue deux observations opposées
La circonstance présente dans le cas où le phénomène est absent

La circonstance causale commune à ces observations

Explication

La méthode de la concordance attribue le phénomène à la circonstance commune à plusieurs cas où il se manifeste. La méthode de la différence, en revanche, recherche la circonstance qui distingue un cas positif d’un cas négatif.

9. Deux cas très similaires diffèrent par une seule circonstance, et le phénomène apparaît dans un cas mais pas dans l’autre : quelle méthode de Mill s’applique ?

La méthode de la différence
La méthode de la comparaison historique
La méthode de la concordance
La méthode des variations concomitantes

La méthode de la différence

Explication

La méthode de la différence attribue l’occurrence du phénomène à la circonstance qui distingue deux cas par ailleurs identiques. La concordance comparerait plutôt plusieurs cas différents afin d’identifier une circonstance commune.

10. Que désigne le problème de Galton dans l’analyse comparative des sociétés ?

Le risque que les sociétés adoptent des traitements totalement différents
Le risque que des ressemblances proviennent d’une source commune
Le risque que les données individuelles soient confondues avec les données agrégées
Le risque que le faible nombre de pays empêche toute comparaison

Le risque que des ressemblances proviennent d’une source commune

Explication

Le problème de Galton souligne que des traits similaires dans plusieurs sociétés peuvent provenir d’une source commune plutôt que de causes indépendantes. Il s’agit donc d’un problème de dépendance entre les cas, et non directement d’une confusion entre niveaux d’analyse.

11. Pourquoi le faible nombre d’unités politiques limite-t-il l’analyse comparative ?

Parce qu’environ 200 pays existent, mais que les données ne couvrent qu’une partie d’entre eux
Parce que les pays observés présentent des institutions trop semblables pour être comparés
Parce que les chercheurs disposent de trop nombreux cas pour isoler une cause
Parce que les relations entre individus remplacent les comparaisons entre États

Parce qu’environ 200 pays existent, mais que les données ne couvrent qu’une partie d’entre eux

Explication

L’analyse comparative est contrainte par le nombre limité de pays et par la disponibilité incomplète des données parmi environ 200 pays. La difficulté ne vient pas d’un excès de cas, mais du nombre restreint d’unités effectivement utilisables.

12. Un chercheur observe qu’un pays ayant un revenu moyen élevé connaît moins de criminalité, puis conclut que chaque personne aisée y est moins exposée : quelle erreur commet-il ?

Une erreur écologique
Une erreur liée à la diffusion transnationale
Une confusion entre traitement et condition de contrôle
Un problème de Galton

Une erreur écologique

Explication

L’erreur écologique consiste à déduire un effet individuel d’une relation observée au niveau agrégé. Une association entre pays ou groupes ne garantit pas que la même relation existe pour chaque personne.

13. Dans une comparaison contrefactuelle, que met-on en regard du résultat réellement observé ?

Un résultat potentiel obtenu sous une autre condition de traitement
Une moyenne agrégée calculée pour plusieurs populations
Une circonstance commune repérée dans plusieurs cas
Une observation supplémentaire réalisée chez le même individu

Un résultat potentiel obtenu sous une autre condition de traitement

Explication

La pensée contrefactuelle compare le résultat observé à celui qui aurait été obtenu si le traitement avait été absent ou appliqué autrement. Ce résultat potentiel est théorique et ne peut pas être observé simultanément pour le même individu.

14. Pour une unité d’observation donnée, que représentent y1iy_{1i} et y0iy_{0i} ?

y1iy_{1i} est le résultat sous traitement et y0iy_{0i} sous contrôle
y1iy_{1i} est l’effet individuel et y0iy_{0i} l’effet agrégé
y1iy_{1i} est le résultat observé et y0iy_{0i} la moyenne du groupe
y1iy_{1i} est le résultat sous contrôle et y0iy_{0i} sous traitement

$$y_{1i}$$ est le résultat sous traitement et $$y_{0i}$$ sous contrôle

Explication

Par définition, y1iy_{1i} désigne le résultat potentiel de l’unité ii dans l’état traité, tandis que y0iy_{0i} désigne son résultat dans l’état de contrôle. Inverser ces indices conduit à attribuer à chaque symbole la mauvaise condition.

15. Pourquoi les deux résultats potentiels d’un même individu ne peuvent-ils pas être observés simultanément ?

Parce que le traitement empêche toute mesure du résultat de contrôle
Parce qu’un même individu ne peut pas recevoir et ne pas recevoir le traitement au même moment
Parce qu’une expérience naturelle impose des traitements identiques à tous
Parce que les résultats potentiels concernent nécessairement des populations différentes

Parce qu’un même individu ne peut pas recevoir et ne pas recevoir le traitement au même moment

Explication

Les deux résultats potentiels correspondent à des états incompatibles pour une même personne au même moment : avec traitement et sans traitement. L’un des deux résultats reste donc contrefactuel, même si les deux sont conceptuellement définis.

16. Dans un essai randomisé, comment l’effet d’un traitement est-il principalement estimé ?

En attribuant le traitement au groupe présentant les caractéristiques initiales les plus favorables
En comparant deux groupes choisis selon leurs résultats observés avant le traitement
En mesurant les résultats du groupe traité après le traitement sans groupe de référence
En comparant dans le temps les résultats d’un groupe traité et d’un groupe de contrôle répartis aléatoirement

En comparant dans le temps les résultats d’un groupe traité et d’un groupe de contrôle répartis aléatoirement

Explication

La répartition aléatoire forme un groupe traité et un groupe de contrôle, puis la comparaison de leurs résultats dans le temps permet d’estimer l’effet du traitement. Choisir les groupes selon leurs résultats antérieurs risque de confondre l’effet du traitement avec leurs différences initiales.

17. Quelle situation correspond à une estimation par différence-de-différences ?

Comparer les résultats moyens de deux groupes après une intervention, sans utiliser leurs résultats antérieurs
Comparer l’évolution d’un groupe exposé à un changement avec celle d’un groupe non exposé, avant et après ce changement
Comparer plusieurs unités après un changement en leur attribuant des poids selon leur proximité économique
Comparer les caractéristiques individuelles des bénéficiaires avant de mesurer leurs résultats ultérieurs

Comparer l’évolution d’un groupe exposé à un changement avec celle d’un groupe non exposé, avant et après ce changement

Explication

La différence-de-différences compare les variations de deux groupes entre une période antérieure et une période postérieure à un changement touchant un seul groupe. Une comparaison réalisée après l’intervention sans période initiale ne mesure pas cette double différence.

18. Quel résultat a été observé pour le PIB réel du Pays basque après 1975 dans l’étude d’Abadie et Gardeazabal ?

Il a dépassé sa trajectoire synthétique d’environ 10 points de PIB par habitant dès le début des années 1980
Il a rejoint sa trajectoire synthétique après avoir connu un recul temporaire au milieu des années 1990
Il a suivi sa trajectoire synthétique avec un écart inférieur à un point de PIB par habitant à la fin des années 1990
Il s’est écarté de sa trajectoire synthétique d’environ 10 points de PIB par habitant à la fin des années 1990

Il s’est écarté de sa trajectoire synthétique d’environ 10 points de PIB par habitant à la fin des années 1990

Explication

Après 1975, le PIB réel du Pays basque a décroché de sa trajectoire synthétique, avec un écart estimé à environ 10 points de PIB par habitant à la fin des années 1990. L’interprétation correcte est donc celle d’un écart négatif par rapport au contrefactuel synthétique, et non d’un dépassement.

19. Quelle condition constitue une limite importante de l’analyse multivariée pour identifier un effet causal ?

Elle suppose que les résultats soient comparés uniquement après l’intervention étudiée
Elle suppose que les groupes étudiés aient reçu exactement le même traitement au même moment
Elle suppose que les variables de contrôle pertinentes puissent être identifiées et mesurées
Elle suppose que les mécanismes causaux soient observés directement dans chaque situation étudiée

Elle suppose que les variables de contrôle pertinentes puissent être identifiées et mesurées

Explication

L’analyse multivariée tente de contrôler les variables susceptibles d’influencer les résultats, mais cette stratégie dépend de la possibilité d’identifier et de mesurer les contrôles nécessaires. L’observation directe des mécanismes n’est pas une condition propre à l’analyse multivariée.

20. Pourquoi la recherche qualitative doit-elle construire des contrefactuels théoriques ou travailler sur plusieurs cas ?

Parce qu’elle rencontre des problèmes causaux comparables à ceux de la recherche quantitative
Parce qu’elle remplace la comparaison empirique par une mesure statistique des variables observées
Parce qu’elle évite les problèmes causaux en se concentrant sur les expériences individuelles
Parce qu’elle transforme directement toute description détaillée en preuve causale établie

Parce qu’elle rencontre des problèmes causaux comparables à ceux de la recherche quantitative

Explication

La recherche qualitative doit elle aussi traiter les difficultés liées à l’identification causale, notamment en élaborant des contrefactuels théoriques ou en comparant plusieurs cas. Une description détaillée ne dispense donc pas d’un raisonnement causal explicite.

21. Comment les approches qualitative et quantitative doivent-elles être envisagées dans l’analyse causale ?

Comme des approches incompatibles dont une seule peut être retenue dans une étude
Comme des approches identiques produisant nécessairement les mêmes types de résultats
Comme des approches successives où l’une remplace l’autre après la collecte des données
Comme des approches complémentaires pouvant contribuer de manière différente à l’analyse

Comme des approches complémentaires pouvant contribuer de manière différente à l’analyse

Explication

Les approches qualitative et quantitative sont complémentaires : elles peuvent éclairer différemment les mécanismes et les relations causales. Les présenter comme incompatibles transforme à tort leur complémentarité en opposition.

22. Quelle est la composition de l’examen écrit final ?

Deux questions de cours choisies parmi trois et un commentaire de texte choisi parmi deux
Deux questions de cours imposées parmi trois et un commentaire de texte choisi parmi quatre
Une question de cours choisie parmi deux et un commentaire de texte imposé
Trois questions de cours imposées et deux commentaires de texte à traiter intégralement

Deux questions de cours choisies parmi trois et un commentaire de texte choisi parmi deux

Explication

L’examen final offre un choix entre trois questions de cours, dont deux doivent être traitées, ainsi qu’un choix entre deux commentaires de texte. Une formule comportant des questions imposées ne correspond donc pas à cette organisation.

23. À quel moment le devoir sur table est-il réalisé ?

Lors de l’examen écrit final après les commentaires de texte
Pendant les conférences de la sixième séance
À la fin du semestre après la remise du mini-dossier
Pendant les conférences de la première séance

Pendant les conférences de la sixième séance

Explication

Le devoir sur table est prévu dans les conférences lors de la sixième séance. Il ne correspond donc ni à l’examen final ni à une évaluation organisée en début ou en fin de semestre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Méthodes de politique comparée.

Qu'analyse la politique comparée ?

Les systèmes politiques contemporains.

Quels outils utilise la politique comparée ?

Des outils, concepts et méthodes communs.

Qu'est-ce que comparer en politique ?

Identifier ressemblances et différences pour expliquer.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Méthodes de politique comparée.

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