QCM : Attitudes et cognitions sociales — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la cognition sociale ?

L’étude des processus qui donnent sens à soi, aux autres et au monde social
La mesure des différences individuelles dans les compétences relationnelles
L’ensemble des attitudes et stéréotypes stockés dans la mémoire sociale
L’analyse des comportements observables produits par les groupes sociaux

L’étude des processus qui donnent sens à soi, aux autres et au monde social

Explication

La cognition sociale étudie les processus psychologiques par lesquels les individus interprètent eux-mêmes, autrui et leur environnement, ainsi que les effets de ces interprétations sur le comportement social. Les attitudes et les stéréotypes sont plutôt des produits de ces processus.

2. Quelle distinction oppose correctement la cognition sociale aux cognitions sociales ?

La première désigne des attitudes, tandis que les secondes désignent des comportements observables
La première désigne des processus, tandis que les secondes désignent leurs produits
La première concerne les groupes, tandis que les secondes concernent les individus isolés
La première décrit des émotions, tandis que les secondes décrivent des raisonnements logiques

La première désigne des processus, tandis que les secondes désignent leurs produits

Explication

La cognition sociale renvoie aux processus psychologiques de traitement et d’interprétation du monde social. Les cognitions sociales, comme les attitudes et les stéréotypes, sont les productions issues de ces processus.

3. Une approche explique la méfiance d’une personne par ses croyances et ses objectifs personnels, tandis qu’une autre l’explique par la situation et la présence d’autrui : comment les caractériser ?

La première est situationnelle et la seconde est dispositionnelle
La première est implicite et la seconde est explicite
La première est cognitive et la seconde est émotionnelle
La première est dispositionnelle et la seconde est situationnelle

La première est dispositionnelle et la seconde est situationnelle

Explication

L’approche dispositionnelle attribue le comportement à ce qu’est l’individu, à ce qu’il pense et à ce qu’il veut. L’approche situationnelle met l’accent sur la signification du contexte, la présence d’autrui et ses caractéristiques.

4. Lequel de ces mécanismes illustre une influence inconsciente et implicite sur un comportement social ?

La catégorisation sociale activée en mémoire
La formulation consciente d’un objectif personnel
La justification verbale d’une décision prise
La planification volontaire d’une interaction

La catégorisation sociale activée en mémoire

Explication

La catégorisation sociale activée en mémoire constitue un mécanisme inconscient et implicite pouvant influencer les comportements sociaux. Les autres réponses décrivent des opérations formulées comme conscientes et explicites.

5. Comment définir une attitude dans la perspective d’Eagly et Chaiken ?

Une intention comportementale visant à modifier une situation sociale
Une réaction émotionnelle provoquée par une interaction avec autrui
Une tendance psychologique à évaluer une entité avec faveur ou défaveur
Une connaissance objective permettant de décrire une entité sociale

Une tendance psychologique à évaluer une entité avec faveur ou défaveur

Explication

Pour Eagly et Chaiken, une attitude est une tendance psychologique grâce à laquelle une entité particulière reçoit une évaluation plus ou moins favorable. Elle ne se réduit donc ni à une émotion, ni à une connaissance, ni à une intention d’action.

6. Dans la conception de Fazio, quels éléments composent principalement une attitude ?

Un objet donné et une évaluation globale dont la force peut varier
Un souvenir précis et une caractéristique objective de l’objet
Une norme sociale et une intention comportementale obligatoire
Une émotion particulière et une réaction physiologique stable

Un objet donné et une évaluation globale dont la force peut varier

Explication

Fazio définit l’attitude comme une association entre un objet et une évaluation globale de cet objet, association dont la force et l’accessibilité en mémoire peuvent varier. Une attitude n’est donc pas définie par une réaction physiologique ou une intention obligatoire.

7. Quel comportement est le plus cohérent avec une attitude négative envers une entité ?

La décrire avec précision sans adopter de position évaluative
Suspendre toute évaluation jusqu’à obtenir davantage d’informations
S’en approcher et chercher à promouvoir sa présence
Éviter cette entité ou chercher à agir contre elle

Éviter cette entité ou chercher à agir contre elle

Explication

Une attitude négative favorise généralement l’évitement ou la lutte contre l’entité concernée. Les comportements d’approche et de promotion sont davantage associés à une attitude positive.

8. Laquelle correspond à une fonction reconnue des attitudes par Katz ?

Remplacer les interactions sociales par des jugements internes
Garantir une décision identique dans toutes les situations
Accroître automatiquement les capacités de mémorisation
Exprimer les valeurs personnelles de l’individu

Exprimer les valeurs personnelles de l’individu

Explication

L’expression des valeurs personnelles fait partie des fonctions des attitudes, au même titre que les fonctions instrumentale, de connaissance, de défense du soi et de maintien de relations positives. Les autres propositions ne correspondent pas aux fonctions recensées.

9. Quelle distinction décrit correctement les structures intra-attitudinale et inter-attitudinale ?

La première relie plusieurs attitudes, la seconde relie un objet à ses attributs
La première relie un objet à ses attributs, la seconde relie plusieurs attitudes
La première décrit une tension psychologique, la seconde décrit sa résolution
La première mesure la force d’une croyance, la seconde mesure sa certitude

La première relie un objet à ses attributs, la seconde relie plusieurs attitudes

Explication

La structure intra-attitudinale regroupe les cognitions associées à un même objet et à ses attributs. La structure inter-attitudinale correspond au réseau formé par plusieurs attitudes reliées par association ou opposition.

10. Que représente une croyance dans l’analyse de la structure des attitudes ?

Une tension psychologique provoquée par une contradiction
Une évaluation affective indiquant si un attribut est désirable
Une estimation subjective de la probabilité qu’une proposition soit vraie
Une intention comportementale dirigée vers un objet particulier

Une estimation subjective de la probabilité qu’une proposition soit vraie

Explication

Une croyance est une estimation subjective de la probabilité ou du degré de certitude qu’une proposition soit vraie. L’évaluation affective d’un attribut joue un rôle différent dans les modèles des attitudes.

11. Dans le modèle A=ibieiA = \sum_i b_i e_i, que représente le produit bieib_i e_i associé à un attribut ?

La différence entre deux attitudes opposées envers le même objet
La probabilité qu’une attitude soit récupérée en mémoire
La contribution de l’association entre l’objet et l’attribut à l’attitude globale
La tension produite par une croyance incompatible avec une autre

La contribution de l’association entre l’objet et l’attribut à l’attitude globale

Explication

Dans ce modèle Expectancy*Value, bib_i représente la force de la croyance associant l’objet à l’attribut, tandis que eie_i représente l’évaluation de cet attribut; leur produit contribue à l’attitude globale. Confondre bib_i et eie_i revient à confondre l’association avec la valence de l’attribut.

12. Selon le modèle Expectancy*Value, comment évolue l’attitude envers un objet lorsque des attributs positifs lui sont fortement associés ?

Elle devient indépendante de l’évaluation des attributs
Elle provoque nécessairement une tension psychologique
Elle devient généralement plus défavorable
Elle devient généralement plus favorable

Elle devient généralement plus favorable

Explication

L’association forte d’attributs positifs à un objet augmente la contribution favorable de ces attributs à l’attitude globale. Une tension psychologique apparaît plutôt lorsqu’un élément rend les croyances ou attitudes incohérentes.

13. Dans la synthèse de 42 études expérimentales réalisée par Wicker, quelle corrélation moyenne est observée entre les attitudes et les comportements ?

r=.30r = .30, soit environ 9 % de variance expliquée
r=.75r = .75, soit environ 56 % de variance expliquée
r=.15r = .15, soit moins de 3 % de variance expliquée
r=.50r = .50, soit environ 25 % de variance expliquée

$$r = .15$$, soit moins de 3 % de variance expliquée

Explication

Wicker rapporte une corrélation moyenne de r=.15r = .15, ce qui correspond à moins de 3 % de variance expliquée. Une corrélation de r=.50r = .50 indiquerait une relation beaucoup plus forte que celle observée dans cette synthèse.

14. Que désigne la force d’une attitude en psychologie sociale ?

La rapidité avec laquelle une personne adopte une opinion présentée par son entourage
Le degré auquel une opinion correspond aux attitudes moyennes de la population étudiée
L’ensemble des propriétés qui la rendent stable, résistante au changement et importante pour l’activité mentale et comportementale
La fréquence avec laquelle une personne exprime une opinion dans une conversation sociale

L’ensemble des propriétés qui la rendent stable, résistante au changement et importante pour l’activité mentale et comportementale

Explication

La force d’une attitude renvoie aux propriétés qui favorisent sa stabilité, sa résistance au changement et son importance psychologique et comportementale. La fréquence d’expression d’une opinion ne suffit pas à définir sa force.

15. Lequel de ces ensembles regroupe principalement des facteurs associés à la force des attitudes ?

La nouveauté, l’incertitude, l’ambivalence élevée, l’oubli et la faible implication
La distance sociale, la mobilité, la comparaison, la compétition et la pression temporelle
La conformité, la popularité, la fréquence d’exposition, l’imitation et la récompense sociale
L’importance, la certitude, l’accessibilité, l’élaboration et la faible ambivalence

L’importance, la certitude, l’accessibilité, l’élaboration et la faible ambivalence

Explication

L’importance, la certitude, l’accessibilité, l’élaboration et la faible ambivalence font partie des caractéristiques associées à des attitudes fortes. La nouveauté et l’incertitude ne constituent pas, dans cet ensemble, les principaux indicateurs de force attitude.

16. Selon le principe de compatibilité de l’Approche de l’Action Raisonnée, quelle attitude faut-il mesurer pour prédire un comportement concret ?

Une attitude affective portant sur la personnalité de l’individu
Une attitude indirecte portant sur les opinions moyennes du groupe
Une attitude spécifique correspondant au comportement concret étudié
Une attitude générale portant sur l’ensemble des comportements sociaux

Une attitude spécifique correspondant au comportement concret étudié

Explication

Le principe de compatibilité exige une correspondance entre le niveau de spécificité de l’attitude et celui du comportement prédit. Une attitude générale convient davantage lorsqu’il s’agit de prédire plusieurs comportements appartenant à une même catégorie abstraite.

17. Pour appliquer le principe du TACT à une attitude spécifique, quelles dimensions faut-il préciser ?

La fréquence, l’intensité, la durée et la récompense
La motivation, l’émotion, la personnalité et le groupe
La cible, l’acte, le contexte et le temps
La croyance, l’habitude, la préférence et la comparaison

La cible, l’acte, le contexte et le temps

Explication

Le TACT demande de préciser la cible, l’acte, le contexte et le temps afin de relier précisément l’attitude au comportement étudié. Une attitude générale néglige souvent le contexte et le temps, ce qui réduit cette précision.

18. Que mesure l’attitude envers l’acte dans l’Approche de l’Action Raisonnée ?

La pression sociale attribuée aux personnes importantes concernant l’adoption d’un comportement
La perception des obstacles, des ressources et des compétences nécessaires à l’exécution d’un comportement
La fréquence à laquelle un comportement a été accompli dans des situations antérieures
L’évaluation positive ou négative d’un comportement selon ses conséquences probables et les sentiments associés

L’évaluation positive ou négative d’un comportement selon ses conséquences probables et les sentiments associés

Explication

L’attitude envers l’acte est une évaluation globale du comportement, fondée sur ses conséquences anticipées et les sentiments qui lui sont associés. La pression sociale relève des normes perçues, tandis que les obstacles et les ressources relèvent du contrôle comportemental perçu.

19. Une personne pense que ses proches approuveraient son inscription à une formation et que cette approbation exerce une pression sur sa décision. Quelle notion décrit cette perception ?

La force de l’habitude comportementale
Les normes sociales perçues
Le contrôle comportemental perçu
L’attitude envers l’acte

Les normes sociales perçues

Explication

Les normes sociales perçues correspondent à la pression sociale attribuée aux personnes ou groupes importants, à partir de normes injonctives et descriptives. L’attitude envers l’acte évalue le comportement, alors que le contrôle perçu concerne la capacité estimée à le réaliser.

20. Pourquoi l’extension de l’Approche de l’Action Raisonnée par les habitudes adopte-t-elle une approche duale des comportements ?

Parce qu’elle considère que les comportements résultent d’une succession d’intentions conscientes et d’évaluations sociales
Parce qu’elle distingue les comportements influencés par les attitudes de ceux influencés par les normes perçues
Parce qu’elle remplace les croyances par des automatismes qui nécessitent une analyse approfondie avant chaque action
Parce qu’elle combine des processus raisonnés fondés sur l’intention et des processus automatiques pouvant se déclencher sans réflexion

Parce qu’elle combine des processus raisonnés fondés sur l’intention et des processus automatiques pouvant se déclencher sans réflexion

Explication

L’approche duale distingue les processus raisonnés, qui s’appuient sur une intention, et les processus automatiques, qui peuvent se déclencher sans réflexion. Les automatismes ne nécessitent donc pas une analyse approfondie avant chaque comportement.

21. Que mesure le Self-Report Index of Habit Strength ?

La pression sociale perçue pour adopter un comportement approuvé par son entourage
La fréquence objective d’un comportement relevée directement dans les situations quotidiennes
La force subjective d’une habitude à travers son caractère automatique, non réfléchi et progressivement inconscient
La capacité estimée d’une personne à surmonter les obstacles liés à un comportement

La force subjective d’une habitude à travers son caractère automatique, non réfléchi et progressivement inconscient

Explication

Le SRIH mesure la force subjective d’une habitude en évaluant notamment son automaticité et son caractère non réfléchi. Il ne constitue pas une observation directe de la fréquence comportementale ni une mesure de pression sociale.

22. Dans quelle situation le lien entre intention et comportement est-il généralement le plus fort ?

Lorsque l’intention est formée sans rapport avec les croyances concernant le comportement visé
Lorsque l’intention dépend principalement de facteurs externes et de pressions contextuelles variables
Lorsque les croyances sont cohérentes et que l’intention repose surtout sur des facteurs personnels
Lorsque les croyances attitudinales, normatives et de contrôle sont en conflit les unes avec les autres

Lorsque les croyances sont cohérentes et que l’intention repose surtout sur des facteurs personnels

Explication

Le lien intention-comportement se renforce lorsque l’intention est fondée sur des croyances attitudinales, normatives et de contrôle cohérentes, ainsi que sur des facteurs personnels. Des croyances contradictoires rendent au contraire l’intention moins prédictive du comportement.

23. Quelle formulation correspond à une intention d’implémentation au sens de Gollwitzer ?

Je réfléchirai aux causes générales qui rendent mon comportement difficile.
Je souhaite atteindre un objectif important dans un avenir proche.
Je comparerai plusieurs objectifs avant de choisir celui qui me motive.
Si une situation précise survient, alors j’adopterai une réponse planifiée.

Si une situation précise survient, alors j’adopterai une réponse planifiée.

Explication

Une intention d’implémentation relie conditionnellement une situation anticipée à une réponse préparée. La formulation d’un objectif exprime une volonté générale, sans préciser la situation déclenchante ni la conduite prévue.

24. Quelle séquence décrit correctement la formation d’une intention d’implémentation ?

Observer les comportements d’autrui, puis attribuer leurs causes à la personnalité.
Repérer les occasions et les obstacles, puis planifier les réponses adaptées.
Fixer une identité sociale, puis classer les situations selon leur valeur morale.
Choisir une récompense, puis supprimer toute réflexion sur les difficultés possibles.

Repérer les occasions et les obstacles, puis planifier les réponses adaptées.

Explication

La démarche consiste à anticiper les situations favorables et les obstacles, puis à prévoir comment y répondre efficacement. Les autres séquences ne décrivent pas la planification conditionnelle d’une conduite.

25. Dans l’étude d’Armitage, quelle différence caractérisait les intentions complètes par rapport aux intentions partielles ?

Elles associaient explicitement chaque situation à au moins une réponse prévue.
Elles demandaient aux participants de poursuivre leur objectif sans anticiper de contexte.
Elles répartissaient les participants entre un contrôle passif et un contrôle actif.
Elles présentaient davantage de situations, sans préciser les réponses correspondantes.

Elles associaient explicitement chaque situation à au moins une réponse prévue.

Explication

Les intentions complètes établissaient explicitement le lien entre chaque situation et une réponse, tandis que les intentions partielles listaient ces éléments séparément. Les groupes de contrôle constituaient des conditions expérimentales distinctes, et non une propriété des intentions complètes.

26. Quelle opération est essentielle à la technique du contraste mental ?

Transformer une règle conditionnelle en objectif général de comportement.
Évaluer les qualités d’un groupe en comparant sa compétence et sa chaleur.
Imaginer un avenir souhaité sans examiner les conditions présentes.
Relier les obstacles actuels à la réalisation d’un avenir souhaité.

Relier les obstacles actuels à la réalisation d’un avenir souhaité.

Explication

Le contraste mental met en relation un futur désiré avec les obstacles identifiés dans la réalité actuelle. Imaginer le futur sans confronter cette représentation aux obstacles ne constitue pas la technique complète.

27. Quelle distinction définit correctement le préjugé et la discrimination ?

Le préjugé est une réaction neutre, tandis que la discrimination est une croyance collective.
Le préjugé est une attitude défavorable, tandis que la discrimination est un comportement inégalitaire.
Le préjugé est une conduite hostile, tandis que la discrimination est une préférence personnelle.
Le préjugé est une croyance partagée, tandis que la discrimination est une catégorie mentale.

Le préjugé est une attitude défavorable, tandis que la discrimination est un comportement inégalitaire.

Explication

Le préjugé correspond à une prédisposition attitudinale défavorable envers une personne en raison de son appartenance sociale. La discrimination se manifeste par des actes négatifs, inégalitaires ou hostiles, et non par une simple attitude.

28. Qu’est-ce qu’un stéréotype au sens de Leyens, Yzerbyt et Schadron ?

Un traitement inégalitaire appliqué à une personne selon son appartenance sociale.
Une organisation perceptive qui classe des objets autour de prototypes mentaux.
Un ensemble de croyances partagées sur les caractéristiques d’un groupe social.
Une réaction défavorable dirigée vers une personne en raison de sa catégorie sociale.

Un ensemble de croyances partagées sur les caractéristiques d’un groupe social.

Explication

Un stéréotype est un ensemble de croyances socialement partagées concernant les traits, comportements ou caractéristiques personnelles attribués à un groupe. Une réaction défavorable relève du préjugé, un traitement inégalitaire de la discrimination, et le classement autour de prototypes de la catégorisation.

29. Selon Lippmann, quelle caractéristique décrit les stéréotypes ?

Ils sont principalement comportementaux et ne concernent pas les croyances collectives.
Ils sont socialement partagés, simplificateurs et résistants aux preuves contraires.
Ils sont strictement individuels, nuancés et modifiés par chaque information nouvelle.
Ils sont fondés sur des observations exhaustives et exempts de généralisation excessive.

Ils sont socialement partagés, simplificateurs et résistants aux preuves contraires.

Explication

Lippmann décrit les stéréotypes comme des représentations partagées, simplistes, excessivement généralisatrices et résistantes aux contre-preuves. Ils ne reposent donc pas nécessairement sur une information exhaustive ni sur une révision aisée.

30. Comment la stéréotypisation peut-elle conduire à une dé-individualisation ?

Elle transforme une croyance collective en comportement hostile dirigé vers une autre personne.
Elle distingue une personne de son groupe en privilégiant ses caractéristiques personnelles réelles.
Elle attribue à une personne les traits supposés typiques de son groupe en négligeant ses particularités.
Elle regroupe les personnes selon des similitudes perçues sans leur attribuer de traits sociaux.

Elle attribue à une personne les traits supposés typiques de son groupe en négligeant ses particularités.

Explication

La stéréotypisation applique à une personne les caractéristiques perçues comme typiques de son groupe, ce qui peut faire passer ses traits individuels au second plan. La catégorisation regroupe les personnes, mais ne décrit pas à elle seule cette attribution stéréotypique.

31. Quelle affirmation décrit correctement la nature des stéréotypes ?

Ils sont nécessairement entièrement faux et négatifs, y compris lorsqu’ils concernent son propre groupe.
Ils sont réducteurs et partiellement faux, mais certaines caractéristiques peuvent être exactes ou positives.
Ils sont généralement exacts et complets, car ils résument fidèlement chaque membre du groupe.
Ils sont dépourvus de contenu évaluatif et décrivent uniquement des différences biologiques observables.

Ils sont réducteurs et partiellement faux, mais certaines caractéristiques peuvent être exactes ou positives.

Explication

Les stéréotypes simplifient la réalité et comportent une part de fausseté, tout en pouvant contenir des éléments exacts ou positifs. Leur caractère positif ou exact dans certains cas ne supprime pas leur dimension réductrice.

32. Que désigne la menace du stéréotype ?

La tendance à attribuer automatiquement des qualités positives aux membres de son propre groupe social.
La décision de traiter une personne selon son comportement individuel plutôt que selon son appartenance sociale.
La pression de risquer de confirmer un stéréotype négatif pertinent pour son groupe, avec une possible baisse de performance.
La préférence pour les groupes jugés compétents et chaleureux dans les interactions quotidiennes.

La pression de risquer de confirmer un stéréotype négatif pertinent pour son groupe, avec une possible baisse de performance.

Explication

La menace du stéréotype apparaît lorsqu’une personne craint de confirmer un stéréotype négatif qui concerne son groupe et elle-même, ce qui peut altérer sa performance. Les autres propositions décrivent des évaluations intergroupes ou une individualisation, pas cette pression situationnelle.

33. Dans le modèle du contenu du stéréotype, que mesurent la compétence et la chaleur ?

La compétence renvoie aux capacités, tandis que la chaleur renvoie aux relations et aux intentions sociales.
La compétence renvoie à la moralité, tandis que la chaleur renvoie à la position hiérarchique du groupe.
La compétence renvoie à la proximité affective, tandis que la chaleur renvoie à l’efficacité du groupe.
La compétence renvoie aux intentions sociales, tandis que la chaleur renvoie aux capacités et aux performances.

La compétence renvoie aux capacités, tandis que la chaleur renvoie aux relations et aux intentions sociales.

Explication

Le modèle distingue les capacités attribuées à un groupe, évaluées par la compétence, et ses qualités relationnelles ou intentions envers autrui, évaluées par la chaleur. Inverser ces deux dimensions constitue la confusion classique entre elles.

34. Quelle combinaison correspond à un stéréotype paternaliste dans le modèle du contenu du stéréotype ?

Une forte compétence associée à une faible chaleur, suscitant principalement l’envie.
Une faible compétence associée à une faible chaleur, suscitant principalement le mépris.
Une faible compétence associée à une forte chaleur, suscitant principalement la pitié.
Une forte compétence associée à une forte chaleur, suscitant principalement l’admiration.

Une faible compétence associée à une forte chaleur, suscitant principalement la pitié.

Explication

Le profil paternaliste combine une faible compétence et une forte chaleur, ce qui est associé à la pitié. Le profil méprisant combine au contraire une faible compétence et une faible chaleur, tandis que les deux autres combinaisons correspondent aux profils admiratif et envieux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Attitudes et cognitions sociales.

Qu'est-ce que la cognition sociale selon Fiske & Taylor (2008) ?

L'étude des processus psychologiques donnant sens à soi, aux autres et au monde.

Que sont les cognitions sociales comme attitudes et stéréotypes ?

Des produits des processus de cognition sociale influençant la relation sociale.

Que privilégie l'approche dispositionnelle pour expliquer les comportements sociaux ?

Ce qu'est l'individu, ce qu'il pense et ce qu'il veut.

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