QCM : Bâtiments à haute efficacité énergétique (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle part de la consommation d’énergie finale en France était attribuée au bâtiment résidentiel et tertiaire en 2019 ?

65 %
45 %
21 %
35 %

45 %

Explication

Le bâtiment résidentiel et tertiaire représentait 45 % de la consommation d’énergie finale française en 2019. La valeur de 21 % correspond à sa part des émissions nationales de CO2, et non à sa consommation d’énergie finale.

2. Quelle part des émissions nationales de CO2 en France était attribuée au bâtiment résidentiel et tertiaire en 2019 ?

45 %
65 %
35 %
21 %

21 %

Explication

En 2019, le bâtiment résidentiel et tertiaire représentait 21 % des émissions nationales de CO2 en France. Le chiffre de 45 % concerne sa part de la consommation d’énergie finale, pas sa part des émissions.

3. Quelle stratégie traduit l’objectif général de conception d’un bâtiment basse énergie ?

Réduire les pertes, choisir des équipements performants et intégrer des énergies renouvelables
Privilégier les énergies renouvelables sans agir sur les pertes ni le rendement des équipements
Réduire les pertes, mais écarter les énergies renouvelables au profit des systèmes classiques
Accroître les besoins de chauffage, puis compenser avec des équipements performants

Réduire les pertes, choisir des équipements performants et intégrer des énergies renouvelables

Explication

La conception basse énergie combine la réduction des pertes, des équipements à haut rendement et l’intégration d’énergies renouvelables. Miser sur les équipements renouvelables sans réduire les pertes néglige un des leviers centraux de cette approche.

4. Pour compléter la rénovation énergétique d’un bâtiment, quelle mesure appartient aux leviers d’un bâtiment basse énergie ?

Favoriser une enveloppe peu compacte pour multiplier les surfaces exposées
Remplacer la maintenance par des réglages ponctuels des systèmes
Augmenter les apports artificiels sans optimiser la ventilation
Maîtriser la perméabilité et limiter les ponts thermiques

Maîtriser la perméabilité et limiter les ponts thermiques

Explication

La maîtrise de la perméabilité et la limitation des ponts thermiques font partie des leviers d’un bâtiment basse énergie. Une enveloppe moins compacte, au contraire, n’est pas un levier de sobriété énergétique parmi ceux présentés.

5. Quels choix relèvent des principaux leviers de l’architecture bioclimatique ?

Ouvrir les espaces au soleil, disperser les volumes et renforcer les systèmes mécaniques
Orienter le bâtiment, réduire l’ouverture au soleil et étendre les volumes
Compacter les volumes, supprimer les apports solaires et augmenter les surfaces exposées
Orienter le bâtiment, ouvrir les espaces au soleil et compacter les volumes

Orienter le bâtiment, ouvrir les espaces au soleil et compacter les volumes

Explication

L’architecture bioclimatique agit notamment sur l’orientation, l’ouverture au soleil et la compacité des volumes. Réduire l’ouverture au soleil contredit l’un des leviers explicitement associés à cette approche.

6. Une équipe souhaite intégrer des mesures bioclimatiques à un projet : quel ensemble correspond aux solutions envisagées ?

Organiser et orienter les volumes, intégrer une véranda et prévoir des protections solaires efficaces
Organiser les volumes, écarter les vérandas et privilégier des protections solaires peu efficaces
Intégrer une serre, négliger l’orientation et remplacer les protections solaires par une ventilation accrue
Orienter les volumes, supprimer les espaces tampons et augmenter les surfaces directement exposées

Organiser et orienter les volumes, intégrer une véranda et prévoir des protections solaires efficaces

Explication

L’organisation et l’orientation des volumes, l’intégration de serres ou de vérandas et des protections solaires efficaces constituent des solutions bioclimatiques. Négliger l’orientation omet un aspect de l’organisation des volumes visé par ces solutions.

7. À Chambéry, quel bilan énergétique saisonnier obtient un mètre carré de fenêtre orienté au sud avec un double vitrage peu émissif ?

Un bilan de −59 kWh/m²
Un bilan de +85 kWh/m² au nord
Un bilan de +85 kWh/m²
Un bilan de −39 kWh/m²

Un bilan de +85 kWh/m²

Explication

Au sud, le double vitrage peu émissif atteint un bilan positif de +85 kWh/m². Le bilan de −59 kWh/m² correspond au simple vitrage orienté au sud.

8. Dans un bâtiment, que désigne l’inertie thermique de l’enveloppe ?

Sa capacité à empêcher toute entrée d’air extérieur
Sa capacité à stocker la chaleur puis à la déstocker
Sa capacité à produire de la chaleur à partir du rayonnement solaire
Sa capacité à réduire la conductivité thermique des vitrages

Sa capacité à stocker la chaleur puis à la déstocker

Explication

L’inertie thermique correspond au stockage de chaleur par l’enveloppe, suivi de son déstockage. Empêcher les entrées d’air relève de l’étanchéité, et non de l’inertie.

9. Quelle méthode sert à évaluer l’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment ?

L’analyse du facteur solaire des vitrages
La mesure de la résistance thermique des parois
La méthode dite de la « fausse porte »
Le contrôle des débits par mesure du CO₂

La méthode dite de la « fausse porte »

Explication

L’étanchéité à l’air de l’enveloppe est évaluée par la méthode dite de la « fausse porte ». Le contrôle des débits selon le CO₂ est une stratégie de ventilation, pas une méthode d’évaluation de cette étanchéité.

10. Quel dispositif peut acheminer la lumière naturelle vers des espaces éloignés des fenêtres ?

Un puits canadien
Un ventilateur à courant continu
Un conduit de lumière
Une pompe à chaleur thermodynamique

Un conduit de lumière

Explication

Les conduits de lumière font partie des solutions destinées à optimiser l’éclairage naturel. Le puits canadien, lui, sert à des usages thermiques liés à la ventilation ou au rafraîchissement.

11. Pour adapter la ventilation aux besoins réels d’un local, quelle stratégie peut être mise en œuvre ?

Produire de l’électricité avec une micro-cogénération à granulés
Remplacer la récupération de chaleur par un simple vitrage
Maintenir un débit d’air fixe quelle que soit l’occupation
Moduler les débits selon l’humidité ou le CO₂

Moduler les débits selon l’humidité ou le CO₂

Explication

Une ventilation performante peut contrôler les débits en fonction de l’humidité ou du CO₂. Un débit fixe ne correspond pas à cette adaptation aux besoins, tandis que la micro-cogénération concerne la production d’énergie.

12. Une pompe à chaleur puise de la chaleur dans l’air, l’eau ou le sol et affiche un COP de 3,4 : comment interpréter cette valeur ?

Son coefficient de performance dépasse le seuil de 3
Elle puise la chaleur dans l’air plutôt que dans l’eau ou le sol
Sa puissance électrique est nécessairement de 3,4 kW
Son rendement électrique est de 3,4 %

Son coefficient de performance dépasse le seuil de 3

Explication

Le COP est le coefficient de performance de la pompe à chaleur, et la valeur donnée dépasse le seuil de 3. Il ne désigne pas une puissance électrique exprimée en kilowatts.

13. Un site géothermique présente une température de 70 °C70\,°\mathrm{C}. Quelle production correspond à cette catégorie de géothermie ?

La production de chaleur
La production d’électricité
La production de chaleur et d’électricité
La production de froid et d’électricité

La production de chaleur

Explication

Entre 30 °C et 90 °C, la géothermie basse température produit de la chaleur. La production conjointe de chaleur et d’électricité caractérise les catégories moyenne et haute température.

14. Quel équipement appartient aux systèmes biomasse de chauffage présentés ?

Une chaudière à plaquettes
Une pompe à chaleur sur nappe phréatique
Un panneau solaire thermique à tubes
Un échangeur géothermique enterré

Une chaudière à plaquettes

Explication

Les chaudières à plaquettes font partie des systèmes biomasse présentés, au même titre que les poêles et les chaudières à bois ou à granulés. Une pompe à chaleur sur nappe relève de la géothermie, et non de la biomasse.

15. Dans un bâtiment, quelle fonction peut être assurée par la gestion technique du bâtiment ?

Remplacer les équipements par des systèmes autonomes
Produire l’énergie renouvelable du bâtiment
Définir les besoins thermiques des occupants
Programmer et optimiser les équipements

Programmer et optimiser les équipements

Explication

La gestion technique du bâtiment peut programmer et optimiser les équipements, ainsi que les réguler, les délester, les compter et les sécuriser. La production d’énergie renouvelable relève des systèmes de production, et non de ces fonctions de gestion.

16. Dans une architecture de gestion technique du bâtiment, quel rôle revient au niveau de supervision ?

Exécuter localement les ordres de commande
Définir les paramètres et interpréter le comportement du bâtiment
Mesurer les phénomènes et agir sur les équipements
Analyser et suivre le fonctionnement du bâtiment

Analyser et suivre le fonctionnement du bâtiment

Explication

Le niveau de supervision sert à l’analyse et au suivi du fonctionnement du bâtiment. Les capteurs et actionneurs mesurent et agissent sur le terrain, tandis que l’utilisateur définit les paramètres et analyse le comportement du bâtiment.

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Quelle part de l’énergie finale le bâtiment résidentiel et tertiaire consommait-il en France en 2019 ?

45 % de la consommation d’énergie finale.

Quelle part des émissions nationales de CO₂ le bâtiment résidentiel et tertiaire représentait-il en 2019 ?

21 % des émissions nationales de CO₂.

Quelle source indique la part des émissions de CO₂ du bâtiment résidentiel et tertiaire en 2019 ?

SDES, Bilan énergétique de la France 2019, 2021.

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